Miscellanees.net - blog prolixe pub, marketing & conso, high tech, innovations

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 26 mars 2008

Des robots (dotés d'émotion ?), le sexe en 2050...

AlligatorHorse

Francis Pisani consacre cet excellent billet aux dialogues virtuels via les dating services ( les sites de rencontres), qui aboutissent souvent (heureusement ?) à des rdv sexuels dans la vraie vie.

Le sujet me semble fascinant : est-ce que les robots seront entrés dans notre vie, d'ici 50 ans, à un point tel que l'on pourra en faire des objets sexuels, voire plus ? Dans ce long papier, assez intéressant, Le Monde aborde ce sujet. D'ici 2050, on aura atteint un niveau de perfection technologie et de réalisme pour les robots tel qu'ils seront bien plus que de simples poupées gonflables : les fabricants de love dolls rivalisent déjà d'ingéniosité pour donner à ces poupées de silicone grandeur nature, qui n'ont plus rien de "gonflables", l'apparence la plus réaliste.

C'est l'objet de la thèse de David Levy, chercheur britannique en intelligence artificielle. Consacrée à la "Relation intime avec un partenaire artificiel". De même, dans son livre, Love and Sex with Robots, il affirme qu'en 2050, les robots nous ressembleront tant, sur le plan physique et comportemental, que certains en tomberont amoureux et auront avec eux des relations sexuelles.

Pure science-fiction ? Déjà l'excellent film Blade Runner esquissait cette image de robots intelligents et dotés d'émotions. Et même, pour David Levy, les progrès rapides des recherches visant à doter ces machines de sentiments tels que l'empathie. L'expert en intelligence artificielle en est convaincu, la prochaine étape de leur développement sera de "répondre aux émotions d'une personne en émettant d'autres émotions, pour mieux interagir avec les humains".

D'ailleurs, le projet de recherche européen Feelix Growing vise à à élaborer des robots capables d'interagir avec les êtres humains et de ressentir des émotions. J'y avais consacré cette longue enquête dans les Echos Innov l'année dernière.

Existe-t-il une libido des robots ? L'année dernière, Michael Sullivan y a consacré un film au titre explicite, "Sex life of robots", pas encore sorti à ma connaissance. On y voit des androïdes de toutes sortes s’adonner de façon débridée aux plaisirs de la machine, dont une partie à trois en compagnie d’un cheval à tête d’alligator (sic). Trop choquant ? La bande-annonce, publiée dans un premier temps sur YouTube, a été retirée du site de partage de vidéos. On peut néanmoins encore voir sur le site de Wired cette galerie de photos extraites du film, que même le réalisateur juge "très déconcertantes". Et une sorte de mini-docu, . A vous de juger...

vendredi 21 mars 2008

L'innovation au service des personnes dépendantes

... Sujet que je suis fière d'avoir traité : je me suis intéressée aux recherches du labo Handicom, émanation de l'Institut Telecom, qui tente de penser de nouveaux services en combinant plusieurs technologies, pour les mettre au service des personnes handicapées. J'ai abordé ce sujet dans cet article des Echos, avec également l'épineuse question des financements .

jeudi 6 mars 2008

Moovyplay, l'alternative (tentée) de Video Futur face au téléchargement sur Internet (Les Echos)

L'enseigne Vidéo Futur va proposer dans une bonne partie de ses vidéoclubs, à partir d'avril, un disque dur externe sur lequel le client stockera les films loués, sous format numérisé. Nom du service, du produit et de la société ad hoc : Moovyplay. Il lui suffira de brancher son lecteur numérique sur son téléviseur, et pourra même y ajouter un écran, dans quelques mois, pour en faire un lecteur nomade... Pour cela, l'enseigne a fait concevoir par Archos un modèle exclusif de lecteur, que le client pourra acheter (149 euros tout de même...) ou louer. J'y ai consacré cet article dans Les Echos.

L'offre est innovante, assurément, et habile : le groupe CPFK (qui possède l'enseigne) a ainsi choisi une formule alternative à la vidéo à la demande... et susceptible de ne pas provoquer la colère des gérants de ses vidéoclubs franchisés. Mais c'est un pari risqué, alors que le téléchargement de film - légal ou illégal - est en train de s'ancrer chez les Français. A voir...

lundi 3 mars 2008

Visible Body, le Google Earth du corps humain

Repéré ce matin dans la newsletter du Monde, Visible Body, que certains blogueurs surnomment le Google Earth du corps humain, permet d'explorer l'anatomie grâce à une application en 3D. Destiné aux collégiens et lycéens aussi bien qu'aux étudiants en médecine et biologie, l'outil existait déjà en CD-ROM.

