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lundi 26 octobre 2009

Gadgets de geeks (2) : une montre (pour) Blackberry

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La montre sera-t-elle le prochain support nomade / mobile ? Déjà LG, Sony-Ericsson et Samsung ont présenté des premiers modèles de montres - mobiles, à la fois montres et téléphones mobiles.

Là, c'est Crackberry, le blog de fans du Blackberry, qui annonce qu'une montre mobile de Blackberry (baptisée InPulse) serait en préparation : plus précisément, une montre compatible avec un smartphone Blackberry. Cette montre serait dotée d'un écran Oled, et aurait pour particularité d'afficher les messages, appels, et autres nouveaux éléments arrivant sur votre Blackberry, synchronisés avec un Bberry via Bluetooth. De fait, bien qu'elle ne soit pas fabriquée par RIM, elle a été conçue pour fonctionner avec les terminaux de la firme canadienne.

Pour quels usages ? L'objet me laisse à première vue dubitative. Clairement, cette montre aurait un rôle de push d'infos, qu'elle fait remonter automatiquement, et nous évite de devoir rallumer notre Blackberry inutilement, et de prendre connaissance, directement, des mails ou SMS reçus.

Gadget de geek (1) : Sunglasses + clé USB = USB Memory

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C'est un pur gadget de geeks, mais j'adore ;) C'est un des derniers accessoires improbables, des lunettes de soleil... avec clé USB intégrée de 4Go, discrètement insérée au milieu de l'une des branches, détachable donc. Le mieux étant que ce n'est pas une marque obscure qui ose ces lunettes-gadgets, mais Calvin Klein, avec ce modèle, "USB Memory".

jeudi 22 octobre 2009

Michaël Dahan de Bookeen : l'interview

Comme promis dans ce billet, voici donc l'interview vidéo du co-fondateur de Bookeen, le petit Français qui tente de se faire une place sur le marché (prometteur ?) des e-books. Vidéo complémentaire de ce papier.

mercredi 14 octobre 2009

Livres numériques et Readers : bientôt mainstream ou réservés aux early adopters ?

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Etonnant : ce ne sont pas Livres hebdo ou Télérama qui en parlaient le plus aujourd'hui, mais la presse économique, qui consacrait des pleines pages à l'ouverture du Salon du livre de Francfort. Car l'édition est en plein bouleversement. Contrairement à ce que l'on croit souvent, le business demeure prolifique (avec une hausse des ventes de 4,2% fin septembre d'après l'institut GfK).

Mais... il est en pleine révolution technologique, qui débarquera peut-être (tout est dans ce 'peut-être') dans les usages demain. Le livre du futur pourrait être dématérialisé, numérique, en se présentant sous la forme d'une simple tablette. Sony, un des géants mondiaux de l'électronique, dévoilait il y a un an son Reader, un lecteur électronique qui permet de télécharger et lire divers ouvrages. L'Américain Amazon, lui ,va lancer en France son Kindle, le 19 octobre. Le petit poucet français (je sais, l'image est cliché...) Booken, quant à lui, a dévoilé aujourd'hui son nouveau Cybook Opus. Pour en savoir plus sur ce dernier, patience, je vous livrerai une interview vidéo ces prochains jours... Il y en a d'autres, comme l'iRexEt d'autres constructeurs se préparent : Samsung plancherait sur son propre 'Reader', Apple pourrait y venir en embuscade (les blogs en frémissent déjà), et il y en a sûrement d'autres...

Bataille des contenus

Pour les contenus, on le sait, la bataille (électronique) est engagée : Google s'est lancé, à marche forcée, parfois au grand dam des acteurs classiques du secteur : je me souviens d'interviews mémorables de Jacques Attali et de Jean-Noël Jeanneney à ce sujet en 2003. Kindle a déjà sa propre "bibliothèque virtuelle", et d'autres, comme Sony, nouent déjà des partenariats avec des éditeurs, qui ont trop peur de rester en reste sur cette bataille naissante. Les Echos d'aujourd'hui aborde d'ailleurs cette préparation des éditeurs dans un long papier, qui pose de nombreuses questions : quel modèle économique ? Le prix de la création éditoriale risque-t-il de chuter, si elle est numérisée ? Est-ce que cela va donner le coup d'envoi massif de l'autoédition, autre micro-business prometteur (auquel j'avais consacré ce papier pour ZDNet) ?... De nombreuses craintes surgissent déjà : la quasi-hégémonie de Google et d'Amazon (lequel commercialise ces nouveautés en format numérique à 9,99$, d'après Les Echos) pourrait aboutir à un commerce d'e-books en low-cost. Les éditeurs français ont refusé de traiter avec eux pour maîtriser leur prix de vente, mais jusque quand ?

