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  <title>Miscellanees.net - blog prolixe pub, marketing &amp; conso, high tech, innovations</title>
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  <description>Dédié à plusieurs facettes de l'actu qui m'intéressent le plus, que je suis de près : nouvelles tendances de consommation (consumérisme ?), pub et marketing, innovations, sciences, cinéma... Toujours sous ce prisme : comment les  technologies (anciennes, nouvelles ou émergentes, c'est selon...) influeront sur les usages de demain.
Journaliste à Stratégies, spécialisée en économie, sciences &amp; innovation, high tech, marketing. Après être passée par 20minutes.fr, L'Entreprise, et la case  freelance (pour Les Echos, l'Usine Nouvelle, Entreprise &amp; carrières, ZDNet, TerraEco...).
Accessoirement passionnée par tout ce qui à trait à l'image (photo, numérique, sur écrans...), mais aussi à l'écrit ;).</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 09 May 2013 20:21:44 +0200</pubDate>
  <copyright>Les articles et notes rédigés ici ne peuvent être repris sans mon autorisation. Ils n'engagent que moi, indépendamment de mes activités professionnelles, et de mon employeur.</copyright>
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  <item>
    <title>Vine, micro-vidéo en slow motion, le nouveau GIF animé (voire plus?)</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/05/05/Vine%2C-le-nouveau-GIF-anim%C3%A9%2C-un-nouveau-m%C3%A9dia</link>
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    <pubDate>Sun, 05 May 2013 10:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
        <category>Boston</category><category>Twitter</category><category>Vine</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.twitter-vine-21_m.jpg&quot; alt=&quot;twitter-vine-21.jpg&quot; title=&quot;twitter-vine-21.jpg, mai 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;ne application iOS de partage vidéo, et service de
micro-vidéo ,qui permet de prendre et partager des clips de 6 secondes... Mais
sans doute un peu plus. J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/09/12/Appareil-Photo-Facebook%2C-Instagram%3A-comment-la-photo-%28vintage%29-devient-centrale-sur-les-media-sociaux&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/11/Twitter-/-Instagram-/-Google%3A-la-guerre-photo-est-d%C3%A9clar%C3%A9e&quot;&gt;
là&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/03/11/La-r%C3%A9surrection-du-Photomaton%2C-Polaroid%3A-la-photo-de-la-nostalgie-%C3%A0-l-%C3%A8re-du-num%C3%A9rique&quot;&gt;
là&lt;/a&gt;, on est dans un paysage de médias sociaux où la photo, l'image prédomine
de plus en plus dans les usages, porté par le succès d'Instagram, mais aussi
des Socialcom et autres Viddy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était au début une (micro) start-up de 3 salariés, discrètement rachetée
par Twitter en octobre 2012, qui comportait alors un service de partage vidéo
en cours de développement. Son service est devenu numéro un des téléchargements
d'app gratuites sur l'Apple Store US &lt;a href=&quot;http://www.theverge.com/2013/4/9/4204396/vine-number-one-us-app-store-free-apps-chart&quot;&gt;
début avril&lt;/a&gt;... Comme Twitter et Instagram, Vine est basé sur des
contraintes. Vous ne pouvez pas ajouter de son. Les vidéos sont en &lt;em&gt;slow
motion&lt;/em&gt; (basse définition). Vous ne pouvez pas faire de montage vidéo ni
retouches : la séquence tournée sera partagée et diffusée telle quelle.
Pas de filtres photo à la Instagram. Pas de boutons Enregistrer ou Jouer. On
lance le tournage en un effleurement de son smartphone (ou sa tablette). Et
enfin, on ne dispose que de 6 secondes. La consécration de la brièveté, de la
séquence ultra-courte, comme chez Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Culture GIF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt;ais Vine n'a pas débarqué totalement par hasard. Je le
disais, il y a dans cet univers &amp;quot;social&amp;quot; et digital déjà l'ultra prédominance
de l'image, des captures d'écrans brutes et peu retravaillées. Mais Vine a
aussi débarqué &lt;strong&gt;en pleine culture GIF&lt;/strong&gt;, ces GIF animés, ces
simples clips souvent utilisés our exprimer des idées complexes et des émotions
(comme le drolatique Vis ma vie de pigiste...). Ce sont des vidéos en streaming
denses en informations. Alors certes, il y a des hiatus, comme l'arrivée en
trombe du porno sur Vine, après les GIFS Q - d'ailleurs, peu après son
lancement, début février, l'entreprise &lt;a href=&quot;http://thenextweb.com/apps/2013/02/06/vine-gets-17-age-rating-option-to-report-users-finally-enables-social-sharing-after-videos-are-posted/&quot;&gt;
a prestement modifié&lt;/a&gt; les conditions générales d’utilisation dans sa version
1.0.5, en changeant l’âge minimal pour utiliser l’application dans l’App Store,
passé brutalement de 12 à 17 ans. Ou comment Twitter s'est dédouané vis-à-vis
de certains usages inévitables...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Egalement, certaines fonctionnalités &amp;quot;sociales&amp;quot; manquent cruellement. Comme
celles liées à la découverte de nouveaux contacts : d'autant que Facebook
a très vite interdit à Vine l'utilisation de son &amp;quot;social graph&amp;quot;. Impossible
d'éditer des titres ou des tags une fois que vous avez posté des
micro-vidéos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Twitter a lancé Vine un peu à l'arrache, en sachant que ce nouveau
service était loin d'être parfait. Mais il est prometteur: un peu comme la
culture LOL inhérente aux GIF animés, &lt;strong&gt;Vine va générer sa propre
culture&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Usages multiples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La multitude de ses usages émerge déjà: en marketing, publicité, mode,
cuisine, cinéma, autour des people... Début mars, lors de la Fashion Week
parisienne, on a ainsi vu une multitude de mini-vidéos Vine tournées dans les
coulisses des défilés &lt;a href=&quot;http://leplus.nouvelobs.com/contribution/793876-fashion-week-a-paris-quand-vine-joue-l-incruste-en-backstage.html&quot;&gt;
par journalistes et blogueurs&lt;/a&gt;, qui, à travers ces micro-séquences,
montraient leur capacité à récupérer des bribes d'indiscrétions. Du côté des
marques, Toyota &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/205489W/in-vine-toyota.html&quot;&gt;était
la première&lt;/a&gt; à monter sa micro-pub, fin janvier, avec un montage malin
montrant une voiture en papier roulant successivement sur un iPad et le T shirt
d'un homme. MacDo dégaine très vite &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bnBLqVBg6Kv&quot;&gt;sa
propre Vine-pub&lt;/a&gt;. Ou comment bricoler des micro-clips à micro-budget, et
s'offrir un vernis so cool...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté du cinéma, fin mars, James Mangold, le réalisateur du prochain volet
de Wolverine, lançait sur Vine sa première &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bDExaiMjJ1F&quot;&gt;(micro) bande-annonce&lt;/a&gt; , avant de dévoiler
un teaser plus classique de 20 secondes, puis une bande-annonce standard. Plus
loufoque, en télé, Adam Goldberg (2 &lt;em&gt;Days in Paris, Il faut sauver le soldat
Ryan&lt;/em&gt;) initiait, le 31 janvier, la diffusion d'une &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bJl2qve9iw6&quot;&gt;&amp;quot;micro-série&amp;quot;&lt;/a&gt;, reconnaissable au hashtag
#merrittxanadu44, avec une succession de vidéos mettant en scène sa femme
Merritt, qui serait devenue folle après sa première utilisation de Vine. En
musique, citons le&lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bFQx23mmUBp&quot;&gt;s Daft Punk&lt;/a&gt;, qui
ont utilisé Vine pour dévoiler la tracklist de leur nouvel album, &lt;em&gt;Random
Access Memory&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Côté culinaire, &lt;em&gt;out&lt;/em&gt; les éternelles photos des petits plats (qui
ont, un temps, envahi Instagram), Vine montre comment vous les préparez. Côté
culture LOL, un site comme Vinecats.com compile exclusivement des clips de
lolcats, déjà stars d'antan sur Tumblr et les GIF animés. Pour ces petits
chats, Vine a rapidement engendré ses propres hashtags.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Journalisme citoyen&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Vine_Boston_m.jpg&quot; alt=&quot;Vine_Boston.JPG&quot; title=&quot;Vine_Boston.JPG, mai 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des nouveaux usages (presque) journalistiques émergent autour de Vine.
Certains médias se dotent de leur propre page Vine : en janvier, NBC a
inauguré cette pratique en publiant sur sa page Vine &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/b5PlQO6lQId&quot;&gt;des images d’un dauphin&lt;/a&gt; coincé dans le
Gowanus Canal à New York. De même, le mensuel américain &lt;em&gt;Rolling Stone&lt;/em&gt;
avait suscité &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bv2zFHt93gZ&quot;&gt;la curiosité sur Vine&lt;/a&gt;
autour de sa prochaine Une de mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre usage qui a émergé, lors des attentats de Boston : la vidéo
produite avec Vine qui a alors généré le plus de vues a été diffusée non pas
par un témoin du drame présent sur place, mais &lt;a href=&quot;https://vine.co/v/bFdt5uwg6JZ&quot;&gt;par un certain Doug Lorman&lt;/a&gt;, qui filmait sur
son téléviseur, avec son smartphone, un reportage de NBC. C’est en réalisant,
dans les minutes qui ont suivi, qu’aucune chaîne d’info ne reprenait les images
du reportage qu’il a eu le réflexe de les diffuser lui-même sur Twitter. Moins
d’une heure plus tard, la vidéo avait été partagée plus de 15 000 fois et
regardée par plus de 35 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, d'autres vidéos vont circuler, notamment sur le Boston Globe, le
format très court de Vine les rendant d'autant plus impressionnantes,
marquantes, mémorisables. D'autant que ce qui est nouveau avec Vine, c’est
&lt;strong&gt;la facilité avec laquelle tout citoyen&lt;/strong&gt; peut immédiatement
retransmettre un événement filmé, sans être CNN ou une autre chaîne d’info en
direct. On avait déjà vu cela avec Twitter, mais là, un &lt;strong&gt;nouveau
&amp;quot;journalisme citoyen&amp;quot;&lt;/strong&gt; (rappelez-vous, l'expression était en vogue il y
a une dizaine d'années...) a émergé : sans même être sur place, Lorman a
partagé en direct son &amp;quot;montage&amp;quot;, au moment où sur place, quelques premières
personnes commençaient tout juste à poster sur Twitter des photos de
l’événement. Vine n'est plus là un simple outil LOL.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Bisou, féminin pop et post-ado</title>
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    <pubDate>Wed, 10 Apr 2013 22:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>BD</category><category>Bisou</category><category>Editions Delcourt</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2064_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2064.JPG&quot; title=&quot;IMG_2064.JPG, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de petit feuilletage de
magazine ici, depuis la mémorable série de &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/03/22/be-un-pouffe-mag-de-plus/&quot;&gt;sorties de
pouffe-mags&lt;/a&gt;, dont certains ont dépéri, fusionné (&lt;em&gt;Be&lt;/em&gt; et
&lt;em&gt;Envy&lt;/em&gt;), ou ont plutôt bien persisté (&lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt;). Un courant
certes rattrapé par des des ousiders bienvenus, comme &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/04/18/Les-couv-de-la-semaine-%3A-Causette-et-Fluide-Glamour&quot;&gt;le
prometteur&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Causette&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, déjà le nom, &lt;strong&gt;''Bisou'&lt;/strong&gt;' : on ne peut pas louper
(parfaitement ridicule, casse-gueule, ou avec un certain second degré, au
choix), à douter qu'il y ait eu une étude de branding... Et puis, la couv':
titre écrit en rose flashy, titres où l'on sent une certaine désinvolture
(&amp;quot;Sexe: un homme, une pipe, une question&amp;quot;, &amp;quot;10 trucs qu'on portait mieux à 5
ans&amp;quot;), des références claires à l'univers des réseaux sociaux (&amp;quot;Hipsters: Qui
sont-ils? Quels sont leurs réseaux?&amp;quot;), et ce dessin, qui préfigure un univers
un peu bédéesque...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;e fait, c'est le premier magazine féminin lancé par un
éditeur de BD, Guy Delcourt. Il y a mis les moyens: tirage initial à 100 000
exemplaires pour ce bimestriel vendu 3,95 euros (un peu cher à première vue),
vaste campagne de pub sur les façades de kiosques...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audacieux. Comment se distinguer des &lt;em&gt;Elle, Grazia&lt;/em&gt; et autres
&lt;em&gt;Glamour&lt;/em&gt; ? Comment être à mi-chemin entre la presse people, la
presse féminine (déjà limite saturée), et alors que va débarquer &lt;a href=&quot;http://www.stylist.co.uk/home/stylist-le-phnomne-anglais-arrive-en-france&quot;&gt;un
féminin gratuit&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Stylist&lt;/em&gt;, ce printemps), et la presse pour
ados ? Comment toucher la cible très attrayante (y compris pour les
annonceurs) des jeunes femmes de 20 - 30 ans, voire, moins ?...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des pages, on voit comme l'éditeur s'essaie à un exercice
d'équilibriste - parfois de manière limite, mais sans chute fatale, avec
légèreté, humour (un peu) trash, et style trèèès djeuns (on en prend un coup de
vieux) - où l'on échappe tout de même au style SMS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a déjà la page d'édito, inscrit dans un énorme cœur rose (sur fond
jaune, le tout est un peu kitsch), où, déjà, on prend un petit coup de vieux...
&lt;em&gt;&amp;quot;(...) La vingtaine est une période compliquée. Quelle femme va-t-on
devenir? Esr-ce que mon mec va me rappeler? Y a-t-il un moyen pour continuer à
manger des Kinder Pengui sans prendre 5 kg chaque année?&amp;quot;&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des pages, la maquette aux couleurs criardes, parfois un peu
imprécises, des titres trèèès simples suscite au départ une certaine
perplexité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le mag s'en sort bien en respectant certaines règles obligées de la
presse féminine (courrier des lecteurs, shopping, horoscope..) pour mieux les
détourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pages mode d'abord: des fringues originales, une sélection de marques
bon marché, et déjà une culture BD - geek qui ressort avec la sélection Comic
strip.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2065_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2065.JPG&quot; title=&quot;IMG_2065.JPG, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la série de photos &lt;strong&gt;&amp;quot;Game of trom&amp;quot;&lt;/strong&gt; (référence à
&lt;em&gt;Game of thrones&lt;/em&gt;, série TV de fantasy qui fait référence chez les ados
et gamers), réalisée dans le métro parisien, rigolote, bien réalisée, on plonge
un peu plus dans la culture geek.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, l'interview de Norman (connu des ados pour ses drôles de vidéos
tournées dans sa chambre, qui cartonnent sur YouTube - et déjà un bon sens du
business ;): là, on commence à doute que le mag cible les jeune femmes de 20-30
ans. Questions posées en &lt;del&gt;novlangue&lt;/del&gt; langage djeuns', simplettes
(&amp;quot;Alors, il paraît que t'es un mec occupé?&amp;quot;, &amp;quot;A moins d'un million de vues, tu
pleures?&amp;quot;), avec heureusement une question bieeen acide qui vise l'honorable
consoeur Elle (&amp;quot;(...) dans Elle, ils demandent toujours leur secret de beauté
aux célébrités. Tu sais, ça permet de citer des produits, et après des marques
t'envoient des cadeaux. C'est quoi ton shampoing?&amp;quot;). Même si la maquette
(grosse étoile jaune en fond) me pique encore les yeux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On poursuit ensuite dans des références culturelles imprégnées d'un univers
geek et des médias sociaux: &amp;quot;petit précis d'hispterologie&amp;quot;, ou de la culture
djeuns, avec une interview de Booba, et poster spécial fans inséré (avec au
verso un charmant chat - si, si).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre incontournable sur lequel le mag s'en sort plutôt bien, la rubrique
psycho : Maïa Mazaurette (qui signe notamment dans GQ) signe un papier
enlevé sur la nécessité de son confier à autrui - même à son chat ;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il massacre allégrement le marronnier de l'horoscope (&amp;quot;à lire à une fille
que vous detestez&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la dernière partie du mag, un tiers de la pagination est occupée par
des BD. C'est bien sûr là que l'éditeur apporte sa patte, innove, et du même
coup prend un risque, pariant que les jeunes lectrices accrocheront aux styles
narratifs propres au Neuvième Art... Et ça fonctionne plutôt bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2066_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2066.JPG&quot; title=&quot;IMG_2066.JPG, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mag ose même le roman-photo, version très second degré débridée, et
bourrée des références djeun's: intitulé &lt;em&gt;Les histoires ahurissantes de
Monsieur Poulpe&lt;/em&gt;, il met en scène Bérangère Krief, comédienne révélée l'an
dernier par la série &amp;quot;Bref&amp;quot;, devenue culte chez les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On découvre ainsi des prépublications d'auteurs confirmés, comme Margaux
Motin, ou de jeunes bédéistes. Sous des traits différents, des styles
différents, des femmes auteures y abordent des thématiques girly, mais souvent
bien vues, et avec humour. Il fallait que je vous mette la planche la plus
&amp;quot;directe&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2067_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2067.JPG&quot; title=&quot;IMG_2067.JPG, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier bilan : plutôt réussi. Reste à voir si le lectorat
accrochera : j'ai l'impression que ce mag cible plutôt les ados... Il me
rappelle assez &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fluide Glamour&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le hors-série (plus
trash et sexy) BD et féminin &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/medias/397576-fluide-glamour-hors-serie-bd-feminin-sexy&quot;&gt;
qu'avait lancé Fluide Glacia&lt;/a&gt;l au printemps 2010. Bisou est d'ailleurs
piloté par Anaïs Vanel et Guillaume Prieur, deux jeunes journalistes qui y
avaient travaillé. r&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Des &quot;hubots&quot; plus vrais que nature</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/04/03/Des-%22hubots%22-plus-vrais-que-nature</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Apr 2013 19:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Arte</category><category>Real Humans</category><category>robotique</category><category>Robots</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/c5RpbwkJR-s?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/c5RpbwkJR-s?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;ne sorte de fable très contemporaine, une nouvelle forme
de science-fiction contemporaine. Cela se passe dans une ville moyenne de Suède
d'aujourd'hui, avec ses pavillons bourgeois, ses familles banales... Pourtant,
on voit dans les familles, les usines, les restaurants d'étranges créatures, à
première vue des &amp;quot;real humans&amp;quot;, tout juste trahies par leur regard un peu trop
fixe, leurs expressions sur le visage un peu figées, les gestes un rien
mécaniques. C'est une des séries les plus troublantes du moment que diffuse
Arte à partir de ce jeudi soir, &lt;em&gt;Real Humans (100% humain)&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Akta
Människor&lt;/em&gt; en VO, pour laquelle la chaîne s'est d'ailleurs offert, fait
rarissime, une vaste campagne de pub en radio, cinémas et affichage - vous
n'avez pas pu rater ces étranges affiches dans le métro, avec ces personnages
au regard fixe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Hubots&amp;quot; auxiliaires de vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc l'histoire d'une société ordinaire, où il est devenu naturel que
les humains cohabitent avec des &lt;strong&gt;&amp;quot;hubots&amp;quot;&lt;/strong&gt;, nouveau néologisme
pour désigner ces &lt;em&gt;&amp;quot;humans-robots&amp;quot;&lt;/em&gt;, une nouvelle génération de robots,
encore plus perfectionnés que les traditionnels robots androîdes qui peuplent
les films de science-fiction classiques... Pas de fusées ni de monde futuriste
dans la série suédoise ultra réaliste, écrite par Lars Lundström: tout est très
contemporain, à part donc ces hubots multifonctions, qui ne sont jamais las ni
fatigués, auxiliaires de vie, assistants aux personnes âgées, nurses pour
enfants, aides au ménage, employés modèles en usines, serveurs dans des
restaurants... Et même auxiliaires très sexuels. Dans cette fiction, ils sont
devenus indispensables aux humains, et semblent presque se fondre dans cette
société. Dans cette série que j'ai eu la chance de dévorer en avant-première
(et que j'ai chroniquée dans le dernier numéro de &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt;), le
réalisateur s'attache à mettre en scène les diverses et étranges formes de
cohabitation qui naissent entre humains et robots. Et les conflits que cela va
provoquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les robots de service, ils sont devenus omniprésents au cinéma (forcément),
mais aussi dans des &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/02/Les-robots-en-voie-de-banalisation&quot;&gt;expos&lt;/a&gt;, l&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/01/13/Robopocalypse%2C-r%C3%A9cit-d-un-putsch-des-robots&quot;&gt;ivres&lt;/a&gt;,
débats sur l'avenir de l'humanité (voire des &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/02/11/jesuismort&quot;&gt;transhumains&lt;/a&gt;), l'industrie de la robotique de
services fait débat, ils ont un salon dédié, Innorobo... C'est intéressant de
les voir mis en scène dans une série télé grand public. Le sujet fait débat,
alors qu'un jour, les robots de services débarqueront inévitablement dans notre
quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/Real-Humans-270x270.jpg&quot; alt=&quot;Real-Humans-270x270.jpg&quot; title=&quot;Real-Humans-270x270.jpg, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, donc, des androïdes très ressemblants aux humains, à l'exception de
cette étrange prise USB fichée dans leur nuque, par laquelle ils peuvent se
recharger sur une prise électrique - comme un simple téléphone. Mais qui permet
aussi, à partir d'une tablette tactile, de vérifier leur identité, leur
propriétaire, les paramétrer... Mais aussi les pirater, y installer des &amp;quot;mises
à jour&amp;quot; très particulières, par exemple pour les transformer en partenaires
sexuels hors pair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le réalisateur Lars Lundsdröm met ainsi en scène les diverses formes de
cohabitation qui pourraient naître entre humains et robots. Mais aussi les
formes de rejet qu'ils pourraient susciter, une fois devenus trop menaçants:
car ils commencent à prendre des emplois aux humains, dans les usines par
exemple, où ils séduisent les services RH avec &lt;em&gt;&amp;quot;leur marge de 0%
d'erreur&amp;quot;&lt;/em&gt;. Un jeune humain attiré par la hubot domestique se voit qualifié
par sa psy de &amp;quot;transhumainsexuel&amp;quot;. On commence à voir en ville des hubots
prostitués par des humains, avec même une maison close dédiée... La, la réalité
rattrape déjà la fiction : après tout, il existe déjà des robots sexuels,
tel Roxxxy...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au point que se développe un mouvement radical, anti-hubots, intitulé
&lt;strong&gt;&amp;quot;Real Humans&amp;quot;&lt;/strong&gt;, un &amp;quot;label&amp;quot; que certains humains radicaux
placardent à l'entrée de leur maison. Un vocabulaire anti-hubots apparaît:
PacMan, trucs, machines...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois Lois d'Asimov ; des robots plus que des objets
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/les_robots_asimov.jpg&quot; alt=&quot;les_robots_asimov.jpg&quot; title=&quot;les_robots_asimov.jpg, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, la série pose des questions vertigineuses, incluant les Trois lois
de la robotique édictées par le maître de la SF, Isaac Asimov.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif,
permettre qu'un être humain soit exposé au danger.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels
ordres entrent en conflit avec la Première loi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas
