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  <title>Miscellanees.net - blog prolixe pub, marketing &amp; conso, high tech, innovations</title>
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  <description>Dédié à plusieurs facettes de l'actu qui m'intéressent le plus, que je suis de près : nouvelles tendances de consommation (consumérisme ?), pub et marketing, innovations, sciences, cinéma... Toujours sous ce prisme : comment les  technologies (anciennes, nouvelles ou émergentes, c'est selon...) influeront sur les usages de demain.
Journaliste à Stratégies, spécialisée en économie, sciences &amp; innovation, high tech, marketing. Après être passée par 20minutes.fr, L'Entreprise, et la case  freelance (pour Les Echos, l'Usine Nouvelle, Entreprise &amp; carrières, ZDNet, TerraEco...).
Accessoirement passionnée par tout ce qui à trait à l'image (photo, numérique, sur écrans...), mais aussi à l'écrit ;).</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 09:38:02 +0100</pubDate>
  <copyright>Les articles et notes rédigés ici ne peuvent être repris sans mon autorisation. Ils n'engagent que moi, indépendamment de mes activités professionnelles, et de mon employeur.</copyright>
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    <title>Apple sponsor de films ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/02/02/Ces-placements-de-produits-Apple-en-s%C3%A9rie</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Apple</category><category>Brandchannel</category><category>cinéma</category><category>Millenium</category><category>placement de produit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/images.jpeg&quot; alt=&quot;images.jpeg&quot; title=&quot;images.jpeg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;st-ce que les produits Apple seraient devenus omniprésents
au point que l'on ne pourrait plus s'en passer ? Ont-ils pénétré notre
quotidien, nos vies, sont-ils entrés massivement dans les usages? Sont-ils
devenus indispensables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La geekette Lisbeth Salander pour ses recherches de hacher, tout comme le
journaliste d'investigation Mikael Blomkvist dans &lt;em&gt;Millenium&lt;/em&gt; de David
Fincher, Les très bobos personnages de &lt;em&gt;L'amour dure trois ans&lt;/em&gt; de
Frédéric Beigbeder, Juliette Binoche qui incarne une journaliste dans
&lt;em&gt;Elles&lt;/em&gt;, sur les écrans depuis hier, Tom Cruise dans &lt;em&gt;Mission
Impossible 4&lt;/em&gt;, les protagonistes de la (très bonne) série &lt;em&gt;Les hommes de
l'ombre&lt;/em&gt;, actuellement diffusée sur France 2...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont quelques-uns des derniers films ou séries que j'ai vus. Ils ont tous
un point en commun: les personnages y reçoivent des appels ou envoient des SMS
depuis leur iPhone, écoutent de la musique depuis... leur iPhone, écrivent,
codent, hackent, envoient des mails sur leur Macbook Pro, surfent sur Internet
ou font des montages d'images sur leur iPad. Le logo Apple y est à peine
dissimulé, bien au contraire: on reconnaît de toute façon facilement un iPhone
par sa seule ergonomie (la photo des personnages qui appellent sur un iPhone)
et un Macbook par son design (la pomme blanche sur la coque grise du
Macbook)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est dire à quel point &lt;strong&gt;l'univers Apple est devenu
omniprésent dans nos vies&lt;/strong&gt;. En tous cas, c'est ce que reflète
&lt;strong&gt;un certain pan du cinéma&lt;/strong&gt;, avec sa part de rêve, sa prime à la
technologie, et donc la nécessité de mettre en scène les marques branchées du
moment et/ou qui sont entrées dans les usages. Du moins pour certaines
catégories de la population. Il faut rappeler au passage que l'iPhone est loin
d'être le téléphone mobile le plus utilisé: il ne représente encore &amp;quot;que&amp;quot; 8,7%
de parts de marché dans le monde fin 2011, &lt;a href=&quot;http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS23297412&quot;&gt;d'après l'institut
IDC&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, le &lt;strong&gt;placement de produits&lt;/strong&gt; est monnaie courante
dans le cinéma depuis ses débuts (une pratique que l'on voit aussi débarquer
&lt;strong&gt;dans la littérature&lt;/strong&gt;, que j'évoque i&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2009/11/22/mmario&quot;&gt;ci&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/178552W/le-brand-content-s-invite-dans-la-litterature.html&quot;&gt;
là&lt;/a&gt;). Il est plutôt l'apanage de blockbusters américains, voire fait sens
dans la logique narrative de nombre de films (on pense bien sûr aux &lt;em&gt;James
Bond&lt;/em&gt;)... Même Almodovar y recourt depuis longtemps, depuis &lt;em&gt;Talons
aiguilles&lt;/em&gt; (ah! Victoria Abril et ses tailleurs Chanel...) à &lt;em&gt;La piel
que habito&lt;/em&gt;, entre les bagnoles BMW et les écrans plasma Panasonic. Mais il
est par essence multimarques, les scénaristes intégrant des marques dès
l'écriture du scenar pour apporter du réalisme au récit... et très
prosaïquement bénéficier d'avantages en nature (prêts de produits...), en
formalisant la pratique par la signature de contrats, en passant par des
agences spécialisées, telles Marques et films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Apple, on franchit un cap. Ce sont bien les produits d'une même marque
qui sont mis en scène dans plusieurs films (je vous laisse le soin de compléter
ma liste très exhaustive par d'autres exemples de films en commentaires ;). A
tel point que l'on a l'impression &lt;strong&gt;que certains sont carrément
sponsorisés par Apple&lt;/strong&gt;, tellement les produits sont intégrés dans le
récit, mis en scène durant de longues secondes (ou minutes...) avec démos
grandeur nature entre les mains des acteurs ! Et je suis prête à parier
que les scénaristes desdits films ne sont pas passés par une société de
placement de produits pour intégrer des produits Apple dans leurs films !
De toute façon, il n'est pas sûr qu'Apple aurait accepté, culte de la rareté et
du secret oblige...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit passage en revue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.millenium_m.jpg&quot; alt=&quot;millenium.jpg&quot; title=&quot;millenium.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;Millenium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes&lt;/em&gt;,
c'est manifeste: on a au bas mot 10 minutes d'utilisation de Macbook Pro (logo
et nom bien visibles) par les deux personnages principaux, pour écrire, envoyer
des mails, hacker en loucedé, faire des agrandissements de photos... Un mode
d'emploi grandeur nature pour Mac ;) Alors certes, dans cette magnifique
adaptation, David Fincher n'a fait que reprendre des placements de produits
déjà (trèèès) omniprésents dans le roman de Stieg Larssen, me faisait-on
remarquer sur Twitter la semaine dernière. Pas de jaloux: dans le film US,
Nokia, Epson, HP, Canon ont aussi droit à leurs quelques secondes
d'apparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on poursuit l'exercice, dans le très mielleux (et moyen) &lt;em&gt;L'amour dure
trois ans&lt;/em&gt; de Frédéric Beigbeder, le catalogue de produits est assez
hallucinant, de GQ à la marque de décor Bo (je vous laisse le plaisir d'admirer
la très impressionnante liste de remerciements dans le générique de fin...), en
passant, donc, par le Macbook Pro (lorsque le héros esquisse son roman...
forcément), et bien évidemment par l'iPhone, utilisé par le héros pour
téléphoner, écouter de la musique (le fil blanc des écouteurs reconnaissable
entre tous...), envoyer des SMS. A munira 10 minutes de placements de produits
Apple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;utre atout: mettre en scène les nouveaux usages de
produits qui constituent eux-mêmes des innovations de rupture. Telle l'iPad,
utilisée de manières diverses par Tom Cruise dans &lt;em&gt;Mission Impossible
4&lt;/em&gt;, dont dans une impressionnante scène où elle sert de vidéoprojecteur
dans un couloir... Certes, on entrevoit à peine la pomme... En tous cas, la
tablette est mise en scène parmi d'autres joujoux technos, tels ces gants
autogrippants sur des parois vitrées, ou ces lentilles de contacts dotées de
caméras infrarouges. Au passage, on apprend au détour &lt;a href=&quot;http://www.cultofmac.com/136399/how-much-does-mission-impossible-4-director-love-apple-let-us-count-the-ways/&quot;&gt;
de ce billet&lt;/a&gt; que son réalisateur Brad Bird, fan d'Apple, a travaillé...
chez les studios Pixar, et a ainsi eu l'occasion de travailler avec Steve
Jobs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.macbook-air-mission-impossible-4_m.jpg&quot; alt=&quot;macbook-air-mission-impossible-4.jpg&quot; title=&quot;macbook-air-mission-impossible-4.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Macbook Air utilisé par Tom Cruise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/iPhone-mission-impossible-300x173.jpg&quot; alt=&quot;iPhone-mission-impossible-300x173.jpg&quot; title=&quot;iPhone-mission-impossible-300x173.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...Et son iPhone avec une app dédiée&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans &lt;em&gt;Les hommes de l'ombre&lt;/em&gt;, la grosse production française du
moment, une fiction de 8 épisodes sur les spin doctors, réalisée par Dan
Franck, les personnages travaillent sur des Mac, et reçoivent leurs appels....
sur des iPhone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont que quelques exemples, pris sur des productions de ce dernier
mois. Je pourrais aussi citer pour l'an dernier le blockbuster d'horreur
&lt;em&gt;Scream 4&lt;/em&gt;, qui donne la part belle à l'iPhone... jusqu'à la sonnerie
récurrent dans le film, qui est la sonnerie par défaut de l'iPhone.
Maaagnifique &lt;strong&gt;&amp;quot;placement sonore&amp;quot;&lt;/strong&gt; de marque...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est bel et bien une habitude pour Apple, &lt;strong&gt;une des marques les
plus citées dans les films&lt;/strong&gt;. Près d'un film sur trois aux Etats-Unis,
parmi les films en tête du box office ont fait apparaître un produit de la
marque à la pomme &lt;a href=&quot;http://www.brandchannel.com/home/post/2011/02/22/2010-Brandcameo-Product-Placement-Awards.aspx&quot;&gt;
en 2010&lt;/a&gt;, d'après le site Brandchannel, qui tient un classement annuel de
placements de produits.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Huffington Post made in France: info, débats, entertainment</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/22/Huffington-Post-made-in-France</link>
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    <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 21:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Anne Sinclair</category><category>Ariana Huffington</category><category>Brand content</category><category>Huffington Post</category><category>Orange</category><category>Pure players</category><category>Sponsoring</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.HuffPo_fr_m.jpg&quot; alt=&quot;HuffPo_fr.jpg&quot; title=&quot;HuffPo_fr.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et&lt;/strong&gt;t voilà. Lundi 23 janvier, le &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/&quot;&gt;Huffington Post&lt;/a&gt; français était lancé lors
d'une conférence de presse organisée dans les locaux du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, avec
Ariana Huffington et l'équipe du jeune media, une dizaine de jeunes
journalistes, Anne Sinclair pour responsable éditoriale et Paul Ackermann
(ex-chef d'édition du Figaro.fr) pour rédacteur en chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le débarquement dans l'Hexagone de cet &lt;strong&gt;étrange Ovni
médiatique&lt;/strong&gt; - on y reviendra - avait soigneusement été préparé par
Ariana Huffington, entre buzz savamment orchestré et plan media réglé comme du
papier à musique. Dès septembre dernier, la fondatrice du &lt;em&gt;HuffPo&lt;/em&gt;
inaugurait la session de rentrée du CFJ (Centre de perfectionnement des
journalistes) - rien de tel pour asseoir sa notoriété et mettre un pied dans le
journaliste traditionnel. Après tout, encore au printemps 2011, le
&lt;em&gt;HuffPo&lt;/em&gt; avait surtout une odeur de soufre à cause de la &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/160581W/faut-il-payer-les-blogueurs.html&quot;&gt;
grève de ses contributeurs&lt;/a&gt; - blogueurs bénévoles bien malgré eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan médias pour le HuffPo français... Et pour Anne
Sinclair&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les semaines qui ont suivi, la feuilleton s'est poursuivi: rumeurs
d'arrivée de Marc-Olivier Fogiel, d'Anne Sinclair, survivance (ou pas) du
&lt;em&gt;Post&lt;/em&gt;, bruits de report du lancement, de difficultés à recruter un
rédacteur en chef... Le 13 janvier, un visuel de la page d'accueil du
&lt;em&gt;Huffington Post&lt;/em&gt; français fuite sur Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.tweet_Glad_2_m.jpg&quot; alt=&quot;tweet_Glad_2.jpg&quot; title=&quot;tweet_Glad_2.jpg, janv. 2012&quot; /&gt; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e 16 janvier, la presse est
conviée à la conférence de presse de lancement. Et a confirmation du même coup
que qu'Anne Sinclair prend bien les rênes de ce media. Le fait n'est pas
anodin: retour au journalisme pour celle-ci, exposée dans les media ces
derniers mois uniquement en tant qu'épouse de DSK. Elle va étrangement faire
office de &lt;strong&gt;vitrine médiatique&lt;/strong&gt; pour le lancement du
&lt;em&gt;HuffPo&lt;/em&gt; français. Elle a conçu son propre plan media, visiblement avec
&lt;strong&gt;Anne Hommel&lt;/strong&gt;, conseillère en communication chez Euro RSCG, amie
du couple Strauss-Kahn, déjà connue pour conseiller DSK. C'est aussi elle et
l'agence Euro RSCG qui ont organisé la conférence de lancement du lundi 23
janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Sinclair choisit pour son retour en journalisme - et pour tourner la
page médiatique de l'affaire DSK - l'hebdomadaire &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;, où elle a
bénéficié d'une couverture favorable en plein tourment, ces derniers mois. Une
interview-fleuve (&lt;em&gt;&amp;quot;l'interview-vérité&amp;quot;&lt;/em&gt;, nous promet-on) de 8 pages, où
elle parle de ses années de retrait du journalisme, de son bouquin à venir, du
&lt;em&gt;HuffPo&lt;/em&gt;, de l'affaire DSK, bien sûr de ce qu'est être une femme
trompée, mais sûrement pas de ses sentiments (avec cette chute déjà culte, à la
question &lt;em&gt;&amp;quot;Etes-vous une femme amoureuse ? Ca - ne - vous - re - garde
- pas !&lt;/em&gt;). Si &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; sort habituellement en kiosques le vendredi,
ici, des exemplaires sont envoyés dans une poignée de rédactions dès mercredi
après-midi. L'émission &lt;em&gt;C'est à vous&lt;/em&gt; dévoile la Une de &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; en
direct et &lt;a href=&quot;https://twitter.com/#!/cavousf5/statuses/159708051513946113&quot;&gt;sur son fil
Twitter&lt;/a&gt; ce mercredi soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1206_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1206.JPG&quot; title=&quot;IMG_1206.JPG, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;e matin, &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/179734W/coup-d-envoi-du-huffington-post-en-france.html&quot;&gt;
on en a eu confirmation&lt;/a&gt;. Ambiance surprenante pour cette conférence de
presse, qui rassemblait au bas mot 250 journalistes, à l'importance peut-être
surestimée, certains osant parler ce matin d&lt;em&gt;'&amp;quot;événement médiatique de
l'année&amp;quot;&lt;/em&gt;. A l'évidence, cette nuée de caméras art de photographes étaient
plus là pour voir Anne Sinclair que ce nouveau projet de media. Et c'est vrai
qu'entendre ce matin sa voix grave et posée, exactement la même qu'à l'époque
de &lt;em&gt;7 sur 7&lt;/em&gt; - que beaucoup, comme moi, n'avaient probablement pas
réentendue depuis - ne pouvait laisser indifférent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant une heure, parallèlement à cette conférence de presse, il y avait
presque une conférence bis, rythmée par &lt;strong&gt;cet étrange ballet des
photographes&lt;/strong&gt;, dont les flashes ont crépité à l'arrivée d'Anne Sinclair
et Ariana Huffington (effet Fashion week ?), puis les rafales de photos se sont
poursuivies au moindre geste, au moindre rire, au moindre aparté des deux
femmes, donnant un côté people bizarre à cette conf'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu, entertainment, débat...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;'&amp;quot;En association avec le groupe Le Monde&amp;quot;&lt;em&gt;, indique le&lt;/em&gt; header &lt;em&gt;de
la page d'accueil, il ouvre sur le discours au Bourget du candidat à la
présidentielle François Hollande, sondage maison à l'appui (&lt;/em&gt;&amp;quot;sondage
ViaVoice pour Le HuffPost&amp;quot;&lt;em&gt;), et balaie l'essentiel de l'actu: RTT des
médecins, Fukushima, démission du PDG de RIM, taxe Tobin, le divorce Heidi Klum
- Seal, la cravate &amp;quot;toujours dans le vent&amp;quot; durant la Fashion Week... De l'actu
et de l&lt;/em&gt;'entertainment &lt;em&gt;donc, comme sur le&lt;/em&gt; HuffPo'' version US.
D'ailleurs, le rubricage du site est simple: A la Une - Présidentielle 2012s -
Economie - International - Culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e &lt;em&gt;Huffington Post&lt;/em&gt; français reprend donc les
recettes du HuffPo US: des articles maison, des synthèses d'articles publiés
ailleurs, et surtout une flopée de blogs alimentés par divers contributeurs,
connus ou pas - et tous bénévoles. &lt;em&gt;&amp;quot;On sera un site de débats, avec des
contributions très pointues. Ce qui nous différenciera des autres médias. On a
déjà plus de 150 contributeurs qui vont apporter leur tribune au&lt;/em&gt;
HuffPo&lt;em&gt;, à la fois des experts très connus, mais aussi des gens de terrain
(...)&amp;quot;&lt;/em&gt;, dévoilait Anne Sinclair dans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;. Parmi ces
contributeurs, Ariana Huffington annonce &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/arianna-huffington/bienvenue-sur-le-huffington-post_b_1222277.html?ref=france&quot;&gt;
dans son édito&lt;/a&gt; le constitutionnaliste Guy Carcassonne, la reporter de
guerre Anne Nivat, Rachida Dati, Julien Dray, porte-parole de Lionel Jospin en
2007, l'historien Benjamin Stora, ou encore Nicolas Bedos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rubrique sponsorisée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Huffpo_Orange_m.jpg&quot; alt=&quot;Huffpo_Orange.jpg&quot; title=&quot;Huffpo_Orange.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uid du modèle économique ? &lt;strong&gt;La pub&lt;/strong&gt;
déjà: ce lundi matin, le site comporte une bannière publicitaire (avec L'Oréal
pour annonceur), et une seconde en bas (Les 3 Suisses). Mais on découvre aussi
une &lt;strong&gt;rubrique sponsorisée&lt;/strong&gt;: la rubrique, tech, &amp;quot;La vie
digitale&amp;quot;, qui comporte la mention &lt;em&gt;&amp;quot;Avec Orange&amp;quot;&lt;/em&gt;. Dans la lignée de ce
qu'il a fait l'an dernier - le sponsoring de dossiers high-tech dans &lt;em&gt;Les
Inrocks&lt;/em&gt; notamment, évoqué &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/30/Des-publi-communiqu%C3%A9s-toujours-plus-%22-int%C3%A9gr%C3%A9s%22&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt; - l'opérateur télécoms sera donc le sponsor permanent de cette
rubrique. Il fournit notamment des &amp;quot;articles&amp;quot; dans cette rubrique (&amp;quot;Des applis
mobiles à prix mini Bénéficiez de promotions exceptionnelles !&amp;quot;, ou encore des
comptes-rendus du CES de Las Vegas écrits par Eric Dupin, alias Presse Citron),
pudiquement intitulés &lt;em&gt;&amp;quot;Contenu de marque&amp;quot;&lt;/em&gt;, que Corine Mrejen
(responsable de la régie publicitaire du Monde) nous a détaillés &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/179734W/coup-d-envoi-du-huffington-post-en-france.html&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indéniablement, le &lt;em&gt;HuffPo&lt;/em&gt; made in France consacre une nouvelle
tendance apparue dans les nouveaux media qui ont fleuri sur la Toile &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/27/Quoi.info&quot;&gt;ces derniers mois&lt;/a&gt;. Entre Le Plus du Nouvel
Obs, Quoi.info, Newsring, dans une certaine mesure Le Lab... Une &lt;a href=&quot;http://www.erwanngaucher.com/23012012Qui-est-vraiment-menace-par-l39arrivee-du-HuffingtonPostfr-,1.media?a=792&quot;&gt;
nouvelle génération&lt;/a&gt; de pure players participatifs, qui reposent plus sur le
participatif, les contributions des internautes, le débat, plutôt que la
publication classique d'articles. On ne sait plus trop comment les qualifier:
pas vraiment médias, ni sites d'information, en quelque sorte &amp;quot;plateformes de
contenus&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le punk récupéré par la pub ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/18/Le-punk-r%C3%A9cup%C3%A9r%C3%A9-par-la-pub</link>
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    <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 21:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Black XS</category><category>Iggy Pop</category><category>Punk</category><category>Renoma</category><category>Sex Pistols</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Renoma-Cafe-Gallery-Punk-Attitude-_Bob-Gruen-Le-Bonbon_m.jpg&quot; alt=&quot;Renoma-Cafe-Gallery-Punk-Attitude-_Bob-Gruen-Le-Bonbon.jpg&quot; title=&quot;Renoma-Cafe-Gallery-Punk-Attitude-_Bob-Gruen-Le-Bonbon.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;es clichés captivants pris au cœur de la révolte punk dans
les années 70, captés au sein de la scène US (Iggy and The Stooges, MC5, New
York Dolls, Television et Richard Hell, les Ramones et les Cramps), anglaise
(Sex Pistols, The Clash, The Damned, Siouxsie &amp;amp; the Banshees), allemande
(Nina Hagen) ou encore française (Stinky Toys, Asphalt Jungle, Metal Urbain).