Mainstream ou pour early adopters ?

Surtout, la question est de savoir si cela sera adopté par le grand public, et quand ? 3% des livres se vendraient en édition numérique aux US (en volume). Mais...Le Reader de Sony, en un an, ne s'est écoulé qu'à 10 000 exemplaires. Chiffre à pondérer, certes, alors que le Reader V2 attendu pour cet automne, que j'ai testé, est déjà très amélioré, avec une interface tactile... La prochaine version pourrait même être wifi.

Pour ces Readers, vendus en moyenne 200 $, on ne compte en France que 0,1% des livres vendus en format e-book. Alors certes, cela pourra décoller au gré de l'élargissement de l'offre de livres à télécharger, voire à d'autre contenus, y compris adaptés à l'univers professionnel : pourquoi pas des abonnements à des journaux en version électronique (Les Echos a testé cela,même s'il ne semble pas avoir tt-à-fait abandonné, ce que j'écrivais alors , tout comme, naguère, Orange). Autre contenu intéressant, les nombreux livres et articles déjà disponibles sous le format Scribd. Parailleurs, certains lisent les formats Word et PDF.

Autre point qui joue en leur faveur, je crois que l'énorme popularité de l'iPhone habitue les utilisateurs à lire sur ce genre de supports : smartphones, bientôt tablettes, et donc readers. Des start-ups y testent d'ailleurs des livres téléchargeables, comme la BD, ou des romans-feuilletons, ce que propose la start-up SmartNovel (voir interview et démo vidéo par là).

Autre question de fond, sur les usages, mais aussi sous un angle plus historique, on peut espérer qu'avec le numérique, chaque livre aura sa chance. Dans un monde idéal, chaque livre pourra être publié sous format numérique. Voire, l'auteur pourra s'autopublier en mettant lui-me^me en ligne son ouvrage, et n'ayant plus besoin d'un intermédiaire (donc d'un éditeur). La bibliothèque numérique, accessible à tout endroit de la planète et 24 heures sur 24, en ce sens, est une "utopie séduisante", écrivait récemment Télérama.

Mais gardera-t-on l'usage de l'archivage à l'ère du numérique ? Saura-t-on faire le tri dans ce qui est archivable ? Le numérique pousse à tout archiver, de manière disparate, sans faire le tri, ce que souligne Emmanuel Hoog, PDG de l'INA, dans un essai sur le sujet, "Mémoire année zéro" (Seuil).

dimanche 11 octobre 2009

Après l'écran Oled et la TV sur Internet, la TV en 3D, prochain rêve des constructeurs ?

Chaque année, au rythme des salons high-tech, les constructeurs nous dévoilent des nouveaux prototypes de télés, qui donnent à voir sur les technos (potentiellement) les plus prometteuses, voire,qui se concrétiseront par de nouvelles manières de 'regarder la télé' dans les foyers (ne jamais oublier que le succès d'une innovation se vérifie lorsqu'il entre dans les usages...).

L'année dernière, lors de l'IFA de Berlin, que j'avais couvert, on ne jurait (presque) que par les premiers écrans Oled commercialisés chez Sony, ou encore par la TV sur Internet, ou IPTV, par laquelle les constructeurs veulent introduire une dose d'Internet dans leurs contenus TV, comme j'en parlais dans ce billet, et dans ces papiers (1 et 2) pour Les Echos (en accès payant poru les non-abonnés, groumpf sorry).

Et encore une fois, ça n'a pas raté. Cette année, l'industrie (asiatique surtout) confirme son engagement... dans la télé en relief, en l'occurrence la 3D. Plus précisément, l'industrie japonaise (en clair, Panasonic, N)1 japonais de l'électronique grand public devant Sony) s'y engage massivement, comme l'a montré le Ceatec, qui se tenait cette semaine à Tokyo. Panasonic y a présenté ainsi des extraits du film en 3D "Avatar" de James Cameron, attendu pour décembre. Pour son PDG, les écrans en 3D représenteront, à terme, 30% de ses ventes en audiovisuel, d'après un article des Echos de ce 7 octobre.

La nouvelle étant que 'Pana' commercialisera, à partir du printemps 2010, son premier téléviseur HD 3D de 50 pouces... Un sacré pas a été franchi, alors qu'un an auparavant, 'Pana' dévoilait "seulement" ce prototype d'écran 3D au Ceatec.

