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mardi 16 décembre 2014

Les Nokia vintage, so rétro chic

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Il y avait cette étudiante, dans le tram, qui textotait à toute vitesse sur un vieux téléphone portable à petit écran, calé sur son livre de poche aux pages jaunissantes. Quelques jours après, j'ai vu à une conf cet entrepreneur envoyer des SMS en loucedé depuis ce même téléphone vintage, son smartphone flambant neuf posé sur la cuisse. Mais oui, il s'agit bien de cet inoxydable Nokia 3310, (celui avec le jeu Snake, premier exemple de gaming !) qui fut pour moi-même un de mes premiers téléphones portables, au début des années 2000. Ressortez vos Nokia 3310, Ericsson T28, Motorola V70, et autres Thomson à clapet, c'est branché !

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Rihanna et son flip phone - Credit 247PapsTV/Splash News

Depuis quelques mois, les geeks et les stars les plus chics exhibent volontiers leurs téléphones vintage, qu'on croyait ringards il y a encore un an, soigneusement planqués au fond d'un tiroir "au cas où" (notre magnifique smartphone nous lâcherait). Aux Etats-Unis, comme le relevait le New York Times, Rihanna, Scarlett Johansson ou Iggy Pop ont été photographiés par la presse people avec d’antiques téléphones des années 90, des ces "flip phones" (téléphones à clapet). La la papesse de la mode Anna Wintour a aussi été aperçue avec un téléphone archaïque. Tout comme le maire de New York, Bill de Masio: ça fait tellement plus populaire, simple, loin de ces smartphones qui furent un temps de nouveaux attributs sociaux.

Low tech

Les sacro-saints iPhone et Galaxy seraient-ils devenus trop banals, voire ringards? En exhibant votre Nokia vintage, vous prenez tout de suite une posture décalée, originale, low tech, en pleine déconnexion volontaire, imperméable aux nouvelles addictions technologiques, générées par 7 ans d'existence de l'iPhone.

Accessoirement, il y a ce petit côté nostalgique à ressortir ce vieux téléphone portable oublié, qui fut notre première incursion dans l'ère "mobile" au début des années 2000. D'autant plus alors que la mythique marque Nokia, passée sous le joug de Microsoft, est en train de disparaître...

Mais sortir le téléphone portable du placard a de nombreux avantages pour les branchés. Ils sont déjà (un peu) plus écolos que ces smartphones sophistiqués, basés sur des ressources non-renouvelables et polluantes telles que le nickel, le zinc, ou les fameuses terres rares, extraites dans des conditions très peu éco-responsables en Asie.

Autre avantage qu'on redécouvre avec ces vieux téléphones d'il y a 10 ans: leur autonomie. Contrairement à l'iPhone, vous êtes sûrs que leur batterie ne lâchera pas pitoyablement au bout de 8 ans d'utilisation. Sans compter leur solidité - faites tomber un vieux Nokia et un iPhone de 3 mètres de haut, vous verrez... Précieux, face à un iPhone acquis à prix d'or (comptez au minimum 600 euros pour un iPhone non-subventionné), à la durée d vie maxi de 2 ans (obsolescence programmée, coucou) et lui fragile au moindre choc.

A l'ère du tout-NSA, le vieux flip phone rassure: avec celui-ci, contrairement aux smarpthones, impossible d'être géolocalisé en douce par ces applis-espionnes épinglées cette semaine dans une étude de la CNIL , un des travers des smartphones. "J'utilise mon portable pour passer mes appels car je sais que ce sera en toute sécurité. Et il est sans GPS intégré... Et la connexion est souvent meilleure que sur un smartphone", m'expliquait il y a quelques jours un journaliste sur Twitter. Une vision évidemment un peu illusoire : : le micro et le réseau d'un vieux mobile n'en permettent pas moins l'écoute à distance.

