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lundi 31 décembre 2012

Smartphones à écrans flexibles, imprimantes 3D, interfaces hommes-machines, lunettes "augmentées", robots... Huit tendances tech / innovations pour 2013

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Lointain ancêtre du casque électroencéphalographe dans "Orange mécanique"

Une sorte de marronnier de début d'année sur ce blog, auquel je m'étais déjà livrée l'an dernier, il y a deux ans... Je vous laisse vérifier si mes prédictions étaient bonnes ;) Quelles sont les innovations de rupture les plus attendues pour cette année 2013, les services et produits les plus prometteurs, susceptibles de bouleverser le quotidien des utilisateurs ? Il y a aussi le très bon Hype Cycle de Gartner, qui sert chaque année de baromètre des innovations. Autres indicateurs, les projets de R&D du moment, ou encore la grand-message high-tech qui se tient à Las Vegas début janvier, le Consumer Electronic Show...

Je précise tout de suite que cette liste de tendances est non-exhaustive ;) (mais vos compléments en commentaires sont tout-à-fait bienvenus). J'ai par ailleurs choisi d'en exclure le big data (même s'il promet de révolutionner le marketing, comme j'en parlais dans cette enquête), le BYOD, les QR codes, ou encore la gamification (version 2012 des serious games), des tendances à éviter pour 2013, estimait carrément la CNBC !

Les smartphones à écrans souples

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C'est un mythe, j'en parlais par exemple déjà dans ce billet : cette fois grâce à la technologie Oled, on y est (peut-être) ! La rumeur veut que Samsung soit sur le point de dévoiler, lors du CES, son premier smartphone à écran souple, d'après le Wall Street Journal.

Google plancherait lui aussi sur un tel projet. Nom de code: X Phone, qui pourrait être lancé courant 2013, suivi par une tablette. Avec pour objectif d'en faire un concurrent aux appareils conçus par Apple et Samsung, d'après le Wall Street Journal. Pour cela, Google utilisera Motorola, qu’il a acquis mi-2012 pour 12,5 milliards de dollars (10 milliards d’euros). Sur la forme, le X Phone comporterait un écran flexible, des formes différentes de ce qui existe grâce à une base en céramique, donc très résistante. Sur le fond, le quotidien rappelle que Motorola a acheté il y a deux mois Viewdle, une société qui a développé une technologie qui allie reconnaissance des images et des mouvements. Google devenant ainsi constructeur (stratégie certes amorcée avec la série Nexus), il se retrouverait directement concurrent de Samsung et d'Apple. Oups. Ce qui pourrait bouleverser le paysage des télécoms, largement contrôlé par le duo Apple - Samsung, où Google a, certes, déjà avancé ses pions avec son OS Android.

Main artificielle commandée par la pensée, corps humain robotisé...

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Et si les interfaces hommes-machines (IHM) entraient dans les usages ? Cela fait longtemps que la recherche s’intéresse à l'interface cerveau-machine (ICM) , qui, par l’intermédiaire d’implants de fines électrodes, permet de détecter les signaux électriques émis par la partie du cerveau associée aux mouvements. Ces signaux sont transcrits en langage ou code informatique, pour actionner la prothèse artificielle.

C'était un des grands espoirs en cette fin d'année 2012 : des chercheurs ont mis au point un nouveau type de "bras-robot" commandé par la pensée, qui a permis à une femme paralysée d’avoir un degré de contrôle et de liberté de mouvements de la main artificielle jamais inégalé jusque-là avec cette sorte de prothèses, révélait la revue médicale britannique The Lancet. Une avancée de taille dans le développement des prothèses de membre contrôlées par la pensée, qui pourraient un jour équiper des patients paralysés (accidents, attaque cérébrale…) ou amputés.

En février dernier, l’équipe de l'Université de Pittsburgh a implanté deux réseaux de microélectrodes dans le cortex moteur gauche d’une femme de 52 ans devenue tétraplégique à cause d’une maladie neurodégénérative. Deux semaines après l’opération, la prothèse a été connectée et la patiente s’est lancée dans plus de 3 mois d’entraînement (saisir des objets, etc), mais dès le deuxième jour, elle a pu bouger la main artificielle par la pensée. À la fin, elle a pu accomplir des tâches avec un taux de succès de 91,6 %. Prochaines étapes : intégrer des capteurs permettant par exemple de déceler le froid et le chaud, et recourir à une connexion sans fil, type Wi-Fi, pour relier le cerveau à la prothèse.

Autre exemple, révélé par le New York Times il y a quelques semaines, des marines amputés testent actuellement un bras artificiel qui déchiffre les ordres du cerveau, développé par des ergothérapeutes avec le Center for thé intrépide du Brook army Medical Center à San Antonio. Le dispositif robotisé (110 000 dollars, soit 85 000 euros) comporte un moteur électrique, et des capteurs pouvant déchiffrer les signaux de son cerveau.