Pana

Sharp présentait aussi cette année des prototypes d'écrans de TV haute définition en relief, ainsi que Hitachi, qui a mis au point une technologie permettant même de se passer de lunettes spéciales. Idem pour Sony, qui dévoilait dans la foulée la Playstation 3, compatible avec ces nouvelles télés, qui offrira en 2010 plusieurs jeux en relief. Il dévoilait aussi des images de matches de football en 3D, dont une rencontre de Manchester United la saison passée.

Est-ce que les constructeurs coréens, des 'tigres' tels que Samsung, concurrents sérieux pour l'industrie japonaise, miseront aussi sur la 3D ?

'Windows Mobile', ou comment Microsoft veut à son tour tirer profit des widgets et applis mobiles

Windows65

C'était l'événement tech/mainstream de la semaine, accompagné du grand show médiatique idoine : ce mardi 6 octobre, Steve Ballmer, le patron de Microsoft, venait en personne au siège flambant neuf de Microsoft à Issy-les-Moulineaux, pour le lancement mondial de la nouvelle version de Windows Mobile, la "6.5".

L'OS de Microsoft, derrière Apple et sa pépite

L'enjeu est de taille : car Microsoft, (pour le moins) ultra-dominant sur le marché des logiciels pour ordinateurs (9 sur 10 dans le monde "tournent" sous Windows), pâtit d'un retard certain sur les téléphones mobiles.

Au premier degré, l'éditeur de logiciels entend donc reprendre le leadership sur le marché des plateformes (on ne parle pas encore de logiciels) mobiles, certes encore étroit, naissant, mais stratégique pour (après-)demain, ce qu'Apple a bien compris, avec son diamant iPhone et toutes les pépites qui en découlent (j'y reviens). Car l'OS de Microsoft n'est présent que sur 11,5% des mobiles les plus utilisés dans le monde, contre 51% pour Symbian, et...13% pour l'iPhone (ce qui permet de relativiser le succès de l'iPhone), d'après IDC.

De fait, avec 'Windows 6.5' (surnommé Windows Mobile, manière d'universaliser le sujet), Microsoft propose un logiciel permettant, comme les autres logiciels d'exploitation de ses concurrents camarades de jeux (cf les OS Android de Google, iPhone OS, Blackberry OS, Symbian de Nokia...), d'utiliser des applications sur un terminal mobile. Avec à la clé une pléiade de services d'ailleurs, dont nous parlions , mais trop souvent ignorées par les utilisateurs...

Archivage, synchronisation...

Là, donc, Microsoft promet de nombreuses fonctions : avec, globalement, une grande intégration de tous les outils Windows et une synchronisation aisée entre son PC et son téléphone, un OS plus intuitif et adapté aux écrans tactiles... Dans les détails, l'éditeur promet via 'Microsoft My phone' une sauvegarde (et archivage) gratuite des données du téléphone sur un serveur Internet (contacts, SMS, photos... service facturé 79€ par an chez Apple - sic), pratique en cas de vol. Et important, à l'ère où les consommateurs commencent à vouloir archiver et trier ce parcelles de mémoire trop fragmentées, à l'ère du numérique (objet d'un prochain billet).

Au programme aussi, une version mobile du moteur de recherche Bing (développé à partir de travaux communs avec l'Inria), un système de blocage à distance du téléphone en cas de vol, une fonction simplifiée du partage de photos, la messagerie Messenger gratuite, une ergonomie multitâches (qui permet d'ouvrir plusieurs applications en même temps)...

La guerre des applis, source de revenus (potentielle), vitrine pour marques...

Et surtout, de nombreuses applications. Au second degré, c'est l'autre enjeu-clé, ce sur quoi Microsoft veut prendre la main. Car c'est là le nerf de la guerre, comme j'en parlais dans cette enquête (volets 1 et 2) : les applis sont une source de revenus pour l'éditeur, une vitrine (voire une support de communication) pour les marques. Sur le modèle de l'AppStore de l'iPhone, véritable pépite qui compte près de 80 000 applications (et génèrerait 1,5 milliard de téléchargements pour un chiffre d'affaires de 1 millard de $), Microsoft annonce en effet sa boutique virtuelle d'applis en ligne. Histoire de s'attirer leurs bonnes grâces, l'éditeur annonce d'ailleurs un système de partage des revenus engendrés avec les opérateurs.

Il arrive un peu en dernier sur ce terrain, avec Windows marketplace. Et la concurrence est rude : après l’AppStore d’Apple, Google a dégainé Android Market dès fin 2008, Windows MarketPlace de Microsoft a ouvert fin juillet, Samsung Application Store était annoncé pour le 14 septembre (pour les utilisateurs de Player Addict et Player HD), sans oublier Nokia Ovi Store , inauguré en France le 17 septembre,ou encore BlackBerry App World (ouvert cet été). Même Archos, qui se lance dans l’arène de la téléphonie mobile avec son premier smartphone, dévoilé le 15 septembre à la presse, lance son propre ‘AppStore’, dénommé AppLib.