Un back to basics qui va aussi de pair avec un retour à des usages vintages - dont les échanges de vrais SMS à l'ancienne. "L'iPhone a bousillé cette merveille de format qu'était le SMS : maintenant, on "tchatte" par SMS ou on écrit des messages comme des tartines et sur un petit écran, on n'a pas accès aux messages précédents quand on répond, ni au "thread" / à la conversation. C'est la même raison qui m'avait fait dire que le Blackberry n'était en fait pas un bon format pour les emails à cause de son format : je finissais par répondre à côté, ne plus suivre", m'explique Stéphane Distinguin, patron de FaberNovel, lui même Nokia-addict.

Retrogaming et marketing de la nostalgie

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Alors évidemment; ce vintage branché a suscité un nouveau business. Sur eBay et Leboncoin, un petit marché des portables vintage fait florès. Ce qui accentue chez certains des accès de collectionnite aiguë ;) "Le plus beau ever reste le 6500 classic, j'en ai eu 11. Oui 11. A la fin je ne les trouvais plus que sur eBay à Hong Kong", m'indiquait Stéphane Distinguin.

Des boutiques en ligne spécialisées, telle Vintage Mobile, proposent des portables reconditionnés, ou encore le magasin Lëkki, qui a ressorti des téléphones-stars des années 90 avec de starifs hors de prix ;), en se faisant au passage une jolie marge (comptez 90 euros pour le Nokia 3310, 150 euros pour l’Ericsson T28 - sic). Tendance Retrogaming oblige, la marque s'est d'ailleurs spécialisée dans la production d'appareils mythiques du siècle dernier, comme la Game Boy Color, la Super Nintendo ou encore des Nintendo 64. Rien de tel pour séduire les bobos trentenaires restés fans du Club Dorothée ou de Capitaine Flam ;)

samedi 4 janvier 2014

Wereable tech, écrans courbes, 4K, privacy... 7 tendances tech pour 2014

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Comme de coutume en début d'année, après la douce torpeur des fêtes, il m'a semblé intéressant de plonger dans 2014 en passant en revue les innovations et tendances tech les plus attendues. Cela tombe bien, nous sommes juste à quelques jours de l'ouverture du CES de Las Vegas, du 7 au 10 janvier, véritable épicentre et indicateur des technologies les plus attendues dans le monde cette année - eh oui, rien que cela. D'ailleurs, j'en profite pour vous souhaiter une très belle année 2014, riche en innovations (évidemment), curiosité et créativité :) Et je vous remercie au passage pour votre fidélité, chers lecteurs :) sur ce blog qui va bientôt fêter ses 7 ans !

L'an dernier, j'avais parié notamment sur les smartphones à écrans flexibles, les imprimantes 3D, les interfaces hommes-machines et les lunettes "augmentées". Evidemment, on retrouve certains point communs pour cette année.

1. Smartphones et tablettes, écrans incurvés

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Les smartphones et tablettes sont entrés dans notre quotidien. Mais cette année, on pourrait bien voir en vente les premiers smartphones à écrans courbes, voire flexibles, avec la sortie des LG G Flex et Samsung Galaxy Round. Apple a quant à lui obtenu début décembre un brevet pour un écran flexible qui pourrait équiper à terme la prochaine génération d'iPhone (l'IPhone 6) ou sa future montre connectée, l'iWatch.

Samsung a d'ailleurs déposé aux Etats-Unis le brevet d'une future tablette pliable, dont les deux moitiés de l'écran pourraient se refermer totalement l'une sur l'autre. Même les téléviseurs à écrans incurvés, déjà présentés à l'IFA à Berlin en septembre dernier, pourraient vraiment décoller cette année.

2. Standard 4K

Côté écrans toujours, les constructeurs de téléviseurs misent sur le 4K (jargon chic pour désigner le nouveau standard, la TV haute définition, ou si vous préférez, l'Ultra HD TV ;), qui offre une résolution quatre fois plus importante que le standard HDTV, pour doper leurs ventes. En tous cas, au CES, des constructeurs comme Samsung et LG vont dévoiler des énormes téléviseurs à écrans 4K: la technologie commence à arriver à maturité, avec des écrans qui commencent à être équipés avec une nouvelle connectique enrichie (dont l'HDMI 2.0), et les prix baissent (un peu): Sony, Samsung, Toshiba, Vizio et d'autres proposent déjà des écrans à moins de 2 000 $. Il vaut mieux, pour une année de Mondial de foot, rendez-vous télévisuel en général idéal pour doper les ventes de téléviseurs...