en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, la série met en scène plusieurs catégories de hubots: les hubots
domestiques, vendus neufs ou d'occasion, diversement traités, dans des rapports
maître/esclave ambigüs, parfois des objets sexuels. Mais aussi des hublots
&amp;quot;affranchis&amp;quot;, devenus autonomes suite à l'installation d'un code de
programmation par un humain geek, David Eisner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des épisodes, parfois au contact des humains, on voit ces hubots
mîmer de mieux en mieux des émotions (or, l'émotion est le propre de
l'homme..), voire apprendre à faire des blagues, à mentir. On voit ainsi un
hubot affranchi se prendre de passion pour la Bible. Une hubot rêver de se
mettre en couple avec un humain. Ou un hubot devenu compagnon très sexuel se
rebeller lorsque sa propriétaire le débranche temporairement (&lt;em&gt;&amp;quot;J'ai un
interrupteur, donc tu me traites comme une machine ?&amp;quot;&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Akta_manniskor_m.jpg&quot; alt=&quot;Akta_manniskor.jpg&quot; title=&quot;Akta_manniskor.jpg, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;ont-ils des objets, ou un peu plus ? &lt;strong&gt;Et si
les hublots étaient dotés de libre-arbitre ?&lt;/strong&gt; Impossible bien sûr, mais
la série le suggère : les hubots apprennent au contact de l'homme, et
mîment de mieux en mieux leurs sentiments... Après tout, récemment encore, dans
les pages Technologies du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, Kate Darling, chercheuse en propriété
intellectuelle et en politique de l'innovation au Massachusetts Institute of
Technology (MIT) de Boston, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/02/14/donnons-des-droits-aux-robots_1832927_1650684.html&quot;&gt;
militait pour&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&amp;quot;donner des droits aux robots&amp;quot;&lt;/em&gt;, précisant :
&lt;em&gt;&amp;quot; Je parle plutôt de quelque chose comme les lois qui protègent les
animaux. A eux non plus, on n'accorde pas le droit à la vie, mais on a édicté
des lois pour les protéger contre la maltraitance&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Métaphore sur l'altérité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Real Humans&lt;/em&gt; est une &lt;strong&gt;métaphore sur l'alterité&lt;/strong&gt;, la
discrimination. Un reflet de notre société, où la domination de classe se
poursuit en silence, avec une certaine violence sociale et politique,
terriblement contemporaine Et pose des questions : un hubot, &amp;quot;véhicule
motorisé&amp;quot; d’un point de vue juridique, peut-il être considéré comme victime de
discriminations, ou de maltraitance ? Une avocate se voit saisie de la
question par deux femmes, qui estiment avoir été discriminées - ainsi que leurs
amants-hubots - car refoulées avec ceux-ci à l'entrée d'une boîte de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/01/02/Et-si-la-science-fiction-%C3%A9tait-has-been&quot;&gt;Je
me demandais&lt;/a&gt; il y a quelques temps si la science-fiction n'était pas un
genre en train de disparaître. Ce n'est pas sûr... En tous cas, elle renaît
avec ce nouveau genre de séries télé. Aux Etats-Unis, la chaîne SciFi diffuse
depuis janvier '&lt;strong&gt;'Continuum''&lt;/strong&gt;, lancée par la chaîne câblée
canadienne Showcase, qui met en scène Kiera, une femme flic de 2077 renvoyée
malgré elle en 2012, où elle poursuit dans leur fuite temporelle un groupe de
terroristes décidés à changer, depuis le passé, la face du futur. Et il y a
quelques jours, Lana et Andy Wachowski &lt;a href=&quot;http://www.vulture.com/2013/03/wachowskis-are-making-a-show-for-netflix.html?mid=twitter_vulture&quot;&gt;
annonçaient&lt;/a&gt; se lancer dans la réalisation d'une série, qui sera diffusée en
2014sur la plateforme Netflix, où il sera question de robots et de
science-fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Robots-tondeuses, aspirateurs, majordomes, de surveillance, et bientôt nurses... Des robots dans notre quotidien demain ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/03/21/Ces-robots-de-services-qui-vont-d%C3%A9barquer-dans-nos-vies</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4c0b8959c65cd43cab933484172e3d9c</guid>
    <pubDate>Thu, 21 Mar 2013 21:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Bruno Bonnell</category><category>iCub</category><category>Innorobo</category><category>iRobot</category><category>Nao</category><category>Robopolis</category><category>Robots</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Grands, petits, à roulettes, noir et blanc ou multicolores, blocs
fonctionnels, jouets ou humanoïdes parfois très réalistes... Il n'était pas
rare de croiser des robots dans les travées du salon &lt;a href=&quot;http://www.innorobo.com/index.php?lang=en&quot;&gt;Innorobo&lt;/a&gt;, qui se tient du 19 au
21 mars à Lyon. Un véritable salon dédié aux robots, ou des start-ups ou
grosses entreprises, venues de Lyon, Evry, Barcelone, de Corée du Sud ou du
Japon exposaient leurs derniers joujoux. Car c'est sûr, pour les professionnels
de ce secteur, la robotique de services sera le point d'entrée des robots dans
notre quotidien. J'en ai déjà parlé &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/02/Les-robots-en-voie-de-banalisation&quot;&gt;dans ce billet&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/01/13/Robopocalypse%2C-r%C3%A9cit-d-un-putsch-des-robots&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;,
ou encore &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/06/09/Un-homme-presque-%28trop%29-parfait&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; : au-delà
des fantasmes alimentés par le science-fiction, c'est bel et bien un secteur
économique qui émerge. On ne serait pas loin de la &lt;strong&gt;robolution&lt;/strong&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/web/399897-bruno-bonnell-les-robots-vont-transformer-quotidien-meme-maniere-telephones-portables&quot;&gt;
préconisée&lt;/a&gt; par Bruno Bonnell, ex-médiatique patron d'Infogrames, qui a créé
en 2006 Robopolis, start-up devenue une grosse entreprise de distribution de
robots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs types de robots de services émergent: robots au service des
personnes âgées, robots de surveillance, robots de présentation,
robots-tondeuses, robots laveurs de vitres, robots-jouets pour enfants, et même
des robots au centre de jouets éducatifs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robots-majordomes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1972_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1972.JPG&quot; title=&quot;IMG_1972.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos Capucine Cousin - Tous droits réservés&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a déjà le &lt;strong&gt;FutureRobot&lt;/strong&gt; de la société coréenne Furo,
robot-majordome qui roule dans les travées, s'arrête automatiquement devant
vous, avec cet étrange visage féminin affiché sur un écran en guise de tête. On
interagit avec lui via l'écran tactile apposé sur le buste, qui permet d'y
consulter directement des informations. Il est destiné aux événements, salons
et musées, et pour des prestations de téléprésence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1974_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1974.JPG&quot; title=&quot;IMG_1974.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2020_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2020.JPG&quot; title=&quot;IMG_2020.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre robot-majordome, &lt;strong&gt;Reem&lt;/strong&gt;, développé par la start-up
barcelonaise PAL Robotics, destiné aux universités, musées et événements. Il
vous parle spontanément - dans une des trente langues qu'il maîtrise - et vous
propose de taper votre nom sur l'écran tactile dont il est doté. La même voix
suave vous explique que, grâce à son système de reconnaissance faciale, il
pourra ensuite vous reconnaître et prononcer votre nom, tout en affichant votre
visage sur son écran Troublant... Plus étrange encore, ce visage à forme
humanoide doté d'une paire d'yeux, où les concepteurs ont poussé le mimétisme
jusqu'à y reproduire des pupilles, qui semblent vous dévisager...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robots-tondeuses, sentinelles...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1871_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1871.JPG&quot; title=&quot;IMG_1871.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;ans cette génération de robots de services, le géant
américain iRobot, lui, mise sur les robots de services quotidiens. &lt;em&gt;&amp;quot;Ce sont
ces robots de services qui vont faire entrer les robots dans les foyers&amp;quot;&lt;/em&gt;,
assure Bruno Bonnell. De fait, après les &lt;strong&gt;Roomba&lt;/strong&gt;, premiers
robots-aspirateurs à être devenus un succès grand public, il lance en France
cette année les robots-nettoyeurs de piscine, les robots-tondeuses, comme
&lt;strong&gt;Tuscania&lt;/strong&gt;, conçu par la start-up israélienne Robomow. On voit
aussi apparaître des petits robots pour nettoyer la piscine, les gouttières,
les vitres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1973_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1973.JPG&quot; title=&quot;IMG_1973.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre créneau prometteur, les petits robots de surveillance pour
entreprises. Plusieurs start-ups exposaient ainsi des robots 'rondiers&amp;quot;, munis
d'une petite caméra, destinés à assurer la surveillance dans les entrepôts,
comme ce mini-tank, dévoilé par la start-up barcelonaise
&lt;strong&gt;Robotnik&lt;/strong&gt;, ou l'&lt;strong&gt;e-vigilante&lt;/strong&gt;, développé par la
start-up française Eos Innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robots ludo-éducatifs, jouets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1969_m.jpg&quot; alt=&quot;Nao&quot; title=&quot;Nao, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.BFyjU77CUAAsa9x_m.jpg&quot; alt=&quot;BFyjU77CUAAsa9x.jpg&quot; title=&quot;BFyjU77CUAAsa9x.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les petits &lt;strong&gt;Nao&lt;/strong&gt;, on arrive là dans la catégorie des
robots qui ressemblent presque à des jouets. Ne sont-ils pas (presque)
émouvants, avec leur petite bouille, leurs yeux ronds ? Ils peuvent vous
parler, chanter, raconter une histoire, danser... Et même conduire une voiture.
C'est une des grosses start-ups françaises, Aldebaran Robotics, qui en est à
l'origine. On avait beaucoup parlé d'elle au printemps dernier, lorsqu'elle
avait levé 100 millions d'euros auprès d'un fonds d'investissement...
japonais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, ils ne sont pas encore en vente auprès du grand public. Mais avec un
prix de vente d’entrée de gamme à 3 600 euros, pourraient-ils devenir les
jouets de demain ? Car ces joujoux pourront devenir de véritable robots de
services avec des fonctionnalités sur mesure, grâce à la boutique
d’applications, sur le modèle de l'Appstore d'Apple, qu'Aldebaran développe,
avec une communauté de développeurs. On en compte déjà une centaine, dont
certaines élaborées avec des entreprises dans la santé, la domotique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1985_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1985.JPG&quot; title=&quot;IMG_1985.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1987_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1987.JPG&quot; title=&quot;IMG_1987.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1991_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1991.JPG&quot; title=&quot;IMG_1991.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, ce sont aussi les robots-jouets et robots éducatifs qui entreront
dans les foyers et les écoles. Ce qu'ont bien compris les start-ups coréennes.
Avec par exemple cet ensemble ludo-éducatif, les &lt;strong&gt;smart robots
Albert&lt;/strong&gt;, qui cumule dock pour smartphone, appstore dédié, cartes de jeu
scannées par le smartphone, une nouvelle génération de livres-jeux interactifs
et un stylo intelligent... La génération de demain des jouets? En tous cas, ce
jeu devrait débarquer cette année en France pour 200 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1971_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1971.JPG&quot; title=&quot;IMG_1971.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi ces sortes de Lego version sud-coréenne, les
&lt;strong&gt;Robotron&lt;/strong&gt;, des packs avec briques de jouets et système
électrique, qui permettent de construire soi-même ses jouets-robots, qui
peuvent même danser (je vous renvoie à ma &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/03/21/vine.co/v/bpUpFQb1djU&quot;&gt;petite vidéo)&lt;/a&gt;. Ils sont destinés aux écoles, mais
sont déjà en vente dans les grandes surfaces sud-coréennes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2002_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2002.JPG&quot; title=&quot;IMG_2002.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme le constructeur coréen Robotis dévoilait ses robots-jouets,
inspirés de l'univers des dessins animés et des mangas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2010_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2010.JPG&quot; title=&quot;IMG_2010.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_2012_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2012.JPG&quot; title=&quot;IMG_2012.JPG, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troublant aussi, ce robot humanoïde, né du projet européen de R&amp;amp;D
&lt;a href=&quot;http://www.icub.org/&quot;&gt;iCub&lt;/a&gt;, une plateforme open source de
recherche sur la robotique humanoïde et les sciences cognitives, initiée par
l'Institut italien de technologies. Son visage mime les expressions d'un enfant
de 3 ans. Et voir la dextérité avec laquelle il saisit une balle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien sûr, tous ces robots ont des fonctions très précises. Pour la
plupart, leur fonction, mais aussi leur apparence, leur design, les cantonne à
des machines rassurantes qui remplissent une mission simple. Reste à voir si,
demain, nous accepterons des robots pouvant remplir des tâches plus complexes,
où ils devront être capables de comprendrais les émotions des humains et y
répondre, comme une nurse ou un robot d'assistance aux personnes âgées...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ce que vous &quot;likez&quot; sur Facebook en dit (beaucoup) sur vous</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/03/13/Le-%22like%22%2C-r%C3%A9v%C3%A9lateur-de-donn%C3%A9es-tr%C3%A8s-personnelles-sur-Facebook</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2a6735b2a42469049bc46a25d47c7bf7</guid>
    <pubDate>Wed, 13 Mar 2013 20:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Vie privée &amp; données personnelles en ligne</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.NA-BV425A_LIKE_G_20130311190330-1_m.jpg&quot; alt=&quot;NA-BV425A_LIKE_G_20130311190330-1.jpg&quot; title=&quot;NA-BV425A_LIKE_G_20130311190330-1.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;acebook connaît tout ou presque de vous... Et vous donnez
(beaucoup) à voir sur vous-mêmes à travers vos &amp;quot;likes&amp;quot;, à longueur de clics. Le
constat est un peu vertigineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Nous dévoilons nos comportements digitaux, les Facebook Likes, qui
peuvent être utilisés pour faire ressortir nombre de choses très personnelles
sur nous-mêmes: âge, orientation sexuelle, ethnie, positions politiques et
religieuses, traits de personnalité, intelligence, bonheur, utilisation de
substances addictives, séparation des parents... &amp;quot;&lt;/em&gt;. Les chercheurs Michal
Kosinski, de l'Université de Cambridge, et David Stillwell de l'Université de
Nottingham, ont &lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/content/early/2013/03/06/1218772110.full.pdf+html?with-ds=yes&quot;&gt;
réalisé une étude&lt;/a&gt; un peu particulière, publiée lundi dans le
&lt;em&gt;Proceedings of the National Academy of Sciences&lt;/em&gt;. Une petite bombe.
&lt;strong&gt;Leur matière première : les &amp;quot;likes&amp;quot;&lt;/strong&gt; publiés par une base
de 58 000 internautes américains utilisateurs de TFacebook - évidemment
volontaires pour cette étude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ils ont démontré clairement les liens très proches entre ces &amp;quot;j'aime&amp;quot;
souvent cliqués à la va-vite et différents traits de l'identité des
utilisateurs. Pour cela, les chercheurs ont conçu des algorithmes qui
permettent de créer des profils de personnalités révélant potentiellement des
informations personnelles et intimes des utilisateurs de Facebook. &lt;em&gt;&amp;quot;Nous
avons sélectionné des traits et des attributs qui révèlent à quel point est
précis, et potentiellement intrusif, un tel modèle prédictif&amp;quot;&lt;/em&gt;,
écrivent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &amp;quot;Like&amp;quot;, comportement impulsif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de fait: &lt;strong&gt;le &amp;quot;like&amp;quot; favorise un des rares comportements impulsifs
de l'internaute&lt;/strong&gt; sur Facebook: en un clic, donc encore plus rapide que
de laisser un commentaire, il lui permet de marquer son association positive à
un contenu publié (photo, vidéo, status d'ami, Fanpage - le &amp;quot;like&amp;quot; lui
permettant de recevoir automatiquement ses mises à jour...). Autre
particularité des &amp;quot;Likes&amp;quot;, c'est &lt;strong&gt;une des rares sources d'information
sur les goûts et préférences des internautes à être rendues publiques par
défaut&lt;/strong&gt;. Sur la page Facebook d'un particulier, un encadré (&amp;quot;mentions
J'aime&amp;quot;) rassemble ainsi l'ensemble de ses &amp;quot;Likes&amp;quot;. Sur la mienne, pourtant peu
fournie, vous verrez ainsi que j'ai &amp;quot;liké&amp;quot; les fanpages de David Bowie,
Dangerous Pets, Téléchat, Amazon.fr, Le Monde, Place de la Toile... Facebook
m'y suggère même gentiment d&lt;em&gt;'&amp;quot;annoncer &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/03/13/mes&quot; title=&quot;mes&quot;&gt;mes&lt;/a&gt;
intérêts&amp;quot;&lt;/em&gt; ;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs ont par exemple réussi à deviner avec plus de 93% de réussite
l'origine et le sexe des interrogés. Mais aussi, l'orientation sexuelle des
sondés dans 88% des cas, leur ethnie dans 95% des cas (&amp;quot;African Americans&amp;quot; ou
&amp;quot;Caucasian Americans&amp;quot;, selon la novlangue US)e leur orientation politique
(démocrate ou républicain) dans 85% des cas. De même, l'étude a détecté
correctement chrétiens et musulmans dans 82% des cas, l'orientation sexuelle
chez les hommes (85%) et chez les femmes (75%), le statut relationnel (en
couple ou célibataire), l'utilisation de drogues (de 65% à 73%)... Surtout, les
prédictions s'appuient largement sur des déductions à partir d'énormes
quantités de données. Ainsi, l'homosexualité est induite non pas parce que les
utilisateurs cliquent sur des sites gays mais en fonction par exemple de leurs
préférences musicales et des émissions de télévision qu'ils regardent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez un QI élevé ? Vous &amp;quot;likez&amp;quot; (forcément) Le Parrain, Mozart, la
voix de Morgan Freeman, Lord of the Rings, ou une émission politique comme The
Daily Show. Votre QI est faible, vs &amp;quot;likez&amp;quot; Tyler Perry, Sephora, ou encore I
Love Being a Mom. Tout comme si vous êtes ouvert, &amp;quot;liberal&amp;quot; (au sens US du
terme) et artiste, vous avez &amp;quot;liké&amp;quot; Oscar Wilde, Charles Bukowski, Leonardo Da
Vinci, le mouvement Bauhaus, Leonard Cohen, ou encore le très destroy John
Waters. A l'inverse des plus conservateurs, qui ont liké Monster-In-Law, The
Bachelor, et Teen Mom 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxe, à l'heure où les internautes sont de plus en plus méfiants, et
sont devenus expérimentés dans leurs usages des réseaux sociaux, et font donc
en sorte de révéler de moins en moins d'éléments personnels sur leur profil
Facebook, ils les dévoilent d'autant plus via ces seuls &amp;quot;Likes&amp;quot;... &lt;em&gt;&amp;quot;Les
gens peuvent choisir de ne pas révéler certaines informations à propos de leur
vie, comme leur orientation sexuelle ou leur âge, pourtant, ces informations
peuvent être déduites de manière statistique à partir d'autres aspects de leurs
vies qu'ils révèlent&amp;quot;&lt;/em&gt;, souligne l'étude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Une part croissante des activités humaines, telles que les interactions
sociales, l'entertainment, le shopping, le partage d'informations, sont
maintenant &amp;quot;intermédiés&amp;quot; par des services digitaux. Ces comportements
&amp;quot;intermédiés&amp;quot; peuvent facilement être enregistrés et analysés, avec l'émergence
des sciences sociales computationnelles et de nouveaux services tels que les
outils de recherche personnalisés et le marketing ciblé&amp;quot;,&lt;/em&gt; souligne l'étude
d'emblée. Ça a le mérite d'être clair. Les &amp;quot;likes&amp;quot;, décidément une mine pour
les marques, qui cherchent déjà à les collectionner sur leurs fanages
Facebook... Car une fois de plus, cela démontre que ces données peuvent être
exploitées à des fins commerciales pour cibler des campagnes de pub ou de
marketing, mais surtout, peuvent aussi révéler des informations très
personnelles, souligne David Stillwell.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Phablets, OS &quot;libres&quot;, 4G... Cinq tendances mobiles pour 2013</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/03/03/Phablets%2C-OS-%22libres%22%2C-4G...-Cinq-tendances-mobiles-pour-2013</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c849016372a939e7b594b8b859567a5b</guid>
    <pubDate>Sun, 03 Mar 2013 21:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>4G</category><category>Firefox OS</category><category>Huawei</category><category>Mobiles</category><category>MWC</category><category>Phablet</category><category>Tizen</category><category>ZTE</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.mwc-2013-580-75_m.jpg&quot; alt=&quot;mwc-2013-580-75.jpg&quot; title=&quot;mwc-2013-580-75.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Va-t-on téléphoner de moins en moins, et s'envoyer toujours plus de &amp;quot;data&amp;quot;
depuis nos smartphones toujours plus perfectionnés ?... La frontière entre
smartphones et tablettes est-elle en train de s'estomper ? La suprématie
d'Android et d'iOS d'Apple pourrait-elle être remise en cause ?... Comme chaque
année, le &lt;a href=&quot;http://www.mobileworldcongress.com/&quot;&gt;Mobile World
Congress&lt;/a&gt; (MWC) de Barcelone, une des grand-messes de l'industrie des
&amp;quot;telcos&amp;quot;, qui rassemblait la semaine dernière plus de 70 000 personnes, a
permis de prendre le pouls du secteur. Un secteur plus que jamais mouvant, avec
des opérateurs traditionnels en difficultés, et bien sûr la crise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi quelques études récentes, comme l'étude annuelle de
Médiamétrie, publiée mercredi dernier, révélateur des tendances de consommation
des internautes/mobinautes. Exemples de tendances naissantes ou affirmées
attendues pour cette année...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le choc attendu de la 4G&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quatrième génération de téléphonie mobile, dont les opérateurs
développent (très) progressivement les réseaux, c'est &lt;strong&gt;le prochain champ
de bataille entre opérateurs&lt;/strong&gt; mobiles. Qui entendent relancer la guerre
des prix, dans un secteur dynamité depuis l'arrivée de Free Mobile et ses
tarifs low cost. Désormais, ils vont arguer de l'innovation, du développement
de l'infrastructure, de la qualité de leurs réseaux respectifs... Pour
justifier de nouveaux forfaits, plus chers. Mais aussi du côté &lt;strong&gt;des
constructeurs&lt;/strong&gt;, qui commencent tout juste à dégainer une nouvelle
génération d'appareils mobiles compatibles avec cette nouvelle norme. Le sujet
était omniprésent cette année sur la Fira de Barcelone, comme j'en parle dans
cette enquête publiée &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/207172W/bataille-rangee-autour-de-la-4g.html&quot;&gt;
la semaine dernière&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question étant surtout: comment accrocher le consommateur, le convaincre
de changer de mobile, de forfait...?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &amp;quot;tigres&amp;quot; chinois en embuscade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/_OWiJJM530A?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/_OWiJJM530A?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est un des aspects induits par l'arrivée de la 4G.