C'est un des rares et plus riches exposés y étant consacrés que j'aie eu
l'occasion de voir, avec 127 photos, des tirages parfois rares et connus,
signés par 19 photographes. Ne cherchez pas, cette expo photo 100% punk n'est
pas dans une galerie ou un musée, mais... un magasin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans la boutique &lt;a href=&quot;http://www.renoma-paris.com/accueil.html&quot;&gt;Renoma&lt;/a&gt;, au fin fond du très chic
(et un peu mort) 16ème arrondissement de Paris, rue de la Pompe, que l'on peut
voir cette expo photo. Inutile de vous dire ma surprise le jour où j'ai franchi
le seuil de cette boutique, alléchée par quelques billets flatteurs sur cette
&amp;quot;expo&amp;quot; qui promettait d'être exceptionnelle. On se retrouve dans un concept
store (plutôt désert le jour où j'y suis allée ;) de vêtements pour hommes,
scrutée par les quelques vendeurs. Les clichés, en grands tirages, sans
légendes, sont exposés sur les murs, entre deux rayonnages de pulls et quelques
piles de jeans pour hommes, avec par-ci par-là des &amp;quot;No Future!&amp;quot; sur les murs,
des bouquins sur la culture punk disséminés dans des caisses par terre,
histoire de nous rappeler que oui, on est bien censés être dans une expo photo
&lt;em&gt;so punk&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.816154_m.jpg&quot; alt=&quot;816154.jpg&quot; title=&quot;816154.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johnny Rotten et Sid Vicious des Sex Pistols photographiés à bord d'un avion
en novembre 1977 / Bob Gruen/www.bobgruen.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;n tous cas, cette expo, célébrée dans un certain nombre de
magazines de mode et fanzines/blogs lors de son lancement en octobre dernier, a
de quoi surprendre. C'est donc le couturier Maurice Renoma qui s'est offert
cette &amp;quot;expo&amp;quot;, moyennant des tirages rares, dans sa propre boutique. Ses faits
sont connus: le styliste, photographe et créateur de 70 ans, précurseur de la
mode &amp;quot;yé yé&amp;quot; dans les années 60, vend maintenant jeans déchirés et blousons en
cuir (pour faire court). On hésite entre y voir &lt;strong&gt;habile récupération et
mélanges des genres&lt;/strong&gt;, tout en se hissant sur la pointe des pieds pour
voir de près ces précieux tirages photos, situés à 2 mètres au-dessus des
T-shirts. Evidemment, on lit sur certains blogs le résumé de cette expo par ce
mécène: &lt;em&gt;&amp;quot;Le punk est rebelle. Or j’ai toujours aimé la révolte&amp;quot;&lt;/em&gt;. Ça
n'engage pas à grand-chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car après tout, ça reste incroyablement branché d'être punk. Au point que
l'on on a même entendu, certains jours, des patrons hativment qualifiés de
&amp;quot;rebelles&amp;quot; et punks&amp;quot; (sic), par la simple grâce de leur look déjanté. Certes,
ce mouvement nihiliste et anar s'est évaporé à la fin des années 70. Mais
voilà: les ex-punks de cette époque, alors jeunes adeptes du &lt;em&gt;&amp;quot;No
future&lt;/em&gt;&amp;quot; sont, eux, toujours là. Et n'aiment rien autant que de se
replonger dans cette époque, tenter de se rattacher par certains symboles à
cette jeunesse perdue. Des ex-punks maintenant quadras... Souvent CSP+ et
hyper-consommateurs. Ce que les marques ont parfaitement bien compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.galerie-lafayette-rock-n-mode-noel-iggy-pop_m.jpg&quot; alt=&quot;galerie-lafayette-rock-n-mode-noel-iggy-pop.jpg&quot; title=&quot;galerie-lafayette-rock-n-mode-noel-iggy-pop.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;lors on n'y échappe pas. La mode et les marques récupèrent
la musique - et les icônes - punk à longueur de campagnes publicitaires... Et
captent ainsi d'autant plus l'intérêt des quadras-consommateurs. Rien que
l'année dernière, une des ex-icônes punks, l'&amp;quot;iguane&amp;quot; Iggy Pop, n'a pas hésité
à se commettre dans des campagnes pour SFR, avec un peu d'auto-dérision,
chantant à tue-tête dans une voiture décapotable, (évidemment) torse nu, pour
la compagnie d’assurance anglaise Swiftcover, ou encore sur les affiches des
Galeries Lafayette, toujours torse nu, à la veille des fêtes de fin d'année.
Et, en ce début d'année, on le verra poser pour le film du parfum &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/laparisienne/beaute/la-version-rock-de-black-xs-de-paco-rabanne-disponible-vendredi-19-01-2012-1819275.php&quot;&gt;
Black XS L’Excès&lt;/a&gt; de Paco Rabanne, tourné par son ami Jonas Akerlund.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;es ex-icônes elles-mêmes quadras (voire plus) qui
n'hésitent donc plus à prendre la pause dans les symboles les plus forts de
notre société de consommation - des publicités. Alors qu'eux-mêmes sont devenus
des marques. J évoquais ici il y a quelques temps le &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/08/25/Les-Sex-Pistols%2C-du-groupe-punk-%C3%A0-la-marque-%28de-parfum%29&quot;&gt;
lancement d'un parfum&lt;/a&gt; exploitant ainsi le nom Sex Pistols - avec l'accord
des ayant-droits. Alors que John Lydon (alias Johnny Rotten, chanteur des Sex
Pistols), dont le nom-marque figure sur de nombreux objets, des réveils-matin
aux magnets pour frigos, Et s'est commis dans une pub télé pour une marque de
beurre britannique. Ouch.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/7mSE-Iy_tFY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/7mSE-Iy_tFY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Punk Attitude, jusqu'au 21 janvier 2012, chez Renoma, 129 bis rue de la
Pompe (Paris XVIe), prolongée jusqu'au 17 mars 2012.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le rouge, les semelles Louboutin... sont-ils brevetables ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/15/Une-couleur-%28et-les-semelles-Louboutin%29-est-elle-brevetable</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:62376a6d0b69fa14d4de34e216d763c3</guid>
    <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 17:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Propriété intellectuelle</category>
        <category>Bien commun</category><category>brevet</category><category>Christian Louboutin</category><category>INPI</category><category>OHMI</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/louboutin__2_.jpg&quot; alt=&quot;louboutin__2_.jpg&quot; title=&quot;louboutin__2_.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l s'en est fallu de peu: Christian Louboutin, créateur des
fameuses chaussures à talons aiguilles vertigineux, a bien failli faire déposer
non pas une invention scientifique ou une innovation de rupture, mais... les
semelles rouges dont sont dotés tous ses escarpins. Une particularité
esthétique qu'il aurait ainsi fait protéger dans le monde entier. Nul autre
chausseur n'aurait pu doter ses chaussures de semelles rouges. L'affaire
traînait depuis plusieurs mois, cet &lt;a href=&quot;http://desdroitsdesauteurs.fr/2012/01/la-protection-des-semelles-louboutin/&quot;&gt;très
bon billet&lt;/a&gt; en retrace les différentes étapes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Première étape: pour présenter ses semelles rouges comme exclusives,
Louboutin a attaqué en justice les impétrants qui se permettaient de reprendre
l'idée. Avec ainsi Zara, face auquel il a été débouté par la Cour d'Appel de
Paris en juin dernier, et le groupe Yves Saint Laurent aux Etats-Unis, auquel
Louboutin exigeait carrément un million de dollars de dommages et intérêts. Il
était débouté le 10 août 2011 par un tribunal de New York. En août dernier,
l'AFP &lt;a href=&quot;http://next.liberation.fr/mode/01012353741-louboutin-perd-l-exclusivite-de-la-semelle-rouge&quot;&gt;
citait aussi&lt;/a&gt; le cas de &amp;quot;la marque brésilienne Carmen Steffens, qui compte
parmi ses clientes la top Gisele Bündchen&amp;quot;, qui a reçu peu après l'ouverture
d'une boutique rue de Grenelle à Paris une lettre du chausseur lui reprochant
d'utiliser des semelles rouges dans ses modèles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas fini: d'après ce même billet, l’OHMI (Office de
l’Harmonisation dans le Marché Intérieur, agence de l’Union Européenne chargée
de gérer les systèmes d’enregistrement des marques et des dessins ou modèles)
vient d'accepter l’enregistrement de la marque Louboutin pour désigner des
&lt;em&gt;&amp;quot;chaussures à talons hauts&amp;quot;&lt;/em&gt; - consistant en &lt;em&gt;&amp;quot;la couleur rouge
appliquée sur la semelle d’une chaussure telle que représentée&amp;quot;&lt;/em&gt; (le
contour de la chaussure ne fait donc pas partie de la marque mais a pour but de
mettre en évidence l’emplacement de la marque). Ce dépôt fait l’objet d’une
procédure d’opposition, donc la marque n’est pas définitivement enregistrée. A
suivre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Breveter une idée, une couleur...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Stucco_bleu_klein_m.jpg&quot; alt=&quot;Stucco_bleu_klein.jpg&quot; title=&quot;Stucco_bleu_klein.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;i, à défaut d'un dépôt de brevet comme en rêvait sans
doute Christian Louboutin, l'OHMI - dont les décisions sont valables au niveau
européen - valide finalement cette marque avec ces critères très particuliers,
cela ouvrira une brèche.L'idée de Louboutin n'est pas de breveter ou de déposer
un modèle de chaussure classique - procédé fréquent chez les marques de luxe
pour éviter la contrefaçon - mais de breveter, ou a minima &lt;strong&gt;déposer un
concept, une idée, la semelle rouge&lt;/strong&gt; apposée sur chacune de ses
chaussures. Un des éléments qui fait certes l'identité des chaussures
Louboutin, et le seul qui lui permettait jusqu'à présent de se distinguer des
nombreuses autres marques de chaussures de luxe. On imagine donc sa fébrilité à
protéger juridiquement cette idée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme la couleur: en théorie, les couleurs ne sont - heureusement - pas
brevetables. Logique, et heureusement, se dit-on. Dans le cas du &lt;strong&gt;bleu
Klein&lt;/strong&gt;, souvent cité à tort comme cas d'école, ce n’est pas la couleur
même qu'Yves Klein a déposé à l'INPI en 1960, mais le procédé de fixation du
pigment, Et encore: s'ils n'acceptent pas le dépôt de couleurs primaires,
l'INPI ou l'OHMI &lt;a href=&quot;http://leblogueur.arte.tv/2011/10/18/les-marques-prennent-des-couleurs/&quot;&gt;commencent
à accepter&lt;/a&gt; des nuances précises (comme le mauvse Milka) ou des combinaisons
de couleurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;este à voir donc quelle sera le verdict de l'OHMI. S'il va
dans le sens de Louboutin, cela vaudra dire qu'une simple idée, un concept -
teindre en rouge vif les semelles de chaussures - pourra être protégé, et
réserver à une seule marque. Breveter une idée... Vieux débat, une pratique
interdite en Europe, au nom de la défense du bien commun, alors que les
pratiques sont plus floues aux Etats-Unis - Amazon a déposé son &lt;em&gt;&amp;quot;one
clic&amp;quot;&lt;/em&gt;, et Mickael Jackson a bien tenté de &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2009/08/10/Un-pas-de-danse-est-il-brevetable&quot;&gt;déposer son moonwalk&lt;/a&gt;
en 1993.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Lego Friends&quot;: quand l'industrie du jouet cède à la vogue girly</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/08/%22Lego-Friends%22%3A-quand-l-industriedu-jouet-c%C3%A8de-%C3%A0-la-vogue-girly</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:43659dfe8ac415e9bb173936478d680f</guid>
    <pubDate>Sun, 08 Jan 2012 18:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Gender studies</category><category>Lego Friend</category><category>Marketing sexué</category><category>Playmobil</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;t voilà; Un des géants de l'industrie du jouet cède à son
tour à la vogue du &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/tag/marketing%20sexu%C3%A9&quot;&gt;marketing sexué&lt;/a&gt;
(gender marketing). Comme l'a révélé &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/rue69/2012/01/06/bienvenue-en-2012-lego-lance-une-gamme-girly-pour-les-vraies-filles-228075&quot;&gt;
vendredi&lt;/a&gt; Rue89, le constructeur danois Lego va lancer mercredi 11 janvier
une gamme de Lego... pour les petites filles, intitulée (avec une certaine
prudence - pas fou, le constructeur) &lt;a href=&quot;http://friends.lego.com/fr-fr/default.aspx&quot;&gt;Lego Friends&lt;/a&gt;. Gamme qui a été
lancée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne en décembre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se baladant sur le site dédié, on découvre donc cinq personnages, quelque
peu stéréotypés, et leurs univers respectifs. Entre Emma, esthéticienne, et son
salon (ouf, elle dispose d'un bureau avec laptop) Mia et sa &amp;quot;clinique
vétérinaire&amp;quot;, Andrea, pop star qui dirige un café, Stéphanie, jeune fêtarde
invétérée, qui a sa &amp;quot;cuisine d'extérieur&amp;quot; (sic) et sa bagnole (mais pas de
job), et Olivia, scientifique (voilà qui sauve la mise), qui a une villa, une
cabane et un &amp;quot;atelier scientifique&amp;quot;, avec pas (trop) de rose (un bon point).
&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.atelier_olivia_m.jpg&quot; alt=&quot;atelier_olivia.jpg&quot; title=&quot;atelier_olivia.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petites filles auront donc leurs propres Lego, des pièces aux tons
pastels et aux coins arrondis - bien différentes des briques carrés et aux
couleurs vives des Lego traditionnels - pour construire des univers forcément
très girly: villas, salons de beauté, cliniques vétérinaires... Au menu: 30
thèmes donc, de la villa au café, et 5 petites poupées, dont on peut changer la
coiffure et les tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne de com' de Lego Friends (&amp;quot;100% Lego, 100% pour les filles&amp;quot; dixit
les spots TV) est du même acabit, avec une tentative de campagne marketing 2.0
(des vidéos diffusées sur YouTube) qui altèrent bien peu des clichés
atterrants. Et même, Lego se tire une balle dans le pied d'emblée, en enfermant
sa nouvelle gamme... On y voit donc le clan Legoni (des fans de Lego), qui
veulent elles aussi jouer aux Lego. Mais leur revendication tient en continuer
à jouer selon leur “propre univers”, qui reprend nombre de clichés pour petites
filles (rose prédominant, d'intérieur, de beauté, de soins pour animaux..). La
seule nouveauté est qu'il existera sous forme de Lego...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction se reflète dans les vidéos-teasing.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/a7T5Jn2KI4w&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/a7T5Jn2KI4w&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;On est des filles, des vraies, et on veut un jouet qu'on peut
personnaliser, on veut créer notre propre univers, c'est pourtant pas
compliqué. &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/08/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt;. J'en ai marre de me déguiser en
garçon et de jouer à leurs jeux, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2012/01/08/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; il faut que
les gens sachent. Ouais, on est des filles, des vraies&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/kjuYf5AWFEg&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/kjuYf5AWFEg&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Moi, j'adore la construction, alors y a des jeux que je pique à mon frère,
mais chut, ne le dites pas, ça pourrait jaser&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jouets sexués, théorie des genres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/6a0120a5a88f9d970b0147e309c166970b-800wi.jpg&quot; alt=&quot; &quot; title=&quot; , janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image prise par Mix-Cité pendant leur campagne Jouets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;lors oui, le débat sur les jouets sexués n'a rien de
nouveau. J'en parlais déjà &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2007/05/28/Comment-faire-des-petits-enfants-des-futurs-consommateurs-en-puissance&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt; en 2007 : les longues travées jouets enfants des
JouéClub et autres hypermarchés sont séparées en deux, entre jouets pour les
petites filles (où le rooose est nettement prédominant) et jouets pour les
garçons. Et cela fait des décennies que ça dure: il y a des modes de jouets,
clairement sexués (les GI Joe pour les garçons et les Petit Poneys pour les
petites filles avaient la cote dans les années 80). Et bien sûr, les poupées
sont plutôt prédestinées aux filles, et les soldats, petites voitures et jeux
de construction aux garçons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il s'est intensifié ces dernières années, et s'est entremêlé à celui
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/08/23/L-orientation-sexuelle-dans-les-manuels-scolaires-%C3%A0-la-rentr%C3%A9e&quot;&gt;
sur la théorie des genres&lt;/a&gt;. Est-ce que l'on ne conditionne pas les enfants à
un rôle social dès leur petite enfance avec des jouets clairement
orientés ? Pour les petits garçons, tout est fait pour en faire des mecs,
des vrais : jouets de guerriers, chevaliers ou pirates, bagnoles, une
perceuse comme papa (au passage, perceuse brandée Black &amp;amp; Decker - ou
comment faire des enfants de futurs consommateurs, comme je l'évoquais dans mon
billet de 2007), et pour les petites filles, futures femmes au foyer, des
Barbies sexy (ouf, les premières Barbie journaliste ou &lt;a href=&quot;http://blogs.lentreprise.com/la-marque-dans-tous-ses-etats/2010/02/15/une_barbie_ingenieur_informati/&quot;&gt;
ingénieur en informatique&lt;/a&gt; sont apparues... en 2010, c'est déjà un progrès),
fers à repasser, cuisinières...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lego, dernière marque de jouets asexués&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, avec cette initiative de Lego, créée en 1934, c'est &lt;strong&gt;une des
dernières marques de jouets asexuées&lt;/strong&gt; qui franchit le Rubicon. Un des
avantages des Lego est (était?) que filles et garçons pouvaient y jouer
ensemble indifféremment. Petite, je jouais au centre équestre, au bateau
pirate... La marque danoise a pour autre avantage d'être intemporelle - les
cartons de Lego peuvent se transmettre de générations en générations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt; l'inverse, par exemple, d'une des dernières créations du
mastodonte américain Mattel: la gamme de poupées punks et gothiques Monster
High, qui ont fait un malheur depuis leur lancement &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/01/23/Avec-Monster-High,-Mattel-veut-plonger-les-pr%C3%A9-ados-dans-l-univers-gothique-,-marque-gothique-de-Mattel-pour-pr%C3%A9-ados-ou-post-ados-geeks&quot;&gt;
il y a un an&lt;/a&gt;. On aime ou pas (mon voisin de bureau déteste celle posée sur
mon bureau ;), elles ciblent clairement les pré-ados, mais elles ont pour
avantage de sortir des clichés gnangnan des poupées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Lego reste un des leaders dans l'industrie du jouet (en &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/lego-devient-numero-4-mondial-des-jouets-grace-a-une-hausse-des-ventes_968377.html&quot;&gt;
quatrième position mondiale&lt;/a&gt;), il n'avait pas pris trop de risques jusqu'à
présent: tout juste a-t-il lancé des gammes à coup de rachats de licences qui,
certes, visaient plutôt les garçons (Star Wars, Lego City et ses camoins de
pompiers, Constructors, Alien...). Lego était une des dernières marques à
occuper - volontairement - ce positionnement marketing du jeu &amp;quot;asexualisé&amp;quot;, qui
remporte un certain succès, forcément davantage chez les parents de CSP + -
surtout dans ces débats actuels sur l'égalité entre les sexes (qui va bien
au-delà du combat féministe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des marques les plus proches de Lego - personnages intemporels,
transmission entre générations, très forte notoriété - Playmobil, n'a pas
encore (trop) cédé à la tentation, malgré quelques &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;amp;client=safari&amp;amp;rls=en&amp;amp;q=playmobils+princesses&amp;amp;gs_sm=e&amp;amp;gs_upl=192978l194744l0l194862l12l6l0l5l5l0l190l687l0.5l9l0&amp;amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_cp.,cf.osb&amp;amp;biw=1317&amp;amp;bih=713&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;tbm=isch&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wi&amp;amp;ei=w1ELT7rBE47Usgaor7ymBA&quot;&gt;
princesses&lt;/a&gt; (pas trop nunuches) et chevaliers. Jusque quand ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>7 tendances technologiques, innovations so 2012 (et au-delà...)</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/12/22/10-tendances-technologiques%2C-innovations-so-2012-%28et-au-del%C3%A0...%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:48a2d998e75c00c14e0fdb3a36ebbf79</guid>
    <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 22:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>3D</category><category>Biométrie</category><category>Commande vocale</category><category>iTV</category><category>Majel</category><category>Siri</category><category>Tactile</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;n cette fin d'année, on n'échappe pas aux best-of,
bêtisiers et autres rétrospectives. En technologies, on a l'impression que tout
va toujours plus vite, une tendance, un produit chasse l'autre - le netbook
serait déjà en voie &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-monuments-du-cimetiere-de-la-high-tech_275991.html?p=9#main&quot;&gt;
de devenir ''out''&lt;/a&gt;. Même si une innovation de rupture ne s'impose pas
toujours dans le temps, puisqu'elle ne trouve sa raison d'être que lorsqu'elle
entre dans les usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a vu cette année se confirmer un fait inédit: les produits technologiques
sont un des rares secteurs technologiques en croissance continue, dopé par
l’attrait du même grand public pour des joujoux pointus : Microsoft avec
sa Kinect (et Nintendo avec sa Wii) ont élargi leur public-au-delà des gamers,
Apple a rendu utiles des gadgets, de l'iPhone à l'iPad... Des produits simples,
d'usage intuitif, qui rendent l'innovation technologique moins effrayante, on
parle alors d&lt;em&gt;'affordance&lt;/em&gt;. Quelles innovations technologiques, quels
usages vont s'imposer en 2012 - voire au-delà ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Après le tactile, la révolution de la commande vocale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/YD9PBx0aqdI?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/YD9PBx0aqdI?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;n a connu la révolution du tactile, que préfigurait la
table Microsoft Surface, popularisée par Apple avec l'iPhone. L'an dernier,
Microsoft a instauré la commande gestuelle avec la Kinect, et pour la première
fois, la possibilité d'interagir avec des contenus par le geste, à distance.