Autre preuve que Microsoft veut s'imposer comme éditeur d'OS pour mobile (même s'il l'était déjà... mais de manière discrète), contrairement à Apple, Nokia ou RIM, il ne sera pas constructeur de ses mobiles (déjà surnommés Windows Phones), et commercialisera pas de mobiles sous sa propre marque. Il laisse le soin à des fabricants d'équiper certains de leurs mobiles de Windows Phone (comme Google avec Android) , moyennant l'acquisition d'une licence (environ 8 $ par mobile). LG, Samsung, Sony-Ericsson, HTC, mais aussi deux nouveaux-venus Acer et Toshiba, ont dévoilé leurs "Windows phones" ce 6 octobre. Et ce alors que Microsoft a récemment perdu Motorola et Palm.

Tout (ou une bonne partie) se jouera donc sur la guerre des applis, et la capacité des différents constructeurs/éditeurs à séduire les développeurs (voire les fédérer en communautés). Et les constructeurs, pour qu'ils adoptent leurs OS. Nul ne sait combien de mobiles sous Windows sortiront d'ici la fin de l'année. Alors qu'un développeur me confiait qu'une vingtaine de mobiles sous Android sortiraient d'ici la fin de l'année. Viendra ensuite la 'seconde génération', avec les netbooks, les tablets... A suivre en tous cas, en attendant le next step, Windows 7...

mardi 4 août 2009

Les robots pole dancers de Giles Walker

Quand on regarde cela, c'est troublant, ne fut-ce que parce que cela mime une sexualité (future et très hypothétique) des robots. C'est le chercheur Giles Walker qui a imaginé cette danseuse-robot, avec une musique idoine, tout aussi étrange.

Il y a actuellement des travaux de recherche qui s'ébauchent sur les aspects "émotionnels" des robots, susceptibles de les rapprocher des humains. Dont des recherches sur les robots susceptibles de mimer les émotions humaines : le projet de recherche européen Feelix Growing vise ainsi à à élaborer des robots capables d'interagir avec les êtres humains et de ressentir des émotions, comme j'en parlais dans cette enquête pour Les Echos (en accès payant pour les non-abonnés, sorry).

Il y avait aussi eu, en 2007, cette thèse universitaire assez troublante de David Levy, chercheur britannique en intelligence artificielle, sur la "Relation intime avec un partenaire artificiel", son livre, Love and Sex with Robots, et son film, "Sex life of robots", montrant des androïdes de toutes sortes s’adonner de façon débridée aux plaisirs de la machine, comme j'en parlais dans ce billet.

Giles Walker, lui, met aussi en avant l'aspect écolo-friendly de sa démarche, les robots étant fabriqués à partir de pièces détachées de récup', issues de décharges. "Les moteurs qui font bouger les pièces sont un moteur d’essuie-glace de 12V et un moteur de fenêtre électrique et ils sont contrôlés par un ordinateur avec un programme DMX", précise Vincent Albry sur son blog.

dimanche 19 juillet 2009

Twitter + Google Street View = Stweet

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Voyager dans les villes du monde entier tout en twittant, le rêve des accros à Twitter... C' est désormais possible avec Stweet (contraction de Street et Tweet). Un mash-up issu de la rencontre entre le site de géolocalisation Google Street View et celui de microblogging Twitter.

L'innovation : sur cette application reposant sur l'API de Google Maps, l'internaute peut poster en direct son commentaire de 140 caractères. L'interface donne un accès à plus de vingt villes dans le monde. J'aime par exmeple beaucoup cette vue d'une des rues de New York. On appréciera la possibilité d'avoir une vue à 360° à partir de la photo, en quelques clics de souris, avec le petite navigateur en haut à gauche.

Pour choisir une ville, on peut passer par le menu en haut de page, mais le choix est limité (20 villes actuellement). Mais en bas de page, un champ permet de taper le nom d’une ville et le pays.