Certes, des constructeurs de mobiles alors (presque) méconnus étaient déjà à
Barcelone l'année dernière: &lt;strong&gt;Huawei, ZTE, Panasonic, Fujistu&lt;/strong&gt;...
Mais certains sont en délicatesse (Panasonic n'a finalement pas lancé sa gamme
de smartphones Eluga en Europe, comme je l'évoque &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/02/18/%22Passion%22-de-Bryan-De-Palma%2C-thriller-glac%C3%A9-et-mise-en-abyme-d-un-univers-ultra-technologique&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;). Quant aux Chinois ZTE et Huawei, leurs pavillons étaient cette année
bien plus imposants que l'an dernier, situés à quelques pas de ceux de Sony,
Samsung et autres Nokia... Surtout, ils ont dévoilé cette année une poignée de
smarpthones et tablettes compatibles 4G, bijoux technologiques proposés à des
prix très offensifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, dans mon reportage, les dirigeants français de ces deux &amp;quot;tigres&amp;quot;
chinois le disent clairement: la 4G est bien l'occasion pour eux de se lancer à
l'assaut du marché français, où ils s'en tenaient, jusqu'à présent, à des
appareils proposés sous marque blanche, ou quelques rares smartphones sous
Android. Pour lancer son Ascent P2, Huawei va d'ailleurs s'offrir sa première
campagne publicitaire mondiale, ce printemps, confiée à la puissante agence
McCann, comme nous le révélons dans &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt;. Il s'était déjà essayé
à la campagne institutionnelle un peu chic l'automne dernier (ce cheval blanc
ne vous rappelle rien?...). Même Lenovo, à Barcelone, n'avait certes pas de
stand, mais a présenté à une poignée de journalistes des tablettes et
smarpthones sous Android qui seront lancé en Europe dans le courant de l'année
- quelques-uns devraient être compatibles 4G. Pour mémoire, ce constructeur
chinois, devenu un des leaders mondiaux dans les PC, a innocemment manifesté
son intérêt, il y a quelques semaines, pour racheter le Canadien Blackberry
(ex-RIM), qui tente sa survie avec son Blackberry 10...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;utre fait, révélateur, dans cette &lt;strong&gt;guerre de
com'&lt;/strong&gt; menée sous le ciel bleu de Barcelone, plusieurs grands
constructeurs traditionnels n'ont pas daigné y tenir une conférence de presse.
Pas de conf' pour LG, Samsung, Blackberry... Mais Huawei (dès dimanche
après-midi, veille de l'ouverture officielle du salon) et ZTE l'ont bien tenue,
eux. Les constructeurs essaient désormais de faire la différence en organisant
leurs propres événements hors de ce rendez-vous multi-marques qu'est le MWC me
faisait remarquer Thomas Husson, de l'institut Forrester. Blackberry a dévoilé
son dernier joujou à New York, le 30 janvier dernier, HTC a dévoilé ses
derniers modèles quelques jours avant le MWC, Samsung a annoncé à Barcelone un
événement... à New York, mi-mars, pour la sortie de son Galaxy S4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Smartphones, tablettes... et phablets mania&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/Handset-makers-like-ZTE-Huawei-scurry-to-join-Year-of-the-Phablet.jpg&quot; alt=&quot;Handset-makers-like-ZTE-Huawei-scurry-to-join-Year-of-the-Phablet.jpg&quot; title=&quot;Handset-makers-like-ZTE-Huawei-scurry-to-join-Year-of-the-Phablet.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La 4G va accélérer les nouveaux modes de consommation des
contenus&lt;/strong&gt;, et les nouveaux modes d'utilisation des appareils
électroniques par le grand public. Toujours plus de mobilité, toujours plus de
contenus que l'on partage et que l'on échange, que l'on produit... Ces usages
ont été créés avec la 3G, qui nous a permis de lire nos emails, surfeur sur
Internet, regarder des vidéos.. sur nos mobiles, nous transformant en
&amp;quot;mobinautes&amp;quot;. La 4G va accélérer cette tendance de consommation: elle devrait
permettre de télécharger des contenus (vidéos notamment) cinq fois plus vite,
et de les partager dix fois plus vite. Imaginez seulement la différence par
rapport à aujourd'hui...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Husson me disait que cela devrait généraliser l'utilisation de
&amp;quot;social games&amp;quot; (voire une nouvelle génération de MMORPG compatibles mobiles?),
mais aussi de la combinaison réseaux sociaux + vidéos, avec, peut-être, une
&lt;strong&gt;nouvelle génération d'Instagram version vidéo&lt;/strong&gt;. Ce réseau
mobile très haut débit va nous habituer à partager en un clin d'oeil des vidéos
que nous avons tournées avec des mobiles intégrant des appareils photos
toujours plus perfectionnés : les derniers smartphones présentés à
Barcelone, par Samsung, LG et autres Huawei, comportent presque tous des
appareils photos numériques de 12 megapixels, avec fonction vidéo, flashs
intégrés etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t ce alors que, en un an, on compte 24% de mobinautes
supplémentaires (23,6 millions) et +138% d’utilisateurs principaux d’iPad (2,3
millions), soit un foyer sur sept, d'après la dernière étude de Médiamétrie,
sur &amp;quot;l'année Internet 2012&amp;quot;. Car en 2012, au gré d'une année bouillonnante en
actualités politiques sportives, les Français ont été nettement plus nombreux à
s'équiper et se brancher à Internet sur tous les écrans. Au passage, un
internaute sur 4 a déjà commenté sur Internet un programme TV qu'il était en
train de regarder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, la 4G, ces nouvelles habitudes, devraient consacrer l'émergence
d'une nouvelle génération de smartphones. Ils tiennent encore dans la main,
mais sont presque des tablettes, avec des écrans de 5 pouces, voire 6
pouces : tel le Huawei Ascend Mate, doté d'un écran de 6,1 pouces. Ce sont
les &lt;strong&gt;&amp;quot;phablets&amp;quot;&lt;/strong&gt; (smartphone + tablette), nés dans le sillage de
la &amp;quot;phablet&amp;quot; à succès de Samsung, la &lt;strong&gt;Galaxy Note&lt;/strong&gt; (10 millions
de modèles vendus en 2012), dévoilée il y a pile un an à Barcelone, comme j'en
parlais alors &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/183135W/la-phablette-nouveau-produit-nouveaux-usages.html&quot;&gt;
dans cet article&lt;/a&gt;. Appareil deux en un ou nouveau segment marketing ?
Une de ses particularités étant qu'elle permet aussi de téléphoner, et comporte
un emplacement pour une carte SIM, contrairement à la plupart des tablettes
tactiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui les rapproche de la nouvelle génération de tablettes, dotées d'écrans
7 pouces, ue l'on a vu émerger fin 2012, tels l'iPad Mini, ou la Google Nexus.
Des tablettes davantage adaptées à des usages nomades...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;OS &amp;quot;libres&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.20130224_ZTE_Open_running_Firefox_OS_011_620x485_m.jpg&quot; alt=&quot;20130224_ZTE_Open_running_Firefox_OS_011_620x485.jpg&quot; title=&quot;20130224_ZTE_Open_running_Firefox_OS_011_620x485.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle génération d'écosystèmes mobiles &amp;quot;libres&amp;quot;,&lt;/strong&gt;
lointains héritiers des logiciels libres? Cela commence à arriver dans la
galaxie mobile. Et on imagine déjà les argumentaires marketing autour de ces
alternatives &amp;quot;libres&amp;quot; aux OS propriétaires (ou pas loin), tels Android de
Google, qui équipe toujours plus de mobiles (70,1% fin 2012 d'après l'institut
IDC), et iOS d'Apple (21% des smartphones). A Barcelone, les premiers
smartphones &amp;quot;tournant&amp;quot; sous &lt;strong&gt;Firefox OS&lt;/strong&gt; ont fait sensation, tel
celui dévoilé par ZTE, ZTE Open. Tout petit, simplisme, j'ai trouvé sa
navigation fluide, avec la multitude d'apps dont il était déjà pourvu. Un type
de modèle de smartphone conçu sur mesure &amp;quot;pour l'Amérique du Sud&amp;quot; et d'autres
pays en voie de développement, précisait un des dirigeants de ZTE lors de la
conférence de presse de présentation à Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.samsung-tizen_m.jpg&quot; alt=&quot;samsung-tizen.jpg&quot; title=&quot;samsung-tizen.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre OS &amp;quot;alternatif,&amp;quot; très attendu cette année, &lt;strong&gt;Tizen&lt;/strong&gt;. Une
déjà longue histoire pour ce système d'exploitation mobile open-source. Initié
par la Linux Foundation, développé par Intel, Tizen sera multiplateforme, conçu
pour les smartphones, les tablettes, et les TV. En 2012, Samsung a déversé
quelques 500 000 dollars (373 000 d'euros) à la Linux Foundation pour devenir
un membre platinium - ce qui lui permet, au passage, de mieux gérer les
orientations de Tizen. Depuis, il a été rejoint par d'autres consutructeurs,
tel Huawei, et des opérateurs, comme NTT Docomo et Orange, comme &lt;a href=&quot;http://www.eweek.com/mobile/tizen-gains-support-of-ntt-docomo-orange-huawei/&quot;&gt;annoncé
à Barcelone&lt;/a&gt;. Autre annonce, dès cette année, Orange commercialisera des
smartphones Samsung sous l'OS Tizen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moins de voix, plus de data&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au fait, le téléphone mobile sert-il encore vraiment à téléphoner? Dans
les pays anglo-saxons, la consommation de &amp;quot;datas&amp;quot;, allègrement au-delà d'1
giga-octet, devient de plus en plus centrales dans les nouvelles générations de
forfaits proposés, surtout avec la 4G. Alors que la &amp;quot;voix&amp;quot;, le fait de
téléphoner, devient moins importante, comme je l'abordais déjà &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/05/10/La-fin-du-t%C3%A9l%C3%A9phone&quot;&gt;dans ce billet&lt;/a&gt;, il y a
près d'un an.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Passion&quot; de Brian De Palma, mise en abyme d'un univers ultra-technologique, placement de produit sur mesure pour Panasonic</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/02/18/%22Passion%22-de-Bryan-De-Palma%2C-thriller-glac%C3%A9-et-mise-en-abyme-d-un-univers-ultra-technologique</link>
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    <pubDate>Mon, 18 Feb 2013 22:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Apple</category><category>Brian de Palma</category><category>Eluga</category><category>Panasonic</category><category>Placement de produits</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;ès le plan d'ouverture, un long plan-séquence, il y a ce
focus sur la pomme du Macbook d'une des protagonistes, au point qu'il suscite
quelques petits rires dans la salle.Puis deux jeunes femmes, à la beauté
glacée, qui bossent sur leur prochaine campagne publicitaire, pour le lancement
du smartphone Eluga de Panasonic. Deux placements de produits les premières
secondes du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant près de deux heures, ce polar esquisse un monde du travail qui fait
frissonner, dans des locaux au design gris et parfait, avec des personnages aux
traits trop lisses et au look trop recherché, des formes discrètes de pression
et de harcèlement moral - l'&amp;quot;héroïne&amp;quot; subit humiliations publiques, piquage
d'idées et manipulations diverses par sa boss. Au passage, dans ce film
allemand, les personnages parlent en allemand, sauf à l'agence ou dans les
séquences liées au monde du travail, où ils parlent en anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t surtout, il y a dans ce film l'omniprésence de ces
produits technologiques ultra-modernes, noirs et argent. Nulle recherche de
l'accumulation de placements de produits, pas de profusion de marques, Brian De
Palma n'a pas cédé à la tentation. Mais deux marques ont une place de choix
durant tout ce film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apple-mania&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;pple d'abord, avec des MacBooks pros du début à la fin du
film. Normal, dans une grande agence de pub comme celle du film, c'est la
marque de prédilection pour les créatifs et &amp;quot;artistes&amp;quot; putatifs. L'omniprésence
d'Apple dans le cinéma, et tout ce qu'il incarne - pour l'instant - j'en avais
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/02/02/Ces-placements-de-produits-Apple-en-s%C3%A9rie&quot;&gt;déjà
parlé dans ce billet&lt;/a&gt;, avec notamment la saga
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Millenium&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, où l'actrice Noomi Rapace (que l'on
retrouve ici chez De Palma en jeune créative publicitaire à double visage)
s'était révélée avec son personnage de geekette post-punk. Mais l'omniprésence
de la firme à la pomme - dans les films et séries n'est pas anodines: elle
imprègnerait presque le spectateur... Au passage, la légende veut qu'Apple n'a
jamais signé de contrats de placements de produits, ou n'est jamais passée par
des agences de placements de produits telle que Casablanca. Pas besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/panasonic-eluga.jpg&quot; alt=&quot;panasonic-eluga.jpg&quot; title=&quot;panasonic-eluga.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Brian De Palma accorde surtout &lt;strong&gt;une place de choix à Panasonic
et son smartphone Eluga&lt;/strong&gt;, qui fait donc l'objet du spot publicitaire
&amp;quot;volé&amp;quot; puis diffusé sur YouTube, au cœur de l'intrigue du film. Il n'a même pas
inventé une marque, un produit pour les besoins de cette fiction, mais est
parti d'une marque existante: le constructeur japonais Panasonic, qui - ça
tombe bien - lançait il y a pile un an au Mobile world Congress de Barcelone
(une des grand-messes annuelles de l'univers des télécoms) sa gamme de &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/185911W/les-premiers-smartphones-panasonic-attendus-en-mai.html&quot;&gt;
smartphones Eluga&lt;/a&gt;. Des smartphones haut de gamme, au design fin et racé,
qui ont pour particularité de pouvoir être immergés dans l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement ce que montrent les premières minutes du film. Mais alors, De
Palma a-t-il poussé la logique du placement de produit jusqu'au bout ? Au
point de mettre en scène une gamme de produits dans son scénario ? Certes,
pas de vulgaire placement de produit, où les actrices manipulent ostensiblement
leur smartphone Panasonic. Trop grossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spot publicitaire sur-mesure pour l'Eluga&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Palma esquisse comment une agence de pub va monter une campagne pour
vendre un smartphone comme tant d'autres. Et montre ce qui pourrait être perçu
comme un spot publicitaire réussi, la vraie bonne idée que tout créatif aurait
rêvé d'avoir : le smartphone placé dans la poche arrière du jean slim
d'une jeune femme, qui, allumé, permet de filmer avec la caméra intégrée ce qui
se passe dans la rue, dans le dos de la jeune femme... Une jeune f allumeuse,
qui parle crûment, et fait de son smartphone un accessoire sexuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasard ? Le constructeur japonais, qui bénéficie d'une vraie aura grâce
notamment à la notoriété de ses téléviseurs, a connue une année 2012 difficile,
entre ventes à la baisse, chiffres préoccupants (une perte nette de 6,1
milliards d’euros au terme de 9 mois de son exercice décalé 2012-2013), et
production chahutée après le tsunami qui a affecté le Japon. Et sa gamme Eluga
n'a finalement pas été lancée en Europe, et ne le sera pas cette année, comme
le confirmait il y a quelques jours son nouveau DG France &lt;a href=&quot;http://www.challenges.fr/high-tech/20130212.CHA6142/panasonic-ralentit-sur-l-electronique-grand-public-au-profit-des-energies-vertes.html&quot;&gt;
dans une interview&lt;/a&gt; à &lt;em&gt;Challenges&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ecrans multiples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, rien d'anodin là-dedans. Ce qui intéresse De Palma, avec ce thriller
d'entreprise, c'est de &lt;strong&gt;dénoncer une société de consommation&lt;/strong&gt;
qui prône l'ultra-performance au travail, et la quête perpétuelle de
perfection, entre bureaux et appartements trop design. Même dans la scène de
ballet, il nous montre essentiellement les corps et les visages (trop)
parfaits, trop souriants, des danseurs. Le film montre aussi une certaine
omniprésence des écrans, des ordinateurs aux smartphones, en passant par les
caméras de vidéosurveillance, et un écran placé au bord de la baignoire d'une
des actrices, des affrontements menés via Skype et des &amp;quot;call confs&amp;quot;, des vidéos
balancées sur YouTube... Sans compter les sonneries stridentes de smartphones
dans la scène finale, lointain rappel de la musique de la scène-clé de
&lt;em&gt;Psychose&lt;/em&gt; de Hitchcock...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une intégration d'écrans multiples pour mieux dénoncer ce phénomène.
&lt;em&gt;&amp;quot;Aujourd’hui, presque tout le monde marche dans la rue le regard plongé
dans son téléphone au lieu de regarder la rue, ce qui est quand même un peu
étrange… Dans Passion, j’ai détourné une vraie campagne de publicité pour une
marque de smartphones, avec cette idée de placer un téléphone dans la poche
arrière du pantalon d’une jeune femme, photographiant ainsi les passants qui
matent son cul. Aujourd’hui, tout le monde possède une caméra par le biais des
smartphones, c’est très bien d’un point de vue sociologique mais cela signifie
la fin des beaux travellings, des plans travaillés, des séquences d’action
soigneusement composées&amp;quot;&lt;/em&gt;, explique-t-il &lt;a href=&quot;http://www.lesinrocks.com/2013/02/17/cinema/de-palma-jetais-et-je-suis-toujours-en-marge-du-systeme-11360306/&quot;&gt;
dans cette interview&lt;/a&gt; accordée aux &lt;em&gt;Inrockuptibles&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est peut-être qu'un hasard, une marque parmi d'autres... En tous cas,
Panasonic Marketing Europe Ltd est bien cité dans les remerciements pour les
partenariats produits, en fin de générique. A quand la pub Panasonic qui mettra
en avant des scènes du film, comme Sony avec James Bond ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Faut-il exposer les enfants aux écrans ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/02/04/Faut-il-exposer-les-enfants-aux-%C3%A9crans</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Feb 2013 18:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
            
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/pT4EbM7dCMs?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/pT4EbM7dCMs?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V&lt;/strong&gt;ous n'avez pas pu louper cette vidéo sur YouTube, où une
petite fille de 2 ans utilise avec une facilité déconcertante une tablette. Il
y a aussi toutes ces anecdotes, rapportées par des parents ou des instituteurs,
avec ces petits qui font glisser leur doigt de droite à gauche sur une feuille
de papier (comme sur une tablette...), celle-ci qui se met en colère lorsque sa
mère veut lui retirer &amp;quot;son&amp;quot; iPad des mains (c'est du vécu)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doudous numériques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es usages numériques en train d'émerger chez les enfants,
et surtout les tout-petits, soulèvent de nouvelles questions, de manière
vertigineuse. Alors que, après les applis et jeux éducatifs pour enfants sur
les Appstores, se multiplient maintenant les tablettes pour enfants, voire pour
les moins de trois ans. J'y ai consacré récemment &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/204316W/tablettes-pour-enfants-un-filon-sujet-a-debat.html&quot;&gt;
cette enquête&lt;/a&gt; pour &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt; (encore en accès abonnés, sorry...),
les constructeurs de produits IT, constructeurs de jouets ou de jeux éducatifs
sont en train de s'engouffrer dans cette brèche, en sortant tour à tour leurs
tablettes tactiles pour enfants, et même par tranches d'âges. Cela a été un des
cadeaux de Noël les plus remarqués. Alors que plus de 3,5 millions de tablettes
(iPad, Galaxy de Samsung notamment) ont été vendues l'an dernier, jusque 500
000 tablettes pour enfants auraient été vendues. On a même vu, y compris au CES
de Las Vegas début janvier, des accessoires pour ces tablettes spéciales kids:
cadre protecteur en fausse fourrure, jouets à y accrocher... Ou comment faire
de ces tablettes de véritables doudous numériques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;e qui pose de nouvelles questions d'ordre sociétal,
éducatif, , scientifiques, etc. Et n'a pas tardé à ressusciter des débats (et
angoisses) similaires à celles de la télé pour tous-petits. Justement, fin
janvier, l'Académie des Sciences rendait public &lt;a href=&quot;http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis0113.pdf&quot;&gt;son rapport&lt;/a&gt;
(publié le 22 janvier, ed. du Pommier) sur l'exposition des enfants aux écrans.
Avec un avis, contre toute attente, très nuancé: non, les outils numériques ne
sont pas forcément nocifs, ils peuvent même devenir un &lt;strong&gt;nouvel outil
d'apprentissage&lt;/strong&gt;. Une position contrastée (par peur d'apparaître comme
d'un autre âge?), à mille lieues des propos plutôt sceptiques que tenait Serge
Tisseron auprès de &lt;em&gt;M le Mag&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/style/article/2012/10/28/la-tablette-ce-nouveau-doudou_1780724_1575563.html&quot;&gt;
en décembre dernier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier pour les moins de 3 ans - la tranche d'âge pour laquelle
l'utilisation des tablettes est à priori la plus discutable. &lt;em&gt;&amp;quot;A cet âge,
l'enfant doit mettre en place ses repères spatiaux et temporels. &amp;quot;Les
tablettes, c'est un éternel présent. Alors que lorsque les enfants utilisent
des petits livres cartonnés, ils peuvent voir l'avant – les pages déjà vues –,
le pendant – la page devant eux – et l'après – les pages restantes&amp;quot;&lt;/em&gt;,
déclarait-il alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or dans l'étude, les chercheurs montrent &lt;strong&gt;bien peu de distance par
rapport à la tablette&lt;/strong&gt;, citée à 42 reprises (pratiquement autant que le
bon vieil ordinateur qui apparaît 60 fois), parée de presque toutes les vertus,
étant même le seul écran à être conseillé avant l’âge de 2 ans, pour
&lt;em&gt;&amp;quot;éveiller leur intelligence sensori-moteur et leurs premières capacités
cognitives, qui apparaissent bien avant le langage&amp;quot;&lt;/em&gt; (sic) - à condition
que leur usage soit &lt;em&gt;&amp;quot;accompagné, sous forme ludique, par les parents&amp;quot;&lt;/em&gt;.
Bref, pour les chercheurs les tablettes participent à l'éveil cognitif des
tous-petits... à condition que les parents soient à côté lorsqu'ils les
utilisent. On imagine le soulagement des constructeurs, qui y voient un
&lt;strong&gt;business très prometteur&lt;/strong&gt; - et l'ouverture d'une brèche, côté
éditeurs, pour la création de jeux ludo-éducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si la tablette est un nouvel écran séduisant, c’est avant tout un
&lt;strong&gt;outil de consommation&lt;/strong&gt;, idéal pour lire une vidéo, consulter
l’actualité, ou parcourir les réseaux sociaux. Créer, apprendre via des jeux
ludo-éducatifs très élaborés, conçus par des spécialistes de la petite enfance?
