Poweo, l'opérateur "alternatif" d'électricité dirigé par Charles Beigbeder, espérait surfer sur la vague de la Chabalmania, dans la lignée de la popularité de Sébastien Chabal et du Quinze de France de rugby... Raté. Et à double titre.

D'abord bien évidemment à cause de l'échec de l'équipe française face à la Grande-Bretagne samedi dernier. Mais surtout à cause du caractère pour le moins maladroit du spot publicitaire, diffusé sur Internet . Qui avait déclenché la fureur de plusieurs blogueurs, comme Cyrille Chaudoit sur Veille2Com. Pour preuve, le Google bombing contre Poweo (tapez "irresponsable"...), et même les 2 groupes Facebook dédiés ("Il faut interdire la Poweo avec Chabal pour le bien des enfants" 315 membres il y a quelques jours, et "La pub Poweo doit être retirée").

Explication : cette pub a été conçue à la va-vite par l'agence de pub Hémisphère droit, dirigée par Franck Tapiro (qui a travaillé avec Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale, avant d'en être écarté - l'univers impitoyable de la politique...). L'opérateur d'électricité entendait capitaliser sur sa nouvelle star, Sébastien Chabal, d'autant qu'il était le premier annonceur à avoir signé un contrat avec lui. Pour bénéficier d'un buzz maximum, le spot a été diffusé sur le site officiel Poweo.com, ainsi que sur Dailymotion et Youtube... Le film, avec pour slogan "Mais où Sébastien Chabal va-t-il puiser toute son énergie"?, montre le rugbyman puisant son énergie... en mettant ses doigts dans une prise électrique alimentée par Poweo. Le pire étant que l'opérateur tente piteusement de se rattraper avec un packshot de fin recommandant aux parents "d'installer des cache-prises" pour la sécurité des jeunes enfants. Alors qu'il se tire déjà une balle dans le pied en montrant le rubgyman en train de faire un geste pour le moins périlleux... Les protestations ont été faites auprès de Poweo, via divers blogs et sites, ainsi qu'auprès du Bureau de Vérification de la Publicité (BVP), qui a tenté de rattraper le coup en expliquant que ce spot uniquement destiné au net, n’aurait eu "aucune chance de recevoir un avis positif". CQFD.