Les usages pourraient s'étendre au-delà du jeu vidéo vidéo: jusqu'à la musique,
au secteur médical... Comme il montrait dans ce spot TV prospectif diffusé fin
novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette année, on a vu apparaître le premier assistant vocal, qui obéit à la
voix... &lt;strong&gt;Siri&lt;/strong&gt;, intégré à l'iPhone 4S, sorti en novembre
dernier, permet à l'utilisateur de &amp;quot;dialoguer&amp;quot; avec l'iPhone, en langage
naturel, pour lui demander par exemple le temps qu'il fait à tel endroit, de
noter un rendez-vous demain à 15h, ou d'envoyer un SMS ou un mail dicté à un de
ses contacts. Le téléphone fournit une réponse orale et écrite, et exécute les
ordres. 2videmment, des précedents existaient, mais - c'est bien là le génie
d'Apple - il a rendu cette technologie &amp;quot;désirable&amp;quot;, concrète, auprès du grand
public, comme le soulignait &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-reconnaissance-vocale-va-enfin-decoller_266335.html&quot;&gt;
ce papier&lt;/a&gt; de &lt;em&gt;L'Expansion&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille des assistants vocaux pourrait bien s'ouvrir en 2012: cette
semaine, le géant Nuance (éditeur de l'app' Dragon Notes) a annoncé le &lt;a href=&quot;http://www.macplus.net/magplus/depeche-63520-siri-nuance-rachete-vlingo&quot;&gt;rachat
de Vlingo&lt;/a&gt;... la principale solution concurrente de Siri, qui existe sous
Android. Google préparerait lui aussi une solution concurrente, Majel.
Plusieurs start-ups, dont en France, préparent aussi des Siri-like. J'y
reviendrai bientôt, ici et ailleurs ;) La rumeur court à toute vitesse sur le
Net, Siri serait implémenté sur la première TV d'Apple, la future iTV. Le
pilotage vocal à distance, grand fantasme des films de science-fiction,
pourrait bientôt entrer dans les usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Frontières brouillées entre mondes mobile et numérique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perspectives sont assez vertigineuses, dans un univers où le mobile
devient une passerelle entre le monde réel et le monde numérique, et au
consommateur d'interagir avec son environnement direct, comme le souligne
Thomas Husson, de Forrester, dans &lt;a href=&quot;http://www.servicesmobiles.fr/services_mobiles/2011/01/tendances-mobiles-2011.html#more&quot;&gt;
cette très bonne tribune&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il faut s'attendre à de plus en plus de campagnes autour des code-barres
mobiles et de la réalité augmentée (avec toujours autant de &amp;quot;hype&amp;quot; pour une
technologie qui mettra plusieurs années à voir le jour). Le NFC s'inscrit dans
cette tendance et va enfin décoller avec plusieurs dizaines de millions de
terminaux vendus en 2011. Le marché français devrait atteindre environ le
million de terminaux d'ici la fin de l'année mais il y a encore fort à faire
pour inscrire les usages dans le quotidien... (...)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La notion même de &amp;quot;mobilité&amp;quot; évolue. Sans rouvrir le débat &amp;quot;les tablettes
sont-elles vraiment mobiles?&amp;quot;, il n'y a pas de doute que la floraison de
tablettes annoncées à Las Vegas et la multiplication des terminaux connectés
brouillent les frontières traditionnelles entre les environnements PC et
mobiles. La différence majeure est que seules les téléphones se vendent par
centaines de millions et tiennent dans la poche de leurs utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La biométrie, une norme...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.une_owni_m.jpg&quot; alt=&quot;une_owni.jpg&quot; title=&quot;une_owni.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d'Owni, vendredi 23 décembre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;près &lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2005/LesEchos/19440-175-ECH.htm&quot;&gt;plusieurs
années de bataille&lt;/a&gt;, un premier projet (du doux nom d'&amp;quot;Ines&amp;quot;, Indentité
nationale sécurisée) lancé en 2003, rétorqué entre autres &lt;a href=&quot;http://www.foruminternet.org/specialistes/publications/rapport-du-forum-des-droits-sur-l-internet-projet-de-carte-nationale-d-identite-electronique.html&quot;&gt;
par le Forum des droits sur l'Internet&lt;/a&gt; en 2005, la carte d'identité
biométrique va voir le jour en 2012. Et instaurer la lecture de nos empreintes
digitales (voire plus...) comme élément d'identification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assemblée nationale a adopté, la nuit du mardi 13 au mercredi 14 décembre,
la proposition de loi &amp;quot;contre l'usurpation d'identité&amp;quot;, déposée par les
sénateurs UMP Jean-René Lecerf et Michel Houel, qui instaure la carte
d'identité biométrique. Dotée de deux puces électroniques, l'une contiendra les
données sur l'identité (état civil, empreintes digitales, photographie...),
l'autre, facultative, servira de signature électronique sur Internet pour des
échanges commerciaux et administratifs. Un article restait en débat: quelle
architecture donner au fichier centralisé qui recueillera les éléments d'état
civil et les données biométriques? La Cnil (Commission nationale de
l'informatique et des libertés) avait récemment émis un avis d'alerte sur le
stockage des données en un seul et même fichier géant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;... Et la vie privée, un luxe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;lLes médias sociaux: jamais on y a autant partagé d'éléments de sa vie
privée – et accepté de céder l'utilisation de nos données personnelles aux
entreprises. Même si on a l'impression d'être dans des espaces protégés, où
l'on partage des contenus avec des cercles d'amis, tels les «cercles» de
Google+. Facebook, Twitter et YouTube permettent de partager en un clic un
texte ou une vidéo avec les internautes. Et de rendre publique l'info la plus
intime, puis la médiatiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est vrai, pour l'instant, pour les &lt;em&gt;people&lt;/em&gt;. Mais il est déjà
possible de retransmettre en direct, de partager. Précurseur, Jacques Attali
l'écrivait il y a quelques années sur son blog : à ses yeux, la vie
privée, l'intimité et l'anonymat seront un luxe qu'il faudra payer pour
conserver. Déjà, des nettoyeurs du Net&amp;quot; proposent leurs services payants pour
purger vos traces numériques, référencées sur des moteurs de recherche comme
Google.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Bioluddisme&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce néologisme, apparu dans le roman de science-fiction&lt;em&gt;Google
Démocratie&lt;/em&gt;, met en scène un nouveau combat, celui des &amp;quot;bioluddistes&amp;quot;
opposés au tout-technologique. &amp;quot;Nous serons tellement submergés par les
technologies qu'il y aura forcément des clivages entre pro et antitechno&amp;quot;,
m&amp;quot;expliquait David Angevin, son o-auteur. Aujourd'hui, l'impact éventuel sur la
santé des ondes émises par les téléphones mobiles et les réseaux Wifi est
devenu le cheval de bataille d'associations comme Robins des toits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des particuliers &amp;quot;électrosensible&amp;quot;» aux ondes, regroupés au sein de
l'association Une terre pour les EHS (électrohypersensibilité), demandent la
création de &amp;quot;zones blanches&amp;quot;, des portions de territoire non exposées. Le 6 mai
2011, le Conseil de l'Europe adoptait une résolution en ce sens. Une
première.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3D or not ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avatar&lt;/em&gt; avait, semble-t-il, installé la 3D au cinéma. Cette année,
Steven Spielberg s'y est mis pour sortir son adaptation de Tintin, en version
blockbuster familial. Martin Scorsese vient de sortir &lt;em&gt;Hugo Cabret&lt;/em&gt;,
magnifique récit couleurs sépia qui remonte jusque Louis Lumière... Mais la 3D
va-t-elle s'imposer durablement sur les écrans, grands et petits ? Le
sujet &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/173311W/la-3d-flop-de-l-annee.html&quot;&gt;
a fait débat cette année&lt;/a&gt;, entre les résultats mitigés de films à gros
budgets, des adaptations trop rapides de films en 3D... Ce qui n'empêche pas
certains de ressortir leurs succès d'antan en 3D: vous n'échapperez pas à la
Saga &lt;em&gt;Star Wars&lt;/em&gt; en 3D, qui ressort en salles à partir de février
2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, dans les foyers, les équipements 3D (téléviseurs, camescopes, premiers
smartphones...) à écrans 3D ne séduisent que quelques initiés. Mais &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/11/11/L-industrie-du-prono-va-t-elle-contribuer-au-d%C3%A9collage-de-la-3D&quot;&gt;
une fois encore&lt;/a&gt;, l'industrie du X pourrait venir au secours de la 3D :
Canal+ va diffuser, courant janvier, une production Marc Dorcel en 3D (à titre
de test&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toujours plus social...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les premiers réseaux sociaux ? Facebook bien sûr... Mais
aussi Instagram (15 millions de membres), à première vue simple appli iPhone
qui permet de donner une touche vinage à ses photos, et réseau social - lequel
a pour particularité de ne rassembler que des utilisateurs d'iPhone. Pas sûr
que les réseaux sociaux vous se multiplier, mais ils vont se concentrer par
usages: réseaux sociaux généralistes (Facebook), de microblogging - où le
partage en temps réel d'infos prime sur une utilisation de plus en plus
complexe d'un Facebook (Tumblr, qui a connu un &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/176609W/tumblr-faites-tourner.html&quot;&gt;
retour en force&lt;/a&gt; cette année, Twitter, autre grand gagnant de 2011, qui
s'est imposé auprès des médias &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/05/16/Affaire-DSK-%3A-Twitter-1-TV-0&quot;&gt;lors de l'affaire DSK&lt;/a&gt;),
professionnels (LinkedIn, Viadeo)...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le numérique, au centre de la campagne électorale ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/12/11/Le-num%C3%A9rique%2C-au-centre-de-la-campagne-%C3%A9lectorale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c9ac1d7d89f25f3e72c6f55a2f9e3f36</guid>
    <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 22:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
        <category>2012</category><category>Antonin Torikian</category><category>Arnaud Champrenier-Trigano</category><category>CNN</category><category>Fleur Pellerin</category><category>Google</category><category>LeWeb</category><category>Marie-Morgan Le Barzic</category><category>net-campagne</category><category>Nicolas Princen</category><category>Nicolas Sarkozy</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.nicolas_sarkozy_google_paris_m.jpg&quot; alt=&quot;nicolas_sarkozy_google_paris.jpg&quot; title=&quot;nicolas_sarkozy_google_paris.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;undi dernier, il inaugurait l'ouverture du site de données
publiques Datagouv.fr. Mardi matin, il s'offrait l'inauguration du siège de
Google, avec Sergey Brin en personne, et une poignée d'entrepreneurs
médiatiques. Mercredi, à l'occasion de l'ouverture de la conférence LeWeb'11,
grand-messe annuelle des start-ups (et des fonds d'investissement) fondée par
Loïc Le Meur, il recevait à dîner à l'Elysée 300 entrepreneurs et blogueurs. Le
tout en pleine &amp;quot;Semaine du numérique&amp;quot;, montée par son conseiller Nicolas
Princen, émaillée de plusieurs raouts et conférences autour des technologies -
qui permettait d'emblée de mettre Sarkozy au cœur de cette actualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait déjà inauguré son &amp;quot;tournant numérique&amp;quot; - du moins auprès des médias
- en mai dernier, en organisant l'eG8 du Web aux Tuileries, en direct avec
l'agence Publicis, quitte à zapper quelque peu les ministres habituellement en
charge du sujet, comme nous le détaillions &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/agences/164060W/dans-les-coulisses-de-l-e-g8.html&quot;&gt;
dans cette enquête&lt;/a&gt;. En préalable, il avait installé &lt;a href=&quot;http://www.gouvernement.fr/gouvernement/le-conseil-national-du-numerique-voit-le-jour&quot;&gt;
le 27 avril&lt;/a&gt; dernier un Conseil national du numérique (CNN), organe
consultatif (déjà &lt;a href=&quot;http://www.conseil-national-du-numerique.com/&quot;&gt;contesté sur la Toile&lt;/a&gt;)
comptant... des entrepreneurs - ça tombe bien - comme le très rasta patron de
Rentabiliweb Jean-Baptiste Descroix-Vernier, Giuseppe Di Martino (Dailymotion,
Asic), Frank Esser (SFR, FFT), Gabrielle Gauthey (Alcatel-Lucent), un
anti-sarkozyste (belle prise) Nicolas Voisin (Owni), et avec pour président
Gilles Babinet (Eyeka, CaptainDash...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le numérique et l'innovation, sujet de campagne à
truster&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt;icolas Sarkozy est en campagne, à 5 mois des élections
présidentielles. Pour lui comme pour François Hollande - et les autres
candidats - le numérique et l'innovation pourraient bien en être un des
sujets-clés. Il drague assidûment les acteurs du numérique, pas totalement en
vain. &lt;em&gt;&amp;quot;Jean-Baptiste Descroix-Vernier, Gilles Babinet, étaient tous
retournés lors de son discours au nouveau siège de Google&amp;quot;&lt;/em&gt;, me racontait
un entrepreneur (libéral) la semaine dernière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-être en quelque sorte son discours d'Hourtin. Chez Google, son
échange, près d'une heure de questions-réponses avec des entrepreneurs,
blogueurs ou salariés de Google (sélectionnés au préalable), a été largement
tweeté, relayée sur Facebook. Retour sur image garanti pour l'Elysée, avec
c&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/12/11/#&quot;&gt;e
très joli book&lt;/a&gt; de photos &amp;quot;entrepreneuriales&amp;quot; - parfait, par les temps qui
courent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;nternet, cette étrange chose, où il faut réfléchir à
&lt;em&gt;&amp;quot;comment mettre un minimum de règles en gardant la liberté du Web&amp;quot;, il
reconnaît s'&amp;quot;être trompé quand je parlais de régulation. J'ai pris le risque de
crisper un univers qui est fondé sur le partage et la liberté&amp;quot;&lt;/em&gt;. On est
loin dans le discours de la &lt;em&gt;&amp;quot;jungle sauvage où il serait permis de piller
les oeuvres des créateurs&amp;quot;&lt;/em&gt;, qu'il fustigeait &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/news/48822-nicolas-sarkozy-hadopi-creation-internet.htm&quot;&gt;
en 2009&lt;/a&gt;, en pleine promo acharnée pour la loi Hadopi. Maintenant, c'est
promis, il comprend les entrepreneurs du numérique: &lt;em&gt;&amp;quot;Il a fallu que je m'y
mette pour comprendre les valeurs derrière (...). Le Web n'est pas simplement
une technologie, c'est aussi une façon d'être&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, le candidat aux élections présidentielles était très fraîchement
accueilli à la conférence LeWeb. cette année donc, il organisait mercredi 7
décembre un dîner post - Web'11: pour défendre son programme sur la
compétitivité de la France dans les technologies ? Retour sur images
garanti : trop content d'y être invités, nombre de privilégiés ont posté
vidéos, twitpics ou photos via Facebook.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;este à voir qui il comptera comme relais médiatiques pour
son programme numérique - et qui mènera sa net-campagne, laquelle en est à
peine à ses débuts, à gauche comme à droite. Parmi ses ministres, celui en
charge de l'Economie numérique, Eric Besson, ne cache plus &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/07/eric-besson-n-a-plus-tres-envie-de-faire-de-la-politique-il-prefere-le-football_1614291_1471069.html&quot;&gt;
son ennui&lt;/a&gt;, et tweete à tout-va. A l'Elysée, seul &lt;strong&gt;Nicolas
Princen&lt;/strong&gt; est présenté comme conseiller numérique. A 27 ans, le
normalien diplômé d'HEC, arrivé pour gérer la net-campagne de Sarkozy en 2006,
fustigé sur le Net &lt;a href=&quot;http://revuedeweb.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/19/nicolas-princen-une-taupe-pas-tres-discrete.html&quot;&gt;
en 2008&lt;/a&gt;, décroche tout de même ce mois-ci la 33ème place dans la
&amp;quot;powerlist&amp;quot; du très branché &lt;em&gt;Technikart&lt;/em&gt;. Il y a certes des
parlementaires pointus, comme Laure de la Raudière, Patrice Martin-Lalande ou
Lionel Tardy (ce dernier n'avait pas hésité à exprimer ses réserves sur
Hadopi), très bons connaisseurs des dossiers mais &lt;em&gt;&amp;quot;qui n'auront pas
forcément une vision d'ensemble pour un programme numérique&amp;quot;&lt;/em&gt;, me confiait
la même source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agence en charge depuis quelques mois de la stratégie digitale de l'UMP,
Emakina, demeure discrète: depuis sa prestation chez Microsoft l&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/16/Net-campagne-2012&quot;&gt;e mois dernier&lt;/a&gt;, Manuel Diaz ne s'est
plus exprimé publiquement sur le sujet : il s'est désisté au dernier
moment de la journée Personal Democracy Forum, qui se tenait mardi dernier.