Cela reste à prouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Dessins-denfants1_m.jpg&quot; alt=&quot;Dessins-denfants1.jpg&quot; title=&quot;Dessins-denfants1.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;n revanche, sur l'exposition des enfants à la télé,
l'Académie des Science est plus tranchée. Et pointe les effets néfastes d'une
exposition prolongée aux programmes de télé par les enfants de moins de deux
ans (retard de langage, difficultés de concentration ou d'attention...), ainsi
que chez les enfants de 2 à 6 ans (tyrannie sur les parents, repères brouillés
à cause de la publicité...). Au passage, elle égratigne les DVD d'éveil et
chaînes pour tout-petits, censés jouer les baby-sitters en les éduquant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas vraiment surprenant. Il y avait eu cette étude réalisée par un pédiatre
allemand qui avait fait grand bruit: 1 900 enfants de 5 à 6 ans s'étaient vus
demander de dessiner un personnage - le résultats en créativité, netteté...
étaient d'une différence flagrante, selon s'ils regardaient la télévision moins
d'une heure par jour ou plus de trois heures par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas surprenant. En 2007, Serge Tisseron avait pris la tête d'une fronde
contre l'arrivée en France de chaînes de télé spécialement conçues pour les
tous-petits de moins de 3 ans, Baby TV et Baby First.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zapping numérique et évolutions neuronales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/PT-AO829A_Cover_DV_20100604193223.jpg&quot; alt=&quot;PT-AO829A_Cover_DV_20100604193223.jpg&quot; title=&quot;PT-AO829A_Cover_DV_20100604193223.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t pourtant... L'avis de l'Académie fait presque figure
d'exception, alors que l'influence du Net, des écrans, sur notre mode de
lecture et notre capacité de concentration fait débat. Voire, n&lt;strong&gt;os
cerveaux sont-ils en train de muter, de s'adapter face à ces nouvelles formes
de lecture&lt;/strong&gt;, de concentration, de réflexes qu'induisent notre vie
numérique? Une question soulevée par Nicholas Carr avec sa bombe, &lt;em&gt;Internet
rend-il bête?&lt;/em&gt; (ed. Robert Laffont, 2011), comme l'évoque &lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/medias/internet-modifie-t-il-mon-cerveau,93189.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20130211&quot;&gt;
cette enquête&lt;/a&gt; publiée par &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Ces dernières années, j'ai eu la désagréable impression que quelqu'un,
ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits
neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Je ne pense plus de la même façon
qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me
plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème.
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/02/04/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; Désormais, ma concentration commence à
s'effilocher au bout de deux ou trois pages. &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2013/02/04/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt;
Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les
distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement&amp;quot;&lt;/em&gt;.
Décrivant sa &amp;quot;mutation numérique&amp;quot; dans &lt;em&gt;The Atlantic&lt;/em&gt; en juin 2008,
Nicholas Carr a ouvert le débat: notre cerveau serait en train de subir les
mêmes effets que nos corps déformés par la surconsommation et la
malbouffe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V&lt;/strong&gt;oire. Comme la lecture numérique est différente de la
lecture papier, est-ce que ce que nous savons de notre cerveau lecteur éclaire
ce que nous ne savons pas de la lecture à l’heure de la culture
numérique ? Quelles sont les implications profondes sur la plasticité de
nos circuits de lecture à mesure que nous utilisons des médias dominés par le
numérique ? &lt;em&gt;Internet Actu&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2013/01/04/notre-cerveau-a-lheure-des-nouvelles-lectures/&quot;&gt;
abordait le sujet&lt;/a&gt; en début d'année, suite à une intervention de Maryanne
Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de
l’université Tufts, et auteure de &lt;em&gt;Proust et le Calmar&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les caractéristiques cognitives de la lecture en ligne ne sont pas les mêmes
que celle de la lecture profonde, estime Maryanne Wolf. Avec le numérique,
notre attention et notre concentration sont partielles, moins soutenues. Notre
capacité de lecture se fixe sur l’immédiateté et la vitesse de traitement. Nous
privilégions une forme de lecture qui nous permet de faire plusieurs tâches en
même temps dans des larges ensembles d’information. Les supports numériques ont
tendance à rendre notre lecture physique (tactile, interactions sensorielles…)
tandis que le lire nous plonge plutôt dans un processus cognitif profond. Pour
la spécialiste, il semble impossible de s’immerger dans l’hypertexte. Reprenant
les propos de Carr, “l&lt;strong&gt;’écrémage est la nouvelle normalité&lt;/strong&gt;”,
assène-t-elle. “Avec le numérique, on scanne, on navigue, on rebondit, on
repère. Nous avons tendance à bouger, à cliquer et cela réduit notre attention
profonde, notre capacité à avoir une lecture concentrée. Nous avons tendance à
porter plus d’attention à l’image. Nous avons tendance à moins internaliser la
connaissance et à plus dépendre de sources extérieures.” Glaçant...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Polémique autour de l'avis de l'Académie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Psychologies Magazine&lt;/em&gt; titrait carrément, dans son numéro de
février, sur &amp;quot;Des écrans à risques&amp;quot;, sondage à l'appui et appel &lt;em&gt;&amp;quot;à la
vigilance&amp;quot;&lt;/em&gt; signé par 50 experts, qui pointait l&lt;em&gt;'&amp;quot;emprise préoccupante
sur nos vies&amp;quot;&lt;/em&gt; induite par les technologies, &lt;em&gt;&amp;quot;les pratiques
pathologiques et compulsives, notamment chez les jeunes et personnes
fragiles&amp;quot;&lt;/em&gt;, et réclamant un &lt;em&gt;&amp;quot;code de bonne conduite de la vie
numérique&amp;quot;&lt;/em&gt;. Rien que cela. Dans son dossier au ton volontiers alarmiste,
il pointait l'&amp;quot;inquiétude générale&amp;quot; induite par son sondage,69% des sondés
étant préoccupés par la place prise par les écrans dans la vie de leurs
enfants, et 59% se sentant dépendants de leurs outils numériques (la fameuse
nonophobie). Référence à l'hyperdépendance d'une partie de la population
surconnectée, certains - qui peuvent se le permettre - devenant parfois
&lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/etudes/194587W/branchez-vous-sur-la-france-des-deconnectes.html&quot;&gt;
déconnectés volontaires&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;ncore il y a quelques jours, dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;,
plusieurs scientifiques s'inquiétaient, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/08/laisser-les-enfants-devant-les-ecrans-est-prejudiciable_1829208_3232.html&quot;&gt;
dans une tribune&lt;/a&gt; publiée le 8 février, d'une exposition des enfants aux
tablettes et autres écrans, critiquant clairement l'avis de l'Académie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Une grande partie des affirmations avancées dans ce rapport sont dénuées de
tout fondement scientifique et ne reflètent que les préjugés ou opinions des
auteurs. Par exemple, nos académiciens expliquent que &amp;quot;les tablettes visuelles
et tactiles suscitent au mieux (avec l'aide des proches) l'éveil précoce des
bébés (0-2 ans) au monde des écrans, car c'est le format le plus proche de leur
intelligence&amp;quot;. Aucune donnée n'est présentée pour étayer ces assertions ou
simplement montrer que cette exposition précoce est souhaitable. C'est
malheureux, parce que, même si les tablettes sont trop récentes pour que des
études fiables existent quant à leurs influences, il apparaît au vu de la
littérature scientifique disponible qu'un petit enfant aura toutes les chances
de grandir infiniment mieux sans tablette. En effet, certains déficits établis,
liés à l'usage de la télévision ou des jeux vidéo, concernent aussi les
tablettes&amp;quot;. affirment-ils carrément.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Robopocalypse, récit d'un putsch des robots</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2013/01/13/Robopocalypse%2C-r%C3%A9cit-d-un-putsch-des-robots</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:025de95d53a4500c8640c721fbaba9ae</guid>
    <pubDate>Sun, 13 Jan 2013 17:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Dystopie</category><category>Humain augmenté</category><category>Robopocalypse</category><category>Robotique</category><category>Robots</category><category>science-fiction</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/41v0m7eiF3L._SL500_AA300_.jpg&quot; alt=&quot;41v0m7eiF3L._SL500_AA300_.jpg&quot; title=&quot;41v0m7eiF3L._SL500_AA300_.jpg, janv. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;es machines devenues indispensables, des GPS des
téléphones portables aux voitures à pilotage automatique, en passant par les
robots-nurses, les robots-jouets pour enfants, ou jouets sexuels pour adultes
esseulés (les love dolls), les robots de manutention... Ils se nomment Big
Happy, Super Toy, Sappy, sont devenus omniprésents dans nos vies, nos
foyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si les robots pouvaient se soulever, tenter de prendre le pouvoir dans un
putsch parfaitement organisé ? C'est ce qu'a imaginé dans son premier
livre, &lt;em&gt;Robopocalypse&lt;/em&gt; (ed. Fleuve Noir), Daniel H. Wilson, 34 ans,
&lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/1048008/daniel-h-wilson-je-naurais-jamais-reve-spielberg-adapte-robopocalypse&quot;&gt;
chercheur en intelligence artificielle&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Blockbuster Sci Fi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le sujet est omniprésent dans la science-fiction, de
&lt;em&gt;Metropolis&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;i,Robot&lt;/em&gt;, en passant par la saga des
&lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt;. Mais ici, l'ouvrage reprend autant les codes du récit de
science-fiction que du thriller, et même consacre le genre de la
science-fiction avec des recettes dignes d'un blockbuster. Pas surprenant que
ce récit très cinématographique soit susceptible de servir de base au prochain
film de Steven Spielberg - même s'il vient d'annoncer &lt;a href=&quot;http://www.reuters.com/article/2013/01/10/entertainment-us-spielberg-film-idUSBRE90905M20130110&quot;&gt;
repousser ce projet&lt;/a&gt; à gros budget initialement prévu pour 2014, crise
oblige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;aniel H. Wilson imagine donc ici le &lt;strong&gt;soulèvement
des machines&lt;/strong&gt; dans un futur proche. Des androïdes serviles qui
fomentent une révolution... après tout, la notion d'esclavage est présente de
manière subliminale dans la notion même de robot : étymologiquement, le
terme robot est issu des langues slaves, et formé à partir de
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;rabot&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (работа en russe) qui signifie travail, corvée,
que l'on retrouve dans le mot Rab (раб), esclave en russe. Ce terme aurait été
utilisé pour la première fois par l’écrivain tchécoslovaque Karel Čapek dans sa
pièce de théâtre &lt;em&gt;R. U. R&lt;/em&gt;. (Rossum's Universal Robots) en 1920, qui met
en scène... un soulèvement des machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robopocalypse&lt;/strong&gt;, c'est avant tout un thriller high-tech mené
tambour battant, au rythme un peu mécanique, comme les machines qui en
deviennent les protagonistes, qu'on lâche difficilement, le long de ses 439
pages, tant qu'on ne l'a pas fini. Le décompte se poursuit au fil des
chapitres: &amp;quot;Virus précurseur + 30 secondes&amp;quot;, &amp;quot;Virus précurseur + 5 mois&amp;quot;,
&amp;quot;Heure zéro - 40 minutes&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une première partie, “Incidents isolés”, relate les prémices du soulèvement
aux quatre coins du monde ; “Heure zéro” raconte le basculement dans la
guerre civile, avec pour déclencheur un chercheur qui conçoit un robot doué
d'intelligence artificielle, appelé Archos, qui va mener la révolte des robots.
Les deux dernières parties montrent comment s’organise la résistance, et décrit
la possibilité d’une renaissance de l’humanité. Tout cela nous est rapporté du
futur via une boîte noire, sorte de “cerveau&amp;quot; qui a enregistré les étapes de la
révolution et l’éclosion de son leader, Archos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dystopie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.dystopie_m.jpg&quot; alt=&quot;dystopie.jpg&quot; title=&quot;dystopie.jpg, janv. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e récit met donc en scène un monde qui frôle littéralement
l'Apocalypse (en tous cas pour les humains). L'auteur ne s'attarde donc guère
sur l'aspect récit d'anticipation, ce qui l'intéresse davantage, c'est le
combat entre les humains survivants et des robots organisés. Un monde sombre,
en déshérence, une &lt;strong&gt;dystopie&lt;/strong&gt; en somme; un des genres
littéraires propres à la science-fiction, une contre-utopie, qui dépeint un des
pires mondes possibles qui puisse être envisagé, contre l'avènement de laquelle
l'auteur entend mettre en garde le lecteur. Une forme de récit que l'on a déjà
vue avec &lt;em&gt;Le Meilleur des mondes&lt;/em&gt; d'Aldous Huxley, &lt;em&gt;1984&lt;/em&gt; de
George Orwell, ou encore &lt;em&gt;Fahrenheit 451&lt;/em&gt; de Ray Bradbury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Humains &amp;quot;augmentés&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Classique dans la science-fiction, &lt;em&gt;Robopocalypse&lt;/em&gt; dénonce les
risques d'extinction de la civilisation humaine et l’angoisse que génère la
place croissante des machines dans notre société. &lt;em&gt;&amp;quot;Les machines nous ont
attaqués sans prévenir, elles ont bouleversé notre vie quotidienne, elles sont
nées de nos rêves, mais aussi de nos cauchemars&amp;quot;&lt;/em&gt;, constate un des
survivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il surfe aussi sur une vogue paranoïaque quant à ces machines et ces
réseaux sociaux, qui nous entourent, et font de la vie privée, du secret, un
luxe. &lt;em&gt;“Il faut savoir qu’au tout début, l’ennemi ressemblait à des trucs
ordinaires : voitures, immeubles, téléphones”&lt;/em&gt;, lâche un survivant
dans &lt;em&gt;Robopocalypse&lt;/em&gt;. Bref, méfiez-vous des portables qui vous
géolocalisent, et des ordinateurs qui mémorisent ce que vous faites sur
Internet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.androide_m.jpg&quot; alt=&quot;androide.gif&quot; title=&quot;androide.gif, janv. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image CC Flickr Roberto Rizzato&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ôté anticipation, le chercheur en robotique met de manière
tout à fait réaliste les avancées de la robotisation, des perspectives
vertigineuses qu'ouvrent les interactions hommes-machines (j'en parle &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/08/29/Hype-Cycle-2012&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), et celles de l'humain &amp;quot;augmenté&amp;quot;,
déjà esquissées par Cyril Fiévet dans son &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/06/28/Le-%22body-hacking%22%2C-les-pr%C3%A9misses-de-l-humain-%22augment%C3%A9%22&quot;&gt;
remarquable livre&lt;/a&gt; sur le sujet. Les voitures sont désormais automatiques
(ça vous rappelle &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-voiture-sans-pilote-passe-une-vitesse-de-plus-en-californie_339967.html&quot;&gt;
quelque chose&lt;/a&gt; ?), et communiquent entre elles grâce à leurs
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;puces intravéhiculaires connectées&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, devenues
obligatoires, grâce auxquelles les voitures &lt;em&gt;&amp;quot;se débrouillent pour éviter
les collisions&amp;quot;&lt;/em&gt;... Des humains combattants s'équipent
d'exosquelettes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des humains &amp;quot;augmentés&amp;quot; d'appareils, tel cet ado qui a , greffée à son
avant-bras, &lt;em&gt;&amp;quot;une coque métallique graisseuse, terminée par deux
lames&amp;quot;&lt;/em&gt;, ou la jeune Mathilda, qui a, greffés sur le visage, des yeux
&amp;quot;augmentés&amp;quot; lui permettant de voir en réalité augmentée. &lt;em&gt;&amp;quot;Les machines nous
ont transformés. Nous sommes à la fois différents... et pareils. Nous sommes
les transhumains&amp;quot;&lt;/em&gt;, dit l'un d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mimer les émotions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t Daniel H. Wilson soulève cette question (périlleuse):
jusqu'où les robots pourront-ils mimer les comportements humains, dont les
émotions? Seront-ils capables de s'attacher à leurs maîtres?... Plusieurs des
robots mis en scène sont décrits, de manière troublante, avec des expressions
humaines. Telle la love roll - androïde Kiko, qui, lorsqu'elle étrangle son
maître, a &lt;em&gt;&amp;quot;son visage qui se tord d'émotions. Des larmes jaillissent de ses
yeux, le bout de son nez rougit, un air d'angoisse pure lui cisaille les
traits. Elle est en train d'étrangler M. Nomura en pleurant&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, vers la fin des combats, l'auteur fait s'exprimer au style direct
un robot, Rob : &lt;em&gt;&amp;quot;Bizarre. Je prends enfin conscience que je veux vivre
au moment où ils (les humains) veulent me tuer. je décolle les bras de ma
poitrine et j'appuie mes deux coudes sur le fond de la caisse&amp;quot;&lt;/em&gt;. (...) Plus
loin, &lt;em&gt;&amp;quot;il appelle des humains à l'aide, rectifiant : &amp;quot;Tu es
cassé ? Négatif. Je suis vivant. (...) Aujourd'hui, je suis libre -
vivant. Et je souhaite le rester&amp;quot;&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;&amp;quot;Immédiatement après avoir pris
conscience d'eux-mêmes et de leur liberté, les membres du Freedom Squad ont
fait preuve d'une détermination à ne plus jamais tomber sous l'entité d'une
emprise extérieure&amp;quot;&lt;/em&gt;, raconte un des narrateurs. On remarquera ici toutes
les capacités d'émotions on ne peut plus humaines qui sont prêtées aux robots:
tristesse, prise de conscience, réflexe de survie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Théorie de l’information&lt;/em&gt; et intelligence
artificielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une réflexion cybernétique qui a nourri de manière plusieurs ouvrages
récents. Aurélien Bellanger, évoque à plusieurs reprises dans sa
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Théorie de l’information&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; l’intelligence artificielle
et à sa capacité à surpasser son concepteur, l'humain. Et émet l’hypothèse
d’une déshumanisation qui s’attaquerait au langage et aux affects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;éjà le jeu vidéo, &lt;em&gt;&amp;quot;expérience anthropologique
radicale, confronte, pour la première fois, l'homme à sa nature brute. (...)
L'homme est une machine qui explore à l'aveugle les circuits compliqués de son
propre cerveau, un labyrinthe de plaisirs et de peines, de récompenses et
d'obstacles. (...) Jouer, c'est plonger son corps dans un acide qui en dissout,
couche après couche, tous les tissus et membranes, toute la nature organique et
sensible, jusqu'à ce que le cerveau soit mis à nu, comme machine électrique
autonome et comme réseau logique terminal&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facebook même le préfigurerait, &lt;em&gt;&amp;quot;monde conclave et bouclé. Coupés du
sol, les branchages algorithmiques de Facebook formaient pourtant une résille
capable de capturer la vie. Les hommes étaient devenus des robots calculateurs,
susceptibles et sociaux. (...) Les êtres humains, privés de leurs organes
biologiques, n'y échangaient plus que des informations. La touche 'J'aime'
était froide. Facebook s'était transformé en inconscient collectif, puis en
tribunal du Jugement dernier&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Smartphones à écrans flexibles, imprimantes 3D, interfaces hommes-machines, lunettes &quot;augmentées&quot;, robots... Huit tendances tech / innovations pour 2013</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/30/10-tendances-tech-/-innovations-pour-2013</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a1b705b8a70db3c70133619ea0e12068</guid>
    <pubDate>Mon, 31 Dec 2012 14:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Aldebaran</category><category>EEG</category><category>Hype cycle</category><category>ICM</category><category>IHM</category><category>Impression 3D</category><category>Oled</category><category>Réalité augmentée</category><category>SpaceRace</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.587374-des-images-d-orange-mecanique-637x0-2_m.jpg&quot; alt=&quot;587374-des-images-d-orange-mecanique-637x0-2.jpg&quot; title=&quot;587374-des-images-d-orange-mecanique-637x0-2.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lointain ancêtre du casque électroencéphalographe dans &amp;quot;Orange
mécanique&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;ne sorte de marronnier de début d'année sur ce blog,
auquel je m'étais déjà livrée l'an dernier, il y a deux ans... Je vous laisse
vérifier si mes prédictions étaient bonnes ;) Quelles sont les innovations de
rupture les plus attendues pour cette année 2013, les services et produits les
plus prometteurs, susceptibles de bouleverser le quotidien des
utilisateurs ? Il y a aussi le très bon &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/08/29/Hype-Cycle-2012&quot;&gt;Hype Cycle&lt;/a&gt; de Gartner, qui sert chaque
année de baromètre des innovations. Autres indicateurs, les projets de R&amp;amp;D
du moment, ou encore la grand-message high-tech qui se tient à Las Vegas début
janvier, le Consumer Electronic Show...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je précise tout de suite que cette liste de tendances est non-exhaustive ;)
(mais vos compléments en commentaires sont tout-à-fait bienvenus). J'ai par
ailleurs choisi d'en exclure le big data (même s'il promet de révolutionner le
marketing, comme j'en parlais &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/193955W/big-data-le-nouveau-carburant-marketing.html&quot;&gt;
dans cette enquête&lt;/a&gt;), le BYOD, les QR codes, ou encore la gamification
(version 2012 des serious games), des &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/20121211trib000736470/innovation-les-5-tendances-a-eviter-en-2013.html&quot;&gt;
tendances à éviter pour 2013&lt;/a&gt;, estimait carrément la CNBC !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les smartphones à écrans souples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/YOUM-Samsung.jpg&quot; alt=&quot;YOUM-Samsung.jpg&quot; title=&quot;YOUM-Samsung.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un mythe, j'en parlais par exemple déjà dans &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2007/06/08/Les-ecrans-OLED-une-alternative-aux-ecrans-LCD-et-plasma&quot;&gt;ce
billet&lt;/a&gt; : cette fois grâce à la technologie Oled, on y est
(peut-être) ! La rumeur veut que Samsung soit sur le point de dévoiler,
lors du CES, son premier smartphone à écran souple, d'après le &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324556304578116392091283994.html&quot;&gt;
Wall Street Journal&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Google plancherait lui aussi sur un tel projet. Nom de code: &lt;strong&gt;X
Phone&lt;/strong&gt;, qui pourrait être lancé courant 2013, suivi par une tablette.
Avec pour objectif d'en faire un concurrent aux appareils conçus par Apple et
Samsung, d'après le &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324731304578191711598368942.html&quot;&gt;
Wall Street Journa&lt;/a&gt;l. Pour cela, Google utilisera Motorola, qu’il a acquis
mi-2012 pour 12,5 milliards de dollars (10 milliards d’euros). Sur la forme, le
X Phone comporterait un écran flexible, des formes différentes de ce qui existe
grâce à une base en céramique, donc très résistante. Sur le fond, le quotidien
rappelle que Motorola a acheté il y a deux mois Viewdle, une société qui a
développé une technologie qui allie reconnaissance des images et des
mouvements. Google devenant ainsi constructeur (stratégie certes amorcée avec
la série Nexus), il se retrouverait directement concurrent de Samsung et
d'Apple. Oups. Ce qui pourrait bouleverser le paysage des télécoms, largement
contrôlé par le duo Apple - Samsung, où Google a, certes, déjà avancé ses pions
avec son OS Android.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Main artificielle commandée par la pensée, corps humain
robotisé...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Main-Artificielle---Ere-Victorienne_m.jpg&quot; alt=&quot;Main-Artificielle---Ere-Victorienne.jpg&quot; title=&quot;Main-Artificielle---Ere-Victorienne.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t si les interfaces hommes-machines (IHM) entraient dans
les usages ? Cela fait longtemps que la recherche s’intéresse à
l'interface cerveau-machine (ICM) , qui, par l’intermédiaire d’implants de
fines électrodes, permet de détecter les signaux électriques émis par la partie
du cerveau associée aux mouvements. Ces signaux sont transcrits en langage ou
code informatique, pour actionner la prothèse artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était un des grands espoirs en cette fin d'année 2012 : des
chercheurs ont mis au point un nouveau type de &amp;quot;bras-robot&amp;quot; commandé par la
pensée, qui a permis à une femme paralysée d’avoir un degré de contrôle et de
liberté de mouvements de la main artificielle jamais inégalé jusque-là avec
cette sorte de prothèses, &lt;a href=&quot;http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2812%2961816-9/fulltext&quot;&gt;
révélait&lt;/a&gt; la revue médicale britannique &lt;em&gt;The Lancet&lt;/em&gt;. Une avancée de
taille dans le développement des prothèses de membre contrôlées par la pensée,
qui pourraient un jour équiper des patients paralysés (accidents, attaque
cérébrale…) ou amputés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;n février dernier, l’équipe de l'Université de Pittsburgh
a implanté deux réseaux de microélectrodes dans le cortex moteur gauche d’une
femme de 52 ans devenue tétraplégique à cause d’une maladie neurodégénérative.
