Google agrège l'info (pêle-mêle des articles, des dépêches, voire des billets de blogs...) sur son portail d'actu Google News, d'ailleurs au grand dam de nombre d'éditeurs de contenus ou de médias non sollicités, puisqu'il flirte avec les limites du droit d'auteur... Maintenant, il comporte une fonction « commentaires » un peu particulière, réservée aux membres d’une structure ou de personnes mentionnées dans une dépêche.

Un premier petit pas, un peu dans la lignée du journalisme participatif, et du succès de sites comme Digg, ce portail d'info basé sur l'envoi, les commentaires et les votes des internautes. . Et ce pour "enrichir l'expérience informative des lecteurs", assure le mastodonte de l'Internet. Mais ce sera plus compliqué que pour poster un simple un commentaire sur Internet. Il faut envoyer à une adresse dédiée (news-comment@google.com) un mail comprenant le commentaire, et un moyen concret de vérification d’identité : par coups de téléphone aux contacts fournis dans le mail, confrontation des données d’identification fournies avec des informations disponibles sur internet… Le commentaire est ensuite publié tel que reçu par Google.

La nouvelle fonctionnalité, actuellement en période de test, reste pour le moment circonscrite au seul portail américain de Google News, mais pourrait à l’avenir s’élargir à d’autres régions et à d’autres langues.

Comme le souligne cet article de Libé, "Le vrai changement induit par cette nouveauté réside peut-être dans l’évolution du rôle de Google News. De simple portail d’actualités, il devient éditeur, avec du contenu exclusif qu’il est interdit aux autres sites de reprendre".

Une manière pour Google de tirer des revenus, à l'avenir, de ces contenus auxquels il prétend tente d'apporter une valeur ajoutée en sollicitant les commentaires des personnes citées dans les articles (qui produisent donc elles-mêmes ce contenu à valeur ajoutée !). D'ailleurs, les éditeurs de contenus s'inquiètent des dangers de cette nouvelle expérience : risques d'usurpation d'identité et de fausses informations,et surtout quelle légitimité à Google à arbitrer l'information qu'ils ont produite ? Et dans la lignée, Google enrichira toujours plus sa base de données sur des données personnelles des internautes...