Mais l'entrepreneur de 32 ans, libéral affirmé ;), initialement aux côtés de
son frère, fondateur de BlueKiwi, a croisé depuis ses 19 ans la fine fleur des
start-ups et des grandes agences digitales. Un avantage non négligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid à gauche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;u PS, les candidats ont bien présenté des semblants de
programmes numériques avant les primaires, comme Martine Aubry. Mais depuis,
François Hollande a changé plusieurs fois de positions sur Hadopi. Pourtant, il
commence à bien s'entourer sur le sujet : &lt;strong&gt;Fleur Pellerin&lt;/strong&gt;,
37 ans, énarque, conseillère à la Cour des Comptes, peu connue mais pointue,
chargée de théoriser son programme numérique, a commencé à le dévoiler dans les
médias (comme &lt;a href=&quot;http://electronlibre.info/Fleur-Pellerin-Sur-le-numerique,01494&quot;&gt;sur Electron
Libre&lt;/a&gt; ), elle prend ses marques sur Twitter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.nuage_sur_les_pistes_de_reforme_0__2__m.jpg&quot; alt=&quot;nuage_sur_les_pistes_de_reforme_0__2_.jpg&quot; title=&quot;nuage_sur_les_pistes_de_reforme_0__2_.jpg, déc. 2011&quot; /&gt; Nuage de tags &amp;quot;sur
les pistes de la réforme&amp;quot; - &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/rue89-eco/2011/12/12/vos-contributions-lappel-du-ps-sur-la-politique-numerique-227453&quot;&gt;
Eco89&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a lancé un appel à contributions sur la politique numérique du PS
&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/rue89-eco/2011/12/12/vos-contributions-lappel-du-ps-sur-la-politique-numerique-227453&quot;&gt;
sur Eco89&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;&amp;quot;Hussarde de la diversité&amp;quot;&lt;/em&gt;, présidente du très influent
club XXIe siècle, elle avait été portraitisée &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/societe/0101629420-hussarde-de-la-diversite&quot;&gt;par''
Libé'' dès 2009&lt;/a&gt;. Mais habile, elle apparaît de nouveau dans la presse grand
public, comme ce papier dans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; où elle humanise son image, en tant
que &lt;em&gt;&amp;quot;working mum&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, preuve qu'elle ne laisse pas indifférent, elle commence à
essuyer des attaques très directes sur Twitter, comme de la part d'Arnaud
Dassier, entrepreneur, ex-responsable de la campagne Internet de Nicolas
Sarkozy - et lui-même en campagne pour les législatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.dassier_pellerin_m.jpg&quot; alt=&quot;dassier_pellerin.jpg&quot; title=&quot;dassier_pellerin.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette équipe, Vincent Feltesse, responsable de la campagne digitale du
candidat, a fait venir à ses côtés &lt;strong&gt;Marie-Morgan Le Barzic&lt;/strong&gt;, 36
ans, ex-déléguée générale de Silicon Sentier et directrice de La Cantine, spot
parisien qui accompagne les acteurs du numérique. Elle y sera chargée &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/12/11/#&quot;&gt;
des opérations&lt;/a&gt;. Autre nouvelle recrue, selon mes informations,
&lt;strong&gt;Antonin Torikian&lt;/strong&gt;, ex-responsable du programme étudiant Imagine
Cup chez Microsoft. Et Challenges évoquait récemment le nom de Jean-Noël Tronc,
nouveau patron de la Sacem (et auteur du discours d'Hourtin, je dressais
&lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2002/LesEchos/18735-529-ECH.htm?texte=jean-no%EBl%20tronc&quot;&gt;
son portrait&lt;/a&gt; en 2002), qui le conseillerait à titre personnel. François
Hollande doit lancer son site officiel en janvier prochain.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xmbh20&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xmbh20_en-marche-la-bande-annonce_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;En marche, la bande annonce&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/PlaceauPeuple&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;PlaceauPeuple&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/PlaceauPeuple&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;PlaceauPeuple&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;'autres candidats innovent davantage sur la Toile. Surtout
les petits candidats, moins relayés par les médias, qui se doivent d'affirmer
leur présence numérique. Jean-Luc Mélenchon surprend déjà: avec pour directeur
de campagne web le prolixe &lt;strong&gt;Arnaud Champrenier-Trigano&lt;/strong&gt;
(ex-responsable de l'Une, chroniqueur web, fondateur du magazine TOC), il
dispose d'un &lt;a href=&quot;http://www.placeaupeuple2012.fr/&quot;&gt;site web novateur&lt;/a&gt;,
et dévoilera à la presse son appui iPhone ce jeudi 15 décembre. Mieux, son
équipe a conçu une web-série hebdomadaire, &lt;em&gt;En marche&lt;/em&gt;, lancée le 21
novembre. Sous influence &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; et autres séries US, tous les lundis,
elle suit les pérégrinations du candidat, ralentis et flash-backs à l'appui. Le
premier docu-soap de campagne. A suivre...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Co-branding Wired + GQ: ballon d'essai ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/12/07/Co-branding-Wired-GQ%3A-ballon-d-essai</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c1f536d47ec15100d8e712d766509c03</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 19:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Co-branding</category><category>GQ</category><category>Wired</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/images_GQ.jpg&quot; alt=&quot;images_GQ.jpg&quot; title=&quot;images_GQ.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;ne première. La couv' du numéro de décembre de &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt;
a de quoi surprendre. Lui aussi s'offre un dossier high-tech, dans une période
de l'année où, par tradition, nombre d'hebdos et de quotidiens (des
&lt;em&gt;Inrocks&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; en passant par &lt;em&gt;L'Express&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le
Point&lt;/em&gt;...) foisonnent eux aussi de leurs traditionnels dossiers techno,
mine d'idées de cadeaux pour les lecteurs à la veille des fêtes de fin d'année
- et attrape-pub efficace et bienvenu pour les journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt; va plus loin, en publiant son dossier techno sous la marque
&lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;, mise en avant en Une, et dans le dossier, de manière très
flatteuse. Alors évidemment, cela offre une caution on ne peut plus &amp;quot;branchée&amp;quot;
(littéralement) au mensuel masculin (lui-même sur un positionnement djeun's
haut de gamme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.interieur_GQ_.jpg_m.jpg&quot; alt=&quot;interieur_GQ_.jpg.JPG&quot; title=&quot;interieur_GQ_.jpg.JPG, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;a volonté de &amp;quot;vendre&amp;quot; &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; aux néophytes à
l’intérieur de ces pages est frappante. Ce dossier de 22 pages, ouvert par une
photo d'Omar et Fred qui prennent la pose avec une numéro de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; et
un iPad entre les mains - on admirera au passage le placement de produit ;),
est inauguré avec une double qui présente de manière élogieuse l'histoire assez
exceptionnelle de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;, depuis son lancement en 1993 par Janet
Metcalfe et Louis Rossetto et le lancement du site Hotwired.com en 1994, en
passant par son rachat par un fonds d’investissement en 1998, puis par Advance
Publications, qui le rachète alors pour 390 millions de dollars (!) pour le
confier à Conde Nast. Sans oublier ses couv' et son design avant-gardiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.IMG_1166_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1166.JPG&quot; title=&quot;IMG_1166.JPG, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;n trouve ensuite un papier qui résume sur une page les
principales théories de Chris Anderson, de sa théorie de la &lt;em&gt;long tail&lt;/em&gt;
à &lt;em&gt;&amp;quot;The Web is dead&amp;quot;&lt;/em&gt; de septembre 2010, puis sur 3 pages la traduction
d'un article sur la Kinect. Quelques pages comportent une traditionnelle
sélecrtion de produits tech, &amp;quot;approuvés par Wired&amp;quot;, précise une icône. Et enfin
un article assez drôle, plus dans le ton propre à GQ, propose &amp;quot;53 règles pour
devenir un gentleman digital&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une icône dans le mag nous signale que &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; est également
&lt;em&gt;&amp;quot;invité spécial de GQmagazine.fr jusqu'au 20 décembre&amp;quot;&lt;/em&gt;. De fait, en
allant y faire un tour, dans l'onglet dédié, on trouve quelques articles tech /
culture numérique ave des angles que n'aurait déniés Wired: &amp;quot;Coder pour durer&amp;quot;,
&amp;quot;Et si Apple lançait l'iCam?&amp;quot;, &amp;quot;Kinect: comment Microsoft soutient les
hackers&amp;quot;, &amp;quot;Comment supprimer des fichiers rapidement&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Précisément, ils se trouve que le lancement d'un &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; français par
sa maison-mère, le groupe américain Conde Nast (aussi éditeur de &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt;,
lui-même déclinaison française d'un titre US) est actuellement en suspens. Le
lancement d'un &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; en VF est devenu une lapalissade, un rêve pour de
nombreux journalistes et techies, nostalgiques de l'époque des Transfert,
&lt;em&gt;Newbiz&lt;/em&gt; et autres &lt;em&gt;Futur(e)s&lt;/em&gt; du début des années 2000.. Il y a
même eu la &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2007/04/02/Technology-Review-disponible-en-francais&quot;&gt;tentative
avortée&lt;/a&gt;, j'ai encore le seul numéro lancé en VF - d'un lancement en France
de &lt;em&gt;Technology Review&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est devenu une lapalissade, qui avait encore été &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/104265W/toujours-branche.html&quot;&gt;évoquée
en 2008&lt;/a&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/163908W/conde-nast-travaille-bien-au-lancement-de-vanity-fair-en-france.html&quot;&gt;
Il y a 6 mois&lt;/a&gt;, le patron français de Conde Nast annonçait que le groupe
avait tranché - d'abord - pour la lancement d'un &lt;em&gt;Vanity Fair&lt;/em&gt;
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche dernier, dans l'émission &lt;em&gt;Soft power&lt;/em&gt; sur France Culture, il
a réaffirmé que des numéro zéro étaient en test, et que &lt;em&gt;Vanity Fair&lt;/em&gt;
serait lancé en 2012 si le marché publicitaire le permettait. Quant à un
&lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; français... il n'a pas exclu un &lt;strong&gt;lancement &lt;em&gt;&amp;quot;sous
format numérique&amp;quot;&lt;/em&gt; ou en supplément papier&lt;/strong&gt; d'un autre magazine du
groupe. Ce qu'il n'avait guère évoqué jusqu'à présent. Ce &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt; co-brandé
&lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; ressemble alors étrangement à un ballon d'essai. A suivre...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Newsring et Quoi.info: entre débats et Wikipedia de l'actu</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/27/Quoi.info</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b226b77f112118419bee0157e0a1655c</guid>
    <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 18:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Cyrille Frank</category><category>Frédéric Allary</category><category>Frédéric Taddéi</category><category>Huffington Post</category><category>Newsring</category><category>Participatif</category><category>Philippe Couve</category><category>Quoi.info</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;ssurément, sur la Toile, on est en plein bouillonnement,
avec une foison de nouveaux projets qui mêlent participatif et actu, le tout
étant d'autant plus porté par les échéances électorales de 2012, qui incitent
médias old school ou start-ups des médias à proposer au grand public de
nouvelles expériences, de nouvelles approches de l'actu. Il y a eu le lancement
ce printemps du &lt;a href=&quot;http://leplus.nouvelobs.com/&quot;&gt;Plus&lt;/a&gt; du Nouvel Obs,
France Télévisions qui a lancé il y a 15 jours son très prometteur site
&lt;a href=&quot;http://www.francetv.fr/info/&quot;&gt;Francetv.info&lt;/a&gt; (site qui se
revendique du &lt;em&gt;&amp;quot;live&amp;quot;&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;&amp;quot;l'actu en continu&amp;quot;&lt;/em&gt;), et consacre
ainsi le &lt;strong&gt;format journalistique du live&lt;/strong&gt;, dont je parlais
&lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/04/03/Le-%22live%22%2C-un-format-journalitistique-confirm%C3%A9-pour-les-m%C3%A9dias-en-ligne&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;), Canal+ qui a lancé &lt;a href=&quot;http://presidentielle2012.canalplus.fr/&quot;&gt;Présidentielle2012&lt;/a&gt;, son site
d'infos dédié aux présidentielles, Le Lab du groupe Lagardère (site d'actu
dédié aux présidentielles commun aux rédactions d'Europe 1 et Paris-Match,
piloté par Laurent Guimier, directeur général adjoint chez Lagardère Active)
qui est attendu ces prochains jours, et bien sûr l'arrivée très attendue
(surestimée ?) du &lt;em&gt;Huffington Post&lt;/em&gt; en France, au mieux pour décembre
(s'ils parviennent à trouver un rédacteur en chef...). Peut-être simple effet
de hype, comme l'adore la Toile, en tous cas, ces nouveaux médias tentent
d'innover, de proposer d'autres lectures de l'actu à l'internaute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;our aujourd'hui, j'ai testé deux de ces petits nouveaux,
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.newsring.fr/&quot;&gt;Newsring.fr&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et
Quoi.info, qui viennent de s’entrouvrir en version beta privée, annoncés sur la
Toile respectivement pour début décembre et le 30 novembre, que j'ai parcourus.
J'en ai parlé &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/173417W/quoi-info-et-newsring-nouveaux-pure-players-participatifs.html&quot;&gt;
dans cet article&lt;/a&gt; et celui-là &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/medias/173635W/place-au-deb-t.html&quot;&gt;fin
octobre&lt;/a&gt; pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: on a donc Newsring.fr,
site de débats thématiques qui privilégiera les contributions des internautes,
experts et blogueurs, et Quoi.info, site d'information sélectionnant des sujets
d'actualité, où les internautes pourront contribuer. Dans les deux cas, tous
les contenus sont en accès libre, mais il faut créer son profil pour pouvoir
contribuer. Aux manettes pour Newsring.fr, Julien Jacob (cofondateur d'Obiwi,
ex-vice président de CBS France), qui s'est associé au groupe Webedia
(PurePeople, Ozap, etc.), Philippe Couve (ex- RFI, Rue89 et Owni) et Frédéric
Taddeï jouera un rôle transversal, tandis que Quoi.info a été cofondé par
Cyrille Frank (ex-rédacteur en chef d'AOL France), Frédéric Allary (ancien DG
des Inrockuptibles), rejoints par Serge Faubert. Le premier projet a levé 3,5
millions d'euros, et le second 400 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Newsring.fr, &lt;em&gt;&amp;quot;amener ceux qui discutent dans des cafés sur la
place du marché&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.newsring_m.jpg&quot; alt=&quot;newsring.jpg&quot; title=&quot;newsring.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'image employée par Frédéric Taddéi à propos de Newsring.fr, en
quelque sorte un &lt;em&gt;Ce soir au jamais&lt;/em&gt; en version totalement numérique...
Le sous-titre de Newsring.fr est d'ailleurs &amp;quot;Faire progresser le débat&amp;quot;. Le
découpage thématique, classique (Politique, Société, Monde, Economie, Culture,
Local, Medias &amp;amp; tech, Planète &amp;amp; sciences, Philo) est affiché dans le
header du site. Les sujets d'actu pour lesquels le site propose des débats sont
affichés dans une colonne centrale, avec par exemple, en ce dimanche soir,
&amp;quot;Faut-il empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire ?&amp;quot;, &amp;quot;Les bons sentiments
font-ils de bons films ?&amp;quot; (en rapport avec le succès phénoménal
d&lt;em&gt;'Intouchables&lt;/em&gt;, qui vient d'atteindre les 9 millions de spectateurs),
&amp;quot;Eva Joly est-elle la meilleure candidate écolo ?&amp;quot;, &amp;quot;Pour ou contre le droit de
vote des étrangers aux élections locales ?&amp;quot;, &amp;quot;Les réseaux sociaux nuisent-ils à
la productivité des salariés ?&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En colonne de gauche sont affichées les contributions / tribunes de
personnalités. Et en colonne de droite les fonctions &amp;quot;sociales&amp;quot; du site: le
bloc Activité compile commentaires, votes, contributions... des membres, mais
aussi qui suit qui. On trouve plus bas un classement des &amp;quot;Top contributeurs&amp;quot;,
puis les &amp;quot;Débats du moment&amp;quot;, où les sujets les plus débattus (donc qui
suscitent le plus de commentaires et de votes) remontent automatiquement en
tête, dans un système similaire à Digg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, en cliquant sur le sujet Les réseaux sociaux nuisent-ils à la
productivité des salariés ?, qui m'intéresse particulièrement, en cliquant sur
&amp;quot;Le contexte&amp;quot;, un court article (un feuillet environ) me précise le contexte.
En cliquant sur &amp;quot;Le débat&amp;quot;, j'ai plusieurs points de vue, entre la blogueuse
Agnès Maillard, l'entrepreneur Olivier Cambournac, l'entrepreneur Nicolas Le
Gall, et la community manager Anne-Laure Raffestin, chargés au préalable par
les journalistes - &amp;quot;orchestrateurs&amp;quot; de Newsring de lancer le débat en donnant
leurs points de vues. Là encore, on visualise l'activité du débat, les Top
contributeurs, ainsi que le nombre et le pourcentage de votes (oui ou non) sur
le sujet. L'internaute-membre peut voter ou commenter ces points de vue, ou
cliquer sur &amp;quot;Suivre le débat&amp;quot;, ce qui lui permet de recevoir les notifications
sur ce débat par e-mail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sympa, ce volet très &amp;quot;culture numérique&amp;quot;, qui permet à l'internaute de
suivre &lt;a href=&quot;http://newsring.tumblr.com/&quot;&gt;sur le Tumblr&lt;/a&gt; de l'équipe les
conférences de rédaction en direct via un live sur Coveritlive: modéré par un
journaliste, les internautes peuvent commenter les choix de sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quoi.info, &amp;quot;l'actu expliquée&amp;quot;, Wikipedia de l'actu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Quoi_info_m.jpg&quot; alt=&quot;Quoi_info.jpg&quot; title=&quot;Quoi_info.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de Quoi.info, site qui revendique comme angle en sous-titre
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;l'actu expliquée&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, outre un rubricage classique pour
les contenus - politique - éco - société - justice -people - international -
pratique - culture - sciences - le découpage de la home est simple, entremêlant
&amp;quot;social&amp;quot; et infos. e qui reflète l'ADN de Quoi.info, site hybride &amp;quot;social&amp;quot; et
d'actu: des fonctions &amp;quot;sociales&amp;quot;, avec commentaires des membres et liens vers
des réseaux sociaux mis en avant, et bien sûr de l'actu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Côté infos, on a donc l'actu du jour en &amp;quot;Une&amp;quot;, suivie des actus présentées
sous forme de questions dans un menu déroulant de haut en bas, similaire à
celui que l'on trouve sur les sites d'infos. Comme sur des sites d'infos tels
que 20minutes.fr, les articles sont &amp;quot;compilés&amp;quot; de bas en haut en colonne
centrale, au fil de l'actualité. J'ai bien aimé quelques rubriques marrantes
comme &amp;quot;Question bêtes&amp;quot; (Pourquoi les restos japonais sont tenus par des
chinois, D'où vient l'expression &amp;quot;Les éléphants du PS&amp;quot;...), &amp;quot;Que suis-je&amp;quot; (les
citations qui font l'actu), en alternance dans un même bloc avec &amp;quot;Ça veut dire
quoi&amp;quot; (le mots que l'on entend beaucoup: offshore, bien sûr bunga bunga...),
&amp;quot;Merci pour l'explication&amp;quot; (À quoi ressemble l’&amp;quot;humain moyen&amp;quot; ?)... On voit
clairement l'angle très pédago / Wikipedia de Quoi.info, qui ressort dans ce
rubriquage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au menu pour ce dimanche 27 novembre, l'Egypte fait la Une, avec tout un
dossier dans un même bloc - là encore que l'on pourrait retrouver dans un site
d'informations tel que 20minutes.fr ou Lefigaro.fr: &amp;quot;Pourquoi la révolution
reprend&amp;quot;, &amp;quot;Qui sont les Frères musulmans et que veulent-ils ?&amp;quot;, quelle
différence entre Chiites, sunnites, alaouites, et druzes, &amp;quot;Pourquoi l'armée
égyptienne ne lâche rien ?&amp;quot;, &amp;quot;Qu'est-ce que la charia ?&amp;quot;. S'ensuivent des
articles très divers, où la variété des sujets est vraiment très appréciable,
entre actu internationale exigeante (&amp;quot;Syrie : pourquoi la Ligue arabe
lâche-t-elle Bachar el-Assad ?, &amp;quot;Pourquoi les Israéliens veulent-ils bombarder
l’Iran ?&amp;quot;), faits divers et société - un dossier intitulé &amp;quot;Que font les autres
pays face aux délinquants sexuels?&amp;quot; qui rebondit sur le meurtre de la jeune
Agnès, un papier sur les changements d’horaires à la SNCF annoncés le 11
décembre, ce MOX qui embarrasse les socialistes, pourquoi le film de Matthieu
Kassovitz fait polémique - et sujets plus... légers, comme &amp;quot;Où acheter, en
Europe, une Rolex, du Chanel et un costume Hugo Boss pas chers ?&amp;quot;, ou encore
&amp;quot;Miss Monde, miss Univers, miss France : qui est la plus retouchée ?&amp;quot;
(dont on remarquera qu'il figure dans les articles les plus lus ;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une colonne plus étroite figurent les fonctions &amp;quot;sociales&amp;quot; de
Quoi.info, de manière assez classique : un bloc affiche les articles les
plus vus ou les plus commentés, un autre les &amp;quot;activités&amp;quot; récentes (commentaires
par les abonnés, ...), un autre la fanpage Facebook, un autre, dédié à Twitter,
présente en temps réel les tweets relatifs à Quoi.info, et enfin, on trouve un
attendu nuage de tags, qui permet, comme dans un blog, d'afficher en un clic
l'ensemble des articles relatifs au tag sur lequel on clique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Membre expert correcteur - rédacteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En entrant plus dans les détails,j'ai davantage l'impression de lire des
notules très pédago plutôt que des articles: avec le ton simple, clair, les
éléments-clés surlignés en gras, et le découpage très pucé qui permet de les
parcourir en diagonale. Logique, c'est bien là la vocation de Quoi.infos,
&lt;em&gt;&amp;quot;site d'information et outil serviciel, avec de l'info et des décryptages
d'actualité&amp;quot;&lt;/em&gt;, m'indiquait courant octobre Cyrille Frank. L'idée est de
donner les clés, les bases de l'actualité, à un internaute pressé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour son lointain cousin Newsring, Quoi.info innove dans ses fonctions
participatives, avec pour originalité qu'il permet à l’internaute de corriger
ou commenter l'article, à condition qu'il se soit préalablement inscrit comme
membre. Là encore, pour cela, on peut passer par Facebook connect. &lt;em&gt;&amp;quot;Il y
aura un côté Wikipédia : nous voulons favoriser les corrections et
compléments apportés par les internautes-membres&amp;quot;&lt;/em&gt;, me précisait Frédéric
Allary. A la fin de chaque article, il peut en effet proposer une correction,
si elle est approuvée par la rédaction, elle sera intégrée dans l'article et il
apparaitra comme contributeur. Le contributeur-commentateur régulier peut
gagner le &lt;a href=&quot;http://beta.quoi.info/partagez-votre-expertise/&quot;&gt;statut
d'&amp;quot;expert&amp;quot;&lt;/a&gt;, ce qui lui permettra même de publier ses propres papiers sur le
site dans son domaine de compétence, et obtenir un badge par niveau d'expertise
(amateur, connaisseur, ou expert), selon le nombre de commentaires publiés et
de votes obtenus par les lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bilan ? Évidemment, on n'en n'est qu'aux débuts. L’internaute se voit
proposer la possibilité de voter, commenter, corriger, voire - le Graal - de
publier ses propres articles s'il atteint le stade d'expert sur Quoi.info. Des
expériences intéressantes, prometteuses. Reste à voir si l'effet &amp;quot;média social&amp;quot;
sera assez fort pour créer de vraies communautés, et donner l'envie à
l'internaute - déjà sollicité par plusieurs réseaux sociaux - d'y revenir
régulièrement, voire provoquer chez lui une certaine addiction ;) A
suivre...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Prémices de net-campagne 2012</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/16/Net-campagne-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f9f706511e26a99408b95301cb1588aa</guid>
    <pubDate>Wed, 16 Nov 2011 22:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
        <category>2012</category><category>Net-campagne</category><category>Presidentielles</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.presidentielles.net_m.jpg&quot; alt=&quot;presidentielles.net.jpg&quot; title=&quot;presidentielles.net.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presidentielles.net, premier site d'infos satirique consacré aux
présidentielles, en 2001&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;a campagne électorale pour les élections présidentielles
et législatives de 2012 pourrait se dérouler (encore plus) sur Internet, qui
serait plus qu'un simple média d'information. J'ai eu l’occasion de me pencher
sur le sujet ces derniers jours (j'y reviendrai). Même si évidemment, on n'en
n'est qu'aux frémissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première fois, c'était il y a pile dix ans: pour les municipales de 2001,
et les présidentielles de 2002, où Internet a fait une incursion remarquée dans
les campagnes électorales. Bien sûr, les premiers outils de com' politique sur
le Net restaient aléatoires, comme j'en parlais alors dans &lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2001/LesEchos/18350-585-ECH.htm&quot;&gt;la
première enquête&lt;/a&gt; que j'y consacrais: sites officiels de candidats, avec
forums de discussion, &amp;quot;chats&amp;quot; par SMS ou vidéos, premières opés de spams
politiques, buzz via des sites parodiques, comme Gauche-Story.com, monté par
Arnaud Dassier avec quelques autres jeunes loups libéraux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, on a vu émerger les blogs de candidats, et des sites qui tentaient
d'acquérir une dimension réseau social - comme la tentative de Segosphère.