Deux semaines après l’opération, la prothèse a été connectée et la patiente
s’est lancée dans plus de 3 mois d’entraînement (saisir des objets, etc), mais
dès le deuxième jour, elle a pu bouger la main artificielle par la pensée. À la
fin, elle a pu accomplir des tâches avec un taux de succès de 91,6 %.
Prochaines étapes : intégrer des capteurs permettant par exemple de
déceler le froid et le chaud, et recourir à une connexion sans fil, type Wi-Fi,
pour relier le cerveau à la prothèse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, révélé par le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; il y a quelques
semaines, des marines amputés testent actuellement un bras artificiel qui
déchiffre les ordres du cerveau, développé par des ergothérapeutes avec le
Center for thé intrépide du Brook army Medical Center à San Antonio. Le
dispositif robotisé (110 000 dollars, soit 85 000 euros) comporte un moteur
électrique, et des capteurs pouvant déchiffrer les signaux de son cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prémisses du corps humain robotisé, &amp;quot;augmenté&amp;quot;, dont j'ai déjà parlé
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/06/28/Le-%22body-hacking%22%2C-les-pr%C3%A9misses-de-l-humain-%22augment%C3%A9%22&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/02/11/jesuismort&quot;&gt;là&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premiers casques électroencéphalographes (EEG) grand
public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les IHM pourraient aussi, bientôt, avoir des usages ludiques. On voit
apparaître les premiers casques électroencéphalographes (EEG) grand public, et
les sites de téléchargement de jeux adaptés à cette nouvelle interface (allez
jeter un œil sur cette &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/12/06/des-pensees-a-portee-de-casque_1801244_1650684.html&quot;&gt;
excellente enquête&lt;/a&gt; publiée par &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;). Les sociétés américaines
NeuroSky et Epoc commercialisent déjà des casques EEG, pour environ 150
dollars. Pour développer ce marché prometteur, elles publient même des outils
logiciels permettant aux développer des nouvelles applications, qui seront
proposées dans de futurs AppStores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour jouer au jeu vidéo &lt;strong&gt;SpaceRace&lt;/strong&gt;, édité par WayForward, en
lieu et place d'un joystick et d'un clavier, vous devez ainsi vous munir d'un
bonnet doté de fines électrodes, lesquelles captent les signaux cérébraux sur
une zone précise du cerveau. Le vaisseau spacial du jeu est ainsi piloté par
votre cerveau - plus précisément au gré des ondes cérébrales alpha émises par
vos neurones. Vertigineux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas fini : le labo de recherche qui travaille à partir de
ce jeu imagine déjà des usages thérapeutiques de cette technologies, pour
soigner certaines maladies mentales : les chercheurs pourraient ainsi
rééduquer certaines zones du cerveau grâce à des exercices ludiques sur
ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets de recherches de consortiums associant labos, universités et
start-up autour de cet Eldorado potentiel que représentent les IHM et ICM se
développent déjà, de gros budgets à la clé. Je ne les citerai pas ici ;) mais
il y a entre autres un projet européen qui planche sur des robots contrôlés par
un cerveau humain, ou encore un consortium de 10 partenaires consacré au
Interfaces Cerveau-Ordinateur (ICO) et jeux vidéo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lentilles de contact et lunettes &amp;quot;augmentées&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/-btRUzoKYEA?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/-btRUzoKYEA?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;utre déclinaison de ce corps humain &amp;quot;augmenté&amp;quot;, des
interfaces qui pourraient améliorer les capacités de notre œil. Il y a pile un
an sortait &lt;em&gt;Mission Impossible 4&lt;/em&gt;, où l'on voyait des personnages dotés
de lentilles de contact à réalité augmentée, qui leur permettaient de voir
superposés, à une image du monde réel, des éléments virtuels (un plan, une
photo, etc). Un peu comme &lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt; voyait déjà en &lt;strong&gt;réalité
augmentée&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en train de devenir réalité ! Les chercheurs de l’Université de
Gand viennent de sortir un prototype de lentille de contact intelligente. Elle
comporte un écran LCD capable d’afficher des images (principalement du texte)
directement sur votre œil. Les précédents essais ne permettaient d'avoir qu'un
écran de... deux pixels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les géants Google et Microsoft, eux, conçoivent carrément des lunettes
&amp;quot;augmentées&amp;quot;. En juin 2012, Google dévoilait son &amp;quot;Projet Glass&amp;quot;, des lunettes
Google à réalité augmentée. Elles permettraient de prendre des photos, lancer
une visioconférence, trouver son chemin... grâce à des microphones et des
caméras intégrés aux branches et contrôlables à la voix. Google a promis de les
commercialiser en 2013 aux Etats-Unis, pour 1 500 dollars. Je vous laisse le
plaisir de mater la vidéo de la keynote, très hollywoodienne...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/D7TB8b2t3QE?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/D7TB8b2t3QE?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e &lt;a href=&quot;http://www.bbc.co.uk/news/technology-20462840&quot;&gt;23 novembre&lt;/a&gt;, on apprenait
que Microsoft avait déposé un brevet pour des lunettes à réalité augmentée. Le
brevet, &lt;a href=&quot;http://appft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&amp;amp;Sect2=HITOFF&amp;amp;d=PG01&amp;amp;p=1&amp;amp;u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.html&amp;amp;r=1&amp;amp;f=G&amp;amp;l=50&amp;amp;s1=%2220120293548%22.PGNR.&amp;amp;OS=DN/20120293548&amp;amp;RS=DN/20120293548&quot;&gt;
déposé en mai 2011&lt;/a&gt;, décrit un dispositif capable d’amener devant les yeux
de l’utilisateur des informations pertinentes et/ou complémentaires à ce qu’il
regarde déjà. Bien que l’on puisse imaginer facilement que les jeux puissent
faire partie du projet, le brevet ne parle que d’évènements &amp;quot;live&amp;quot; et donc
réels. Les lunettes seraient reliées à un mini-ordinateur qui pourrait prendre
la forme d’un bracelet. Ce dernier s’occuperait des traitements tels que
l’identification des objets, des personnes, ou le calcul des informations à
afficher. Les lunettes, elles embarqueraient une caméra, un microphone, un
gyroscope, un magnétomètre, un capteur de position des pupilles de
l’utilisateur ainsi qu’un capteur infrarouge. La connexion avec le bracelet se
ferait par Wi-Fi ou Bluetooth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Next, Apple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour vous donner une idée de ce que sera notre quotidien demain avec ce type
d'interface visuelle, regardez ce court-métrage conçu par deux étudiants
israéliens...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/gu03zNDTG08?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/gu03zNDTG08?hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;...Et développement des robots &amp;quot;de services&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.fonctionsen_m.jpg&quot; alt=&quot;fonctionsen.jpg&quot; title=&quot;fonctionsen.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nao, le robot humanoïde d'Aldebaran Robotics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;a presse l'a évoqué courant 2012 (comme &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/01012395303-techno-robot-pour-etre-vrai&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;
et là), une poignée de grosses start-ups (dont françaises) croient dur comme
fer à l'avenir des robots &amp;quot;de services&amp;quot;, ces robots humanoïdes qui entreront
dans le quotidien des familles, des personnages âgées ou handicapées, des
hôpitaux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robots-jouets, robots ménagers, robots dans les hôpitaux... Il y a le
distributeur de robots Robopolis, et son charismatique patron Bruno Bonnell qui
fait acte d'évangélisation sur le sujet &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/web/399897-Web-Bruno-Bonnell-Les-robots-vont-transformer-notre-quotidien-de-la-meme-maniere-que-les-telephones-portables.php&quot;&gt;
depuis plusieurs années&lt;/a&gt;... Peut-être que les &amp;quot;robots ménagers&amp;quot;, tel le
Roomba d'iRobot, sont une première étape dans la banalisation des robots. Le
fait que le magazine Challenges inclue dans sa sélection de fin d'année de
produits high-tech Nao, le &lt;em&gt;so cute&lt;/em&gt; robot humanoïde d'Aldebaran est,
aussi, loin d'être anodin. Sans compter la multiplication des &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/02/Les-robots-en-voie-de-banalisation&quot;&gt;expos et animations grand
public&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Preuve de l’&lt;strong&gt;industrialisation&lt;/strong&gt; du secteur, l'impressionnante
entrée au capital du Français Aldebaran Robotics à hauteur de 80% par la banque
japonaise Softbank, en &lt;a href=&quot;http://spectrum.ieee.org/automaton/robotics/humanoids/aldebaran-robotics-sells-majority-stake&quot;&gt;
mars&lt;/a&gt; dernier, lequel &lt;a href=&quot;http://www.robotshop.com/blog/tag/aldebaran&quot;&gt;rachetait ensuite&lt;/a&gt; son
confrère Gostai... Dernière annonce en date, &lt;a href=&quot;http://www.roboticsbusinessreview.com/article/grishin_robotics_invests_250k_in_robotappstore&quot;&gt;
en décembre&lt;/a&gt; dernier, l'investissement par Grishin Robotics de 250 millions
de dollars dans RobotAppStore, premier Appstore dédié aux apps pour robots, des
aspirateurs Roomba d'iRobot aux robots Nao d'Aldebaran, en passant par
l'hélicoptère AR Drone de Parrot. Comme dans l'Appstore d'Apple, les
développeurs indépendants sont invités à y commercialiser les apps et services
pour robots qu'ils ont conçues... Et comme chez Apple, ils devront reverser une
commission de 30%. Demain, aura-t-on un robot tout comme un a un smartphone et
une tablette, avec une série d'apps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Impression 3D, DIY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Capturer_phoenix_i.JPG_m.jpg&quot; alt=&quot;Capturer_phoenix_i.JPG.jpg&quot; title=&quot;Capturer_phoenix_i.JPG.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.aviatrix_3up_m.jpg&quot; alt=&quot;aviatrix_3up.jpg&quot; title=&quot;aviatrix_3up.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;abriquer en quelques heures un objet à partir d’un modèle
numérique, de la science-fiction ? Ça ne vous aura pas échappé, cette
expression aussi étrange que prometteuse annonce peut-être une révolution de
demain. Exit l'imprimante à encre, demain, chacun devrait avoir avec son
ordinateur une imprimante 3D, qui permet donc d'&amp;quot;imprimer&amp;quot;, ou plutôt de
concevoir, des objets en plastique (voire en métal...) en trois dimensions, en
venant déposer des fines couches de matière les unes au-dessus des autres.
Chris Anderson, un des maîtres de l'innovation, ex-rédacteur en chef du
magazine &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;, théoricien de la &amp;quot;long tail&amp;quot; (la &amp;quot;longue traîne&amp;quot;, il y
a dix ans, déjà...) annonce même une nouvelle révolution, celle des &amp;quot;makers&amp;quot;.
Ils pourront réaliser des objets chez eux grâce à ces imprimantes bon marché
(comptez tout de même environ 1 500 $). Le DIY (Do it yourself - Faites-le
vous-même), nouvelle révolution industrielle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même une poignée de start-ups commercialisent des imprimantes 3D, telle la
Française Sculpteo, qui propose sur son app iPhone à chacun de customiser, sur
l'écran de son mobile ou de sa tablette, toute une galerie d'objets (tasse,
vase...). D'ailleurs, Bercy commence à s'intéresser de très près au sujet, et
aux premiers espaces de coworking dédiés, les &lt;strong&gt;Fab Labs&lt;/strong&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les applications promises: coques de smartphones customisées,&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=BIFi8but3Vw&quot;&gt;chocolats&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/design/2012/11/3d-printed-nasa-rockets/rocket-piece/&quot;&gt;pièces
pour la Nasa&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2194626/From-dot-matrix-starting-grid-Racing-car-designed-purely-3D-printing-0-60mph-just-seconds.html&quot;&gt;
voiture de course&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.pcworld.fr/internet/actualites,assembler-armes-a-feu-avec-imprimante-3d,530361,1.htm&quot;&gt;
flingues&lt;/a&gt; pour les obsédés de la NRA, ou même, peut-être, &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/geekdad/2012/12/3d-printed-vinyl-lp/&quot;&gt;presser ses disques
vinyles&lt;/a&gt; chez soi, ou, plus enivrant encore, des organes tels qu'&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/sciences/2012/11/30/l-impression-3d-d-un-coeur-humain-sera-un-jour-possible_864225&quot;&gt;un
cœur humain&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banalisation du décryptage ADN pour les particuliers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.43968v1_m.jpg&quot; alt=&quot;43968v1.png&quot; title=&quot;43968v1.png, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l est toujours illégal dans la plupart des pays européens,
dont la France, mais insensiblement, le décryptage d'ADN pour les particuliers
qui se généralise, pour la recherche de paternité, de prédispositions face à
des maladies... 23AndMe (start-up fondée &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2007/05/25/Google-se-lance-dans-linformation-genetique&quot;&gt;il y a quelques
années&lt;/a&gt; par Anne Wojcicki, la femme de Sergey Brin, un des cofondateurs de
Google) qui propose désormais le décryptage d'ADN pour le même prix qu'un
smartphone (99 $), a ainsi levé en décembre 50 millions de dollars - elle en
avait déjà levé 68 millions depuis son lancement en 2006. Parmi les
investisseurs, le Russe Yuri Mulner, et... Sergey Brin, ainsi que Google
Ventures, le fonds d’investissement de la firme californienne. Les deux
sociétés ont des locaux voisin. Et on imagine facilement l'intérêt que Google,
qui possède les données propres à notre identité numériques, ait un certain
intérêt pour l'activité de 23AndMe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objets connectés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ela fait 10 ans que l'on en parle, mais à la faveur du
développement du wifi notamment, ils semblent réellement entrer dans les
usages, comme l'ont montré les services innovants d'une kyrielle de start-up
lors du Web'12. Tout comme les lunettes connectées, des milliers d'objets
connectés déparquent : la &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=D1L3o88GKew&amp;amp;feature=player_embedded&quot;&gt;serrure
Lockitron&lt;/a&gt; commandée à distance par une appli iPhone (dévoilée au Web'12),
les &lt;a href=&quot;http://www.igen.fr/accessoires/philips-presente-ses-ampoules-connectees-et-intelligentes-103529&quot;&gt;
ampoules connectées&lt;/a&gt; par Wifi de Philips, le &lt;a href=&quot;http://www.igen.fr/accessoires/philips-presente-ses-ampoules-connectees-et-intelligentes-103529&quot;&gt;
frigo connecté&lt;/a&gt; imaginé par Evian... Ou encore, côté santé, l'Eldorado des
services du &lt;strong&gt;&amp;quot;quantified self&amp;quot;&lt;/strong&gt; (l'automesure, qui consiste à
mesurer les données du quotidien perso), tels le capteur One de la start-up
Fitbit, qui qui mesure en temps réel plusieurs paramètres physiques (nombre de
pas faits dans une journée, de calories brûlées), et Withings, qui a développé
balance connectée, tensiomètre, babyphone, et apps mobiles dédiées .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Media + games + data + design... L'émergence des newsgames</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/19/Media-games-data-design...-L-%C3%A9mergence-des-newsgames</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c72620a661dd89cd0c1b946d08466b17</guid>
    <pubDate>Fri, 21 Dec 2012 10:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Game the news</category><category>Newsgame</category><category>Serious games</category><category>Wired</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.cutthroat_m.jpg&quot; alt=&quot;cutthroat.png&quot; title=&quot;cutthroat.png, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Cutthorat capitalism&amp;quot;, newsgame édité par Wired&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n nouveau type de mise en forme ludique de l'information.
Un de plus. Avec le journalisme web, on voit depuis quelques années un
bouillonnement autour de &lt;strong&gt;nouveaux formats journalistiques&lt;/strong&gt;,
qu’expérimentent donc les rédactions Web, dont j'ai déjà eu l'occasion de
parler : &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2009/11/29/Le-web-documentaire%2C-nouvelle-forme-de-r%C3%A9cit-journalistique&quot;&gt;
webdocumentaires&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/04/03/Le-%22live%22%2C-un-format-journalitistique-confirm%C3%A9-pour-les-m%C3%A9dias-en-ligne&quot;&gt;
lives&lt;/a&gt;, datajournalism, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/09/29/Bilan-Hackthepress-%3A-un-nouveau-format-journalistique%2C-l-appli-iPhone-BD-photojournalisme&quot;&gt;
journalisme BD&lt;/a&gt;... Et donc les &lt;strong&gt;newsgames&lt;/strong&gt;, sortes de jeux
vidéos en version journalistique, que l'on voit apparaître sur quelques sites
médias. Le CFPJ Lab y consacrait une conférence mardi matin à La Cantine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e newsgame, c'est un peu l'héritier des &lt;strong&gt;serious
games&lt;/strong&gt;, très en vogue vers 2005-2008, dans un contexte où les &amp;quot;univers
virtuels&amp;quot; s’imposent, tel Second Live, édité par Linden Labs: certaines
entreprises se piquaient alors de former leurs salariés avec ces &amp;quot;jeux vidéos
sérieux&amp;quot; mettant en scène de manière pédago et ludique des plans de formations
(certaines ont même co-produit leur serious game, comme la BNP Paribas avec
Daesign), comme j'en parlais alors &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2007/12/10/Les-entreprises-et-les-serious-games-/-jeux-de-simulation-en-3D&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2007/LesEchos/20064-102-ECH.htm&quot;&gt;ce
papier&lt;/a&gt;, ou encore &lt;a href=&quot;http://lentreprise.lexpress.fr/informatique-telecom-internet/serious-games-business-games-et-autres-jeux-educatifs_19603.html&quot;&gt;
celui-là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi les médias s'y intéressent maintenant ? Plusieurs
facteurs: logique d'audience des sites d'information, banalisation de
l'infotainment (ce joyeux mélange d'info et d&lt;em&gt;'entertainment&lt;/em&gt;, que l'on
voit se décliner du Grand Journal de Canal+ à des sites tels que Melty.fr)...
&lt;em&gt;&amp;quot;On a vu émerger les newsgames en 2003, puis sur des sites media à partir
de 2009. Ils s'inscrivent dans la vogue des serious games, apparus vers 2000.
Cela permet de produire des histoires, des 'news stories' avec un aspect
narratif&amp;quot;&lt;/em&gt;, résume Olivier Mauco, concepteur de media ludiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte est porteur: les jeux vidéos sont devenus un divertissement de
masse, au-delà des &lt;em&gt;gamers&lt;/em&gt;, consacrés par l'arrivée des Wii et autres
Kinect dans les salons. Mais consacrés aussi par les &amp;quot;jeux sociaux&amp;quot; qui se sont
développés sur Facebook: 53% des utilisateurs de Facebook y jouent à des
&amp;quot;social games&amp;quot;, d'après la dernière étude du Syndicat national des jeux vidéos.