Mais là - c'est une première - l'accès est gratuit, moyennant une fiche de renseignements assez détaillée à remplir (que vont-ils faire de ces bases de données ?). Visible Body permet de rechercher et localiser un organe, visualiser les différents systèmes (circulatoire, lymphatique, digestif, musculaire....), soit au total plus de 1 700 parties du corps. Des fonctions interactives sont proposées, offrant notamment la possibilité de zoomer et de "disséquer". Je l'ai testé en ligne, c'est assez impressionnant ! A l'origine de cela, Argosy Publishing, visiblement un éditeur de contenus éducatifs, qu s'assure ainsi un joli coup de pub. Reste que l'appli n'est absolument pas Mozilla friendly, n'étant compatible qu'avec Explorer, et le temps de chargement est assez long...

A voir, cette vidéo explicative sur YouTube.


Visible Body: 3D Human Anatomy

mercredi 20 février 2008

Feedback 2.0 lève 2 millions d'euros

C'est une bonne nouvelle, Feedback 2.0 vient d'annoncer une première levée de fonds de 2 millions d'euros auprès d'Innovacom. Je parlais récemment de cette start-up prometteuse dans cet article pour les Echos, à propos du site participatif Debats Sncf.

jeudi 31 janvier 2008

La SNCF teste une plateforme de dialogue avec les internautes sous Feedback 2.0 (Echos)

J'y consacre une pleine page dans les Echos d'aujourd'hui (articles et , consultables gratuitement à partir de demain vendredi), cette initiative assez innovante, et même gonflée en termes de com' institutionnelle. La SNCF a ouvert en décembre dernier Débats-Sncf, une "plateforme de dialogue" avec les internautes. L'initiative était à priori un simple test, la SNCF a pourtant décidé de la pérenniser... Gonflée parce que cela impliquera pour l'entreprise publique d'assumer, en direct sur ce site, en cas de crise, par exemple une nouvelle grève... C'est en tous cas une première, et d'autres entreprises pourraient bientôt suivre, dans la lignée de Dell, précurseur en la matière, avec son excellente plateforme Dell IdeaStorm, ouverte il y a un an.

Allez y jeter un coup d'oeil, cela vaut vraiment le coup. Avec plein de petites innovations qui créent une nouvelle manière de dialoguer avec l'internaute/usager/client. La grande étant que cette plateforme basée sur le modèle de Digg, qui repose sur la solution Feedback 2.0, permet de faire remonter automatiquement les questions plébiscitées (par un système de vote) par les internautes. C'est à ces questions plébiscitées que répondent les interlocuteurs de la SNCF, "experts" dans divers domaines, allant du responsable des lignes de TGV au "simple" contrôleur.

Evidemment, j'y suis allée de ma petite question en tant qu'usagère, je vous dirai dans quelques jours de laquelle il s'agit... Pour l'instant, elle est bien placée dans les votes - j'espère y avoir une réponse ! A suivre donc.

lundi 10 décembre 2007

Les entreprises et les serious games / jeux de simulation en 3D

J'en parle dans Les Echos de ce lundi (article accessible ) , Les jeux de simulation pédagogiques suscitent un intérêt grandissant pour la formation des salariés. Former des médecins, des commerciaux, des ouvriers, en les plongeant dans une situation presque réelle..

En reportage à la Serious games sessions Europe lundi dernier à Lyon, j'étais frappée par la qualité de l'image, mais aussi des scénarios et des vertus pédagogiques des jeux de simulation virtuelle présentés.Cela reflète bien la professionnalisation de ce secteur en devenir, où les boîtes les plus innovantes sont d'ailleurs souvent des start-ups issues de l'univers du jeu vidéo, comme Daesign. Leur recette -: co-concevoir les jeux avec les sociétés clientes, pour aboutir à une formation sur mesure.

