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Tag - Communication de crise

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vendredi 15 janvier 2010

Qui gèrera la campagne de pub pour Hadopi ?

L'anecdote, que m'a racontée hier un ami qui bosse dans la pub, est assez savoureuse : le budget communication autour d'Hadopi (ladite Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) est probablement un des plus beaux budgets publicitaires de l'année... Et pourtant, personne n'en veut ! L'appel d'offre a pourtant fait le tour de la place, les plus grosses agences de pub l'ont consulté.

Seulement voilà : c'est devenu la patate chaude, la petite bombe que toutes les agences se refilent : "elles sont bien compris que, si elles acceptent ce budget, toutes les sociétés Internet ou travaillant dans les nouvelles technologies ne voudront plus leur confier leurs propres budgets ! Elles seront (presque) connotées 'anti-Internet' !", me faisait remarquer mon interlocuteur.

Il faut dire que c'est plutôt mal parti pour Hadopi. Le texte, clairement, a été un des plus contestés en 2009, étant présenté comme potentiellement liberticide (voir cet appel au boycott d'Hadopi, lancé par Numérama dès... juin 2008).

Ensuite, le gouvernement a multiplié les (très grosses) bourdes autour de ce brûlot. La semaine dernière, on découvrait avec surprise que le terme Hadopi était déjà "réservé", un particulier l'ayant déposé en tant que marque auprès de l'INPI... il y a 6 mois déjà. L'acronyme a été déposé le 19 mai dernier par un certain Renaud Veeckman, habitant Avignon (Vaucluse). Voilà qui est plutôt embêtant.

hadopi.JPG

Autre accroc, presque en même temps, on découvrait que le logo dûment créé par les pouvoirs publics, et annoncé en conférence de presse, utilisait une police de caractères... copiée sur une police créée exclusivement pour France Télécom. L'agence de communication Plan Créatif, auteure de ce logo, l'a d'ailleurs reconnu dans un communiqué : le visuel en circulation n'était "pas le bon". Lequel visuel ornait le dossier de presse officiel distribué par le ministère de la Culture vendredi dernier. Plan Créatif est en train de réparer son erreur, mais l'effet est déjà là, dont auprès du grand public...

fxlogohadopi Source : 01net

Il restera donc à voir quelle agence de com' se dévouera pour prendre en main le plan médias d'Hadopi, qui, en l'état actuel des choses, relève plutôt de la communication de crise...

dimanche 3 mai 2009

Communication de crise pour Amora (qui "reste à Dijon")

Amora

Amora s'est offert jeudi dernier, le 30 avril, une pleine page dans certains quotidiens (dont le gratuit Direct Matin) pour rassurer les consommateurs (et ses salariés... peut-on imaginer). On y apprend que la marque reste à Dijon, lieu historique de production de la moutarde de Dijon ;). La multinationale a donc joué la carte de la "proximité"; en parlant de "racines" pour annoncer que "Amora reste à Dijon". Unilever précise que l’usine Amora Maille de Chevigny sera le plus grand centre européen de fabrication de condiments.

Cela pourrait ressembler à un gag, mais il s'agit ici, plus que d'une simple publicité, d'une communication de crise (sociale) pour la moutarde Amora (ex filiale de Danone, maintenant au sein du groupe Unilever), au vu du mauvais buzz généré par le conflit social qui dure depuis l'automne 2008, lorsque le groupe avait annoncé un plan social avec la fermeture de l'usine historique de Dijon, qui concernait aussi la moutarde Maille. Finalement, le groupe n'avait pas trop le choix, et espère reconquérir la confiance du consommateur, de plus en plus tenté d'acheter "éthique" - je veux dire ici dans le sens éventuellement blacklister de ses courses les marques s'étant distinguées dans l'actu par des plans sociaux perçus comme injustes.

Peut-il le groupe a-t-il été contraint à cette décision par les pouvoirs publics - la mairie de Dijon a aussi abondamment communiqué sur le sujet, avec même une pétition en ligne.