Point non négligeable, 52% des &lt;em&gt;gamers&lt;/em&gt; sont des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e newsgame, c'est donc &lt;em&gt;&amp;quot;une expérience interactive,
régie par des règles, dans laquelle l'utilisateur a un objectif à accomplir,
dont le résultat varie selon ses actions. Cela permet de raconter une histoire,
décrire un système, se baser sur des data, et permettre au joueur de comprendre
un système&amp;quot;&lt;/em&gt;, ajoute Florent Maurin, de la start-up &lt;strong&gt;The Pixel
Hunt&lt;/strong&gt;, qui a travaillé avec LeMonde.fr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Media games, &amp;quot;jeux sociaux&amp;quot; éditorialisés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Strategic-Command-WWII-Global-Conflict_5_m.jpg&quot; alt=&quot;Global conflict&quot; title=&quot;Global conflict, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;capture d'écran de &amp;quot;Global conflict&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es médias se sont emparés du concept, avec une déclinaison
spécifique, les &lt;strong&gt;media games&lt;/strong&gt;: &amp;quot;le jeu devient un mode de
représentation d'une réalité. La mécanique de jeu sert l'info, à travers des
objets multimedia ludiques&amp;quot;, poursuit Olivier Mauco. Des 'jeux' qui, comme un
article, ont une &lt;strong&gt;ligne éditoriale&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;&amp;quot;par la mécanique de
guerre, la mise en scène, on propose un discours. Dans tous les cas, cela
permet d'expliquer des systèmes, des conflits.. complexes&amp;quot;&lt;/em&gt;. Tels les jeux
basés sur l'enquête &lt;a href=&quot;http://www.global-conflict.org/&quot;&gt;Global
Conflict&lt;/a&gt; (sur le conflit israelo-palestinien), et Darfur is Dying.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la même logique, expliquer par le jeu une mécanique complexe, le jeu
&lt;a href=&quot;http://www.marketplace.org/topics/economy/budget-hero&quot;&gt;Budget hero&lt;/a&gt;
(repris par plusieurs médias, dont LeFigaro.fr) permet à l'internaute de
&amp;quot;gérer&amp;quot; virtuellement le budget des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Start-up spécialisées&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;n voit même apparaître des &lt;strong&gt;start-ups&lt;/strong&gt; qui
proposent aux media le développement clés en mains de newsgames. Telle &lt;a href=&quot;http://gamethenews.net/&quot;&gt;Game the News&lt;/a&gt;, spin-off développée par Orock
outre-Atlantique: &amp;quot;&lt;em&gt;elle a développé des newsgames pour le Huffington Post
et Wired&amp;quot;&lt;/em&gt;, selon Flroent Maurin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est sûre, de la même manière que les infographies et le data
journalism, les newsgames associent de manière inédite journalistes, game
designers, directeurs artistiques et développeurs. Ou alors des médias à des
éditeurs de newsgames spécialisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.105361_m.jpg&quot; alt=&quot;105361.jpg&quot; title=&quot;105361.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Could you be a medallist&amp;quot;: admirez le design vintage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les médias en profitent pour développer des &lt;strong&gt;offres éditoriales
inédites&lt;/strong&gt;. Tel &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui a lancé en 2009 le
newsgame &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/special_multimedia/2009/cutthroatCapitalismTheGame&quot;&gt;Cutthroat
capitalism&lt;/a&gt;, qui montrait le modèle économique, le business des pirates
somaliens: il était accompagné d'une enquête dans le magazine papier, d'une
infographie sur Wired.com, ainsi que de la mise à disposition des ressources
documentaires sur le site. De même, le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a
édité sur son site &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/sport/interactive/2012/jul/23/could-you-be-a-medallist&quot;&gt;
Could you be a medallist ?&lt;/a&gt; à l'occasion des JO de Londres, cet été, où
l'internaute pouvait rentrer ses performances sportives pour se comparer aux
champions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;utre exemple, assez notoire, celui du jeu Primaires à
gauche (la page n'est hélas plus disponible), édité sur LeMonde.fr. &lt;em&gt;&amp;quot;18
mois de travail, 180 000 parties jouées, les internautes y jouaient 17 minutes
en moyenne... On a ouvert un blog, où les internautes pouvaient proposer des
personnages, des nouvelles actions, etc&amp;quot;&lt;/em&gt;, précise Florent Maurin. Avec une
dose de &lt;strong&gt;crowdsourcing&lt;/strong&gt;, donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que les concepteurs de ce newsgame ont décroché des subventions des
pouvoirs publics. &lt;em&gt;&amp;quot;Ils peuvent s'inscrire dans des plans transmedia. Le
budget sera équivalent à celui d'un webdocumentaire, de l'ordre de quelques
dizaines de milliers d'euros&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Campagne 2012 de Barack Obama : marketing politique + Big data</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/16/Campagne-de-Barak-Obama-%3A-markeitng-politique-Big-data</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7facf3c9bc0e25e45b6044c78cf09a5a</guid>
    <pubDate>Sun, 16 Dec 2012 18:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Barack Obama</category><category>Big data</category><category>Fundraising</category><category>Personal Democracy Forum</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.4_more_years__m.jpg&quot; alt=&quot;4_more_years_.jpg&quot; title=&quot;4_more_years_.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;5 millions de &amp;quot;friends&amp;quot; sur Facebook, 24 millions de
&amp;quot;followers&amp;quot; sur Twitter, mais aussi, bien sûr, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/11/07/Twitter-/-Barack%3A-les-m%C3%A9dias-traditionnels-d%C3%A9pass%C3%A9s&quot;&gt;
plus de 775 500 retweets&lt;/a&gt; de son tweet &lt;em&gt;Four more years&lt;/em&gt;, annonçant
en direct sur le média social sa réélection...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de doute, la campagne électorale de Barack Obama, cette année, a été
plus &amp;quot;digitale&amp;quot; que jamais. Avec une véritable machine de guerre de marketing
en ligne. Pour la décrypter, des agences digitales (Spintank, La Netscouade, La
Fonderie), et la revue Regards sur le numérique (éditée par Microsoft) avaient
invité pour un débat à la Gaïté Lyrique, la semaine dernière, l'équipe digitale
de la campagne d'Obama. Un véritable cas d'école, où ces (à peine) trentenaires
montraient très sérieusement (certaines) de leurs recettes au fil de leurs
slides, tout en jurant qu'il ny a rien de nouveau, &lt;em&gt;&amp;quot;les entreprises ont
employé ces méthodes bien avant nous&amp;quot;&lt;/em&gt;, dixit Ethan Roeder, le Mr Big data
de la campagne. Pourtant, il y a bien des communicants de grosses entreprises
ou d'agences de pub dans le public de l'auditorium, pour suivre cette
leçon...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est une lapalissade, la com' politique utilise une
sélection d'outils venus du marketing. Il y a bien sûr la très forte présence
numérique de Barack Obama sur les médias sociaux: Facebook, Twitter, Tumblr,
mais aussi le plus confidentiel site communautaire de social bookmarking
Reddit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le coeur de cette campagne digitale, c'était le
&lt;strong&gt;fundraising&lt;/strong&gt;, la levée de fonds, qui aura permis, in fine, de
lever 690 millions de dollars, explique Teddy Goff, 27 ans, ex-directeur
digital de l'équipe Obama for America. Comment motiver les
internautes-militants (ou simples sympathisants) à donner, et inciter leurs
amis à donner pour financer la campagne d'Obama?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien sûr la classique campagne d'e&lt;strong&gt;mailings&lt;/strong&gt;. Mais
affutée, avec 26 types de mails, tels qu'affichés sur une des slides, aux
argumentaires différents qui étaient envoyés, selon les types de cibles
identifiées: &lt;em&gt;&amp;quot;Thankful every day&amp;quot; ; &amp;quot;Michelle time&amp;quot; ; &amp;quot;The most
popular Obama&amp;quot;&lt;/em&gt;… Là encore, il s'agissait d'inciter les sympathisants
d'Obama déjà présents sur la base d'e-mailings de la campagne de 2008 à motiver
leurs amis. Chaque mail d'appels aux dons était préalablement testé auprès de
18 groupes, avant son envoi massif. Autre canal testé, les SMS de relance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/obama-quick-donate.jpg&quot; alt=&quot;obama-quick-donate.jpg&quot; title=&quot;obama-quick-donate.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le fundraising, il y avait aussi quelques outils technos bien pensés.
Tel le service Obama for America’s &lt;a href=&quot;https://donate.barackobama.com/page/content/quick-donate&quot;&gt;Quick Donate&lt;/a&gt;,
distingué par Mashable dans les &lt;a href=&quot;http://mashable.com/innovation-index/&quot;&gt;innovations techno-politiques&lt;/a&gt; de
l'année, qui permettait, en un clic, d'effectuer une donation par carte
bancaire sur le site dédié, par email ou par SMS, rendant ainsi les donations
&amp;quot;sans contact&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des outils technos que l'on retrouve aussi dans le dispositif prévu pour
gérer et impliquer les supporters dans cette campagne très &amp;quot;sociale&amp;quot;. Avec une
hiérarchisation, des 2,165 millions de bénévoles enregistrés aux &amp;quot;core team
members&amp;quot;, explique Betsy Hoover, directrice de l'organisation online. Un
tableau de bord (&amp;quot;&lt;em&gt;Dashboard&lt;/em&gt;&amp;quot;) permettait ainsi à chaque volontaire
d'afficher dernières activités, équipe, événements, ressources, messages etc.
'&lt;strong&gt;'Trip Planner''&lt;/strong&gt;, une sorte de Couchsurfing.com version
militante permettait aux militants d'organiser et partager leurs transports et
logements dans les 50 Etats. Et de fait, les militants ont effectué plus de 146
millions de porte-à-porte et appels téléphoniques en 2012...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre outil malin, &lt;strong&gt;GottaRegistrer&lt;/strong&gt;, l’appli mobile d’Obama
pour inscrire les électeurs - aux Etats-Unis, les partis s’occupent de les
inscrire. Map Maker, permettait aux internautes de voir quels projets près de
chez eux avaient été financés avec le controversé Recovery Act.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette année, c'est le &lt;strong&gt;data management&lt;/strong&gt; qui a été une
des nouvelles armes du staff (&lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/technology/2012/nov/11/obama-data-voter-statistics-victory&quot;&gt;et
de la victoire&lt;/a&gt;) d'Obama, chargé de faire le tri, dans des tableaux Excel,
des données récoltées sur les votants, mais aussi dans les quelques 24,1
millions de conversations sur les médias sociaux. Et voici les données
récoltées par l'équipe d'Obama sur les électeurs américains, nous livre Ethan
Roeder, en toute transparence, sur ce slide. Nom, adresse, âge, ethnie, revenu
probable, propriétaire ou pas... Rien que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.A9cUlPkCUAA828L_m.jpg&quot; alt=&quot;A9cUlPkCUAA828L.jpg&quot; title=&quot;A9cUlPkCUAA828L.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que savait l'équipe d'Obama sur les électeurs américains? via &lt;a href=&quot;https://twitter.com/RSLNmag&quot;&gt;@RSLNMag&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Twitter / Instagram / Google: la guerre photo est déclarée</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/11/Twitter-/-Instagram-/-Google%3A-la-guerre-photo-est-d%C3%A9clar%C3%A9e</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8a15dee15dbce5ee57646de1ce2d0315</guid>
    <pubDate>Tue, 11 Dec 2012 08:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Photo</category>
        <category>Filtres photo</category><category>Flickr</category><category>Instagram</category><category>Kodak</category><category>LeWeb</category><category>Museogeeks</category><category>Snapseed</category><category>Twitter</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.twitter_m.jpg&quot; alt=&quot;twitter.jpg&quot; title=&quot;twitter.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;a photo, l'image, se place décidément à l'épicentre des
médias sociaux. J'en parlais &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/09/12/Appareil-Photo-Facebook%2C-Instagram%3A-comment-la-photo-%28vintage%29-devient-centrale-sur-les-media-sociaux&quot;&gt;
plus tôt dans l'année&lt;/a&gt;, le rachat d'Instagram par Facebook pour 1 milliard
de dollars l'illustrait, tout comme le lancement par Facebook de sa propre app
mobile photo. Car l'utilisation de la photo est devenue centrale dans les
usages des mobinautes - apprentis photographes: encore un sondage CNIL/ TNS
Sofres publié mercredi 12 décembre le montre: 58% des mobinautes sondés
publient des photos sur Internet pour les partager avec d’autres, et même 86%
des 18-24 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même les constructeurs IT l'ont compris, à voir la bataille acharnée que
livrent Apple et Samsung, &lt;a href=&quot;http://www.macg.co/news/voir/258137/google-et-apple-s-allient-pour-acheter-les-brevets-de-kodak&quot;&gt;
prêts à s'allier&lt;/a&gt; pour racheter les nombreux &lt;strong&gt;brevets photo de
Kodak&lt;/strong&gt;, en train de dépérir... Maintenant, la guerre se déplace entre
médias sociaux, qui ont bien compris que les fonctionnalités photo + mobile
deviennent centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Filtres photo Twitter...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/2giNzaZunqE?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/2giNzaZunqE?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est officiel depuis ce lundi soir, Twitter se lance à son
tour dans la course aux filtres photo : de facto, il a lancé les siens
avec deux mises à jour gratuites de ses apps sur Android et iOS. Au menu, huit
filtres (du délicieux vintage couleur sepia au classique noir et blanc), que
lui fournit l'entreprise &lt;a href=&quot;http://www.aviary.com/about&quot;&gt;Aviary&lt;/a&gt;,
laquelle avait déjà un partenariat avec Flickr. L'utilisateur a pour l'instant
juste accès à des fonctions d'édition basiques (recadrage, contrastes, etc), à
l'inverse d'Instagram. Par ailleurs, ces fonctions de filtres ne semblent
applicables que sur les clichés pris directement via Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rumeur courait, relayée &lt;a href=&quot;http://allthingsd.com/20121208/twitter-aims-to-release-photo-filters-in-time-for-the-holidays/&quot;&gt;
par AllThingsD&lt;/a&gt;, d'autant qu'il y a quelques jours, un des co-fondateurs de
Twitter, Jack Dorsey, publiait des clichés persos avec un filtre noir et
blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est en tous cas une nouvelle bataille dans la guerre des
images que se livrent les médis sociaux. Il y avait déjà eu un indice il y a
quelques jours : la rumeur courait que les photos provenant d' Instagram,
publiées sur sur Twitter, y étaient coupées, voire floutées. Instagram ayant
décidé de couper les ponts avec Twitter. Histoire de doper son audience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;... Réseau social Instagram&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ar Instagram est, désormais, à la fois &lt;strong&gt;outil de
publication et d'édition de photos (avec ses fameux filtres), et réseau
social&lt;/strong&gt;. Au passage, il annonçait hier &lt;a href=&quot;http://blog.instagram.com/post/37657978245/instagram-3-2-improved-camera-with-a-new-filter&quot;&gt;
sur son blog&lt;/a&gt; de nouvelles fonctionnalités photo: nouvelle ergonomie de sa
fonctionnalité de caméra, nouveau filtre, &amp;quot;Willow&amp;quot;, enregistrement des photos
dans iOS dans un dossier Instagram...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de ses 120 millions d'utilisateurs, disponible sur Android et l’App
Store, il est aussi accessible, depuis peu, sur le web. Les utilisateurs
d'Instagram peuvent y créer un profil comme sur Facebook, avec une bannière,
une biographie, des followers, etc. Comme Twitter. Oups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;lus question, pour Instagram, de rediriger son audience
vers Twitter. &lt;em&gt;&amp;quot;Il y a quelques mois, nous avions accepté les cartes Twitter
parce que notre présence sur le web était minime&amp;quot;&lt;/em&gt;, expliquait la semaine
dernière Kevin Systrom, cofondateur d'Instagram, lors des conférences LeWeb,
organisées aux Docks d'Aubervilliers. Ces cartes Twitter permettent à des
contenus(images, etc) d’être inclus dans les tweets, et de ne pas être
redirigés vers d’autres sites ou applications. &lt;em&gt;&amp;quot;Nous avons fait évoluer
notre plateforme afin que les utilisateurs puissent directement réagir à des
contenus Instagram via des ‘like’, des commentaires et des mots-clés.
Désormais, la meilleure chose pour nous est de tout rediriger directement vers
le site Instagram&amp;quot;&lt;/em&gt;. Ça a le mérite d'être clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son propriétaire, Facebook, espère ainsi concurrencer des plateformes à
succès, telle la &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/176609W/tumblr-faites-tourner.html&quot;&gt;
plateforme de microblogging&lt;/a&gt; Tumblr. Alsro que l'on voit émerger des
communautés de fans de culture, qui partagent leurs photos d'événements
culturels... sur Instagram. Il y a 15 jours, lors des Rencontres du
wsebjournalisme à Metz, Nicolas Loublet, fondateur de Knowtex, nous racontait
ainsi l'essor des &lt;em&gt;&amp;quot;communautés créatives&amp;quot;&lt;/em&gt;, constituées de
&amp;quot;museogeeks&amp;quot;, dont certains effectuent carrément des livetweets d’expositions.
Ce qu'ont repéré certains musées, tel le Musée du Quai Branly, qui va jusqu'à
organiser des événements pour ces Instagramers...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Google&lt;/strong&gt; n’est pas en reste dans cette bataille. Il a racheté
en septembre la société Nik Software, à l'origine du service d'application
photo pour mobile, &lt;strong&gt;Snapseed&lt;/strong&gt;, disponible elle aussi sur l’App
Store. Google l'a rendue, il y a peu, gratuite sur Android et sur l'Apple
Store. Snapseed était jusque-là vendu pour 4,99$ sur l'App Store. Fort de
Goole+, Google compte bien &lt;strong&gt;faire de Snapseed son propre
Instagram&lt;/strong&gt; en l'intégrant davantage à son réseau social. Avec notamment
l'ouverture de son nouveau service sur Google+, &lt;strong&gt;Google+
Communities&lt;/strong&gt;, qui comporte des thématiques verticales (photo, people,
et bien sûr marques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Màj 13/12&lt;/strong&gt; : Dernier-venu dans cette bataille,
&lt;strong&gt;Flickr&lt;/strong&gt;, filiale de Yahoo!, à son tour à l'assaut, avec son
application pour iOS qui passe en version 2.0... et comporte, elle aussi des
filtres photographiques (carrément 16), d'après &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/flickr-se-la-joue-aussi-instagram-sur-ios-39785381.htm#xtor=RSS-1&quot;&gt;
ZDNet&lt;/a&gt;. Ces photos &amp;quot;améliorées&amp;quot; pourront être partagées sur Twitter, ou
géolocalisées via Foursquare. A la clé aussi, un nouveau système de
téléchargement de photos, de nouveaux modes d’affichage et la possibilité de
rajouter des informations à propos de chaque photo (type d’objectif, réglages,
éclairage, etc).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et si les robots entraient (vraiment) dans notre quotidien ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/02/Les-robots-en-voie-de-banalisation</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Dec 2012 18:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Aldebaran</category><category>CNAM</category><category>Gostai</category><category>Isaac Asimov</category><category>Robothespian</category><category>Robots</category><category>Science-fiction</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1711_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1711.JPG&quot; title=&quot;IMG_1711.JPG, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;epuis quelques jours, il y a cette affiche un peu
hallucinante dans les couloirs de métros parisiens, qui nous propose la
nouvelle alternative aux manèges et autres Grand Huit des parcs d'attraction.
Le Futuroscope de Poitiers, sorte de parc d'attraction orienté sciences,
s'apprête à ouvrir, le 22 décembre, une attraction intitulée &amp;quot;Danse avec les
robots&amp;quot; (si, si). Dans une ambiance musicale signée Martin Solveig, les enfants
pourront donc embarquer par deux à bord d’un robot géant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concrètement, &lt;em&gt;&amp;quot;Le robot humanoïde Robothespian vous accueille à l’entrée
de l’attraction. A l’intérieur, dix robots de sept mètres de haut, issus de
l’industrie automobile, s’animent au rythme de la musique sous des jeux de
lumières associés à des projections vidéo et des mappings visuels
impressionnants&amp;quot;&lt;/em&gt;, annonce le Futuroscope &lt;a href=&quot;http://www.futuroscope.com/attractions-et-spectacles/sensations-fortes/danse-avec-les-robots&quot;&gt;
sur son site&lt;/a&gt;. Surprenant.. Et osé. Les enfants embarqueront-ils avec
enthousiasme à bord de robots géants ? Robothespian, c'est un de ces
robots aux faux airs de C3PO, capable d'imiter la voix humaine et de faire
l’acteur, créé par la société Engineered Arts, qui fera donc office d'agent
d'accueil auprès des enfants, à l'entrée de l'attraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;amp;v=e2jbQ8IRVZA#!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robots d'Asimov&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on commence à voir des robots humanoïdes (soit de formes humaine
par leur caractère bipède) à l'entrée de telles attractions. Et si les robots
devenaient (un jour) complètement banals, entraient vraiment dans notre
quotidien, suivant la prédiction de certains récits de
science-fiction ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/je_bouquine-001.jpg&quot; alt=&quot;je_bouquine-001.jpg&quot; title=&quot;je_bouquine-001.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ertains trentenaires se souviendront peut-être de cette
couv' du premier numéro du magazine pour ados &lt;em&gt;Je Bouquine&lt;/em&gt;, avec une
nouvelle du Maître de la SF I&lt;strong&gt;saac Asimov&lt;/strong&gt;. Ce fut ma première
lecture relative à l'univers des robots, et (donc) la plus marquante - avant
que je n'engloutisse toute la série des &lt;em&gt;Robots&lt;/em&gt; d'Asimov. A l'époque,
dans les années 80/90, on parlait tout juste des robots industriels, les robots
&amp;quot;de compagnie&amp;quot; étaient plutôt déclinés dans les récits et premiers gros
blockbusters de science-fiction, genre cinématographique alors florissant,
plutôt en version méchants comme le T8000 dans &lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;ne chose est sûre, on a vu ces dernières années &lt;strong&gt;se
multiplier les expos consacrées aux robots&lt;/strong&gt;. Plus des expos réservées
aux nerds et fans de jeux vidéos, mais des expos grand public. Il y avait déjà
eu cette exposition à La Villette consacrée à la science-fiction début 2011,
qui mettait largement en scène des robots, dont je parlais &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/01/02/Et-si-la-science-fiction-%C3%A9tait-has-been&quot;&gt;dans ce
billet&lt;/a&gt;, où je me demandais si la science-fiction n'était pas en voie de
disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robotique &amp;quot;de services&amp;quot; - et pour enfants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1698_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1698.JPG&quot; title=&quot;IMG_1698.JPG, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t en ce moment, il y a de nouveau une exposition qui mêle
science-fiction, super-héros et robots &lt;a href=&quot;http://mfwazemmes.mairie-lille.fr/fr/actualites/science-fiction&quot;&gt;à Lille&lt;/a&gt;
(dans la Maison-Folie de Wazemmes). Et une autre sur l'histoire et &lt;a href=&quot;http://culture.cnam.fr/et-l-homme-crea-le-robot-551807.kjsp&quot;&gt;les usages de la
robotique&lt;/a&gt;, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris, orientée
vers l'histoire et les usages de la robotique. Dans les deux cas, des expos
pédagogiques, dédramatisantes, et même tournées vers les enfants, avec des jeux
de simulation sur écrans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1699_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1699.JPG&quot; title=&quot;IMG_1699.JPG, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1689_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1689.JPG&quot; title=&quot;IMG_1689.JPG, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le robot reste un objet d&lt;em&gt;'entertainment&lt;/em&gt; et de fantasmes,
mais les expos le mettent davantage en scène&lt;/strong&gt; et montrent ses
différents usages. A savoir dans l'espace, dans un environnement nucléaire,
dans les abysses, les robots chirurgiens... Et les robots-compagnons (jouets?),
tels les mini-dinosaures Pleo, le robot-chien Genibo,l'Aibo de sony (plus
commercialisé), ou encore le fameux Nao d'Aldebaran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, plusieurs articles parus cette année montrent que la robotique dite
&amp;quot;de services&amp;quot;, présente notamment dans les hôpitaux, présente auprès de
personnes âgées ou handicapées, commence à se développer, notamment en Asie,
comment on le lisait notamment &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/01012395303-techno-robot-pour-etre-vrai&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.
Une start-up française spécialisée dans ce segment a levé des fonds colossaux
ces derniers mois, auprès de... japonais: Alderaban Robotics, presque rachetée
par le Japonais Softbank, qui y a injecté 100 millions de dollars ce printemps.
Aldebaran rachetait elle-même, en juillet, un autre acteur français, Gostai.