Une expérience qui est l'œuvre de l'artiste Internet Albertine Meunier, du collectif Welovethenet, qui s'est déjà illustrée avec Google Search History.

dimanche 5 juillet 2009

Des BD sur un mobile

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J'aime bien cette initiative innovante d'Ave!Comics, qui propose aux fans de BD de les adapter pour qu'ils les lisent... sur leur téléphone mobile ou leur ordinateur. Le service est proposé pour les principales marques de mobiles (iPhone, iPod Touch, HTC, Blackberry, Nokia, Sony Ericsson). On peut y lire les BD, et zoomer si on le souhaite sur les images. La solution a été développée avec la start-up Aquafadas, initialement un éditeur de logiciels sur Mac. A la clé : la lecture digitale de la BD, et surtout,une plateforme de vente et de téléchargement de BD : la BD devient un nouveau contenu, qui s'ajoute aux textes, musiques, vidéos... Le business moddel est imparable : Aquafadas pourra faire payer aux éditeurs de BDs la prestation technique (l’”encodage” !) de conversion au format numérique.

Pour éviter une lecture de BD case par case, et donc trop fragmentée,Ave!Comics propose un lecteur qui permet de voir plusieurs cases de BD d'un coup d'oeil, et de zoomer sur certaines. Mais cette déclinaison est visiblement disponible seulement pour l'ordinateur.

Du coup, je me demande ce que donne la lecture sur son mobile, où il faut lire la BD case par case pour que l'affichage soit assez grand. Il faudra que l'oeil s'habitue à ce mode de lecture particulier : sur le papier, on passe rapidement de case en case sur une page. Je ne sais pas si, avec ce mode de lecture sur mobile, le lecteur si laissera aussi facilement porter par le fil de l'histoire ? A vrai dire, est-ce que tout les formats sont déclinables sur mobiles ? Aquafadas a trouvé la parade: une technologie pour transformer une BD papier en film d’animation que l’on regarde sur son mobile. J'ai testé, en téléchargeant le dernier 'Lucky Luke,' et il vrai que le passage au mobile n’enlève rien (ou presque...) par rapport au papier, grâce à la scénarisation de l’album.

En tous cas, pour assurer son lancement, Ave!Comics a noué un partenariat avec l'éditeur Les Humanoïdes associés pour distribuer vingt de ces séries phares depuis l'application d'Aquafadas sur téléphones portables, notamment la saga SF de Moebius, L'Incal. Par ailleurs, avec les éditions Dargaud, ils ont sorti une version numérique du dernier Lucky Luke, en vente à 4,99 € sur iTunes.

dimanche 21 juin 2009

Orange annonce une série de nouveaux services communautaires... et ferme sa plateforme de blogs

Les deux annonces s'entrechoquent d'une manière qui n'est pas forcément très bienvenue pour Orange.

Emmanuel Paquette révélait dans ''Les Echos'' du 18 juin que Orange Vallée (une émanation plus ou moins R & D d'Orange, dirigée par Jean-Louis Constanza, ex-créateur du MVNO Ten, racheté par Orange... mais qui a fermé ses portes très discrètement) va lancer un site de diffusion de vidéos à la demande, du nom de code Welles.

Mise à jour 15h00 : le 'scoop' d'Emmanuel Paquette sur le lancement de ce service de VoD, avait en fait été divulgué par Capital trois semaines avant donc dans le n° daté de juin), dans le cadre d'une enquête sur Dailymotion, me précise un collaborateur du mensuel. Dont acte...

Inspiré du site américain Hulu, ce projet se veut une alternative à YouTube. Les vidéos seront accessibles gratuitement avec un financement publicitaire a confirmé aux Echos Jean-Louis Constanza. Il espère pouvoir proposer plus 500.000 émissions, films ou épisodes de séries télé... Sur la question-clé des droits de diffusion sur Internet, d'après Les Echos, Orange "mène apparemment des discussions avec tous les studios" en vue d'acheter ces droits, et a déjà acquis près de 1.000 films et séries auprès de la Warner et de HBO pour ses chaînes de télé.

Comme le rappelle dans cet autre papier Les Echos, Jean-Louis Constanza "fait feu de tout bois" et lance diverses initiatives à vocation communautaire - et le fait bien savoir auprès des médias. Quand bien même tous ces projets n'ont pas été développés au sein d'Orange Valley ;), avec ceux-ci, censés se concrétiser cette année (WorMee, RadioMe, Kadégo, Friendize...), Orange tente de se doter de services communautaires, voire d'ébauches de réseaux sociaux... Rejoignant ainsi l'annonce faite par son patron, Didier Lombard, il y a quelques semaines, sur les ondes de BFM.

A la fin, il faudra qu'on ait quelque part un réseau social, car c'est là qu'il y a de la valeur", a-t-il déclaré, précisant que le choix n'avait pas été fait entre "investir dans un réseau qui existe" et "en créer un à partir de chez nous", déclarait-il le 27 mai.

A ce sujet, je vous renvoie aussi aux 5 suggestions de mon confrère Benjamin Ferran en la matière ;).

