Alors voilà le genre de pratique de marketing à la fois énervante et très révélatrice.

Samedi dernier, pour la bonne cause (les 2 ans de ma nièce...), j'étais affronter la foule dans un grand magasin de jouets. Outre les traditionnels rayons de poupées (roses...) pour les petites filles, voilà sur quoi je tombe dans l'espace 2-5 ans, à côté des habituelles mini-cuisinières, fruits et légumes en plastique etc.

De véritables paniers miniatures de la parfaite ménagère, avec des miniatures de produits agro-alimentaires de marques : en version non comestible bien sûr, mais où le packaging est parfaitement le même que pour leurs équivalents commercialisés en supermarchés. J'imagine que cela a fait l'objet d'un contrat de licence entre les marques et le prestataire qui vend ces "jouets". Herta, Kiri, La vache qui rit, Mr Propre, sucre La Perruche, Candy'Up, Ariel... Bref, des marques que l'on retrouve dans le panier de la consommatrice-lambda qui fait ses courses en grande surface. Une manière de déjà formater "former" les petites filles à la culture de marque ?

panier miniature

On trouve également des ensembles électroménagers miniatures, là encore des reproductions fidèles de modèles de marques, comme ici Seb.

Seb miniature

...après des "jouets" ménagers/alimentation pour les petites filles, les petits garçons ne sont pas en reste, avec - forcément - des miniatures d'outils de bricolage, comme une perceuse Black & Decker.

Black & decker miniature Images Capucine Cousin

Bref, dès le plus jeune âge, le marketing sexué reste très fortement de mise.

Voilà pour le petit coup de sang féministe du jour ;).