Parmi les plus bluffants :

holomessage « Makrini », conçu par la société britannique PIXELearning, est un jeu de rôles qui met en scène une entreprise imaginaire où l’avatar de l’internaute, un employé, doit améliorer les bénéfices commerciaux tout en créant une meilleure ambiance de travail. Avec pour message subliminal une meilleure intégration des minorités...

Audace Développé par la PME Audace, ce simulateur-métier permet aux ouvriers d’apprendre à conduire des engins lourds, par des simulations en 3 D de situations dangereuses

jeu prévention sécu Conçu par L'nstitut national de recherche et de sécurité (INRS) , avec un budget de 200 000 euros, ce serious game destiné aux intérimaires est un véritable jeu de rôle qui permet de suivre le déroulé d’une mission d’interim

Pulse_2007-11-18_12-18-55-19.jpg le jeu médical américain « Pulse », conçu par la société américaine Breakaway (la Navy et la Texas A&M University-Corpus Christi). Serious game le plus cher jamais réalisé, avec un budget de 8 millions de dollars, il reconstitue un hôpital entier en 3 D

vendredi 23 novembre 2007

Quividi, un outil qui scrute les téléspectateurs

Vous en avez sûrement vu dans les rayons de Leroy Merlin ou près de la caisse de votre Monop'... Les écrans diffusant des publicités, démonstrations de produits et programmes de services (genre info- conso) se multiplient dans les points de vente ou les lieux d'attente. On en compte près de 20 000 dans les métros, salles d'attentes de médecins, près des caisses de supermarchés, aéroports, pharmacies, magasins ou centres commerciaux.... Et même 15 000 dans des bars, déployés par la Française des jeux

L'enjeu : surfer sur le "wait marketing", en profitant du temps d'attente des clients. Les agences de publicité s'intéressent à leur tour à ce nouveau média, qui permet de diffuser des programmes courts, conçus à la carte selon le lieu d'implantation de l'écran. Car cela permet même à des PME de diffuser de la pub auprès de publics ciblés. Même Carrefour et Auchan réfléchissent à l'idée de louer à des annonceurs des écrans dans des rayons.

Et pour mesurer l'audience de ces télévisions en points de vente, Médiamétrie a noué récemment un partenariat avec une start-up, Quividi, qui a mis en place un système pour cela. J'y ai consacré un long papier pour les Echos, en ligne .

vidicenter_dashboard_fran_ais.jpg

VidiSuite_screenshot.jpg

Images Quividi - Tous droits réservés

samedi 10 novembre 2007

Les principaux opérateurs veulent imposer la norme NFC pour le paiement par téléphones mobiles

C'est en tous cas ce qui ressort de l'expérimentation, "Payez mobile", qui sera menée avec 1 000 utilisateurs et 200 commerçants à Caen et Strasbourg, à partir du 19 novembre. Les partenaires de ce test (dont les opérateurs Orange, Bouygues Telecom , SFR et NRJ Mobile) se sont en effet basée sur la technologie de puce sans contact NFC pour développer leur solution. Un nouveau pas, mais la route sera encore longue : d'ici 2012n il n'y aura probablement pas plus de 50%des téléphones mobiles qui seront équipés de cette puce... J'en parle dans cet article pour ZDNet.

mardi 30 octobre 2007

Le crowdsourcing, pour fédérer l'"intelligence collective" sur le Net

Utiliser et rétribuer les compétences d'internautes experts dans un domaine pour créer du contenu, voire résoudre des problèmes : c'était déjà une des clés de l'Internet participatif (ou web 2.0, pour rester dans le jargon en vigueur ;-), avec des projets tels que iStockPhoto, place de marché en ligne de photos, où des photographes amateurs acceptent de vendre leurs photos pour des tarifs (très) modestes.

Même le monde des affaires commence à étudier cela. Après avoir cherché des travailleurs bon marché, avec la sous-traitance d'activités (outsourcing), la nouvelle tendance serait de trouver ces compétences partout dans le monde, via Internet. Le crowdsourcing (littéralement l'approvisionnement par la foule) serait une nouvelle source pour les entreprises, décryptait Wired, l, dans un article élogieux cet été. Outre-Atlantique, des start-ups apparaissent comme ces nouveaux intermédiaires entre entreprises en mal de nouvelles idées innovantes et internautes-experts. Ce qui soulève des questions inédites, telles que le mode de rétribution des internautes, et la question du respect de leurs droits de propriété intellectuelle. Pour le pire et le meilleur ? J'y ai consacré une enquête pour les Echos, consultable .

samedi 28 juillet 2007

"Affaire" Pfizer - suite - les choses se corsent

J'en parlais début juin dans ce billet, le géa&nt de l'industrie pharma Pfizer est accusé par le gouvernement nigérian d'avoir testé un de ses médicaments, avant sa commercialisation, sur des enfants nigérians. 200 en seraient morts, selon un schéma qui rappelle étrangement celui de "The constant gardener".