Les prémisses du corps humain robotisé, "augmenté", dont j'ai déjà parlé ici, ...

Premiers casques électroencéphalographes (EEG) grand public

Mais les IHM pourraient aussi, bientôt, avoir des usages ludiques. On voit apparaître les premiers casques électroencéphalographes (EEG) grand public, et les sites de téléchargement de jeux adaptés à cette nouvelle interface (allez jeter un œil sur cette excellente enquête publiée par Le Monde). Les sociétés américaines NeuroSky et Epoc commercialisent déjà des casques EEG, pour environ 150 dollars. Pour développer ce marché prometteur, elles publient même des outils logiciels permettant aux développer des nouvelles applications, qui seront proposées dans de futurs AppStores.

Pour jouer au jeu vidéo SpaceRace, édité par WayForward, en lieu et place d'un joystick et d'un clavier, vous devez ainsi vous munir d'un bonnet doté de fines électrodes, lesquelles captent les signaux cérébraux sur une zone précise du cerveau. Le vaisseau spacial du jeu est ainsi piloté par votre cerveau - plus précisément au gré des ondes cérébrales alpha émises par vos neurones. Vertigineux...

Et ce n'est pas fini : le labo de recherche qui travaille à partir de ce jeu imagine déjà des usages thérapeutiques de cette technologies, pour soigner certaines maladies mentales : les chercheurs pourraient ainsi rééduquer certaines zones du cerveau grâce à des exercices ludiques sur ordinateur.

Les projets de recherches de consortiums associant labos, universités et start-up autour de cet Eldorado potentiel que représentent les IHM et ICM se développent déjà, de gros budgets à la clé. Je ne les citerai pas ici ;) mais il y a entre autres un projet européen qui planche sur des robots contrôlés par un cerveau humain, ou encore un consortium de 10 partenaires consacré au Interfaces Cerveau-Ordinateur (ICO) et jeux vidéo.

Lentilles de contact et lunettes "augmentées"

Autre déclinaison de ce corps humain "augmenté", des interfaces qui pourraient améliorer les capacités de notre œil. Il y a pile un an sortait Mission Impossible 4, où l'on voyait des personnages dotés de lentilles de contact à réalité augmentée, qui leur permettaient de voir superposés, à une image du monde réel, des éléments virtuels (un plan, une photo, etc). Un peu comme Terminator voyait déjà en réalité augmentée.

C'est en train de devenir réalité ! Les chercheurs de l’Université de Gand viennent de sortir un prototype de lentille de contact intelligente. Elle comporte un écran LCD capable d’afficher des images (principalement du texte) directement sur votre œil. Les précédents essais ne permettaient d'avoir qu'un écran de... deux pixels.

Les géants Google et Microsoft, eux, conçoivent carrément des lunettes "augmentées". En juin 2012, Google dévoilait son "Projet Glass", des lunettes Google à réalité augmentée. Elles permettraient de prendre des photos, lancer une visioconférence, trouver son chemin... grâce à des microphones et des caméras intégrés aux branches et contrôlables à la voix. Google a promis de les commercialiser en 2013 aux Etats-Unis, pour 1 500 dollars. Je vous laisse le plaisir de mater la vidéo de la keynote, très hollywoodienne...

Le 23 novembre, on apprenait que Microsoft avait déposé un brevet pour des lunettes à réalité augmentée. Le brevet, déposé en mai 2011, décrit un dispositif capable d’amener devant les yeux de l’utilisateur des informations pertinentes et/ou complémentaires à ce qu’il regarde déjà. Bien que l’on puisse imaginer facilement que les jeux puissent faire partie du projet, le brevet ne parle que d’évènements "live" et donc réels. Les lunettes seraient reliées à un mini-ordinateur qui pourrait prendre la forme d’un bracelet. Ce dernier s’occuperait des traitements tels que l’identification des objets, des personnes, ou le calcul des informations à afficher. Les lunettes, elles embarqueraient une caméra, un microphone, un gyroscope, un magnétomètre, un capteur de position des pupilles de l’utilisateur ainsi qu’un capteur infrarouge. La connexion avec le bracelet se ferait par Wi-Fi ou Bluetooth.

Next, Apple ?

Pour vous donner une idée de ce que sera notre quotidien demain avec ce type d'interface visuelle, regardez ce court-métrage conçu par deux étudiants israéliens...

...Et développement des robots "de services"

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Nao, le robot humanoïde d'Aldebaran Robotics

La presse l'a évoqué courant 2012 (comme ici et là), une poignée de grosses start-ups (dont françaises) croient dur comme fer à l'avenir des robots "de services", ces robots humanoïdes qui entreront dans le quotidien des familles, des personnages âgées ou handicapées, des hôpitaux...