Au passage, il sera intéressant de voir ce qui se passe côté contenus : déjà YouTube se prépare déjà au streaming en 4K (très haute définition) et Google promeut son codec VP9 http://venturebeat.com/2014/01/02/youtube-reveals-4k-video-streaming-plans-ahead-of-ces/ … Après tout, le manque de contenus faut une des raisons du regrettable échec de la TV en 3D (même Canal+ avait du fermer son éphémère chaîne de X en 3D, bien dommage), survendue comme "the next big thing", comme j'en parlais par exemple par ici.

3. Objets connectés pour la maison, pour la santé, voitures...

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J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, comme ici, et , mais ça se confirme, 2014 sera bien l'année des objets connectés ! Une multitude de start-ups sont en train de naître autour de cela, avec parfois des valorisation boursières impressionnantes (ce qui nous rappelle certains précédents...), telle Nest et son thermostat connecté, valorisée à 2 milliards de dollars. En France, le papa des lapins Nabaztag, Rafi Haladjian s'apprête lui-même à commercialiser ses joujoux connectés pour la maison.

Même Wired l'affirme fièrement sur sa couv' de rentrée, "Heads up,wereable tech will be as big as the smartphone". Objets connectés santé, nouvelle domotique... On va avoir de multiples joujoux high-tech connectés à Internet : pèse-personne, station météo, capteurs d'humidité pour les plantes, brosses à dents... L'idée: on prend des objets du quotidien auxquels on ajoute une couche de connectivité pour créer de nouveaux usages. Inutile de vous citer de nouveau les multiples projections chiffrées (trèèès) optimistes, telle l'Idate, qui comptait déjà 15 milliards d'objets connectés à Internet en 2013, et en dénombre 80 milliards pour 2020.

Du côté de la santé, des services très pointus destinés à suivre des symptômes précis apparaissent : cardio-fréquencemètre de poche ou contrôleur de glycémie connecté au smartphone...

Le secteur automobile s'y intéresse lui aussi de près : à l’instar d’Apple et son iOS in the car, Google compte lui aussi investir le marché des systèmes multimédia embarqués pour l’automobile. Un partenariat avec Audi doit être dévoilé au CES, selon le Wall Street Journal. Google compte de faire d'Android, son système d’exploitation mobile, la plateforme des systèmes multimédia des voitures allemandes, afin que les usagers puissent naviguer, écouter de la musique et accéder à des applications comme ils le font depuis leur smartphone Android. Avec iOS in the car, qui consiste à élargir la compatibilité des systèmes multimédia embarqués avec ses iPhones et iPad sous iOS 7, Apple a déjà rallié plusieurs grands constructeurs : Honda/Acura, Mercedes, Nissan/Infiniti, Ferrari, Chevrolet/Opel, Volvo, Jaguar et Kia/Hyundai.

4. Wereable tech, les accessoires et vêtements connectés

Tendance qui en découle, mais avec une connotation geek et fashion, le wearable computing (ou wereable tech) devrait exploser cette année. Ce qui passe par, déjà vus en 2013, les bracelets connectés, et montres connectées, malgré les semi-échecs des smartwatches de Samsung et Sony, Apple va-t-elle lancer sa très attendue iWatch cette année ? En fait, des alternatives émergent déjà : alors que Apple a choisi d'intégrer dans son dernier iPhone 5S un coprocesseur, le M7, dédié à la mesure des mouvements, qui permet de se passer d'un capteur externe pour analyser ces données, de smarques l'utilisent déjà via leurs applis , comme Nike avec Nike+ Fuelband.

Attendues aussi pour 2014, les lunettes Google Glass, commercialisées dans le courant de l'année. Mais des concurrents émergent déjà, dont certains sont attendus au CES, tel Recon Jet, et ses lunettes dédiées au sport. et bientôt les T shirts, pour détecter - et mesurer - en temps réel ce qu'on fait, et avoir tout le temps sous les yeux les informations dont on a besoin.