"Le Monde" revient longuement sur cette affaire dans cet article, où l'on apprend plusieurs éléments :

  • Lorsque l'équipe de Pfizer arrive au Nigéria en 1996, c'est dans un climat d'urgence, où le pays est ravagé par une terrible épidémie de méningite, maladie rapidement mortelle. Avec un médicament à tester, le Trovan. Et l'équipe est accompagnée d'un professeur nigérian mandaté par le gouvernement. "il utilisait de aiguilles ordinaires pour faire des ponctions lombaires à des enfants", souligne dans ce papier Evariste Lodi, un médecin belge de l'ONG Médecins sans frontières.
  • décembre 2000: plusieurs journaux commencent er les décès d'enfants souffrant de méningite, et ayant testé le Trovan.
  • Depuis, en Europe, le Trovan n'a jamais été autorisé, son usage a été très restreint aux US en 1999, étant associé "à de sévères affections du foie et des décès".
  • Le déclencheur du procès actuel : un document officiel nigérien resté dans les tiroirs jusque 1996, jusqu'à sa publication dans le "Washington Post ". Accablant, un panel de médecins y concluait que Pfizer n'avait obtenu d'accord ni dse familles,ni du Nigeria... Et, cerise sur le gâteau, qu'un médecin nigérien avait rédigé une lettre antidatée "certifiant que l'expérimentation du Trovan avait été approuvée par un comité d'éthique".

=> Le gouvernement nigérien, à l'origine des dernières plaintes en date, semble difficilement totalement innocent dans cette affaire. Corruption, mauvaise foi... voire une collusion, à un certain moment, avec Pfizer?

La Cour Suprême du Nigeria devait examiner, le 20 juillet, cette plainte déposée par l'Etat de Keno, puis le Nigeria même, contre le n°1 mondial de l'industrie pharma, où il réclame 7 milliards de dollars de dommages-intérêts. Finalement, le 20 juillet, Le gouvernement du Nigeria a renouvelé et modulé sa plainte, réclamant 6,5 milliards de dollars de dédommagements. Il avait été débouté le 26 juin dernier, alors qu'il souhaitait amender sa plainte pour expliquer le temps écoulé - onze années - entre les faits et son recours en justice. A suivre, donc...

dimanche 24 juin 2007

Les chercheurs du CNRS transférés vers les universités ?

"Le gouvernement aurait décidé de transférer la totalité des chercheurs du CNRS vers les universités", affirme "Le Monde" dans cet article, intitulé de façon (trop ?) alarmiste "Le CNRS pourrait se transformer en agence sans chercheurs".

Inquiétant. Il est vrai que le CNRS est perçu depuis longtemps par la droite comme un mammouth, avec des enseignants-chercheurs pas assez "compétitifs" à ses yeux. Reste à voir le contenu de la loi sur l'autonomie des universités, qui doit être présentée en conseil des ministres, mercredi 27 juin, et qui pourrait s'attaquer au sujet...

vendredi 15 juin 2007

Pharma : coup de frein pour Accomplia, le prochain "blockbuster" de sanofi-Aventis

L'info est importante, car Sanofi - Aventis y voit son prochain blockbuster (médicament qui génère un chiffre d'affaires prix des ventes mondial de plus d'1 milliard de dollars, en jargon pharma), après y avoir consacré plus de 10 ans de recherches. Or hier, son médicament anti-obésité Accomplia a été retoqué aux Etats-Unis par un comité d'experts des autorités de santé US. Avis définitif de la FDA attendu vers le 26/07. Il n'empêche qu'hier, le montant de l'action Sanofi-Aventis, a chuté de- 6,33 % à 63 euros...