Preuve que &lt;strong&gt;la &amp;quot;guerre économique&amp;quot; des robots de services
s'intensifie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A côté de cela, les robots sont devenus un des pôles d'attraction des
&amp;quot;musées scientifiques&amp;quot; et autres Cités des Sciences. Je citais le Futuroscope
de Poitiers. Mais également, la Cité des Sciences de La Villette (Paris) tout
comme la cité de L'Espace de Toulouse ont tous deux conçus des attractions
autour du robot-star du moment, le robot Curiosity, arrivé sur la planète Mars
en août dernier. Tous deux proposent, &amp;quot;en exclusivité&amp;quot;, une reproduction
grandeur nature de Curiosity, pilotable à distance, des appareils de simulation
permettant d'avoir des vues sur Mars comme si on était à bord de
Curiosity...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces expos sont aussi un enjeu commercial de d'image pour les start-up
françaises, et les labos de recherches ayant collaboré aux derniers grand
projets robotiques. Dans ces expos, dont ils sont souvent partenaires, les
travaux de leurs recherche sont mis en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1641_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1641.JPG&quot; title=&quot;IMG_1641.JPG, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1640_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1640.JPG&quot; title=&quot;IMG_1640.JPG, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre preuve que les robots se banalisent ? On voit apparaître un
&lt;strong&gt;business naissant des collections de robots&lt;/strong&gt;, miniatures,
reproduction ou grandeur nature de modèles utilisés dans des films de
science-fiction. Certains font l'objet de ventes aux enchères (la tête de
Chewbacca a été &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/hightech/2012/08/la-tete-de-chewbacca-sarrache.html&quot;&gt;adjugée
cet été à 140 000 dollars&lt;/a&gt;). Des confectionneurs privés ont même monté leur
business, tel Ptrice Girod, ex- directeur de la rédaction du fanzine
&lt;em&gt;Lucasfilm Magazine&lt;/em&gt;, qui a monté sa société ScienceFictionArchives.com,
spécialisée dans l'organisation de conférences et &lt;a href=&quot;http://sciencefictionarchives.com/fr/professionnels.htm&quot;&gt;d'expositions&lt;/a&gt;
autour de la science-fiction. Au cours desquelles il expose fanzines 60s,
miniatures de super-héros, maquette de fusées et autres costumes ayant servi
dans &lt;em&gt;Star Wars&lt;/em&gt; et autre mythes de la SF.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Fred Perry et la &quot;subculture&quot; British</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/12/02/Fred-Perry-et-la-%22subculture%22-British</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Dec 2012 18:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Fred Perry</category><category>Post-punk</category><category>Subculture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.FRed_Perry_2_m.jpg&quot; alt=&quot;FRed_Perry_2.jpg&quot; title=&quot;FRed_Perry_2.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est un documentaire assez exceptionnel qui a été diffusé
lors d'une soirée organisée à la Flèche d'Or la semaine dernière pour les 60
ans de Fred Perry, marque relativement confidentielle jusqu'à il y a peu, à
forte connotation post-punk, mais qui a toujours su, au gré d'un marketing
assez discret, surfer sur les différentes tendances musicales. Ayant été portée
tour à tour par les Mods anglais, les Teddy Boys, les punks, les jeunes gens
Mödernes en France, puis les tenants de la brit-pop au début des années 90...
Née sur les courts de tennis, en même temps que Lacoste, elle aurait pu
connaître un destin similaire, avec une connotation bourgeoise de bon aloi ;)
Mais à l'inverse, elle a su se créer un positionnement underground et prolo. Je
vous renvoie vers &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/189475W/fred-perry-culture-mods.html&quot;&gt;
cette enquête&lt;/a&gt; que j'ai publié ce printemps dans Stratégies, où je reviens
sur l'histoire de cette marque assez particulière, qui s'est donc toujours
imbriquée dans les différents courants musicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine dernière, j'ai donc vu un documentaire riche, de 90 minutes,
réalisé par par Don Letts, dans une co-production conjointe par la BBC et Fred
Perry. Bel historique des différents courants musicaux britanniques (même si
les différentes interviews virent vite à la gloire de la marque Fred Perry, un
peu agaçant...). Hélas, on ne le verra probablement pas sur les télés
françaises... Mais une somptueuse version en 6 volets a été diffusée en
septembre dernier par la BBC. Vous les trouverez &lt;a href=&quot;http://www.fredperrysubculture.com/film/7294/born-to-be-wild&quot;&gt;sur cette
page&lt;/a&gt; dédiée chez Fred Perry, et je vous les ai dénichés sur YouTube.
Enjoy !&lt;/p&gt;
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      </item>
    
  <item>
    <title>Du publireportage au &quot;brand journalism&quot;</title>
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    <pubDate>Wed, 21 Nov 2012 19:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Brand content</category><category>Brand journalism</category><category>Conde Nast</category><category>Film de mode</category><category>Publireportages</category><category>Stratégies</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.brand-journalism-typewriter_m.jpg&quot; alt=&quot;brand-journalism-typewriter.jpg&quot; title=&quot;brand-journalism-typewriter.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;e m'étais déjà essayée à l'exercice, notamment dans
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/30/Des-publi-communiqu%C3%A9s-toujours-plus-%22-int%C3%A9gr%C3%A9s%22&quot;&gt;
ce billet&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/187084W/des-operations-speciales-toujours-plus-sur-mesure.html&quot;&gt;
cette enquête&lt;/a&gt; (et &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/dossiers/168857/168328W/les-nouvelles-strategies-a-l-heure-du-brand-content.html&quot;&gt;
celle-ci&lt;/a&gt;) pour &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt;. Soit passer en revue la nouvelle
génération de publireportages qui se développent en presse écrite (avec
notamment cette série de 6 &amp;quot;publis&amp;quot; d'anthologie pour Samsung publiés par
&lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt;), et leurs nouveaux dérivés, cette nouvelle génération de
publicités très intégrées que l'on désigne par l'expression-valise
&lt;strong&gt;&amp;quot;brand content&amp;quot;&lt;/strong&gt; (littéralement &amp;quot;contenu de marque&amp;quot;). Et depuis
peu, on commence à parler de &lt;em&gt;brand journalism&lt;/em&gt; (si si) - en butinant un
peu sur Google, on trouve même des agences montées des ex-journalistes qui
proposent leurs services à des sites de marques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette fin d'année, j'ai fait une nouvelle sélection d'opérations
publicitaires parues ces dernières semaines. Car ces formes de publicités,
parfois discutables, parfois spectaculaires, parfois ambiguës sur le plan
déontologique, servent souvent de &lt;strong&gt;révélateur de l'état des
médias&lt;/strong&gt; qui les accueillent. Jusqu’à où aller? A partir de quel moment
la frontière entre un contenu publié par une marque (encore une fois, on est
donc bien loin de la simple publicité..) et un sujet (article, reportage
vidéo...) diffusé par un média ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment continuer d'exister, d’être (omni)présentes auprès des consommateurs
dans une conjoncture difficile, où les budgets publicitaires ont fondu ?
Dans les secteurs qui investissent le plus en publicité (traditionnellement les
télécoms, l'automobile, le luxe...), plusieurs marques ont décidé de donner la
prime au spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Courts-métrages&amp;quot; publicitaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;vec déjà la consécration, cette année, de fameux &amp;quot;brand
content&amp;quot;, notamment dans le secteur du luxe, où les marques n'ont pas hésité à
produire des &amp;quot;court-métrages publicitaires&amp;quot; ou &amp;quot;films&amp;quot; de mode - admirez au
passage &lt;del&gt;la novlangue&lt;/del&gt; le vocable, directement emprunté à l'univers du
cinéma... ça fait tout de suite plus chic, on se situe ainsi davantage dans la
&amp;quot;création&amp;quot; presque cinématographique que dans la vulgaire promotion d'un
produit.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/o-pF8rKZ37c?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/o-pF8rKZ37c?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Entre création artistique et nouvelle machine marketing, &lt;strong&gt;Prada,
Vuitton, Dior&lt;/strong&gt;... Se sont donc offerts des &amp;quot;court-métrages&amp;quot;
publicitaires durant jusque parfois trois minutes, et diffusés sur le Net. Et
donc beaucoup moins chers que s'ils étaient diffusés en télé. Ils empruntent
parfois fortement à l'univers du cinéma: des réalisateurs, des acteurs (tel
&lt;em&gt;A therapy&lt;/em&gt;, court réalisé pour Prada par Roman Polanski avec Helena
Bonham Carter et Ben Kingsley), la mise en ligne du making-of...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;orme de consécration pour ce nouveau format publicitaire
aux atours parfois clinquants, le Centre Pompidou accueillait du 9 au 11
novembre un &lt;strong&gt;Festival de &amp;quot;court-métrages de mode&amp;quot;&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ashadedviewonfashionfilm.com/&quot;&gt;A shaded view of fashion film&lt;/a&gt;,
organisé par la blogueuse mode Diane Pernet, comme le &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/style/article/2012/11/02/la-mode-se-fait-des-films_1784237_1575563.html&quot;&gt;
relatait M le mag&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1624_m.jpg&quot; alt=&quot;pub VW&quot; title=&quot;pub VW, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ôté opérations qui en mettent plein la vue, il y a eu
aussi cette publicité &lt;strong&gt;Volkswagen&lt;/strong&gt; sous forme d'affiche (!) dans
le &lt;em&gt;Journal du Dimanche&lt;/em&gt; du 4 novembre. Au milieu du journal, On
trouvait une double page dépliable en une sorte d'affiche. L'annonceur s'est
donc offert l'équivalent de 4 pages plus la double . A ma connaissance, c'est
la première fois qu'une marque s'offre carrément un &amp;quot;format-affiche&amp;quot; dans un
quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1658_m.jpg&quot; alt=&quot;pub Vrai&quot; title=&quot;pub Vrai, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le très chic &lt;em&gt;M le Mag&lt;/em&gt; daté du 10 novembre, avec ces 4 pages de
rédactionnel et d'élégants portraits en noir et blanc, on aurait eu du mal à
distinguer qu'il s'agissait d'une publicité (certes clairement mentionnée comme
telle en haut à droite), pour la marque de produits laitiers bio
&lt;strong&gt;Vrai.&lt;/strong&gt; Avec donc un &amp;quot;article&amp;quot; très informatif sur l'histoire de
l'entreprise familiale Triballat-Noyal, maison-mère de la marque Vrai, et des
portraits de producteurs de lait qui revendent leur production à Vrai.
Résultat: on a l'impression d'une marque transparente, et tellement
authentique. Au passage, on découvre que les photos de Gwenaël Saliou ont fait
l'objet d'un livre de portraits édité par la marque. Tout est dans tout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1657_m.jpg&quot; alt=&quot;Elle&quot; title=&quot;Elle, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;ans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; de cette semaine, on découvre une
opération qui mêle carrément publi-communiqué et cobranding. L'hebdo féminin a
donc apposé sa marque sur une bagnole (ce qui n'est certes pas la première
fois), la &lt;strong&gt;Nissan Micra&lt;/strong&gt;. ce qui est relayé par un &amp;quot;communiqué&amp;quot;
dans le magazine, qui met en scène la &amp;quot;Chronique d'une journée réussie&amp;quot; d'une
certaine Liza B. On en est cette semaine au chapitre 3, ce qui laisse penser
que c'est une série publicitaire (désolée, je ne lis pas régulièrement
&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous raconte donc comment, grâce à sa voiture, elle mène à un bien un
projet essentiel, passer &amp;quot;Noël, en famille et sans souci&amp;quot;. Voilà voilà... Au
passage, on notera les discrètes légendes en bas à gauche, avec les marques des
vêtements qu'elles porte - exactement &lt;strong&gt;comme dans un article
classique&lt;/strong&gt; en rubrique mode, un étrange procédé que &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; a
déjà utilisé pour un publi avec Volkswagen pour sa Golf, dont je parlais dans
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/?q=publireportage&quot;&gt;ce billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1659_m.jpg&quot; alt=&quot;trois couleurs&quot; title=&quot;trois couleurs, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même dans le dernier numéro du mensuel culturel gratuit &lt;em&gt;Trois
Couleurs&lt;/em&gt;, diffusé dans la chaîne de cinémas parisiens MK2, on découvre ce
publi pour &lt;strong&gt;CanalPlay&lt;/strong&gt; (page de droite), dont la maquette le
distingue bien peu d'un article classique (à gauche)... Même la typo de la
légende en bas à droite est très proche de celle utilisée pour les fiches
techniques en bas des pages des critiques de films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14 couv' de Conde Nast aux couleurs de Windows 8&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/glamour_windows_8_tall.png&quot; alt=&quot;glamour_windows_8_tall.png&quot; title=&quot;glamour_windows_8_tall.png, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;utre exemple intéressant, cette opération du groupe Conde
Nast, signalée &lt;a href=&quot;http://adage.com/article/media/windows-8-push-arrives-14-conde-nast-covers/238356/?utm_source=daily_email&amp;amp;utm_medium=newsletter&amp;amp;utm_campaign=adage&quot;&gt;
par Advertising Age&lt;/a&gt; (et un grand merci au passage à Delphine Soulas pour le
repérage), presque un publi géant - même s'ils affirment que Windows n’a rien
payé. 14 titres US de Conde Nast datés de décembre, dont &lt;em&gt;Wired, The New
Yorker, Vogue&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Glamour&lt;/em&gt;, auront des couv' semblables aux écrans
d'accueil d'appareils sous Windows 8; Une initiative de
&lt;strong&gt;Microsoft&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&amp;quot;pour informer les lecteurs des contenus
disponibles sur sa nouvelle plateforme&amp;quot;&lt;/em&gt;, explique benoîtement Conde Nast à
&lt;em&gt;Ad Age&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, on franchit un cap. Pour promouvoir à l'échelle mondiale son nouveau
système d'exploitation, Microsoft va bien plus loin que la traditionnelle
surcouverture publicitaire qui tend à se développer pour certains journaux.
Ici, &lt;strong&gt;la marque s'insère dans ce qui est au coeur d'un journal, sa
couverture&lt;/strong&gt;, sa Une. Elle impose son propre design, son identité, au
média.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa couv' &amp;quot;sponsorisée par Windows 8&amp;quot;, &lt;em&gt;Glamour&lt;/em&gt; pousse ici le
réalisme jusqu'à mettre en scène les fonctionnalités qu'offre la page d'accueil
de Windows 8 (affichage d'un tweet, de l'heure, de grandes photos...). &amp;quot;Les
éditeurs évitent traditionnellement d'être impliqués dans les opérations
publicitaires, pour montrer à leurs lecteurs qu'ils ne sont pas sous la coupe
des marketeurs. Les publicités payantes fixées à la couverture des magazines
doivent généralement être signalées comme publicités, selon le code de
l'American Society of Magazine Editors&amp;quot;, souligne &lt;em&gt;Ad Age&lt;/em&gt;. Code qui
n'inclut évidemment pas le cas des écrans d'accueil d'ordinateur. Une manière,
pour Conde Nast, d'exploiter un vide juridique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Brand journalism&amp;quot; chez Coca Cola&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/Screen-Shot-2012-11-14-at-22.12.23-300x255.png&quot; alt=&quot;Screen-Shot-2012-11-14-at-22.12.23-300x255.png&quot; title=&quot;Screen-Shot-2012-11-14-at-22.12.23-300x255.png, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;nfin, pour finir en beauté, ce cas d'école de &amp;quot;brand
journalism&amp;quot; (nous y voilà...). Coca Cola a dévoilé il y a quelques jours (merci
ici @ziadmaalouf) son magazine en ligne, &amp;quot;Coca-Cola Journey&amp;quot;, du nom de
l’ancien magazine interne du groupe. Tel un magazine, il comporte plusieurs
rubriques: l'entertainment, l’environnement, la santé, l’innovation... On y
trouvera donc l’interview d’un chef cuisinier, une tribune de la
vice-présidente de General Motors sur l’innovation automobile, des articles sur
la lutte contre l’obésité.. Avec, sans surprise, très souvent l'évocation de
marques du groupe Coke, ou des prises de position relevant d'une sorte de
&amp;quot;healthwashing&amp;quot; sur des sujets trèèès sensibles pour le groupe (comme
l'obésité).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà. &lt;strong&gt;Cette fois encore, ces repérages ne sont que quelques
exemples, si vous en avez d'autres à m'envoyer, n'hésitez pas... Cette série se
poursuivra dans des billets ultérieurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le &quot;conte de fées&quot; d'Arnaud Lagardère et Jade Foret vu par la RTBF 1</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/11/13/Le-%22conte-de-f%C3%A9es%22-d-Arnaud-Lagard%C3%A8re-et-Jade-Foret-vu-par-la-RTBF2</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Nov 2012 22:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Arnaud Lagardère</category><category>Jade Foret</category><category>RTBF 1</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e &lt;em&gt;&amp;quot;conte de fées très fort&amp;quot;&lt;/em&gt; promis par la RTBF1
dans sa bande-annonce a été à la hauteur des attentes. Mardi soir, la chaîne
publique belge diffusait &lt;em&gt;&amp;quot;La Belle, le Milliardaire et la Discrète&amp;quot;&lt;/em&gt;,
un &amp;quot;documentaire&amp;quot; mettant en scène Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère
et président du conseil d'administration d'EADS, et sa compagne Jade Foret,
mannequin belge de 22 ans. Alors forcément, le docu en question était attendu
par les médias et les internautes, qui s'étaient déjà régalés en juillet
dernier avec une vidéo on ne peut plus &amp;quot;nature&amp;quot; du couple, diffusée par le
quotidien LeSoir.be, et reprise aussitôt par YouTube. Laquelle avait provoqué
quelques remous chez les cadres de Lagardère, comme &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/07/20/Arnaud-Lagard%C3%A8re%2C-le-%22making-of%22-de-son-shooting-photo%2C-un-plan-m%C3%A9dia-surr%C3%A9aliste&quot;&gt;
j'en parlais alors dans ce billet.&lt;/a&gt;..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A n'en pas douter, ils seront surpris par les extraits de ce docu de 30
minutes, qui ne devraient pas tarder à fuiter sur YouTube, avec à nouveau un
effet boule de neige attendu. Pourtant, il avait présenté un semblant de mea
culpa après-coup, affirmant &lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2011/lesechos.fr/09/05/0201611172173.htm&quot;&gt;
dans Les Echos&lt;/a&gt; qu'il ignorait que ce clip allait être diffusé, et qu'on ne
l'y &lt;em&gt;&amp;quot;reprendrait plus&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, pour ce documentaire tourné en octobre 2011 et mars 2012, on a des
séquences brutes, de manière assez déstructurée, sans synopsis ni commentaire.
Au téléspectateur de se faire son opinion. Avec des perles que les réalisateurs
ont laissé émerger, mine de rien, dans les subtilités du montage. C'est là la
marque de fabrique de l'émission-culte &lt;em&gt;Strip Tease&lt;/em&gt;, (lointain) ancêtre
un peu plus destroy de &lt;em&gt;Tout ça (ne nous rendra pas le Congo)&lt;/em&gt;, émission
diffusée sur la RTBF 1, créée en 2002 par Jean Libon et Marco Lamensch
(fondateurs de &lt;em&gt;Strip-Tease&lt;/em&gt;). dans le cadre de laquelle était diffusé
ce reportage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;En Belgique, nous n'avons pas les mêmes considérations sur Arnaud
Lagardère... C'est un parfait inconnu pour le grand public belge. Par contre,
j'ai trouvé que l'histoire d'un mannequin qui réussit en France en étant
coachée par sa maman rentrait davantage dans la ligne éditoriale de notre
magazine&amp;quot;&lt;/em&gt;, a expliqué &lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121108.FAP4019/la-belle-le-milliardaire-et-la-discrete-portrait-intime-de-jade-et-arnaud-lagardere.html&quot;&gt;
à l'agence Sipa&lt;/a&gt; la productrice Safia Kessas. Mais c'est (bien sûr) le
contraire, en creux, une vision de la vie privée du patron du groupe Lagardère
que donne ce documentaire. Déjà dans le teaser diffusé auparavant par la RTBF
1, une voix gouailleuse nous racontait, &lt;em&gt;&amp;quot;Il était une fois, la belle
prénommée Jade, et son fiancée milliardaire surnommé 'Tonton Nono'. Leur amour
si pur excite hélas bien des jalousies...&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce reportage se succèdent donc des scènes: Arnaud Lagardère et Jade
Foret dans leur domaine à Rambouillet, où elle se voit offrir une Porsche (&amp;quot;Oh,
quel beau cadeau! Merci mon amour&amp;quot;), monte à cheval, pose pour un shooting
photo en robe de soirée en enlaçant Arnaud Lagardère, avant une séquence match
de football en loge privée, une autre en jet privé, une autre pour l'essayage
de la robe de mariée, ou encore Arnaud Lagardère qui prépare des hamburgers
(avec un gros plan sur le sel Carrefour premier prix) - des gens tout à fait
&amp;quot;ordinaires&amp;quot;, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, les tourtereaux comparent leurs apps météo sur leurs iPhone. Ou
séquence cruelle de l'essayage de la robe de mariée, où Arnaud Lagardère doit
se hisser sur les pointes de pieds pour parvenir à soulever le voile de sa
future mariée. Ou encore la belle-mère (ladite &amp;quot;discrète&amp;quot; du documentaire) ,
légèrement vulgaire, omniprésente et inénarrable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce docu montre un étrange trio, où la mère de Jade est présente dans
toutes les séquences, commentant les tenues et les coiffures de sa fille
qu’elle accompagne dans tous ses déplacements, justifiant dans son langage
fleuri, &lt;em&gt;&amp;quot;Quand Arnaud a choisi Jade, il savait que Jade, c’était une
famille et pas Jade toute seule&amp;quot;&lt;/em&gt;, se défendant d’être &lt;em&gt;&amp;quot;une mère
maquerelle&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simple hasard de calendrier sans doute, Arnaud Lagardère annonçait cet
après-midi une probable sortie du groupe Lagardère du capital d'EADS en 2013.
Ce &amp;quot;documentaire&amp;quot; creuse une fois de plus la frontière entre vie publique et
vie privée, ce que l'on peut montrer ou pas, alors que la télé-réalité et les
&amp;quot;docus-réalités&amp;quot; ont consacré ce style, ces dernières années. Et la
généralisation de la mise en scène de la vie privée, qui ne touche plus
seulement les chanteurs, stars de télé ou de cinéma, mais aussi les politiques,
voire les patrons d'entreprises et capitaines d'industries... Mais comme cela
perçait déjà lors de l'épisode de juillet 2011, le patron d'un des plus
importants groupes cotés au CAC 40 peut-il tout se permettre en terme
d'image ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Twitter / Barack: les médias traditionnels dépassés</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/11/07/Twitter-/-Barack%3A-les-m%C3%A9dias-traditionnels-d%C3%A9pass%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Nov 2012 22:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Barack Obama</category><category>Facebook</category><category>Reddit</category><category>Twitter</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.4_more_years__m.jpg&quot; alt=&quot;4_more_years_.jpg&quot; title=&quot;4_more_years_.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&lt;/strong&gt;rès exactement 327 453 tweets liés à l'élection
présidentielle par minute, a décompté Twitter, lors de l'annonce de la victoire
de Barack Obama, à 23h19 (5h19 à Paris). Un record. Le réseau social avait
précisé, avant même l'annonce des résultats, que la présidentielle était
devenue dans la soirée l'événement politique le plus tweeté de l'histoire
américaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, fait sans précédent, c'est directement sur Twitter et sur Facebook que
le président des Etats-Unis a annoncé sa réélection, en postant cette simple
photo où il enlace sa femme, intitulée &amp;quot;Four more years&amp;quot;. Et non plus sur une
tribune, dans une déclaration diffusée par les chaînes de télé. Preuve que les
médias sociaux se sont imposés comme les médias de l'immédiateté, et même de
l'instantanéité, devant la télévision et la radio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tweet qui restera probablement dans l'histoire, envoyé par Obama avant
même de monter sur scène pour son discours, et bien avant de prononcer son
premier discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.tweets_Barack_m.jpg&quot; alt=&quot;tweets_Barack.jpg&quot; title=&quot;tweets_Barack.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uelques minutes auparavant, Obama indiquait déjà &lt;em&gt;&amp;quot;This
happened because of you. Thank you.&amp;quot;&lt;/em&gt;, puis signait lui-même, de ses
initiales, un deuxième tweet: &lt;em&gt;&amp;quot;We're all in this together. That's how we
campaigned, and that's who we are. Thank you. -bo&lt;/em&gt; (Nous sommes tous
ensemble. C'est comme ça que nous avons fait campagne et c'est ce que nous
sommes. Merci)&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photo date du &lt;a href=&quot;http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Photos/aout-2012/Le-couple-presidentiel-418995/&quot;&gt;
17 août 2012&lt;/a&gt;, et a été prise lors d'un meeting dans dans le village d'East
Davenport (Iowa). Pas grave, elle incarne à la perfection cette émotion par
l'image (avec un &lt;em&gt;pathos&lt;/em&gt; très américain) que le président veut faire
passer. Son tweet de réélection aura été retweeté à près de 460 000 reprises -
un record, qui en fait le &amp;quot;tweet&amp;quot; le plus populaire de tous les temps (pour
l'instant !) d’après Buzzfeed, un site américain spécialisé. Barack Obama prend
ainsi la place d’un message du chanteur Justin Bieber. En tout, plus de 31
millions de tweets concernant l’élection ont été postés. De même, &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/barackobama?fref=ts&quot;&gt;sur Facebook&lt;/a&gt;, quelques
heures après le post du président, plus de deux millions de personnes l'avaient
&amp;quot;liké&amp;quot;, en faisant la photo la plus aimée de l'histoire selon Facebook.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que déjà en 2008, la couverture médiatique de la campagne qui
vit l’ascension de Barack Obama fut déjà marquée par l’avènement des réseaux
sociaux, notamment Twitter, alors jeume média social à peine connu en France.