Entretemps, le débat sur la Constitution européenne, en 2005, avait grandement
contribué à installer Internet comme contre-pouvoir face aux media
traditionnels, comme l'a montré le succès du blog d'Etienne Chouard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.x2_956f5e5_m.jpg&quot; alt=&quot;x2_956f5e5.jpg&quot; title=&quot;x2_956f5e5.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo @eni_kao&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt;ercredi, le RSLN organisait au siège du Microsoft un débat
sur ce sujet, avec Valério Motta (patron du web du PS), Manuel Diaz (DG de
l'agence Emakina, prestataire et stratège de l’UMP pour le web), et Frédéric
Neau (Europe Ecologie), ainsi que Jonathan Bouchet Petersen (Libé et Libé.fr).
Déjà à l'occasion des primaires, le PS a amorcé sa campagne de com'
digitale : il s'est doté d'une direction des systèmes informatiques, et a
étoffé ses équipes Web. Du côté des sites de campagne, l'UMP a ouvert
discrètement sou nouveau site cette année. Valério Motta nous confiait hier que
celui de François Hollande serait mis en ligne &lt;em&gt;&amp;quot;début 2012&amp;quot;&lt;/em&gt;, tandis
que celui d'Europe Ecologie / Les Verts ouvrira &lt;em&gt;&amp;quot;en version beta privée à
la fin du mois&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouveaux outils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'y aura-t-il de nouveau cette année ? Il y a bien eu des tentatives
de réseaux sociaux maison par le passé: L'UMP avec la tentative avorté du
Créateur des possibles - &lt;em&gt;&amp;quot;recréer un réseau était une erreur&amp;quot;&lt;/em&gt;, avouait
Manuel Diaz, avait de lâcher prudemment &lt;em&gt;&amp;quot;on essaie d'injecter de l'ADN
digital en politique&amp;quot;&lt;/em&gt;. En tous cas, une étude MSN / Ipsos &lt;a href=&quot;http://www.ipsos.fr/actualites/2011-11-16-un-media-pour-s-informer-sur-la-politique?utm_source=emakinafr&amp;amp;utm_medium=hootsuite&amp;amp;utm_campaign=blog&quot;&gt;
publiée mercredi&lt;/a&gt; montre clairement que de nouvelles formes de militantisme,
plus discrètes que de prendre sa carte à un parti, émergent sur la Toile. Un
phénomène qui reste émergeant: 33% des sondés déclarent s'informer via
Internet, mais seuls &lt;em&gt;&amp;quot;6% des Français (19% des internautes) apprécient les
commentaires des internautes sur les articles ou les forums, 13% (16% des
internautes) apprécient les discussions sur les réseaux sociaux et 10% (12%)
les discussions sur messageries instantanées&amp;quot;&lt;/em&gt;. Outil d’expression
citoyenne et politique (pour 71%, &amp;quot;Internet donne la parole aux gens comme
moi&amp;quot;), il restera utilisé de manière limitée pour le militantisme.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la campagne Présidentielle, une majorité des internautes
(51%) comptent s’informer sur les sites/blogs des candidats. En revanche, seuls
14% comptent discuter politique sur les forums/articles durant la campagne (et
9% sur Facebook ou Twitter), seuls 11% pensent publier des liens vers du
contenu politique sur un réseau social, seuls 8% comptent donner leur e-mail à
un parti politique pour participer activement à la campagne et 6% comptent
faire la promotion d’un candidat sur le web.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Twitter_Hollande_m.jpg&quot; alt=&quot;Twitter_Hollande.jpg&quot; title=&quot;Twitter_Hollande.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011/2012, de nouveaux outils vont s'imposer: les comptes Twitter de
candidats forcément. Même si Twitter n'est pas devenu un réseau social grand
public, il est lu par les journalistes.... Et permet aux politiques de créer
une impression de proximité inédite. S'y ajouteront les blogs de candidats, les
fanpages Facebook, voire des applis iPhone, et de manière plus hypothétique les
comptes Tumblr, comme celui que vient &lt;a href=&quot;http://barackobama.tumblr.com/&quot;&gt;d'ouvrir Barack Obama&lt;/a&gt; (même si j'y crois
moins).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/google_map.jpg&quot; alt=&quot;google_map.jpg&quot; title=&quot;google_map.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, on pourrait voir &lt;em&gt;&amp;quot;des directs, des livestreams pendant des
événements, pour co-constuire des événements avec des internautes&amp;quot;&lt;/em&gt;, estime
Valério Motta. Sur le modèle des live, format journalistique qui s'est imposé
cette année sur le Web (dont je parlais dans ce billet), les partis &amp;quot;liveront&amp;quot;
sûrement leurs événements-clés (-congrés, élctions..) sur leur site officiel.
Une &lt;strong&gt;co-construction de contenus&lt;/strong&gt; qui passera aussi par des
fact-chekings avec les internautes. &amp;quot;Lors des régionales de 2010, on a passé en
revue sur une Google Map avec les internautes les 40 chantiers de transports
publics annoncés par Valérie Pécresse, pour montrer que plusieurs étaient déjà
prévus&amp;quot;, explique Valério Motta.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le couple Guetta est-il devenu une marque ?</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/12/Le-couple-Guetta-est-il-devenu-une-marque</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Nov 2011 10:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Marketing &amp; conso</category>
        <category>Activision</category><category>Brand content</category><category>Cathy Guetta</category><category>David Guetta</category><category>Fuse</category><category>HP</category><category>My Love Affair</category><category>Nokia</category><category>Vueling</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/u0lnm1let4gml0mg.jpg&quot; alt=&quot;u0lnm1let4gml0mg.jpg&quot; title=&quot;u0lnm1let4gml0mg.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V&lt;/strong&gt;ous ne pourrez pas y échapper: à partir d'avril 2012, une
websérie un peu particulière, &lt;em&gt;One night and one day with Cathy &amp;amp; David
Guetta&lt;/em&gt; (titre provisoire) sera diffusée sur la Toile, via une page dédiée
sur Dailymotion. Huit épisodes de 4 minutes, qui montreront le quotidien
(supposé) &lt;em&gt;so glamour&lt;/em&gt; du couple Guetta, entre jets privés, teufs à
Paris, Cannes et Ibiza. Et accessoirement quelques placements de produits HP.
Si, pour l'heure, nous n'avons pu voir des extraits vidéos de cette websérie
(en cours de production), nul doute que l'on y verra David ou Cathy bosser avec
leur tablette, leur smartphone ou leur laptop HP... C'est l'agence Fuse (groupe
OMD) qui a imaginé cette opération, donc &lt;strong&gt;une websérie qui associe le
couple Guetta et HP&lt;/strong&gt;. Laquelle s'inscrit parfaitement dans ces
nouvelles formes de pubs très intégrées qui prolifèrent sur les différents
media, comme j'en parlais récemment &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/30/Des-publi-communiqu%C3%A9s-toujours-plus-%22-int%C3%A9gr%C3%A9s%22&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le milieu publicitaire, on parle de plus en plus de &lt;em&gt;&amp;quot;brand
content&amp;quot;&lt;/em&gt; (littéralement &amp;quot;contenu de marque&amp;quot;) pour qualifier ces contenus
où la marque est intégrée de plus en plus finement. Voire lorsqu'elle produit
elle-même ces contenus. Des contenus à la frontière de la publicité,
l'entertainment, et l'info. Des agences, comme Fuse chez OMD ou NewsVast/Vivaki
(Publicis), nées depuis 2/3 ans, se sont d'ailleurs spécialisées dans ces
contenus d'un nouveau genre, qui permettent de monter des opérations
publicitaires sur mesure pour certains annonceurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;vec cette web-série donc, Fuse a imaginé un contenu pour
deux annonceurs à la fois, le couple Guetta et la marque HP. Certes, HP n'en
n'est pas à son premier coup d'essai pour se mettre en scène dans le monde de
la musique - il y a deux, ans, la marque américaine faisait poser Tania
Bruna-Rosso, alors chroniqueuse musique sur Canal+ et DJette dans les soirées
parisiennes. Là, que l'on trouve cette &amp;quot;opé&amp;quot; des Guetta maligne ou affligeante,
elle préfigure sans doute la publicité du futur. Il est d'autant plus
intéressant de voir le couple Guetta y participer, et pousser un peu plus loin
la pub intégrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couple Guetta devient ici annonceur autant que partenaire de HP. Et si le
couple Guetta était devenu une marque ? Evidemment, les Guetta sont
devenus des pros du marketing, et gèrent à la perfection leur business - et
leur marque, alors que David Guetta est devenu en quelques années un DJ star,
autodidacte au &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Guetta&quot;&gt;parcours qui
laisse rêveur&lt;/a&gt;, devenu un des plus gros vendeurs de disques au monde, et qui
compte une solide communauté de fans sur la Toile - plus de 25 millions de fans
sur &lt;a href=&quot;http://es-es.facebook.com/DavidGuetta&quot;&gt;sa fanpage Facebook&lt;/a&gt;.
Une nouvelle incarnation de la &lt;strong&gt;pop mainstream&lt;/strong&gt;, ou
l'utilisation des réseaux et le marketing comptent autant que la production
musicale - comme pour Lady Gaga, dont je parlais &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/05/29/Lady-Gaga%2C-ic%C3%B4ne-num%C3%A9rique&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/166961W/gaga-lady-marketing.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;
il y a quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un business rentable&lt;/strong&gt; aussi, décrypté récemment par
&lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt; dans une enquête qui lui a valu l'ire dudit concerné, et une
certaine méfiance vis-à-vis de la presse. Comme je &lt;a href=&quot;http://oauth.twitter.com/#!/Capucine_Cousin/statuses/129443976200720384&quot;&gt;le
relevais&lt;/a&gt; alors, fin octobre, Emmanuel Marolle (journaliste musique au
&lt;em&gt;Parisien&lt;/em&gt;), en citant implicitement cette enquête, évoquait &lt;a href=&quot;http://zik-zag.blog.leparisien.fr/archive/2011/10/26/david-guetta-ne-veut-plus-parler-aux-journaux.html&quot;&gt;
sur son blog&lt;/a&gt; les nouvelles conditions fixées par David Guetta pour accepter
des interviews avec la presse - comprenez une relecture préalable des
citations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agence de marketing musical créée par Cathy Guetta&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Guetta_Renault_m.jpg&quot; alt=&quot;Guetta_Renault.jpg&quot; title=&quot;Guetta_Renault.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cette web-série, tout un dispositif marketing associe étroitement,
depuis quelques mois, le couple Guetta à la marque HP: en décembre, un
jeu-concours (toujours organisé par Fuse) sera lancé sur les pages Facebook de
HP et David Guetta. En septembre dernier, lors de la Technoparade, un char aux
couleur d'HP défilait, diffusant un single écrit pour l'occasion (et pour la
marque) par David Guetta. En juin dernier, lors des Cannes Lions (une des
grand-messes annuelles du milieu publicitaire), &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/166512W/hp-signe-un-partenariat-avec-david-guetta-pour-le-lancement-de-sa-tablette-numerique.html&quot;&gt;
on apprenait&lt;/a&gt; que HP nouait un partenariat avec David Guetta, à l'occasion
du lancement de sa tablette tactile HP Touch Pad. Au menu: un dispositif
plurimédia avec un spot TV de 30 secondes et du placement de produit dans ses
deux prochains clips.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la même occasion, Cathy Guetta annonçait à la presse le lancement de sa
propre agence de marketing musical, &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/myloveaffair&quot;&gt;My Love Affair&lt;/a&gt;, avec Raphaël Aflalo
(débauché à l'agence OMD Digital). Comme on parlait alors en avant-première
&lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/agences/160730W/cathy-guetta-debarque-dans-le-marketing-musical.html&quot;&gt;
dans ''Stratégies''&lt;/a&gt;, les premiers contrats publicitaires tombent alors,
avec la compagnie aérienne Vueling, HP, donc, ainsi que Renault, avec un
premier placement de produit (la Renault Twizy) dans le clip du morceau de
David Guetta &amp;quot;Where Them Girls At ft. Nicki Minaj, Flo Rida&amp;quot;. Et de fait, elle
s'apprête à lancer MyProductPlacement.com, place de marché web de placement de
produits dans les clips.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/p4kVWCSzfK4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/p4kVWCSzfK4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La boucle est bouclée, pour le couple qui, au fil des années, a
progressivement su rentabiliser son image, avec quelques juteux contrats
publicitaires: David Guetta avec Activision, en 2009, pour être l'ambassadeur
en Europe du jeu DJ Hero, et avec la marque de casque audio Sennheiser depuis
la même année, tandis que Cathy Guetta gère les nuits Unighted, qui réunissent
depuis deux ans 40 000 spectateurs au Stade de France ainsi que les soirées
&amp;quot;F*** Me I'm Famous&amp;quot; au Pacha, la plus grande boîte de nuit d'Ibiza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, David Guetta a &lt;strong&gt;adapté son produit (ses clips) à ses
clients les plus importants (les annonceurs)&lt;/strong&gt;. Au lieu de montrer un
simple panneau de publicité à l'enseigne de la marque, il va plus loin :
intégrer la marque de son client dans ses clips, en écrivant le scénario autour
du produit phare de la marque. Citons comme exemples &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=cQyGYdRqulQ&amp;amp;feature=player_embedded#!&quot;&gt;Nokia&lt;/a&gt;,
Franck Provost ou &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=xrd7syzjj1k&amp;amp;feature=player_embedded&quot;&gt;Vueling&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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      </item>
    
  <item>
    <title>Steve Jobs, Apple, contre-culture et capitalisme - &quot;Mieux vaut être pirate que de rejoindre la marine&quot;</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/01/Steve-Jobs%2C-Apple-ou-pourquoi-%22Mieux-vaut-%C3%AAtre-pirate-que-de-rejoindre-la-marine%22</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a07be30c18dd62e6475dc3a832d6e675</guid>
    <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 13:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
        <category>Apple</category><category>Blue Box</category><category>Contre-culture</category><category>Hacktivisme</category><category>Piratage</category><category>Steve Jobs</category><category>Steve Wozniak</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Biographie-Steve-Jobs-Walter-Isaacson_m.jpg&quot; alt=&quot;Biographie-Steve-Jobs-Walter-Isaacson.jpg&quot; title=&quot;Biographie-Steve-Jobs-Walter-Isaacson.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n pavé de 667 pages, blanc, quatrième de couv' toute
simple et photo neutre en noir et blanc de Steve Jobs. Un bel objet, &lt;em&gt;&amp;quot;qui
trouvera sa place à côté des derniers produits Apple&amp;quot;&lt;/em&gt;, me soufflait avec
ironie mon voisin de bureau, qui sera probablement un des must-have pour les
cadeaux de fin d'année, aussi bien pour les Applemaniacs que pour le grand
public. Moins d'un mois après le décès de Steve Jobs, sa biographie officielle
- donc écrite à sa demande par Walter Isaacson, journaliste passé par la CNN et
Time Magazine - paraissait le 24 octobre aux US. Elle sort en France demain (2)
- dont sur l'iBookStore en français. Un best-seller devenu numéro un des ventes
chez Amazon US (papier et livre numérique) et sur l'iBookstore d'Apple. Un des
livres-cultes de 2011 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des pages, dans ce qui relève plus d'une enquête au long cours, peu
complaisante, que d'une hagiographie comme on pouvait le craindre, on en
apprend énormément sur celui qui fut un des entrepreneurs les plus créatifs et
visionnaires de ses dernières décennies: sa vie privée, sur laquelle il était
très discret (le livre comporte notamment un portfolio de photos personnelle de
Steve Jobs et sa famille), ses failles héritées de son enfance, sa jeunesse
total post-beatnik des années 70, ses amours (on découvre avec surprise qu'il
eut une longue aventure avec la chanteuse Joan Baetz, reine du &lt;em&gt;protest
song&lt;/em&gt;), l'idéal de contre-culture qui va perdurer - puis s'effilocher -
dans Apple, ses échecs, ses relations avec les médias, les &amp;quot;piquages&amp;quot;' d'idées
aux concurrents... Et un personnage incroyablement complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir décliné à plusieurs reprises, Walter Isaacson a accepté la
commande de Steve Jobs. Résultat: deux années de recherches, d'entretiens avec
une centaine de personnes, plus de 40 heures d'entretiens avec Steve Jobs... Ce
qui donne ce bouquin très documenté, incroyablement vivant, où l'on a
l'impression de suivre Steve Jobs dans ses réunions internes, ses mythiques
présentations de produits, ses luttes intérieures. Un boss énigmatique, parfois
fragile, qu'Isaacson n'hésite pas à décrire à plusieurs reprises en larmes,
torturé, visionnaire, manipulateur, charmeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;n y découvre donc sa vie personnelle complexe: orphelin,
il grandit au sein d'une famille adoptive aimante de la middle class. Enfant
précoce - voire surdoué comme le laisse entendre le biographe - il est poussé
par ses parents. Mais le fait qu'il soit orphelin le marque à vie: il grandit
&lt;em&gt;&amp;quot;avec le sentiment d'avoir été abandonné, mais aussi la certitude d'être
quelqu'un d'atypique. C'est ce qui a forgé toute sa personnalité.&amp;quot;&lt;/em&gt;,
souligne Isaacson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il refuse de rencontrer son père biologique qu'il accuse d'avoir abandonné
sa mère biologique et sa soeur, la romancière Mona Simpson. A 23 ans - l'âge de
ses parents biologiques à sa naissance -, Jobs devient père d'une petite fille,
Lisa, qu'il commencera par renier, avant de la reconnaître peu avant
l'introduction en Bourse d'Apple, en décembre 1980. Elle avait alors deux ans.