C'est un nouveau coup dur pour le n°4 mondial de l'industrie pharmaceutique, qui avait déjà vu le refus en France de voir son médicament remboursable par la Sécurité sociale (or son remboursement même partiel par la Sécu étant une bonne garantie pour son avenir commercial, comme j'en parlais dans ce dossier sur l'obésité, publié par"Terra Economica). En Europe, seuls deux pays (l'Allemagne et la Norvège) acceptent son remboursement partiel...

vendredi 8 juin 2007

Les écrans OLED, une alternative aux écrans LCD et plasma ?

J'en parle dans cet article des Echos innovation (rubrique en accès libre, c'est bon à savoir), le consortium européen Modecom réfléchit aux futures utilisations de cette technologie des diodes électroluminescentes organiques, ou Oled (« Organic Lights Emitting Diodes »), une des plus prometteuses pour les écrans de demain.

Comme elle utilise des composants carbonés, cela donne des écrans,fins et même flexibles, qui pourraient se greffer à tout support. On peut déjà imaginer des vêtements sur lesquels seront affichées des informations électroniques, ou encore des emballages d'aliments, où un écran souple affichera des informations telles que l'approche de la date de péremption du produit.

cambridge display tech Prototype d'écran OLED 14 pouces développé en 2005 Image Cambridge display technology

lundi 4 juin 2007

Se former via un jeu vidéo en 3D

Alors que l'e-learning commence à prendre ses marques au sein des entreprises, les salariés apprécieront les jeux vidéos de formation en 3D, souvent assez ludiques, et qui ont pour avantages de les mettre dans des situations - presque - réelles. Cela était connu pour former des chirurgiens, des pilotes d'avions, ou encore des conducteurs de la SNCF... Mais cela débarque aussi dans le champ du management. Et là c'est vraiment prometteur !

J'ai consacré récemment un papier dans "L'Usine nouvelle" à un jeu de simulation des entretiens d'évaluation, conçu par Daesign, qu'utilise SFR pour former ses cadres, je suis revenue dessus dans cet article pour ZDNet.

La RATP teste les code-barres en 2D

Mis en ligne vendredi dernier, cet article que j'ai consacré à l'expérimentation actuelle par la RATP des code-barres en 2D.

Le procédé des QR codes est encore peu connu en France, pourtant il est prometteur en termes d'usages. En pointant votre téléphone mobile (doté d'un appareil photo et d'un navigateur Internet) sur des affiches, pages dans des journaux ou autres supports sur ce code-barres en 2 dimensions, vous pourrez directement accéder à une page web sur un sujet précis.

On en trouve déjà quelques-uns en France... Mais c'est surtout au Japon que cela cartonne, avec par exemple des QR codes sur des emballages de produits chez MacDo.

RATP QR codes

vendredi 1 juin 2007

Pfizer aurait testé un prototype de médicament sur des enfants malades au Nigeria

Un labo pharmaceutique épinglé pour avoir testé le prototype d'un de ses médicaments sur une population africaine, à laquelle elle administrait ce "médicament" à titre "humanitaire" : ça ne vous rappelle rien ? C'était la trame de l'excellent film The constant gardener.

Or la réalité vient de rattraper la fiction. Déjà "The constant gardener" , adapté d'un roman de John Le Carré, était basé sur des faits réels, comme il souvent de mise avec Le Carré, connu pour ses thrillers extrêmement documentés.

Or, le Nigéria attaque le labo US Pfizer pour avoir testé en 1996 un antibiotique... sur des enfants nigériens, alors atteints par une épidémie de méningite, qui sévissait alors en Afrique. 5 malades sont décédés après avoir reçu du Trovan, l'antibiotique alors testé par Pfizer. Révélée par cet article du Washington Post, l'affaire vient de rebondir suite à une plainte déposée par l'Etat du Nigéria - une plainte antérieure, déposée par les familles nigériennes avec un cabinet d'avocats new-yorkais, s'était enlisée.

Le procès, qui devra trancher sur des questions d'ordre éthique, mais aussi sur le rôle du Trovan dans les décès - dans un autre groupe de jeunes malades, suivant un traitement classique, 6 personnes étaient décédées - alors que Pfizer n'a pas obtenu son agrément en Europe, et ne l'a eue que de façon très restrictive aux US, pour lancer le Trovan.

vendredi 25 mai 2007

Le Royaume-Uni autorise la création in vitro d'embryons de chimères humain-animal

Science et éthique sont décidément à l'ordre du jour, comme dans mon billet précédent. Cette fois, c'est cet article de "Futura Sciences", qui revient sur la décision du Royaume-Uni d'autoriser la création in vitro d'embryons de chimères humain-animal.