Quatre ans plus tard, il s'est imposé au fil de la campagne, comme caisse de
résonnance pour les partisans républicains et démocrates, notamment lors des
trois débats télévisés entre les deux rivaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mobilisation sur Reddit, appels à retweets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es réseaux sociaux seraient-ils en train de supplanter les
médias traditionnels comme relais ? Quelques jours auparavant, mardi
après-midi, Barack Obama avait choisi le site Internet &lt;a href=&quot;http://fr.reddit.com/&quot;&gt;Reddit&lt;/a&gt;, réseau social très en vogue aux États-Unis,
pour mobiliser les jeunes pour voter. Et il a appelé ses supporteurs tout au
long de la soirée à se mobiliser - sur Twitter, les enjoignant à appeler leurs
amis résidant dans des États clés (les fameux &lt;em&gt;swing states&lt;/em&gt;) à
retweeter son message s’ils font &lt;em&gt;&amp;quot;partie de la @TeamObama&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voire. Evidemment, les partisans républicains étaient également très actifs
sur Twitter. Pourtant, &lt;strong&gt;les tendances sur le média social préfiguraient
déjà de la victoire de Barack Obama&lt;/strong&gt; avant même la fermeture des
bureaux de vote. Sur les plus de 7 millions de tweets liés à l’élection que
Twitter a comptabilisés mardi en milieu d’après-midi, 40 % évoquent Barack
Obama, contre seulement 24 % pour Mitt Romney, relevait l'AFP. L’indexation
mise en place par Twitter pour jauger la tonalité des messages donne &lt;strong&gt;71
% de tweets positifs&lt;/strong&gt; au président sortant depuis l’ouverture des
bureaux de vote, contre 59 % pour le républicain Mitt Rowney.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Twitter, premier relais pour féliciter Barack Obama&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Twitter-Cameron_mainstory1_m.jpg&quot; alt=&quot;Twitter-Cameron_mainstory1.jpg&quot; title=&quot;Twitter-Cameron_mainstory1.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;orme de mise en abyme, même pour les traditionnelles et
très officielles félicitations au président réélu, plusieurs personnalités
politiques ont choisir eux aussi Twitter comme premier relais. Et par la même
occasion, plusieurs se permettaient d'emprunter un ton très décontracté, bien
plus que dans un classique communiqué compassé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Congratulations !&amp;quot;&lt;/em&gt;, écrivait simplement e premier ministre russe
Dmitri Medvedev sur son compte. &lt;em&gt;&amp;quot;Chaleureuses félicitations à mon ami
@BarackObama. Impatient de continuer à travailler ensemble&amp;quot;&lt;/em&gt;, tweetait,
très à l'aise, mercredi matin le premier ministre britannique David Cameron.
&lt;em&gt;&amp;quot;Heureux de l’élection du président Obama&amp;quot;&lt;/em&gt;, écrivait en néerlandais
puis en français le président du Conseil de l’Union européenne Herman Van
Rompuy. Même le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est
fendu de &lt;em&gt;&amp;quot;chaleureuses félicitations&amp;quot;&lt;/em&gt; au président Obama via
Twitter.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Memoto: Big Brother is watching you (toutes les 30 secondes)</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/10/23/Meet-Memoto%3A-Big-Brother-is-watching-you-%28routes-les-30-secondes%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:36c2be3652a79a635eb4840f2da4b911</guid>
    <pubDate>Tue, 23 Oct 2012 22:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Facebook</category><category>Lifelogging</category><category>Memoto</category><category>Quantified self</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.macgpic_1351004199_optim_m.jpg&quot; alt=&quot;macgpic_1351004199_optim.jpg&quot; title=&quot;macgpic_1351004199_optim.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n appareil photo de la taille d'un pendentif que l'on peut
arborer au cou, et qui prend une photo toutes les 30 secondes. Et génère une
sorte de flux visuel continu de votre vie de tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'info est sortie hier dans &lt;a href=&quot;http://www.theverge.com/2012/10/23/3539986/memoto-camera-lifelogging-kickstarter&quot;&gt;
The Verge&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://techcrunch.com/2012/10/22/memoto/&quot;&gt;Techcrunch&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.tuaw.com/2012/10/23/memoto-camera-wants-to-capture-your-life-every-30-seconds/&quot;&gt;
Tuaw&lt;/a&gt;... hier. La crème des sites technos. Avec un ton presque
extatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une start-up basée à Stockholm, &lt;a href=&quot;http://memoto.com/&quot;&gt;Memoto&lt;/a&gt;, qui a développé cet étrange produit. Une sorte
de compagnon - Tamagoshi des temps modernes, qui va vous permettre de
cataloguer, &amp;quot;ranger&amp;quot;, tous les instants de votre vie, image par image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a lancé une campagne sur la plateforme de crowdsourcing &lt;a href=&quot;http://www.kickstarter.com/projects/martinkallstrom/memoto-lifelogging-camera&quot;&gt;
Kickstarter&lt;/a&gt;, avec cette injonction, &lt;em&gt;&amp;quot;Remember every moment&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;'appareil, de 5 megapixels, comporte aussi une puce GPS ,
qui permet de localiser l'endroit où sont prises les photos, et xx horodatages.
Dotée d'une batterie rechargeable, elle a 2 jours d'autonomie. Donc, muni de
votre caméra, vous serez même traçables en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mini-appareil photo devrait être vendu à partir de 2013 pour 279 dollars,
accompagné d'un abonnement à un service Web pour 199 dollars. Lequel permettra,
une fois les images téléchargées, de les classer par ordre chronologique et
lieux. Le soir, en branchant son Memento Lifelogging Camera à un ordinateur,
les photos sont en effet traitées sur les serveurs de Memoto. Les photos sont
regroupées en plusieurs &amp;quot;moments&amp;quot; quotidiens : on peut cliquer sur un
moment pour le revivre, ou le partager sur Facebook. Une forme de mémoire
photographique, en somme, censée être constituée au fil d'une vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moteur de recherche de Memoto permet de chercher une date ou un lieu, et
de revoir les &amp;quot;moments&amp;quot; associés. L'app mobile iOS ou Android permet aussi
d'accéder à ces &amp;quot;moments&amp;quot;. Et rassurez-vous, si seule une toute petite partie
des photos est organisée en &amp;quot;moments&amp;quot;, aucune photo n'est effacée : elles
sont toutes stockées et accessibles sur les serveurs de Memoto. Toutes les
données sont chiffrées et privées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quantified self et &amp;quot;lifelogging&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.moments-algorithm_m.jpg&quot; alt=&quot;moments-algorithm.png&quot; title=&quot;moments-algorithm.png, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;lle surfe ainsi en plein sur la tendance du
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;quantified self&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui consiste à collecter des données
personnelles liées à la santé et à les partager, grâce à des appareils
électroniques basés sur des capteurs, couplés à des applications mobiles ou
services en ligne, comme j'en parlais dans &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/06/28/Le-%22body-hacking%22%2C-les-pr%C3%A9misses-de-l-humain-%22augment%C3%A9%22&quot;&gt;
ce billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt;ais surtout, sur cette habitude que l'on a prise ce
dernières années sur les réseaux sociaux, de manière presque additive: partager
à tout instant ce que l'on fait, où l'on est, de plus en plus à travers la
photo. La tendance du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;lifelogging&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui consiste à
enregistrer et archiver le maximum d'informations autour de votre vie — textes,
images, vidéos, interactions sociales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien pour cela que Facebook, par exemple, a &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/09/12/Appareil-Photo-Facebook%2C-Instagram%3A-comment-la-photo-%28vintage%29-devient-centrale-sur-les-media-sociaux&quot;&gt;
mis l'accent sur l'image&lt;/a&gt;, la photo, dans son univers (allant jusqu'à créer
une appui mobile idoine). Encore &lt;a href=&quot;http://www.tuaw.com/2012/10/17/seeing-the-lightt-introducing-a-new-social-medium/&quot;&gt;
la semaine dernière&lt;/a&gt;, la start-up &lt;a href=&quot;http://lightt.com/&quot;&gt;Lightt&lt;/a&gt; se
lançait avec une promesse similaire : son app mobile &amp;quot;sociale&amp;quot; permet de
capturer des instants de vie, par séries de 10 photos, puis de les partager
avec ses amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les individus n'ont jamais autant pris en photo - et partagé sur
les réseaux sociaux - les instants les plus anodins de leur quotidien. Un
sondage Ipsos, commandé à l'occasion du Salon de la photo, révélait aujourd'hui
que 55% des Français déclarent posséder au sein de leur foyer au moins un
appareil photo numérique. Et parmi les photographes amateurs, 89% possèdent un
appareil numérique et 77% un téléphone portable avec prise de vue intégrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, avec ces étranges appareils, chacun pourra être filmé, même à son
insu. Même dans des situations voyeuristes. Car l'appareil de Memoto ne peut
jamais s'arrêter, à moins de le masquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co-fondateur de Memoto, Martin Källström, est conscient comment les
médias sociaux ont changé nos comportements. Sa première start-up, Twingly,
&amp;quot;faisait une veille sur les blogs, tweets et autres pour traquer ce que les
clients disaient de produits de certaines marques&amp;quot;, précise Techcrunch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est parce qu'il voulait enregistrer des moments inattendus de sa vie, ces
moments où l'on oublie précisément de dégainer son appareil photo, comme les
premiers pas de ses enfants, qu'il a eu l'idée de lancer ce nouveau service.
Ces moments qui peuvent sembler sans grande importance deviennent bien plus
profonds à posteriori... Memoto permet ainsi de retrouver ces moments. Toute
l’ambiguïté étant que Memoto &lt;strong&gt;ne laisse ainsi plus de place à
l'improvisation, ni à l'oubli, ni au secret&lt;/strong&gt;. Tout sera gravé en
images.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment les médias peuvent-ils aspirer l'innovation ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/10/09/Commet-les-m%C3%A9dias-peuvent-ils-aspirer-l-innovation</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:37c060379cdb4ef6b64b9f567489cdb1</guid>
    <pubDate>Tue, 09 Oct 2012 19:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>France Télévisions</category><category>Global Editors Network</category><category>Hackathon</category><category>L Express Ventures</category><category>RD</category><category>Start up for news</category><category>Teleportd</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Teleportd__2__m.jpg&quot; alt=&quot;Teleportd__2_.jpg&quot; title=&quot;Teleportd__2_.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l s'appelle &lt;a href=&quot;http://teleportd.com/&quot;&gt;Teleportd&lt;/a&gt;.
C'est un agrégateur de photos qui scanne toutes les photos géolocalisées sur
des applications mobiles &amp;quot;sociales&amp;quot; et les médias sociaux (Tumblr, Twitter,
Twitpic, etc), et peut faire remonter, à partir d'un mot-clé, des photos
indexées par rapport à leurs métadonnées. Pratique, pour des médias qui veulent
enrichir leurs articles de photos, ou qui ont besoin de photos, même prises par
des amateurs, pour des articles d'actualité immédiate... Bientôt, un système
permettra d'identifier automatiquement l'auteur de la photo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teleportd a décroché le prix Startup for News, attribué par le &lt;a href=&quot;http://www.globaleditorsnetwork.org/?lang=fr&quot;&gt;Global Editor network&lt;/a&gt;,
association qui regroupe des rédacteurs en chefs, et s'était penchée sur une
présélection de 13 start-ups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il incarne parfaitement cette nouvelle génération de start-ups qui
pourraient être complémentaires et indispensables aux médias demain, en leur
apportant un service très spécifique, qu'ils n'auraient pas forcément eu
l'inventivité de développer en interne. Cela résume toute la question du
&lt;strong&gt;rapport des médias à l'innovation&lt;/strong&gt;, et aux start-ups, qui était
au cœur d'un (très bon) débat organisé lundi 8 octobre au soir par le Social
Media Network, le Social Media Club France, Xperience et Satellinet à La
Cantine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;omment les médias peuvent-ils
&lt;strong&gt;innover&lt;/strong&gt; ? Incubateur intégré, simples collaborations avec
des jeunes pousses, carrément rachat de start-ups, embauches de nouveaux
profils hybrides ?... On en est qu'aux débuts, les grands médias classiques,
audiovisuels ou groupes de presse, tâtonnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Incubateur&amp;quot; au Groupe Express Roularta&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.startup_m.jpg&quot; alt=&quot;startup.JPG&quot; title=&quot;startup.JPG, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Débat StartUpNews à La Cantine - photo Laurent dupin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu cette petite bombe, lancée &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/194960W/express-roularta-incube-des-start-up.html&quot;&gt;
mi-septembre&lt;/a&gt;. Le Groupe Express Roularta a annoncé le lancement de &lt;a href=&quot;http://www.lexpress-ventures.com/&quot;&gt;L'Express Ventures&lt;/a&gt;, &amp;quot;accompagnateur&amp;quot;
plutôt qu'incubateur de start-ups, co-fondé avec 4 entrepreneurs issus du Net,
dont Stéphane Boukris (Faismesdevoirs.com, Rentabiliweb) et Simon Istolainen
(MyMajorCompany). J'en parlais &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/192413W/l-express-cree-un-fonds-d-investissement-pour-start-up.html&quot;&gt;
en avant-première en juillet&lt;/a&gt; dans &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt;, cette société, dont
le groupe Express détient 58% des parts, accompagnera une dizaine de projets
par an. L'horizon est large: start-ups spécialisées dans le marketing digital,
le e-commerce, les apps mobiles, les nouveaux médias... &lt;em&gt;&amp;quot;Nous aurons le
'final cut' sur les projets qui seront retenus. Nous assurerons leur promotion,
et les entrepreneurs l'accompagnement et l'encadrement. Pour nous, cela permet
de faire de la veille, et d'acquérir des compétences&amp;quot;&lt;/em&gt;, résume Corinne
Denis, directeur général adjointe et directrice multimédia du groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est là: si le groupe Express y va avec prudence (il n'investira pas ou
très peu dans ces start-ups, prenant au maximum 10% du capital), cela lui
permet avant tout de &lt;strong&gt;s'offrir une veille technologique sans précédent,
et d'aspirer de l'innovation&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier &amp;quot;hackathon&amp;quot;, appels d'offres auprès de start-ups chez France
Télévisions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.hackathon-facebook_m.jpg&quot; alt=&quot;hackathon-facebook.jpg&quot; title=&quot;hackathon-facebook.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&lt;/strong&gt;ous les &amp;quot;vieux&amp;quot; médias cherchent de nouvelles recettes
dans cette &lt;strong&gt;course à l'innovation&lt;/strong&gt;. Chez France Télévisions
aussi. &lt;em&gt;&amp;quot;C'est le défi de toutes les entreprises de médias traditionnelles.
La nouveauté d'aujourd'hui, ce n'est pas le lancement de D8, mais l'arrivée de
&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/10/08/youtube-lance-13-chaines-thematiques-en-france_1771583_651865.html&quot;&gt;
13 chaînes thématiques YouTube&lt;/a&gt;. Or les groupes ne sont pas toujours prêts à
intégrer de manière efficace l'innovation&amp;quot;&lt;/em&gt;, lâche Eric Scherer. Directeur
de la prospective et de la stratégie numérique à France Télévisions, il est
arrivé précisément il y a deux ans avec cette équipe en charge de l'innovation
au sein du mastodonte audiovisuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces chantiers, il y a eu le lancement du site d'information continue
FranceTV.info, une trentaine de recrutements à la clé, dont des nouveaux
profils: développeurs, front page editors... Mais pour demain, &lt;em&gt;&amp;quot;des acteurs
issus de start-ups vont nous aider&amp;quot;&lt;/em&gt;, annonce-t-il. &lt;em&gt;&amp;quot;Ce matin, nous
examinions les résultats de l'appel d'offres que nous avons lancé, qui porte
sur les nouvelles mesures d'audience dans la social TV. Nous avions des
start-ups parmi les candidats&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car des problématiques toutes nouvelles apparaissent pour le groupe
audiovisuel. &lt;em&gt;&amp;quot;Nous avons des sujets nouveaux: la social TV, inexistante il
y a 18 mois, la programmation de flux... On voit des start-ups nous proposer
des services comme enrichir un programme sur un smartphone, ou reconnaître un
programme sur un autre terminal&amp;quot;&lt;/em&gt;, poursuit Eric Scherer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aspirer des nouvelles idées, le groupe a ainsi opté pour l'organisation
de son &lt;strong&gt;premier &amp;quot;hackathon&amp;quot;&lt;/strong&gt; les &lt;a href=&quot;http://hackdayparisconnectedtv.eventbrite.com/&quot;&gt;19 et 21 octobre&lt;/a&gt;, ce
marathon de la programmation initialement prisé par les hackers, repris par des
grosses start-ups comme Facebook ou Criteo. La R&amp;amp;D de France Télévisions
espère ainsi repérer et attirer des développeurs et designers porteurs de
projets d'apps TV innovantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collaborations avec des start-ups au Monde.fr&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LeMonde.fr, quant à lui, a choisi de travailler au coup par coup avec des
start-ups, &lt;em&gt;&amp;quot;par exemple pour des coproductions de webdocumentaires ou
d'interfaces ludiques&amp;quot;&lt;/em&gt;, précise Alexis Delcambre, son rédacteur en chef.
Et de citer le jeu Primaires à gauche, développé en 2011 par KTM Advance et
Florent Maurin. On pense aussi aux collaborations du Monde.fr avec Upian,
depuis plusieurs années, sur des webdocumentaires depuis le magnifique &lt;em&gt;Le
corps incarcéré&lt;/em&gt; en novembre 2009, comme &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2009/11/29/Le-web-documentaire,-nouvelle-forme-de-r%C3%A9cit-journalistique&quot;&gt;
j'en parlais alors&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;our autant, les médias doivent-ils aller jusqu'à ce doter
de &lt;strong&gt;Media labs&lt;/strong&gt;, ces équipes dédiées aux projets
innovants ? Au &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, certes, une équipe, le pôle
&lt;strong&gt;Nouveaux écrans&lt;/strong&gt;, dirigé par Edouard Andrieu, planche sur les
projets d'applis mobiles et les nouveaux supports (dont Windows 8). Pour
autant, si le trio webdesigner + webdevelopper + journaliste, initié par
&lt;em&gt;Owni&lt;/em&gt;, commence à s'imposer dans certaines rédactions, &lt;em&gt;&amp;quot;avoir un
labo dédié implique un risque de déconnexion de l'équipe par rapport aux
besoins réels de la rédaction. Nous préférons monter une équipe isolée au sein
de la rédaction juste le temps de produire un nouveau format ou projet&amp;quot;&lt;/em&gt;,
explique Alexis Delcambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.veritometre_m.jpg&quot; alt=&quot;veritometre.jpg&quot; title=&quot;veritometre.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Véritomètre Owni/iTélé&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est moins complexe au sein des nouveaux médias. C'est évident
pour &lt;em&gt;Owni&lt;/em&gt;, qui &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/148473W/owni-laboratoire-d-experimentations-journalistiques-en-ligne.html&quot;&gt;
a créé ce modèle&lt;/a&gt; de collaboration entre développeurs et journalistes, avec
ses expérimentations d'avant-garde en &lt;em&gt;data journalism&lt;/em&gt;. Les médias
traditionnels font même appel à lui, comme une sorte de start-up, sur certains
projets: &lt;em&gt;&amp;quot;par exemple, nous avons fourni notre &lt;a href=&quot;http://itele.owni.fr/&quot;&gt;Veritomètre&lt;/a&gt; à iTélé. Et nous menons une veille en
datajournalism et innovation avec notre rubrique Les data en forme&amp;quot;&lt;/em&gt;,
précise Jean-Marc Manach, journaliste à &lt;em&gt;Owni&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même pour &lt;em&gt;Rue89&lt;/em&gt; : il a ses développeurs en interne, qui
travaillent en binôme avec des journalistes. &lt;em&gt;&amp;quot;Nous servons de labo
d'innovation pour le Nouvel Obs (depuis son rachat par le groupe ndlr)&amp;quot;&lt;/em&gt;,
admet Yann Guégan, rédacteur en chef adjoint à Rue89.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs groupes de médias se sont déjà
dotés de leurs incubateurs et media labs : Philadelphia Media Network,
éditeur de &lt;em&gt;The Inquirer&lt;/em&gt;, avec son incubateur &lt;a href=&quot;http://www.sep.benfranklin.org/news-announcements/ben-franklin-announces-project-liberty-digital-incubator-inaugural-class/&quot;&gt;
Project Liberty&lt;/a&gt;, Turner Broadcasting, maison mère de la chaîne CNN, avec
son incubateur le &lt;a href=&quot;http://www.mediacamp.com/&quot;&gt;Media Camp&lt;/a&gt;, ou
encore, l&lt;em&gt;'Irish Times&lt;/em&gt;, qui &lt;a href=&quot;http://www.irishtimesidealab.com/&quot;&gt;vient d'ouvrir&lt;/a&gt; le sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire aussi:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mediaculture.fr/2012/10/09/les-grands-groupes-medias-peuvent-ils-encore-innover/&quot;&gt;
Les grands groupes médias peuvent-ils encore innover&lt;/a&gt; ? Chez Cyrille
Franck&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storify.com/mael_i/startups-for-news-quelles-synergies-entre-startups&quot;&gt;Innovation
et information : quelles synergies entre startups &amp;amp; groupes
médias&lt;/a&gt; ? Storify de Mael Inizian&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://gillesdonada.wordpress.com/2012/10/09/organisation-ce-que-les-start-up-enseignent-aux-groupes-medias/&quot;&gt;
Organisation : ce que les start-up enseignent aux groupes média&lt;/a&gt; par
Gilles Donada&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>