Jobs s'est très peu occupé de sa Lisa durant son enfance, jusqu'à son entrée au
lycée, où elle vivra quatre ans avec la famille de son père. Il s'est marié
depuis et a eu trois autres enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeunesse beatnik et contestataire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.wozjobs1976_m.jpg&quot; alt=&quot;wozjobs1976.jpg&quot; title=&quot;wozjobs1976.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e plus fascinant étant cette quête perpétuelle de Steve
Jobs pour ne pas (totalement) perdre l'héritage de sa jeunesse hippie, qu'Apple
continue d'incarner la contre-culture, la contestation, la rébellion. &lt;em&gt;&amp;quot;Un
monde &amp;quot;cyberdélique&amp;quot;. Et la culture des systèmes ouverts… enterrés par Jobs dès
la fin des 70's, preuve supplémentaire que capitalisme et cette forme de
contre-culture sont consubstantiels&amp;quot;&lt;/em&gt;, m'indiquait à juste titre Nicolas
Demorand dans un échange de tweets, ce qui se vérifie effectivement dans ce
bouquin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le lycée, il plonge dans le mouvement contestataire: on commence alors à
parler de &lt;em&gt;geeks&lt;/em&gt; et de hippies, il se passionne autant pour les maths,
l'électronique, que le LSD et les paradis artificiels, &lt;em&gt;&amp;quot;en vogue dans la
contre-culture de l'époque&amp;quot;&lt;/em&gt;. Il découvre les kits d'appareils Heathkit à
monter soi-même, les magnétophones à bandes TEAC, bosse ses weekends dans le
magasin d'électronique Haltek,... Avec son pote Steve Wozniak, tous deux
conçoivent une &lt;strong&gt;Blue Box&lt;/strong&gt;, qui permet de téléphoner
gratuitement, sur le modèle de celle de John Draper, un pirate surnommé
&amp;quot;Captain Crunch&amp;quot;, une des icônes du &lt;strong&gt;hacktivisme&lt;/strong&gt; d'alors (dont
je parle notamment &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/03/25/Pirat%40ge%3A-du-hacking-%C3%A0-l-ouverture-des-fronti%C3%A8res-num%C3%A9riques-%28bof%29&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;). Steve Wozniak - qui, hasard de reconnaissance ou quête de
reconnaissance, vient de publier sa propre autobiographie (2) - deviendra un
discret collaborateur dans l'aventure Apple, &lt;em&gt;&amp;quot;le gentil magicien, qui
viendrait avec ses inventions de génie, et Jobs imaginerait comment les
présenter, les rendre conviviales, et les lancerait sur le marché&amp;quot;&lt;/em&gt;, résume
(un peu trop?) Isaacson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudiant, Steve Jobs s'engage dans la spiritualité orientale et le
bouddhisme, vie bohème pieds nus, séquences LSD, avec Bob Dylan en boucle, et
un mode d'alimentation radical, qu'il conservera toute sa vie - régime
végétalien et jeûnes, Une jeunesse hippie autant que rock'n roll, inhérente à
son parcours par la suite - mais à mille lieues de ce que l'on sut de lui de
son vivant... &lt;em&gt;&amp;quot;Je suis né à une époque magique. Notre conscience était
éveillée par le zen et aussi par la LSD. (...) Cela a renforcé mes perceptions,
savoir ce qui était essentiel - créer plutôt que de gagner de l'argent, mettre
à flot le plus de choses possibles dans le flot de l'histoire et de la
conscience humaine&amp;quot;&lt;/em&gt;, confie-t-il à son biographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Atari, culture open source au Homebrew Computer Club&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En février 1974, premier boulot chez le fabricant de jeux vidéos
&lt;strong&gt;Atari&lt;/strong&gt;, là &lt;em&gt;&amp;quot;où tout le monde voulait alors
travailler&amp;quot;&lt;/em&gt;, entrecoupé par un voyage initiatique de quelques mois en Inde
auprès de Shunryu Suzuki, un des gourous-stars de l'époque. La Silicon Valley
de la fin des années 60 est alors à la croisée de plusieurs révolutions:
technologique (les contrats militaires y avaient attiré des sociétés
d'électronique, d'ordinateurs...), et surtout, &lt;em&gt;&amp;quot;il y avait &lt;strong&gt;une
sous-culture, celle des pirates&lt;/strong&gt; - des inventeurs de génie, des
cyberpunks, des dilettantes comme des purs geeks&amp;quot;&lt;/em&gt;, des beatniks - elle va
marquer Steve Jobs à vie, même s'il va progressivement la fouler aux pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jobs et Wozniak commencent à fréquenter le jeune groupe &lt;strong&gt;Homebrew
Computer Club&lt;/strong&gt; (&amp;quot;Club des ordinateurs faits à la maison&amp;quot;), basé sur cet
idéal de libre-circulation de l'information, prémices à la culture des systèmes
ouverts et des systèmes open source. Ils planchent sur leur premier ordinateur,
l'Apple I, qui naît en même temps que leur société Apple au printemps 76.
&amp;quot;Apple Computer&amp;quot; (&amp;quot;Ordinateur pomme&amp;quot;), un peu de contre-culture et d'absurdité
dans ce titre... Première faille entre deux, Jobs dissuade Wozniak de partager
les codes de cet ordinateur avec leur club, dont les membres prônaient un libre
accès aux lignes de codes, où chacun pouvait modifier à sa guise les
programmes, l'écriture de standards open source, le contournement des logiciels
propriétaires... Une ligne de partage entre systèmes ouverts et systèmes
fermés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On connaît la suite, l'ascension avec quelques accrocs de Steve Jobs,
émaillée par des innovations marquantes, avec l'Apple II, lancé en 1977,
commercialisé à 6 millions d'exemplaires durant 16 ans. Et - autre révélation
de cette biographie - les quelques &amp;quot;piquages&amp;quot; d'idées aux concurrents, comme la
technologie de la Zerox PARC en 1980, On a souvent dit que, du Mac à l'iPod,
Steve Jobs avait souvent &amp;quot;réadapté&amp;quot; des produits préexistants, mais avait sur
les rendre désirables au grand public. Steve Jobs répliquait - sans nier - en
citant Picasso, &lt;em&gt;&amp;quot;Les bons artistes copient, les grands artistes volent&amp;quot;.
Chez Apple, on a jamais eu de scrupules pour prendre aux meilleurs&amp;quot;&lt;/em&gt;.
CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rébellion, &amp;quot;pirates&amp;quot; vs capitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par petites touches, Steve Jobs entre peu à peu dans l'ère du capitalisme,
avec ce même paradoxe: se réclamer de la contre-culture tout en l'enterrant.
Fin 80, Apple est introduite en Bourse et transformée en grande société, malgré
les réticences de Wozniak. Si l'Apple II - conçu par Steve Wozniak - comportait
des logements pour des cartes d'extension pour y connecter ce que l'on voulait,
il n'en n'est plus question avec le Macintosh, conçu par Steve Jobs et lancé en
1983: premier appareil au logiciel et au matériel liés, où toute modification
est impossible, premier système fermé - et vendu très cher... Autre viol du
code de la piraterie. La même année, il organise un des premiers séminaires
d'Apple, intitulé &lt;em&gt;&amp;quot;Mieux vaut être pirate que de rejoindre la marine&amp;quot;&lt;/em&gt;.
Le siège d'Apple sera (temporairement) orné d'un drapeau où s'entrecroisent la
pomme d'Apple et une tête de mort avec des tibias croisés.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/OwT6mgXsZvU?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/OwT6mgXsZvU?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
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&lt;p&gt;En 1984, LA publicité de lancement du Mac scelle la légende Apple, en un
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_%28publicit%C3%A9%29&quot;&gt;somptueux
spo&lt;/a&gt;t réalisé par Ridley Scott avec l'agence Chiat/Day et Lee Clow, par
lequel Steve Jobs espère s'imposer comme guerillero, la liberté contre &amp;quot;Big
Blue&amp;quot; (IBM), assimilé dans ce spot au Big Brother orwellien... Une manière
aussi de &amp;quot;se rattacher à la culture cyberpunk de l'époque&amp;quot;, rappelle Walter
Isaacson. Une image de marque rebelle et &lt;em&gt;so cool&lt;/em&gt;, versus des méthodes
de management interne musclées, et un écosystème fermé qui sera la clé d'Apple:
un des immenses paradoxes de cette entreprise, que j'abordais notamment
&lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/actualites/marques/151168W/apple-peut-elle-continuer-de-s-afficher-comme-une-boite-cool.html&quot;&gt;
dans cette enquête&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1997, lors de son retour d'une semi-traversée du désert, pour
creuser ce sillon de la rébellion, Steve Jobs conçoit avec Chiat/Day une
campagne d'affichage avec pour slogan &amp;quot;Think different&amp;quot;, et pour icônes
Einstein, Gandi, Lennon, Chaplin, Picassso... Rien de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Foyer numérique&amp;quot;, système fermé&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/skitched-20110103-145825.jpg&quot; alt=&quot;skitched-20110103-145825.jpg&quot; title=&quot;skitched-20110103-145825.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même angle d'enquête dans &lt;em&gt;Les Inrocks&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt; en
décembre 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;arallèlement, Steve Jobs bâtit ce système qui s'inscrit
dans une logique d'intégration globale: il a la conviction que l'ordinateur
personnel va devenir le &lt;strong&gt;foyer numérique&lt;/strong&gt;, permettant de
connecter facilement un ordinateur de bureau à une flopée de terminaux mobiles.
Les années 2000 scellent ce système, incroyable décennie d'innovations: iTunes,
puis l'iPod, l'iPhone, l'iPad, s'inscrivaient dans ce système clos. &lt;em&gt;&amp;quot;On
allait pouvoir synchroniser tous ces appareils grâce à l'ordinateur et ainsi
gérer musique, photos, vidéos et données personnelles, soit tous les aspects de
notre 'mode de vie numérique'&amp;quot;&lt;/em&gt;, expliquait Steve Jobs. Apple ne serait
ainsi plus une entreprise dédiée aux seuls ordinateurs, mais à l'origine d'une
gamme de nouveaux appareils - qui allaient ainsi fidéliser les utilisateurs de
Windows au système Apple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le système de gestion et d'achat de musique iTunes, avec pour slogan en
2001 &lt;em&gt;&amp;quot;Rip, Mix, Burn&amp;quot;&lt;/em&gt; (&amp;quot;Récupérez, mixez, gravez&amp;quot;), puis l'iTunes
Store, la boucle est bouclée. Il convainc Bob Dylan en 2004, les Beatles en
2010, d'y proposer l'intégralité de leurs œuvres sous forme de coffret
numérique - &lt;em&gt;&amp;quot;Jobs serait &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/11/01/leur&quot; title=&quot;leur&quot;&gt;leur&lt;/a&gt; dépositaire
pour l'ère numérique&amp;quot;&lt;/em&gt;, pointe Isaacson. La logique est la même dans le
secteur de l'édition et du journalisme, lorsqu'Apple crée l'iBook Store, qui
vend des livres numériques de la même manière qu'iTunes vend de la musique.
Pour y figurer, les éditeurs devront verser à Apple 30% de leurs revenus tirés
de ces ventes. Enfin, iCloud, dévoilé en juin 2011, permet à chacun de stocker
ses données non plus sur son ordinateur, mais dans un &amp;quot;nuage&amp;quot;, ère du &amp;quot;cloud
computing&amp;quot; oblige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es derniers années de Steve Jobs, son rapport avec son
cancer - le déni, les divers traitements suivis, la transition chez Apple -
sont largement abordées dans cette biographie. Où l'on apprend qu'il suivait ce
&lt;em&gt;memento mori&lt;/em&gt;, avertissement donné par un médecin: &lt;em&gt;&amp;quot;Dans la Rome
antique, quand un général victorieux paradait dans les rues, la légende voulait
qu'il soit suivi d'un serviteur dont le rôle était de lui répéter
&lt;strong&gt;&amp;quot;memento mori&amp;quot;&lt;/strong&gt; (&amp;quot;Rappelle-toi que tu es mortel&amp;quot;&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(1) Steve Jobs, Walter Isaacson, JC Lattès, 667p., 25€. Sortie le 2
novembre.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;(2) iWoz, Steve Wozniak et Gina Smith, Ecole des Loisirs,
323p., 14,80€.&lt;/em&gt;'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire également, sur MondayNote, ce &lt;a href=&quot;http://www.mondaynote.com/2011/10/30/steve%E2%80%99s-bio-a-personal-perspective/&quot;&gt;
long billet&lt;/a&gt; de Jean-Louis Gassée (ex-DG France d'Apple, que Steve Jobs
accuse dans sa biographie d'avoir &lt;em&gt;&amp;quot;poignardé dans le dos&amp;quot;&lt;/em&gt; en 1985), et
ce &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2011/10/30/opinion/mona-simpsons-eulogy-for-steve-jobs.html?_r=2&amp;amp;pagewanted=all&quot;&gt;
très émouvant article&lt;/a&gt; de sa soeur Mona Simpson publié par le &lt;em&gt;New York
Times&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Presse papier de luxe; Steve Jobs (bientôt) le bioptic; Apple par Ray Bradbury; Wikipedia.it c'est fini, RIP Göksin</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/10/17/Steve-Jobs</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9c43d4f527885e2bf4e0ebbe43a7a6ec</guid>
    <pubDate>Mon, 17 Oct 2011 19:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Liens liens</category>
        <category>AFP</category><category>France-Soir</category><category>Minority Report</category><category>Sipa</category><category>Steve Jobs</category><category>Wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Sélection non exhaustive de liens glanés sur la Toile, sur Twitterland, en
nouveaux media, pratiques journalistiques, innovations...&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les quotidiens muteront&lt;/strong&gt; vers Internet et ne garderont une
version papier &amp;quot;que certains jours&amp;quot;, voire une fois par semaine, pour s'adapter
à des lecteurs hyperconnectés qui n'ont &amp;quot;plus le temps de lire un quotidien
tous les jours&amp;quot;, &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Medias/Presse-ecrite/Actualite/France-Soir-arrete-sa-diffusion-papier-pour-basculer-exclusivement-sur-Internet-406985/?from=cover&quot;&gt;
estime Jean-Marie Charon&lt;/a&gt; (JDD), en réaction à l'arrêt de la diffusion
papier de &lt;em&gt;France-Soir&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En étrange écho, cette annonce aux US, où &lt;a href=&quot;http://www.digitaltrends.com/computing/hp-and-conde-nast-partner-to-deliver-magazines-direct-to-printers/&quot;&gt;
Condé Nast s'associe à HP&lt;/a&gt; pour proposer aux lecteurs d'imprimer leurs
magazines sur leur imprimante.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.afp.com/newsletter/guide-participation-reseaux-sociaux.pdf&quot;&gt;guide
de participation&lt;/a&gt; des journalistes AFP aux réseaux sociaux : un
précédent qui pose question, réponse &amp;quot;à une demande des journalistes&amp;quot; &lt;a href=&quot;http://www.erwanngaucher.com/13102011Guide-des-reseaux-sociaux-de-l39AFP---C39etait-aussi-une-demande-des-journalistes,1.media?a=727&quot;&gt;
d'après&lt;/a&gt; la directrice adjointe de l'information.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un hommage à Göksin Sipahioglu, fondateur de l'agence photo Sipa, s'est
éteint mercredi 5 octobre. Son agence, incarnation du photojournalisme à
l'ancienne, &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/07/03/L-agence-Sipa%2C-dernier-fleuron-du-phoojournalisme%2C-sous-pavillon-allemand&quot;&gt;
était en difficultés&lt;/a&gt; depuis un certain temps, dans un secteur en mutation,
comme l'a reflété l'édition de Visa pour l'image &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/169185W/le-photojournalisme-un-metier-sans-visa.html&quot;&gt;
de cette année&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/steve-jobs-jean-louis-gassee-se-souvient_264866.html&quot;&gt;
cette interview&lt;/a&gt; à &lt;em&gt;L'Expansion&lt;/em&gt;, Jean-Louis Gassée, ancien dirigeant
d'Apple de 1981 à 1990, raconte que &amp;quot;Steve Jobs&amp;quot; avait demandé à Ray Bradbury
d'écrire un poème pour Apple. Je m'en souviens encore. Il se terminait par
&amp;quot;Hey, les trouillards, de quoi avez-vous peur ?&amp;quot; . &lt;strong&gt;RIP Steve
Jobs&lt;/strong&gt;, mais outre sa biographie autorisée et la vague de &lt;em&gt;fast
books&lt;/em&gt; attendus, Hollywood devrait sortir son bioptic: &lt;a href=&quot;http://mediadecoder.blogs.nytimes.com/2011/10/08/sony-is-said-to-buy-film-rights-to-jobs-biography/?smid=tw-nytimes&amp;amp;seid=auto&quot;&gt;
Sony a acquis les droits de sa future biographie&lt;/a&gt; pour en tirer un
film.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La loi italienne s'apprête à tuer toute critique exprimée en ligne:
&lt;a href=&quot;http://wikitrekk.blogspot.com/2011/10/wikipediait-sur-le-point-de-disparaitre.html&quot;&gt;
l'exemple&lt;/a&gt; de Wikipedia.it.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mme vs Mlle. Comment le &amp;quot;Mademoiselle&amp;quot; est devenu ringard aux Etats-Unis et
au Québec, &lt;a href=&quot;http://www.slate.fr/story/44797/mademoiselle-france-ringard-etats-unis-quebec&quot;&gt;
décrypte Slate.fr&lt;/a&gt;. A contrario, &lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt; a réalisé un &lt;a href=&quot;http://www.grazia.fr/in-the-city/Societe/Adieu-Mademoiselle-Le-sondage-Grazia-469931&quot;&gt;
sondage révélateur&lt;/a&gt;, où beaucoup des sondées considèrent le débat sur le
Mlle/Mme secondaire.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Papier hallucinant de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;: des virus informatiques attaqueraient
&lt;a href=&quot;http://www.wired.com/dangerroom/2011/10/virus-hits-drone-fleet/&quot;&gt;des
drones de l'armée&lt;/a&gt; américaine.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Minority Report &amp;amp; Precrime ? Homeland Security testing FAST,
designed to flag criminal intent before a crime happens (&lt;a href=&quot;http://www.wired.com/threatlevel/2011/10/pre-crime-detection/&quot;&gt;Wired&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les annonceurs (et les diffuseurs) sommés de baisser le son à la télé</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/10/17/Les-annonceurs-somm%C3%A9s-de-baisser-le-son-%C3%A0-la-t%C3%A9l%C3%A9</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f5acb2d3293467c3e996445c7c11a327</guid>
    <pubDate>Mon, 17 Oct 2011 17:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Ecrans</category>
        <category>Antipubs</category><category>CSA</category><category>Publicité</category><category>TV</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/110629_04z95_moto_bruit_4.jpg&quot; alt=&quot;110629_04z95_moto_bruit_4.jpg&quot; title=&quot;110629_04z95_moto_bruit_4.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une victoire pour les antipub ? En tous cas, un coup dur pour les
annonceurs. Après trois ans (!) de négociations avec les associations de
consommateurs et structures représentant les annonceurs, le CSA &lt;a href=&quot;http://www.csa.fr/actualite/communiques/communiques_detail.php?id=134407&quot;&gt;vient
de publier un avis&lt;/a&gt; loin d'être anodin, qui somme les chaînes de télévision
de baisser durant les pubs TV. Ou plus exactement, d'aligner leur volume sur
celui des programmes TV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne vous aura pas échappé, à chaque intermède publicitaire, le volume de
votre téléviseur augmente brutalement. Logique, la loi interdisait pourtant aux
annonceurs (et aux diffuseurs...) que le volume sonore des pubs dépasse celui
des programmes TV. Seulement voilà, les annonceurs avaient tôt fait de
contourner cette obligation: &lt;em&gt;&amp;quot;notamment depuis l'avènement du numérique et
l'utilisation, par les publicitaires, de la technologie dite de la &amp;quot;
compression &amp;quot;. Empruntée à l'industrie musicale, elle permet de gonfler
l'intensité sonore sans pour autant augmenter le volume&amp;quot;&lt;/em&gt;, apprend-t-on
&lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2011/10/14/les-annonceurs-pries-de-baisser-le-son_1587865_3238.html&quot;&gt;
dans cet article&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, le CSA a donc décidé de mettre les choses au clair dans cet avis. Bon,
pas d'affolement pour les annonceurs, ces mesures prendront effet trèèès
progressivement. Les chaînes et annonceurs devront baisser le son à partir du
1er janvier 2012. Ce n'est qu'à partir de 2013 qu'ils seront soumis à cet
impératif, que le &amp;quot;son publicitaire&amp;quot; ne dépasse plus celui des autres
programmes. Mais mine de rien, d'ici là, les annonceurs devront adapter leurs
pubs à cette nouvelle donne, et... réenregistrer les sons de leurs anciens
spots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au passage, les chaînes sont aussi concernées - même si elles ont semblé se
défausser du côté des annonceurs, par leur rôle de diffuseur, elles seront au
moins responsables d'un point de vue technique. D'ailleurs, dès le 19 décembre,
le son devra être homogène entre les chaînes. Du boulot en perspective pour
celles-ci, qui vont devoir reprendre le calibrage sonore de tous les
programmes,&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Dalibor Frioux imagine l'ère de l'après-pétrole</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/10/09/Dalibor-Frioux-imagine-l-%C3%A8re-de-l-apr%C3%A8s-p%C3%A9trole</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3cec14f7c61c9e8495b320460405c4a0</guid>
    <pubDate>Sun, 09 Oct 2011 10:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>R&amp;D, innovations</category>
        <category>Anticipation politique</category><category>Brut</category><category>Dalibor Frioux</category><category>Fin du pétrole</category><category>Google Démocratie</category><category>Science-fiction</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.demagogie-petroliere_m.jpg&quot; alt=&quot;demagogie-petroliere.jpg&quot; title=&quot;demagogie-petroliere.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://carfree.free.fr/index.php/2008/09/22/demagogies-petrolieres/&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;
image&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es premières pages sont brutes de décoffrage. Dans un long
prologue très cinématographique, il plante le décor: une série d'attentats au
port de Rotterdam, dans le Golfe, aux héliports de Sao Paulo, aux centres
commerciaux de Shanghai. Durant 450 pages, dans un récit dense et complexe,
Dalibor Frioux nous raconte une Norvège au milieu du XXIème siècle, et nous
dresse le portrait de l'ère de l'après-pétrole. Un livre paru peu après le
&lt;strong&gt;massacre d’Utoeya&lt;/strong&gt;, qui remettait en cause l'image de
&lt;strong&gt;pays de Cocagne&lt;/strong&gt; de la Norvège. Un contrechoc d'actualité qui
n’apportait que plus de gravité au récit de Frioux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;'est un des romans les plus remarqués en cette rentrée
littéraire, en lice pour les Prix Médicis et Renaudot. J'en au la chance de
rencontrer récemment son auteur, Dalibor Frioux, 42 ans, discret professeur de
philosophie, qui signe là son premier roman, et renouvelle le genre du récit
d'anticipation. Lorsque nous le rencontrons avec une collègue, dans un café
Place de la Madeleine, au fil de l'interview, on sent que ça turbine: il faut
s'accrocher pour prendre des notes à toute vitesse, dans une démonstration
avant tout géopolitique et philosophique, mâtinée d'une froide lucidité. C'est
là tout l'intérêt de son livre, &lt;em&gt;Brut&lt;/em&gt; (ed. Seuil) - et ce qui m'a donné
envie d'en parler ici. Dérivé lointain des récits de science-fiction et
d'anticipation, genre cinématographique (en quête de renouveau, comme &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/01/02/Et-si-la-science-fiction-%C3%A9tait-has-been&quot;&gt;j'en parlais
ici&lt;/a&gt;), et genre littéraire sur lequel peu de romans ont été remarqués ces
derniers mois - il faudrait citer le très bon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Google
Démocratie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (allez lire &lt;a href=&quot;http://monecranradar.blogspot.com/2011/03/quand-google-regnera-sur-la.html&quot;&gt;cette
chronique destroy&lt;/a&gt; chez Jean-Christophe Féraud) de David Angevin et Laurent
Alexandre (ed. Naïve). L'anticipation et la science-fiction ont rarement eu
droit de cité dans les romans médiatisés en période de rentrée littéraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Anticipation politique&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/frioux_livre.jpg&quot; alt=&quot;frioux_livre.jpg&quot; title=&quot;frioux_livre.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frioux revendique un &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;récit d'anticipation
politique&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; où &lt;em&gt;&amp;quot;tout repose sur le pétrole: la démocratie, le
fragile idéal d'égalité sociale&amp;quot;.&lt;/em&gt; Le récit est radical mais terriblement
réaliste. Ici, l'idée n'est pas d'imaginer l'avenir, de raconter ce que sera le
futur dans 30 ans, mais bel et bien de parler du présent. Le double attentat
meurtrier d'Oslo l'illustrait presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue donc, dans une Norvège du milieu du XXIe siècle. Elle a exploité
au mieux sa situation géopolitique, à l'écart des grands continents minés par
la pollution et la violence. Elle est devenue un des deux seuls pays au monde
disposant de la précieuse manne, des exploitations pétrolières. Elle pense
avoir trouvé la formule du bonheur: démocratie exemplaire, nature grandiose et
pétrole de la mer du Nord, le royaume a conçu un fonds éthique où sont placés
les milliards de la manne sous-marine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un système qui va se gripper par la suite... A quelques mois des élections,
l’ex- mannequin Katrin jouit (presque) sans entraves de ce paradis, le
constructeur de barrages Kurt Jensen intrigue pour entrer au comité remettant
le Nobel de la Paix, tandis que Henryk cherche à concilier argent et vertu.