Bref, le PDG d'Orange Valley a beaucoup d'ambitions en nouveaux services pour l'opérateur. Bien que son service soit une entité parmi d'autres, chargées de travailler sur des projets innovants. J'y ajouterais aussi, pour reprendre ce listing très complet de Fred Cavazza, Orange Labs, en charge de la R & D, L’Explocentre, l’incubateur du groupe (comme le projet de site de rencontres Come In My world, dont je parlais dans ce billet), et le Technocentre qui intervient dans la phase de finalisation des projets.

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Pourtant, étonnamment, cette autre annonce a été beaucoup plus discrète : mon confrère Gilles Klein précisait ainsi sur son blog qu'Orange fermera, le 20 juillet, sa plateforme de blogs Orange Blog. Au grand dam des blogueurs - Orange va proposer à ses utilisateurs de récupérer une sauvegarde de leur blog, mais sans préciser quelle forme prendra cette sauvegarde...

jeudi 18 juin 2009

Des 'génomes métissés" chez les Mexicains, des enjeux autour de leur identité ethnique

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Photo C. C.

Le projet de "carte génomique" HapMap est passionnant, car il soulève autant des questions d'ordre ethnique, moral, de santé, que de (géo)politique. Le Monde daté de samedi dernier aborde le sujet dans ce long papier, à dévorer. (Trop) influencé par la culture US, le Mexique, pays que j'adore (je l'ai parcouru durant l'été 208), est confronté à une hausse inquiétante de l'obésité et du surpoids au sein de sa population, comme j'en parlais dans ce billet.

Or, comme le révèle une étude parue le 11 mai dans Proceedings of the national academy science (NCAS), des chercheurs en sciences médicales et en nutrition de Salvador ont mis en évidence le rôle-clé d'un gène, le R320C, dans le métabolisme du cholestérol et l'obésité. Un gène qui sera caractéristique des Améridiens du Mexique, étant présent dans un tiers des groupes étudiés, notamment les Mayas et les Taharumaras.

C'est là que le sujet devient passionnant. La bonne nouvelle, bien sûr, est que cette étude sur ce gène permettra de mettre au point des médicaments ciblés. Surtout, ces recherches soulèvent des questions inédites sur la volonté des scientifiques de mieux cerner l'identité ethnique du Mexique. En retraçant une "carte génomique", ils remettent sur le tapis un problème d'identité ethnique et géopolitique propre au Mexique (pays qui compte une population d'origines multiples, dont beaucoup revendiquent leurs racines). Derrière apparaît aussi un enjeu de "souveraineté génomique" face aux pays du Nord. Car si la carte génomique du Mexique recouvre à 96% HapMap, est-elle pertinente pour l'Amérique du Sud ? Autre point, qui n'est pas moindre également, certains craignent aussi une exploitation abusive des données sur l'hérédité, par exemple par les compagnies d'assurance. Il faut donc espérer que ce champ d'étude (le patrimoine génétique des Indiens et des "métis mexicains" - expression qui me semble d'ailleurs contestable) restera bien circonscrit au domaine scientifique. Et ne sera pas investi par le business, comme celui de l'analyse du patrimoine génétique, que proposent des start-ups comme 23AndMe (à lire, la très bonne interview de sa fondatrice - tiens, c'est l'épouse de l'un des dirigeants de Google...) sur L'Expansion.com.

dimanche 7 juin 2009

LG lançerait (bientôt...) le 1er e-paper flexible de 11,5 pouces

epaper flexible LG

Lu chez Tom's Guide, LG aurait finalisé un e-paper flexible de 11,5 pouces, destiné aux e-books de type Kindle ou Sony e-Reader. Sa couche tactile permet d'interagir avec la surface par les doigts, et c'est là que se situe l'innovation, alors que "l'ajout d'une couche tactile sur un e-papier est particulièrement difficile en raison de l'incidence de cette couche additionnelle sur la visibilité de l'écran, surtout en plein soleil", précise Tom's Guide.

Comme l'ont montré plusieurs expérimentations de versions e-papers de journaux (dont Les Echos, dont je parlais ici - qui ne semblerait pas être tout à fait achevée, ou encore De Tijd), l'avantage de l'e-papier est de pouvoir être lu facilement, quelles que soient les conditions, en fatiguant bien moins les yeux qu'un LCD traditionnel. Comment LG est-il parvenu à ce résultat et quel est l'impact de la couche tactile sur cet écran ? Quand est-ce que l'e-papier de LG sera commercialisée ? LG a présenté ce modèle lors du SID, au Texas. A suivre...

jeudi 12 mars 2009

Pl@ntNet, Wikipedia botanique

Plantnet

Très jolie initiative annoncée cette semaine: Pl@ntNet permettra aux botanistes du monde entier d'échanger leurs connaissances en ligne, grâce à une plateforme dédiée à l'exploitation de données sur le monde végétal, mais aussi de faciliter l'identification des diverses espèces. Le tout dans un environnement collaboratif, bien pratique, pour qu'un chercheur de Hong Kong prenne connaissance en temps réel de données sur une plante découverte par une équipe de recherche en Bolivie...

