La chasse aux sous-titres pirates est ouverte pour l'industrie audiovisuelle ?

Alors, voilà un sujet dont on risque fort de reparler ces prochaines semaines, et je pense moi-même m'y intéresser de près... Outre la chasse aux pirates de musique et de films sur Internet, l'industrie audiovisuelle semble avoir trouvé une nouvelle cible : les sous-titres pirates. J'ai entendu l'autre jour sur France Info qu'un site français de sous-titres, Series-vo.com, vient de mettre la clé sous la porte. Sur la page d’accueil, le responsable explique qu’il a passé 2 heures au Commissariat de Poitiers pour s’expliquer. Il y a quelques jours également, c’est un site polonais de sous-titres qui a été fermé par la police.

Il existe dans plusieurs pays européens des communautés de passionnés qui consacrent leur temps à sous-titrer les films et séries repiquées sur les télévisions US. Quelques heures à peine après leur diffusion outre-atlantique, on trouve sur le Net, d’un côté la vidéo et, de l’autre, les sous-titres. Il n’y a plus qu’à assembler les deux très facilement sur ordinateur.

Mais ces fan-subbers (fans de sous-titres), commencent apparemment à énerver les responsables audiovisuels et les pouvoirs publics, qui estiment que s’ils ne piratent pas eux-mêmes les films, les « sous-titreurs » contribuent d’une certaine manière au piratage. Or, il existerait jusque là une tolérance et un certain flou juridique sur cette question... Jusqu'il y a peu, le SFT (Syndicat national des traducteurs) était tolérant sur le sujet. Il sera intéressant de voir ces prochaines semaines si leur position évolue...