5. L'impression 3D

Pas de doute, même si cela devient une lapalissade dans les projections (dont ici l'an dernier) et autres Hype cycles, l'impression 3D émerge bel et bien. Mais elle est confrontée à un problème : les imprimantes 3D sont elles-mêmes chères, tout comme l'imagerie en 3D d'objets à imprimer. Des start-ups commencent à proposer des imprimantes 3D "de bureau" bon marché, des fab labs poussent en France, et même des acteurs old school comme La Poste et Auchan proposent des imprimantes en 3D - c'est de la com', mais c'est déjà un début.

En attendant la phase suivante, qui sera l'impression 3D de nourriture, et même d'organes humains, comme le cœur.

6. La bataille du cloud

Si bon nombre d'entre nous y recourent déjà sans la savoir, tels de nouveaux Mr Jourdain, par exemple avec leur webmail Gmail ou iCloud, le nuage informatique devrait continuer d'entrer dans les usages, aussi bien côté entreprises que pour les particuliers. Alors qu'ils utilisent dem oins en moins des PC (qui connaissent une mort annoncée) au profit de devices mobiles, les consommateurs vont de plus en plus recourir à des serveurs distants pour y stocker leurs données.

Amazon, Apple, Microsoft et Google ont déjà engagé la bataille marketing et publicitaire sur le cloud grand public, quand nos très frenchies Cloudwatt et Numergy visent, pour l'instant, le marché B to B français. La bataille va se situer sur le coût du gigabit : Microsoft l'a engagée en proposant 200GB de stockage gratuit assorti à l'achat d'une tablette Surface 2. Les ventes de disques durs externes devraient commencer à fondre en 2014. Reste qu'il faudra remettre à plat les questions de sécurité pour faire face à la crise de confiance déclenchée par l'affaire de la NSA.

7. La fin de la privacy ?

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Précisément, pour le moins, le scandale de la NSA et les révélations d'Edward Snwoden, égrenées au long de l'année 2013 (dernière révélation en date: tous les possesseurs d'iPhone étaient potentiellement tracés par la NSA, ce qu'Apple a évidemment démenti) peut donner l'impression au quidam que le respect de la vie privée est devenu un luxe dans notre vie numérique.

Pour Noël, dans un Christmas message diffusé sur Channel 4, Snowden a ainsi mis en garde contre les risques que font peser ces atteintes à la vie privée. "Récemment, nous avons appris que nos gouvernements, en travaillant de concert, ont mis en place un système de surveillance de masse à l'échelle planétaire, permettant de voir tout ce qu'on fait. (...) George Orwell nous avait prévenus des dangers de ce genre d'informations. Le type de collectes (de données) présentées dans le livre - via des micros, des caméras et des écrans télé qui nous surveillent - n'est rien comparé à la situation actuelle. Nous avons des détecteurs dans nos poches qui nous suivent partout où nous allons ", déclarait le lanceur d’alerte. "Un enfant qui naît aujourd’hui grandira sans avoir aucune notion de la vie privée. Il ne saura jamais ce que signifie d’avoir un moment d’intimité personnelle, une pensée qui ne soit pas enregistrée ou analysée. Cela pose un problème parce que l’intimité compte, elle nous permet de déterminer qui nous sommes et ce que nous voulons faire de notre vie".

A la fin de l'année 2013, chacun se sentait exposé, la confiance dans les sociétés devenues omniprésentes et indispensables dans notre vie numérique (Orange, Google, Facebook, Yahoo...) pourrait bien s'éroder. Alors qu'en France, le projet de loi sur la programmation militaire et son très controversé article 13 a lui aussi fait polémique en décembre dernier. En 2014, va-t-il commencer à y avoir un mouvement de fond de déconnexion volontaire, ou de recours à des réseaux sociaux et smartphones alternatifs ?

On devrait ainsi voir émerger une nouvelle catégorie de sociétés spécialisées dans la protection de la privacy et des données confidentielles des entreprises.