Ce vaste projet est né de l'initiative de plusieurs organismes de recherche (Inria, Inra, Cirad et CNRS), qui se sont associées au réseau botanique francophone Tela Botanica et l 'Agropolis Foundation, avec un financement de 3 millions d'euros sur 4 ans.

On imagine bien le potentiel de ce vaste projet collaboratif : des chercheurs de diverses structures, parfois concurrentes, bien que travaillant sur une même discipline, disséminées géographiquement, vont constituer une vaste base de données collaborative commune, et pouvoir recouper leurs travaux respectifs sur les variétés découvertes. La base de données est même interrogable à distance ne comparant une image avec celles déjà enregistrées. Au-delà, on imagine bien sûr les divers autres usages de ce véritable herbier collaboratif virtuel, dont l'étude de la biodiversité, et surtout la lutte contre la disparition ou le trafic d'espèces protégées, en facilitant leur identification...

mercredi 11 mars 2009

Microsoft + Science Commons = du contenu sémantique pour la science en ligne

Que voilà une bonne nouvelle. Lu via le fil Twitter de Tim Or'Reilly, Microsoft et l'équipe de Science Commons s'apprêtent à ajouter du contenu sémantique à la science en ligne.

Comme je l'expliquais dans cet article de 2005 pour Les Echos, le régime Science Commons, ouvert en France en janvier 2005, est important pour favoriser la publication scientifique en accès ouvert sur la Toile : il fournit aux chercheurs un cadre plus adapté pour leurs publications, en leur proposant des modèles de licence pour la publication d'un même article dans plusieurs revues, des modèles juridiques pour l'édition commerciale en libre accès et des licences ouvertes. C'est une déclinaison des licences Creative Commons (qui protègent d'ailleurs les écrits de mon blog), qui permettent de copier et de redistribuer les contenus et de les exploiter commercialement sans rétribuer son auteur si celui-ci ne l'interdit pas.

Or, comme il l'indique sur son blog, John Wilbanks, de Creative Commons, lui a annoncé que Licrosoft allait réaliser, sous une licence open source, des applications Word qui permettraient aux scientifiques de préparer leurs articles directement avec des entités scientifiques. Plus précisément ,

"The scientific culture is not one, traditionally, where you have hyperlinks," Wilbanks told us. "You have citations. And you don't want to do cross-references of hyperlinks between papers, you want to do links directly to the gene sequences in the database." Wilbanks says that Science Commons has been working for several years to build up a library of these scientific entities. "What Microsoft has done is to build plugins that work essentially the same way you'd use spell check, they can check for the words in their paper that have hyperlinks in our open knowledge base, and then mark them up."

En gros, cela permettra aux chercheurs d'ajouter facilement des hyperliens persistants dans leurs articles. A suivre...

lundi 2 mars 2009

Séquençage des génomes ADN, contrôle à distance d'un vol de coccinnelle (!)... au menu des technos du futur repérées par le MIT

TechReview

C'est un de ces classements annuels qui est un must pour tout un chacun passionné d'innovation, voire des récits d'anticipation... Le MIT vient de publier sa liste annuelle des technologies (potentielles) de demain, consultables sur le site de Technology Review, qui pourraient révolutionner certains secteurs.

A suivre de près cette année donc, il y a notamment la mise au point d'un procédé de séquencage des génomes par les start-up BioNanomatrix, qui a mis au point un procédé plus rapide que ceux existant déjà, et moins cher (100 $).

Il y a aussi le diagnostic papier, développé à l'université d'Harvard, où le fluide, déposé sur une feuille de papier, est transporté par absorption dans des micropuits qui contiennent un actif qui change de couleur selon la composition du fluide.

Vivek Pai, de l'université de Princeton, de son côté, planche sur rendre Internet plus accessible partout dans le monde, avec HashCache, nouvelle méthode de stockage de contenus les plus fréquemment consultés. La technologie d’HashCache utilise le disque dur local pour mettre le contenu en cache afin d’économiser la bande passante, la mémoire vive et l’électricité des utilisateurs qui se connectent à l’internet, notamment pour les pays en voie de développement.