Mais au fil du récit, le système se grippe : des jeunes meurent
mystérieusement, les populistes xénophobes dressent un mur au cœur des forêts
et promettent de rendre l’argent au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un récit d'anticipation politique, donc, qui prend scène en Norvège, pays où
l'auteur n'a jamais mis les pieds, mais une démocratie vertueuse, presque
utopique, qui semblait un bon terrain pour son récit: &amp;quot;un petit pays aux
principes éthiques rigoureux, un des seuls à ne pas être endetté... Mais où
l'extrême droite pointe déjà&amp;quot;, précise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Société du commentaire&amp;quot; qui l'emporte sur la hiérarchie de l'info
par les médias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fiction engagée ne met donc pas en scène un futur imaginaire: une
manière de de casser les codes du récit d'anticipation classique. ici, pas de
voitures futuristes, ou de fusées, ou de nouveaux écrans mis en scène. La seule
fantaisie que s'autorise l'auteur est d'imaginer le successeur de l'iPhone, le
M Phone, et cette étrange application qui permet de remplacer les têtes des
acteurs par la sienne dans un film - consécration du narcissisme absolu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre digression qu'il s'offre, celle sur la &lt;strong&gt;perte de pouvoir des
médias&lt;/strong&gt;. Il imagine ainsi comment sera traité un fait d'actualité, ici
l'échec du projet d'agriculture humanitaire SavannahOrg : une information
devient LE fait d'actualité une fois qu'elle atteint la tête du classement du
site WorldFans.org, &lt;em&gt;&amp;quot;et donc la Une des journaux et les premiers rangs des
flashs audio&amp;quot;&lt;/em&gt;. Sur ce site, les internautes votent du monde entier pour
telle ou telle information. Eux, et non plus les journalistes, décident
désormais de la hiérarchisation de l'information. Et bien sûr, cette hiérarchie
varie selon les heures où les internautes sont réveillé: aux Etats-Unis, Japon,
Europe, Inde... WorldFans.org, site coté en Bourse, permet &lt;em&gt;&amp;quot;une évaluation
démocratique, directe, dictant les vrais intérêts des internautes à tous les
autres médias&amp;quot;&lt;/em&gt;, explique le narrateur, faussement naïf. Ce qui reflète
déjà &lt;em&gt;&amp;quot;une société du commentaire, où chacun est légitime à s'exprimer sur
les réseaux sociaux et les blogs&amp;quot;&lt;/em&gt;, nous explique-t-il. Une anticipation
glaçante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Ébriété énergétique&amp;quot;, fin de l'abondance pour tous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/petrole.jpg&quot; alt=&quot;petrole.jpg&quot; title=&quot;petrole.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce roman vise à poser une question (encore) taboue mais qui fait
l'unanimité: la fin annoncée de l'or noir. L'auteur a planché sur des manuels
d'études pétrolières, sur les techniques de forage offshore. &lt;em&gt;&amp;quot;Il y a un
consensus autour de la disparition du pétrole: des assurances, telle la
Lloyd's, du ministère américain de la Défense, du groupe de patrons
britanniques dirigé par Richard Bronson, Christophe de Margerie l'affirme
lui-même dans ses discours en anglais&amp;quot;&lt;/em&gt;, souligne Dalibor Frioux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il imagine donc ce que sera une société sans pétrole. Dans sa fiction, la
Norvège est autosuffisante grâce à l’hydroélectricité. &lt;em&gt;&amp;quot;Notre société est
basée sur une abondance des ressources énergétiques. Il y a un volet
écologique. Mais le sujet est aussi tabou pour des raisons géopolitiques: ce
sera la fin d’une promesse politique fondée sur le pétrole, celle de
l’abondance pour tous, du voyage pour tous, du pouvoir d’achat. La société
fondée sur le suréquipement va s’effondrer. L'égalité ne pourra plus être un
idéal concret&amp;quot;&lt;/em&gt;, prédit Dalibor Frioux. La rareté créera une société des
privilèges, l’égalité et la mobilité deviendront un luxe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ces publireportages qui ne disent pas leur nom</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/30/Des-publi-communiqu%C3%A9s-toujours-plus-%22-int%C3%A9gr%C3%A9s%22</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:04d214c4c0f2e2a4cc5e610009f062a4</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Oct 2011 12:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Galaxy Tab</category><category>Grazia</category><category>Levi s</category><category>Orange</category><category>Publireportage</category><category>Samsung</category><category>SFR</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Grazia_Samsung_m.jpg&quot; alt=&quot;Grazia_Samsung.jpg&quot; title=&quot;Grazia_Samsung.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uatre semaines d'affilée que le news féminin
&lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt; publie cet &lt;strong&gt;étrange exercice publicitaire&lt;/strong&gt;: une
double page qui met en avant les vertus de la dernière tablette Samsung Galaxy,
dans une maquette qui ressemble à celle de pages d'actus. Une discrète mention
&amp;quot;Grazia promotion&amp;quot; dans le coin droit nous signale que nous sommes dans un
objet rédactionnel un peu particulier. Cette semaine, on voit donc Sarah,
journaliste culture au sein de l'hebdo, prendre la pause et vanter les vertus
de ladite tablette, dans un &amp;quot;témoignage&amp;quot;, un texte trèèès premier degré à
l'appui. Côté boulot, explique-t-elle, &lt;em&gt;&amp;quot;Pour commencer du bon pied, je
prends un thé vert dès que j'arrive au journal, tout en chattant avec le
correspondant à l'étranger du magazine grâce à l'appli Google vidéo chat. C'est
pratique, maniable, un vrai plus !. Parce qu'elle est fine et que l'on ne sent
pas son poids, à chaque interview, j'emporte ma Galaxy Tab&amp;quot;&lt;/em&gt;. Une véritable
prose publicitaire, où la journaliste explique donc les usages côté boulot et
perso qu'elle fait de la tablette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Màj&lt;/strong&gt; du 9 octobre: cette semaine, la série publis Samsung se
poursuit dans l'hebdo, avec cette fois-ci le témoignage... d'une lectrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Grazia_2_s.jpg&quot; alt=&quot;Grazia_2.jpg&quot; title=&quot;Grazia_2.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine dernière, c'était une rédactrice mode, et il y a 15 jours
quelqu'un du service marketing qui se prêtait au jeu. Et pour la première de
l'opé, la responsable éditoriale de Grazia.fr. Trois cartes de presse qui font
de la pub pour un produit high-tech, pour un annonceur, cela pose tout de même
question...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Opés spéciales&amp;quot; et publis très intégrés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a de quoi faire bondir, ou on peut que considérer cela comme inévitable
pour la presse écrite, en quête de ressources publicitaires. Nul doute que ces
&amp;quot;opérations spéciales&amp;quot;, des &lt;strong&gt;pubs conçues sur mesure&lt;/strong&gt;, pour un
annonceur et un magazine, pour un &lt;em&gt;one shot&lt;/em&gt;, rapportent bien plus au
média qui les publie qu'une pub classique. Et les agences média et régies pub
conçoivent de plus en plus des plan média très personnalisés pour leurs
clients...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ertes, on connaît depuis longtemps les traditionnels
publireportages, que ce soient les insérés dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; pour vanter
certains pays (plus ou moins démocratiques), ou les dossiers spéciaux flotte
automobile dans la presse économique. Mais en quelques années, on a franchi un
cap supplémentaire. En plus des régies publicitaires, les agences média, ces
agences qui jouent les intermédiaires entre les annonceurs et les médias, et
conçoivent des &amp;quot;plans médias&amp;quot;, se sont prises au jeu. Tout comme les
départements &amp;quot;promotion&amp;quot; dont se dotent depuis quelques années les groupes de
presse (Lagardère, Mondadori...) entièrement dédiés aux &amp;quot;opérations
spéciales&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, en mettant en scène des journalistes de &lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt;, son département
promotion franchit à l'évidence un cap supplémentaire. Qui pose des questions
déontologiques. Même si ces dernières années, on a vu des pubs de plus en plus
&amp;quot;intégrées&amp;quot; apparaître dans la presse, notamment dans la presse culturelle
branchée et la presse féminine. On en parlait dans &lt;em&gt;Stratégies&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/r46366W/les-nouveaux-visages-du-publi.html&quot;&gt;
dès 2007&lt;/a&gt;, j'ai eu l'occasion d'y revenir le mois dernier &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/dossiers/168857/168328W/les-nouvelles-strategies-a-l-heure-du-brand-content.html&quot;&gt;
dans cette enquête&lt;/a&gt;, publiée dans notre &lt;a href=&quot;http://www.strategies.fr/etudes-tendances/dossiers/168857/les-agences-medias.html&quot;&gt;
dossier&lt;/a&gt; de rentrée sur les agences média.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était l'occasion de &lt;strong&gt;passer en revue quelques exemple&lt;/strong&gt;s de
&amp;quot;plans média&amp;quot; parus récemment, qui montre que certains annonceurs poussent un
peu plus loin la logique du publi., que nous avons passés en revue pour
certains dans Strats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Elle_VW_m.jpg&quot; alt=&quot;Elle_VW.jpg&quot; title=&quot;Elle_VW.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Début septembre, Volkswagen publiait dans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt;
un publi de 4 pages un peu particulier, qui met en scène sa Golf dans une mise
en page proche de mages mode. À mi-chemin entre pages de mode et annonce
publicitaire, ces pages scénarisent un week-end bucolique avec un mannequin
et... la nouvelle Golf Cabriolet en vedette. Le détail de cette association va
jusqu'à indiquer les marques des vêtements portés par le mannequin. Pour la
dernière campagne de Volkswagen, Lagardère Publicité, via son département
opérations spéciales, a donc recouru à un plan médias encore peu usité. Cette
série «mode» sponsorisée a été conçue avec les équipes du magazine féminin, qui
se sont fait prêter des vêtements par des créateurs (avertis que ces pages
étaient réalisées pour un annonceur). Une opération que l'on retrouvait aussi
dans &lt;em&gt;Grazia&lt;/em&gt; le 16 septembre et &lt;em&gt;Paris Match&lt;/em&gt; le 22.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Libe_24_mai_m.jpg&quot; alt=&quot;Libe_24_mai.jpg&quot; title=&quot;Libe_24_mai.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt; daté du 24 mai &lt;a href=&quot;http://journal.liberation.fr/publication/liberation/620/#!/0_0&quot;&gt;le numéro est
toujours consultable ici&lt;/a&gt; avait Orange pour annonceur unique, pour ses
éditions on-line et papier. Outre une surcouverture et des inserts
publicitaires, des pictogrammes aux couleurs de l'annonceur renvoyaient vers
des contenus complémentaires en ligne sur www.orange.liberation.fr. Plusieurs
pages étaient par ailleurs ornées d'une barre de navigation Web rappelant
l'adresse du site. Point intéressant - qui &lt;strong&gt;ouvre des
perspectives&lt;/strong&gt; - l'édition du jour était offerte sur Internet (avec une
&amp;quot;édition numérique&amp;quot; à feuilleter), ainsi qu'en version Ipad et Iphone. Bientôt
des éditions gratuites et préfinancées entièrement par un annonceur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Inrocks_Orange_m.jpg&quot; alt=&quot;Inrocks_Orange.jpg&quot; title=&quot;Inrocks_Orange.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uelques semaines plus tard, le 29 juin, l'opérateur de
télécoms sera le &amp;quot;sponsor&amp;quot; du dossier high-tech des &lt;em&gt;Inrockuptibles&lt;/em&gt;.
&lt;strong&gt;Annoncé &lt;em&gt;&amp;quot;avec Orange&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dès la couverture, l'opérateur
s'offrant également une page en ouverture et en clôture dudit dossier de 20
pages, ainsi que des encadrés mais aussi des vidéos sur un site ad hoc...
Orange n'est plus un simple annonceur mais un &amp;quot;sponso&amp;quot;» à part entière, dans
cette opération montée par Havas Media.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.SFR_direct_matin_m.jpg&quot; alt=&quot;SFR_direct_matin.jpg&quot; title=&quot;SFR_direct_matin.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 juin 2011, pour le lancement de sa campagne publicitaire autour de ses
&amp;quot;formules carrées&amp;quot;, SFR fait publier l'édition du 24 mai du quotidien gratuit
&lt;em&gt;Direct Matin&lt;/em&gt;... en format carré. L'espace publicitaire du numéro est
exclusivement consacré à SFR. Une opération publicitaire qui a connu peu de
précédents, hormis celui du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; le 6 février 2009, qui avait réduit
son format à l'occasion du lancement d'une campagne pour Citroën conçue par
l'agence H.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.photo1ok_m.jpg&quot; alt=&quot;photo1ok.JPG&quot; title=&quot;photo1ok.JPG, déc. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en avais alors parlé &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/12/09/Quand-%22Les-Inrocks%22-publient-un-%28semi-%29-publi-avec-le-fils-du-Batteur-des-Clash&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;, fin 2010, Levi's s'offrait plusieurs pages dans &lt;em&gt;Les
Inrocks&lt;/em&gt;, à la mise en page très mag, avec le fils du batteur des Clash qui
repnait la pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Elle_Chloe_m.jpg&quot; alt=&quot;Elle_Chloe.jpg&quot; title=&quot;Elle_Chloe.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et enfin juste pour le fun, ce rapprochement malheureux (mais sûrement
involontaire ;) qui m'avait fait sourire dans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; en avril 2010. Page
de gauche, un petit papier nous vante les vertus d'un sac Chloé arboré par
plusieurs people... Et page de droite, ô surprise, une page de pub pour le même
sac (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Màj 09 octobre&lt;/strong&gt; deux ajouts, signalés par des lecteurs
attentifs, qui m'ont semblé intéressants à évoquer ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.L_Express_Styles_m.jpg&quot; alt=&quot;L_Express_Styles.jpg&quot; title=&quot;L_Express_Styles.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord ce publi-communiqué LG (merci Delphine Soulas pour le repérage)
publié dans le supplément &lt;em&gt;L'Express Styles&lt;/em&gt; du 5 octobre. Le premier
d'une série de 4 semaines, où la marque d’électronique &amp;amp; électroménager
annonce &lt;em&gt;&amp;quot;décrypter les tendances des podiums&amp;quot;, &amp;quot;dégainer des conseils aux
modeuses pour entretenir leurs fashion coups de cœur de la saison&amp;quot;&lt;/em&gt;. Avec
donc un passage en revue de quelques pièces vestimentaires (avec marques et
prix) et les conseils d'entretien LG. Et un encadré publicitaire sur le
lave-linge LG (on notera au passage le tag 2D qui permet d'accéder à des
compléments sur son smartphone). Un format de publi très intégré, très proche
d'une page de la rubrique mode, avec un renvoi vers la page Fashion Week du
site web de L'Express Styles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.Le_monde_mag_m.jpg&quot; alt=&quot;Le_monde_mag.jpg&quot; title=&quot;Le_monde_mag.jpg, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ici, certes nul publi, c'est un article paru dans la première édition
de &lt;em&gt;M le Magazine&lt;/em&gt; du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; (24 septembre). Mais comme me le
faisait remarquer un twittos (dont je ne retrouve pas le nom), on est proche de
la limite. Ici donc, 8 pages pour un papier intitulé &amp;quot;&lt;strong&gt;Gucci&lt;/strong&gt;,
une belle histoire de cinéma&amp;quot;, signé Marie-Pierre Lannelongue. A l'occasion des
90 ans de la marque de luxe, nous avons droit à un portfolio de photos en noir
et blanc &lt;em&gt;so chic&lt;/em&gt;, qui nous montre &lt;em&gt;&amp;quot;l'histoire d'une marque
intimement liée au 7e art&amp;quot;&lt;/em&gt;, avec donc Alain Delon, Vanessa Regrave, Liz
Taylor... arborant des accessoires Gucci. Les photos semblent issues des
archives Gucci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, merci à Arrêt sur images pour &lt;a href=&quot;http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12174&quot;&gt;la reprise de mon bille&lt;/a&gt;t,
même si, étonnamment, ils ne me citent pas nommément dans leur papier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et vous, avez-vous vu passer d'autres opérations publicitaires qui
vous ont fait tilter ? Ce billet aura vocation à être enrichi par vos
contributions...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Feuilleton, un nouveau mag-book en librairies le 22 septembre</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/18/Feuilleton%2C-un-nouveau-livre-magazine-en-librairies</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a1b02fbc50f29a89fc006ba0c32945ff</guid>
    <pubDate>Tue, 20 Sep 2011 19:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Médias</category>
        <category>Adrien Bosc</category><category>Feuilleton</category><category>Gérard Berréby</category><category>Livre-magazine</category><category>XXI</category><category>Zmâla</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.feuilleton_m.jpg&quot; alt=&quot;feuilleton.jpg&quot; title=&quot;feuilleton.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et&lt;/strong&gt; un petit nouveau, qui consacre ce format hybride des
&lt;strong&gt;livres-magazines&lt;/strong&gt;. On connaît le joli succès-surprise de la
revue trimestrielle &lt;em&gt;XXI&lt;/em&gt; (avec une diffusion moyenne de 45 000
exemplaires!), comme j'en parlais &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2009/05/13/Photojournalisme-BD-grands-reportages-vente-en-librairies-XXI-et-son-prix-Albert-Londres&quot;&gt;
dans ce billet&lt;/a&gt;. depuis son lancement en janvier 2008 par Laurent Beccaria
(des éditions Les Arènes) et plusieurs journalistes, dont Patrick de
Saint-Exupéry. Un bel objet, qui entremêle plusieurs formats: enquête,
reportage, photojournalisme, récit BD..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres se sont engouffrés dans la brèche, comme &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2010/06/06/Usbek-Rica/Snatch/Megalopolis/L-Imparfaite%3A-ils-sont-jeunes%2C-ils-en-veulent...&quot;&gt;
l'inventive revue&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Usbek &amp;amp; Rica&lt;/em&gt;, plus orientée vers
l'anticipation et l'innovation. Ils ont pour point commun d'être assez chers
(15 €), de se passer de pub, et d'avoir inauguré un &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/574897/Media-Les-librairies-un-nouveau-reseau-de-distribution-pour-les-journaux.php&quot;&gt;
nouveau réseau de distribution&lt;/a&gt;: aux traditionnels kiosques, ils ont préféré
les librairies, et accessoirement les kiosques Relay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grands reportages traduits et nouvelles inédites&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier en date: la revue trimestrielle
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Feuilleton&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui sera lancée en librairies le jeudi 22
septembre. J'ai eu la chance de pouvoir la feuilleter (sans mauvais jeu de mots
;) en avant-première. Comme ses cousins, l'objet est agréable: trimestriel de
256 pages, couv' colorée, mais ici pas de photo, seulement des dessins
d'illustration. Son format réduit le rapproche plus d'un livre que d'un
magazine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence de rubricage classique et d'édito convenu (remplacé par un &amp;quot;édito
d'outre-tombe&amp;quot;) peut déstabiliser, mais je trouve ce choix éditorial
intéressant: &amp;quot;pas de stratégie de niche&amp;quot; - donc pas de ligne éditoriale -
revendiquent les fondateurs, c'est ici du free style, entre journalisme et
littérature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; comporte des grands reportages étrangers traduits
(issus de &lt;em&gt;Vanity Fair&lt;/em&gt;, du &lt;em&gt;New Yorker&lt;/em&gt;, etc.) et des nouvelles
littéraires inédites. Au menu du premier numéro, des signatures du nouveau
journalisme (comme Michael Hastings). L'idée était de &amp;quot;publier les plus grands
reportages étrangers, les éditer, les traduire (...), les augmenter (dossier,
infographie, bibliographie sélective)&amp;quot;, expliquent ses fondateurs dans leur
communiqué de presse. Une démarche similaire à celle de &lt;em&gt;XXI&lt;/em&gt;. De fait,
l'editing est moderne et agréable, entre illustr' colorées et compléments
pédagos. J'aime beaucoup cette infographie en fin de revue sur la fin
potentielle des abeilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.infographie_m.jpg&quot; alt=&quot;infographie.jpg&quot; title=&quot;infographie.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque numéro compte aussi un article exhumé, comme ici un papier prospectif
écrit par Michael Lexis en 1989, mais terriblement d'avant-garde, puisqu'il
analysait l'impact économique qu'aurait un séisme majeur à Tokyo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce book-mag &lt;em&gt;so chic&lt;/em&gt; innove par la &lt;strong&gt;publication de
nouvelles&lt;/strong&gt; commandées à des auteurs en vue (tel Jonathan Franzen).