Certes, cela est au nom de la recherche, pour répondre à la demande des groupes de recherche impliqués dans l'étude des cellules souches, et cela sera mené sur des embryons de moins de 14 jours - en-deça de cette limite, l'embryon n'est pas encore un être humain à l'état d'ébauche . Mais est-ce que cela n'ouvre pas la voie à des débordements ?

Google se lance dans l'information génétique

Après les moteurs de recherche, la cartographie, les bibliothèques numériques... Google investit un autre secteur autrement plus porteur - et sensible - l'information génétique. Google vient d' investir 3,9 millions de dollars dans la start-up 23andMe, Inc. "Co-fondée par Anne Wojcicki, épouse de Sergey Brin, lui-même co-fondateur du moteur de recherche web, la société américaine 23andMe s'est spécialisée dans l'information génétique à destination des particuliers", d'après une dépêche de Neteconomie.com. Outre Google, Genentech, MDV-Mohr Davidow Ventures et New Enterprise Associates ont investi dans la société.

« Notre but est de vous connecter aux 23 paires de chromosomes de votre propre empreinte génétique, pour vous permettre de mieux appréhender votre ascendance, votre généalogie et vos traits hérités. En vous reliant à d'autres, nous pouvons également vous aider à placer votre génome dans le contexte plus large de la diversité humaine », souligne 23andMe sur son site.

Ce qui permettra dans la foulée à Google de se constituer une nouvelle base de données. Reste que la "privatisation" des données génétiques des individus soulève de plus en plus de questions d'ordre éthique, au vu des nombreux projets, dont de "biobanques" - banques de données génétiques, ou de prestations de tests génétiques , dont le projet Genographic de la National Geographic society.

lundi 14 mai 2007

Disease mongering, des maladies sur ordonnance

(Encore) un peu d'autopromo, j'ai publié dernièrement dans le bimensuel éco "Terra Economica" (un journal un peu alter qui gagne à être connu, allez faire un tour sur leur site...), dans l'édition du 26 avril, article sur le "disease mongering", ces pathologies plus ou moins créées ou gonflées par les labos pharmaceutiques.

Inutile de vous dire que le sujet est difficile à aborder sans exagérer le phénomène... Article consultable , sur abonnement.

Pour résumer : un des précédents les plus connus date d'automne 2001, où en plein traumatisme post-11 septembre, le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) annonce des « millions d’Américains » souffriraient de « troubles d’angoisse sociale ». Epidémie ? Non, stratégie marketing. C’est Cohn & Wolfe, l’agence de relations publiques du laboratoire, qui tire les ficelles. Pour doper les ventes d’un antidépresseur du nom de Paxil, laminé par son concurrent mondialement connu : le Prozac. Et l’agence Cohn & Wolfe casse les habitudes de la profession. Plutôt que vanter son médicament, elle opte pour une campagne « d’information » à destination du grand public et des médias. Cohn & Wolfe va créer et « vendre » à l’opinion un trouble mental calibré pour les propriétés du Paxil. ..

Le « disease mongering » consiste donc à « construire » une maladie pour vendre des médicaments. Calvitie, problèmes d’érection masculine, dysfonction sexuelle féminine, hyperactivité de l’enfant, dépression : ces syndromes, authentiques mais complexes à définir et à quantifier, sont montés en épingle par l’industrie pharmaceutique nord-américaine.

En fait, le phénomène s’est accéléré en partie grâce à la réglementation sur le « direct to consumer advertising », par laquelle les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande autorisent la publicité grand public pour des médicaments sur prescription.

En Europe, on peut citer la start-up Neorphys, qui brevete depuis septembre 2005 des molécules de médicaments du bien-être, destinés à « rendre la vie plus agréable plutôt que de soigner », ou Pelvipharm, prestataire de recherches pour des laboratoires, qui planche aussi sur les troubles sexuels féminins, un « domaine médical presque vide », estime le professeur François Giuliano, son directeur scientifique.

Voir à ce sujet le site dédié, monté par des chercheurs, et l'édition spéciale de la revue PLoS Medicine.

- page 2 de 3 -