Mon préféré est sans doute le système développé par Michel Maharbis (passionné de science-fiction), un chercheur de l'université de Berkeley, qui est parvenu à installer sur le dos d'une coccinelle une télécommande sans fil, qui lui permet de contrôler à distance ses vols. L'enjeu : les interfaces hommes - machines...

dimanche 22 février 2009

Une médiathèque à la pointe des hautes technologies pour les aveugles et les malvoyants

Il faut saluer cette très bonne initiative de l'association Valentin Haüy, qui vient d'ouvrir à Paris une médiathèque pour aveugles et malvoyants unique au monde. Elle centralise 20 000 ouvrages en braille, des livres sonores, et un matériel numérique ultra-sophistiqué : en plus du prêt de document, elle propose une kyrielle de services : il est possible de s'installer dans les salles de lecture pour lire des ouvrages en braille ou en audio. Des magazines sont consultables sur place. Des ordinateurs, des scanners, des vidéoagrandisseurs et une machine à lire sont à la disposition. Cerise sur le gâteau, tout cela est gratuit ! Un coup d'oeil sur son site montre à quelel point cette association est active, avec par exemple la publication, depuis janvier, janvier 2009, de l'essentiel du magazine Science et Vie en braille abrégé. Elle propose sur son site une véritable médiathèque virtuelle de 27 000 titres, entre livres en braille, livres sonores, et livres en gros caractères.

A écouter, le reportage sonore du Monde

jeudi 8 janvier 2009

Les nouveaux codes du flirt en ligne avec Come in my world (VSD)

J'en parlais déjà et , je me suis cette fois mise dans la peau d'une célibataire pour tester Come in my world, site de rencontres en 3D concocté par un service R&D d'Orange, pour le compte de VSD de cette semaine. Et oui, c'est bien moi sur la photo :)

VSD CimW

dimanche 14 décembre 2008

Des puce RFID dans la cuisine intelligente de demain ? (Les Echos)

J'ai consacré un papier pour Les Echos à ce projet de Smart cooking élaboré par des étudiants de Supinfo, et primée par lors de la compétition Imagine Cup, organisée par Microsoft. Ils sont partis de l'idée que, d'ici 5 ans, les puces RFID auront remplacé les code-barres pour l'étiquetage des produits alimentaires... Ce qui ouvre des perspectives prometteuses, avec un réfrigérateur et un placard munis de lecteurs d'étiquettes RFID, , ainsi que d'un ordinateur doté du logiciel Smart Order, qui fait office de console centrale, dont pour gérer le stock, et les commandes à distance.

En fait, les projets de cuisine intelligente se multiplient (entre cuisine green et cuisine innovante...), mais celui-là, encore en recherche de partenariats, me semble particulièrement prometteur.

Autre esquisse intéressante, celle de Philips, qui a présenté mi-octobre son projet de « cuisine verte » lors du Simplicity Event à Moscou, un salon annuel dédié aux innovations de la marque. Cette cuisine conceptuelle repose sur une table de cuisine interactive, qui sert à la fois pour cuisiner et pour dîner, et reposant sur un environnement interactif, bien sûr éco-responsable, comme j'en parle dans cet article.

dimanche 7 décembre 2008

Rome en 320 au bout de la souris

Se promener dans la Rome antique en l'an 320 devient - presque - une réalité grâce à Google Earth, sur cette page. 6 700 édifices historiques ont été reconstitués ainsi que l'intérieur d'une douzaine de structures, dont le célèbre Colisée. Impressionnant.

lundi 17 novembre 2008

gchat vidéo sur Gmail

Google a lancé en fin de semaine dernière une nouvelle application sur son webmail Gmail, qui permet de voir ses interlocuteurs sur son tchat , le Gchat . Certains de mes contacts Gchat ont d'ailleurs déjà une petite caméra verte qui s'affiche à côté de leur nom... Il suffit de télécharger un petit plug-in, de connecter sa webcam, et le programme de tchat est agrémenté d’une fenêtre vidéo (petite ou grande au choix).

Je l’ai testé, ce n'est pas mal du tout, avec une bonne qualité d’image et de son. Un des avantages de Gmail étant que l’on peut maintenant avoir au choix e-mail, chat, voix, vidéo, et bientôt SMS .

La question que je me pose étant : est-c que beaucoup d'internautes - utilisateurs de Gmail accepteront de communiquer directement par vidéo avec leurs interlocuteurs ? Pas sûr... Ce n'est pas forcément commode au bureau, et pas beaucoup plus chez soi (lors qu'on chate le matin au saut du lit, ou le soir en peignoir ;)... Bref, il faudra voir si cela va devenir un usage chez beaucoup d'internautes.

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