Lu la semaine dernière, cet amusant papier dans Le Figaro, qui relate très sérieusement quelques cas récents de divorces (bien réels) à cause de "traces" qu'ont laissées en ligne des conjoint(e)s trop peu précautionneux...

Ce papier relate donc quelques exemples récents du divorce, dûs à une photo déplacée qui est malencontreusement restée sur le PC familial, des textos enflammés, des e-mails... D'ailleurs, des jurisprudences récentes ont émergé, pour encadrer ces "preuves informatiques" d'adultères éventuels. Bref, quelques dérapages pourraient désormais avoir des répercussions dans la vie réelle ;)

Cela m'a fait penser à des propos très intéressants que m'a tenus le psychanalyste et sociologue Serge Tisseron lorsque je l'ai interviewé sur les nouveaux sites de rencontres pour mon papier de VSD. Pour lui, les univers virtuels tels que Second Life deviennent un pays réel à part entière, où l'on cherche de nouvelles manières d'interagir avec l'autre.

avatars SL Les avatars SL des deux "époux virtuels"

Des univers virtuels étrangement très concrets, où le droit réel s'applique d'ailleurs. Vous avez peut-être entendu de cet exemple de cette jurisprudence américaine, où une épouse délaissée a obtenu le divorce de son mari... Car il avait épousé sur Second Life une autre "épouse" virtuelle, en fait une avatar ! La justice a estimé qu'il y avait "polygamie", en quelque sorte. Autre exemple étrange, celui de ce japonais, Taichi Takashita ,qui a intenté un procès à l'Etat, car il veut se marier avec une créature de manga. Il a même initié une pétition sur cela, pour que pour que les passionnés de manga puissent épouser officiellement leurs avatars.