Malin: la republication d'enquêters déjà parues ailleurs ne doit pas être chère
(frais de droits d'exploitation, traduction, editing), ce qui permet à
&lt;em&gt;Feuilleton&lt;/em&gt; de s'offrir des nouvelles inédites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs fondateurs de ce projet sont loin d'être méconnus de ces nouveaux
médias: avec notamment Adrien Bosc, fondateur et directeur de la publication,
et Gérard Berréby, rédacteur en chef, par ailleurs patron des éditions Allia. A
noter, parmi les actionnaires (la famille d'Adrien Bosc comptant 51% de
l'actionnariat), la présence de Pierre Bergé et du journaliste Victor Robert
(I-Télé).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/zmala.jpg&quot; alt=&quot;zmala.jpg&quot; title=&quot;zmala.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A signaler, dans cette famille de revues exigeantes et innovantes, le
&lt;a href=&quot;http://www.zmala.net/&quot;&gt;trop méconnu&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Zmâla&lt;/em&gt;, magazine
bilingue dédié au photojournalisme, qui paraît une fois par an. Là encore,
papier glacé et maquette chatoyante, entre portfolios (&amp;quot;Cura locura&amp;quot;, superbe
travail sur les chamans d'Amazonie), et enquêtes, avec les nouveaux liens entre
photojournalisme et Internet, entre webdocus et nouvelles formes de
financements (le crowdfunding), qui passe par des start-ups telles que
Emphas.is. Et un répertoire des collectifs de photographes qui foisonnent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Sexe entre amis&quot;, &quot;comédie romantique&quot;  version 2011 avec néo-yuppies</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/17/%22Sexe-entre-amis%22%2C-%22com%C3%A9die-romantique%22-version-2011-avec-neo-yuppies</link>
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    <pubDate>Sun, 18 Sep 2011 10:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Culture numérique</category>
        <category>Comédie romantique</category><category>iPhone</category><category>Placement de produits</category><category>Sex friends</category><category>Sony</category><category>Yuppies</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une &amp;quot;comédie romantique&amp;quot; en version 2011 avec des néo-yuppies qui baignent
dans la technologie - et l'omniprésence des marques : ce pitch de
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sexe entre amis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, sur les écrans depuis 10 jours,
justifiait en soi que je parle ici de ce film, un des succès attendus au
box-office.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier degré, il reflète la conception qu'a désormais Hollywood des
comédies romantiques. Plus de prince charmant classique ici, ni même de mari
rêvé ou d'amant, il est remplacé par le &amp;quot;sex friend&amp;quot; ou &amp;quot;fuck buddie&amp;quot;, le bon
pote - amant occasionnel dans une situation réaliste assumée et encadrée par
les deux parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le prince charmant remplacé par le &amp;quot;sex friend&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;lus tôt dans cette année, &lt;em&gt;Sex Friends&lt;/em&gt; mettait en
scène Natalie Portman et Ashton Kutcher dans une intrigue similaire, tout comme
dans &lt;em&gt;Love &amp;amp; autres drogues&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Mes meilleures
amies&lt;/em&gt;. La question qui taraude le spectateur n'est plus &amp;quot;Vont-il coucher
ensemble?&amp;quot;, mais &amp;quot;Vont-ils se mettre en couple?&amp;quot;. En clair, &lt;em&gt;&amp;quot;Hollywood
semble avoir troqué le mythe du prince charmant contre le cliché du “sex
friend&amp;quot;&lt;/em&gt;, comme le résume Diane Lisarelli dans &lt;em&gt;Les Inrocks&lt;/em&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/70319/date/2011-09-17/article/amis-amants-ou-maris-le-sex-friend-detrone-le-prince-charmant/&quot;&gt;
qui m'a devancée avec ce papier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, ce film emprunte à outrance certains codes des blockbusters:
esprit de compétition des protagonistes, mère de l'héroïne déjantée tendance
cougar, patriotisme à peine voilé, sans compter des placements de produits à
outrance (j'y reviendrai).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comédies sentimentales ringardisées&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce&lt;/strong&gt; qui est amusant est que ce film bat joyeusement en
brèche les &amp;quot;anciennes&amp;quot; comédies sentimentales, reléguées au rang d'antiquités.
Au début, à quelques secondes avant sa scène de rupture, un des personnages
cite &lt;em&gt;Pretty Woman&lt;/em&gt; comme son film-culte: la référence en comédie
romantique hollywoodienne des année 90, où une Cendrillon prostituée sera
sauvée par un prince charmant milliardaire - ça tombe bien.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/-r8N6I4ENL4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/-r8N6I4ENL4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;
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&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;Sexe entre amis&lt;/em&gt;, Mila Kunis l'affirme, &lt;em&gt;“Je ne crois pas au
cliché hollywoodien du grand amour”&lt;/em&gt;. Dans une séquence - assez cliché -
des deux potes qui regardent une vieille comédie romantique en buvant une
bière, Justin Timberlake se moque de la musique de fin de film, &amp;quot;vouée à nous
satisfaire avec une happy end censée rattraper la médiocrité du film&amp;quot;. Le genre
de scène que l'on retrouve souvent dans les séries TV américaines, comme dans
&amp;quot;Beverly Hills 90210&amp;quot;, où Kelly et Brandon visionnent (en bons potes)
&lt;em&gt;Casablanca&lt;/em&gt; - la quintessence du drame romantique avec une femme fatale
pour héroïne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Néo-yuppies surconnectés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre aspect que j'ai trouvé passionnant, la &lt;strong&gt;photographie de notre
génération&lt;/strong&gt; (génération Y ?) qu'il offre, forcément en version plus
glamour. Nos deux &amp;quot;sex friends&amp;quot; sont des &lt;strong&gt;néo-yuppies des années
2010&lt;/strong&gt;: ils ont des jobs branchés (lui devient directeur artistique pour
le magazine &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt; - magnifique placement de produit dans le film au
passage ;), des apparts immenses (la crise immobilière ne semble pas exister à
New York)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, ils sont &lt;strong&gt;surconnectés&lt;/strong&gt;, et donnent l'impression de
passer d'écran en écran, entre smartphones, téléviseur, écran de PC et
tablette. Ce que reflète le montage du film, très rapide, où l'on a
l'impression de zapper d'une séquence à une autre. Justin Timberlake visualise
les pages du prochain numéro de &lt;em&gt;GQ&lt;/em&gt; sur écran (Sony) ou sur iPad
(Apple), réserve expressément des billets d'avions pour son amis (sur
smartphone Sony Xperia), elle assure son job de chasseuse de tête en négociant
avec ses clients par visioconférences... Sans compter les échanges de SMS sur
mobiles. Sony a lui aussi droit à de maaagnifiques placements de produits
(toute une galerie). Même le générique de fin se veut un clin d'œil à notre
génération surconnectée: il défile de gauche à droite, par glissement des
écrans, que des doigts font glisser ou agrandissent, comme sur un iPhone ou un
iPad...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Aadhaar&quot;: 1,2 milliard d'Indiens bientôt scannés</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/12/%22Unique-Identification-Project%22%3A-1%2C2-milliard-d-Indiens-bient%C3%B4t-scann%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Sep 2011 22:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Vie privée &amp; données personnelles en ligne</category>
        <category>Aadhaar</category><category>Biométrie</category><category>Inde</category><category>Infosys</category><category>Privacy</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.wired_m.jpg&quot; alt=&quot;wired.jpg&quot; title=&quot;wired.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo Jonathan Torgovnik / &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont actuellement 400 millions, les plus pauvres du pays, ils n'ont pas
d'identité civile - donc pas de compte en banque, de crédit, d'assurance,
d'aides publiques. Un projet national ambitionne de les intégrer au système. En
les dotant d'une identité - biométrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet aussi pharaonique que paradoxal. Imaginez ! L'un des pays les
plus grands du monde, et les plus peuplés, s'est attelé à doter tous ses
habitants d'une &lt;strong&gt;identité civile&lt;/strong&gt;, mais avec un système
&lt;strong&gt;biométrique&lt;/strong&gt;, à partir de relevés de leurs empreintes de doigts
et un scan de leur iris, mais sans carte d'identité. Des villageois de
l'Himalaya aux citadins de Bangalore, 1,2 milliard d'Indiens seront dans le
système, cette &lt;strong&gt;étrange matrice&lt;/strong&gt; - la &lt;strong&gt;plus grande base
de données biométrique&lt;/strong&gt; qui existe sur terre. Nom de code du projet:
&lt;a href=&quot;http://uidai.gov.in/&quot;&gt;Unique Identification Project&lt;/a&gt; (Hindi: भारतीय
विशिष्ट पहचान प्राधिकरण), aussi appelé &lt;strong&gt;Aadhaar&lt;/strong&gt; (&amp;quot;la
fondation&amp;quot;, en plusieurs langues indiennes). Avec une remarquable enquête,
&lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; US &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/magazine/2011/08/ff_indiaid/all/1&quot;&gt;raconte cette
histoire&lt;/a&gt; dans son dernier numéro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identification dématérialisée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet m'a semblé passionnant, car des projets recourant à ces
technologies d'identification, basées sur des données dématérialisées - mais
concentrées sur des cartes d’identité, à la différence du projet indien -
concernent désormais bon nombre de pays sur la planète. En France, le projet de
carte d'identité biométrique (ex-Ines) est devenu un serpent de mer: le premier
projet, dont je parlais &lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2005/LesEchos/19440-175-ECH.htm&quot;&gt;dans
''Les Echos'' en 2005&lt;/a&gt;, décrié, fut retiré précipitamment. Avant de refaire
surface &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/luc-vanneste-dg-du-registre-national-belge-pres-de-la-moitie-des-belges-ont-une-carte-d-identite-electronique-39364280.htm&quot;&gt;
au début de cet été&lt;/a&gt; 2011. Sans compter &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/luc-vanneste-dg-du-registre-national-belge-pres-de-la-moitie-des-belges-ont-une-carte-d-identite-electronique-39364280.htm&quot;&gt;
le projet belge (dès 2001&lt;/a&gt;), et une multitude de projets biométriques: au
Canada, au Royaume-Uni, en Afrique noire (au grand bonheur de certaines boîtes
françaises, telles Thales et Safran), en Asie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &amp;quot;Bill Gates de Bangalore&amp;quot; à l'oeuvre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Inde, le gouvernement espère ainsi remédier à un problème jusque là
insoluble pour lui: comment implémenter des systèmes d'identification
nationaux, dans un pays immense divisé en régions quasi-autonomes, encore
déchiré par un système de castes officieux mais bien existant, et où plus de
300 langues et dialectes sont pratiqués ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2009, le gouvernement Indien s'est plié à recourir à un système
d'identification biométrique national, raconte &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;. Et même en
allant jusqu'à recourir aux services d'un mécène, en la personne de Nandan
Nilekani, surnommé le &amp;quot;Bill Gates de Bangalore&amp;quot;, milliardaire devenu héros
national depuis la création de la SSII Infosys en 1981. Et désormais à la tête
de l'entité ad hoc de ce projet, implantée à Delhi, et qui s'est entouré de
stars des start-ups, dont le co-fondateur de Snapfish, et des pointures de
Google et Intel. Le projet Aadhaar était lancé en septembre 2010. Plus de 16
millions d'Indiens ont été embauchés, pour scanner et relever des empreintes
d'Indiens à tour de bras - 600 millions de personnes devraient figurer sur la
base de données en 2014. s'y ajouteront celles de 1 million de personnes de
plus par jour (!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.th01_finger_india-s_279653f_m.jpg&quot; alt=&quot;th01_finger_india-s_279653f.jpg&quot; title=&quot;th01_finger_india-s_279653f.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres ont quelque chose de vertigineux: &lt;em&gt;&amp;quot;la base de données
comptera environ 2° perabytes de données, soit 2 X 10/16 bytes. Ce qui
représentera 128 fois la taille de la plus grosse base de données biométrique
au monde, celle du Service de la sécurité intérieure, avec les photos et
empreintes de 126 millions de personnes&amp;quot;&lt;/em&gt;, d'après &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ce projet futuriste, qui n'est pas sans rappeler &lt;a href=&quot;http://blog.miscellanees.net/post/2011/01/02/Et-si-la-science-fiction-%C3%A9tait-has-been&quot;&gt;certains films
de science-fiction&lt;/a&gt;, soulève nombre de &lt;strong&gt;questions techniques et
éthiques&lt;/strong&gt;, pas moins vertigineuses. Quid en cas de duplication de ces
bases de données humaines ? Surtout, le recours à ces technologies - à peu
près - imparables pour intégrer socialement l'ensemble des Indiens à de quoi
faire froid dans le dos. L'objectif est louable. On imagine en quoi cela pourra
changer la vie des Indiens les plus pauvres: même s'ils n'ouvrent pas de compte
bancaire classique, grâce à ce moyen d'identification, ils pourront déposer de
l'argent auprès d'épiciers locaux, qui auront le droit de faire office de
banques locales. C'est là l'enjeu social: la mise en place d’un programme de
transfert conditionnel d’argent (conditional cash transfers, CCT) - déjà
existant au Brésil, au Mexique ou aux Philippines. Un tel programme permettrait
de transférer aux familles pauvres une petite allocation mensuelle sur un
compte en banque. A terme, il pourrait remplacer l’actuel système public de
distribution (mécanisme permettant aux ménages d’avoir accès à des denrées de
base à des prix subventionnés).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privacy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le recours à la biométrie a agité les défenseurs de la vie privée.
Parce que Aadhaar reste un &lt;strong&gt;projet de business&lt;/strong&gt;. Son système à
l'architecture ouverte autorisera l'implémentation d'applications par des
entreprises privées, comme un smartphone. Le numéro d'identifiant pourra
permettre d'obtenir un téléphone - voire utilisé pour identifier des passagers
d'une compagnie aérienne, des étudiants... La brèche est ouverte. Car sans
Aadhaar - dont la possession ne sera pas obligatoire - pas d'accès à ces
services...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question de la privacy, une petite Google search révèle une kyrielle
de sites anti-Aadhaar (comme &lt;a href=&quot;http://thefishpond.in/anivar/2010/citizens-against-uid/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), qui ont
violemment dénoncé le discours de Nilekani en janvier dernier devant le
National institue of advanced studies. Les projets occidentaux
&lt;em&gt;&amp;quot;s'inscrivent dans des perspectives de sécurité et de protection&amp;quot;&lt;/em&gt;, a
rétorqué Nilekani - sous-entendu, pas nous... Certes, en Inde, pas de projet de
collecter des éléments sur l'ethnie ou la race des Indiens. Mais ces données
digitales seront entre les mains du gouvernement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Yuko, &quot;icône&quot; pour la presse du tsunami japonais, sur scène à Visa pour l'image</title>
    <link>http://blog.miscellanees.net/post/2011/09/04/Yuko%2C-%22ic%C3%B4ne%22-pour-la-presse-du-tsunami-japonais%2C-sur-sc%C3%A8ne-%C3%A0-Visa-pour-l-image</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Sep 2011 23:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Capucine</dc:creator>
        <category>Photo</category>
        <category>Japon</category><category>Paris Match</category><category>Visa pour l image</category><category>Yuko Sugimoto</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/.photojap_m.jpg&quot; alt=&quot;photojap.jpg&quot; title=&quot;photojap.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;crédit photo: Capucine Cousin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une image forte, émouvante. Un joli coup de &lt;em&gt;Paris-Match&lt;/em&gt;. Ou une
opération de com' qui peut mettre mal à l'aise. La semaine dernière, j'ai eu la
chance d'aller quelques jours à Visa pour l'image (reportage, billets
ultérieurs... à paraître) à Perpignan. Un des faits les plus surprenants,
symboliques, et même de mise en abyme, fut la présentation lors de la
projection de vendredi soir de Yuko, rescapée anonyme devenue bien malgré elle
une icône, un symbole de la tragédie qu'a connue la population japonaise lors
du tsunami. Le service de presse de Visa nous avait d'ailleurs fortement
incités à venir à la projection en vue de cette visite-surprise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelez-vous, son image a fait le tour du monde. La photo de cette
Japonaise enveloppée dans une couverture, prise par Tadashi Ohkubo, a fait la
une de 55 journaux (et de plusieurs hebdos et quotidiens français au même
moment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.miscellanees.net/public/62938247.jpg&quot; alt=&quot;62938247.jpg&quot; title=&quot;62938247.jpg, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuko Sugimoto était donc à Perpignan, invitée à Visa pour l'Image avec son
fils et le photographe Tadashi Ohkubo par &lt;em&gt;Paris-Match&lt;/em&gt;. Au moment du
cliché, Yuko venait d'apprendre que son fils de 5 ans, Raïto, réfugié sur le
toit de son école, était en vie. Elle l'avait cherché pendant deux jours. c'est
en France qu'elle s'est rendue compte de l'impact de son image, et a alors
déclaré sur scène: &amp;quot;Si ça peut encourager les gens à faire un don pour aider
les Japonais, si ça peut aider le Japon, alors c'est un honneur pour moi
d'avoir été sur cette photo&amp;quot;. La boucle et bouclée, elle admet son statut
d'icône.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>