Robots-jouets, robots ménagers, robots dans les hôpitaux... Il y a le distributeur de robots Robopolis, et son charismatique patron Bruno Bonnell qui fait acte d'évangélisation sur le sujet depuis plusieurs années... Peut-être que les "robots ménagers", tel le Roomba d'iRobot, sont une première étape dans la banalisation des robots. Le fait que le magazine Challenges inclue dans sa sélection de fin d'année de produits high-tech Nao, le so cute robot humanoïde d'Aldebaran est, aussi, loin d'être anodin. Sans compter la multiplication des expos et animations grand public sur le sujet.

Preuve de l’industrialisation du secteur, l'impressionnante entrée au capital du Français Aldebaran Robotics à hauteur de 80% par la banque japonaise Softbank, en mars dernier, lequel rachetait ensuite son confrère Gostai... Dernière annonce en date, en décembre dernier, l'investissement par Grishin Robotics de 250 millions de dollars dans RobotAppStore, premier Appstore dédié aux apps pour robots, des aspirateurs Roomba d'iRobot aux robots Nao d'Aldebaran, en passant par l'hélicoptère AR Drone de Parrot. Comme dans l'Appstore d'Apple, les développeurs indépendants sont invités à y commercialiser les apps et services pour robots qu'ils ont conçues... Et comme chez Apple, ils devront reverser une commission de 30%. Demain, aura-t-on un robot tout comme un a un smartphone et une tablette, avec une série d'apps ?

Impression 3D, DIY

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Fabriquer en quelques heures un objet à partir d’un modèle numérique, de la science-fiction ? Ça ne vous aura pas échappé, cette expression aussi étrange que prometteuse annonce peut-être une révolution de demain. Exit l'imprimante à encre, demain, chacun devrait avoir avec son ordinateur une imprimante 3D, qui permet donc d'"imprimer", ou plutôt de concevoir, des objets en plastique (voire en métal...) en trois dimensions, en venant déposer des fines couches de matière les unes au-dessus des autres. Chris Anderson, un des maîtres de l'innovation, ex-rédacteur en chef du magazine Wired, théoricien de la "long tail" (la "longue traîne", il y a dix ans, déjà...) annonce même une nouvelle révolution, celle des "makers". Ils pourront réaliser des objets chez eux grâce à ces imprimantes bon marché (comptez tout de même environ 1 500 $). Le DIY (Do it yourself - Faites-le vous-même), nouvelle révolution industrielle ?

Même une poignée de start-ups commercialisent des imprimantes 3D, telle la Française Sculpteo, qui propose sur son app iPhone à chacun de customiser, sur l'écran de son mobile ou de sa tablette, toute une galerie d'objets (tasse, vase...). D'ailleurs, Bercy commence à s'intéresser de très près au sujet, et aux premiers espaces de coworking dédiés, les Fab Labs...

Parmi les applications promises: coques de smartphones customisées,chocolats, pièces pour la Nasa, voiture de course, flingues pour les obsédés de la NRA, ou même, peut-être, presser ses disques vinyles chez soi, ou, plus enivrant encore, des organes tels qu'un cœur humain...

Banalisation du décryptage ADN pour les particuliers

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Il est toujours illégal dans la plupart des pays européens, dont la France, mais insensiblement, le décryptage d'ADN pour les particuliers qui se généralise, pour la recherche de paternité, de prédispositions face à des maladies... 23AndMe (start-up fondée il y a quelques années par Anne Wojcicki, la femme de Sergey Brin, un des cofondateurs de Google) qui propose désormais le décryptage d'ADN pour le même prix qu'un smartphone (99 $), a ainsi levé en décembre 50 millions de dollars - elle en avait déjà levé 68 millions depuis son lancement en 2006. Parmi les investisseurs, le Russe Yuri Mulner, et... Sergey Brin, ainsi que Google Ventures, le fonds d’investissement de la firme californienne. Les deux sociétés ont des locaux voisin. Et on imagine facilement l'intérêt que Google, qui possède les données propres à notre identité numériques, ait un certain intérêt pour l'activité de 23AndMe...

Objets connectés

Cela fait 10 ans que l'on en parle, mais à la faveur du développement du wifi notamment, ils semblent réellement entrer dans les usages, comme l'ont montré les services innovants d'une kyrielle de start-up lors du Web'12. Tout comme les lunettes connectées, des milliers d'objets connectés déparquent : la serrure Lockitron commandée à distance par une appli iPhone (dévoilée au Web'12), les ampoules connectées par Wifi de Philips, le frigo connecté imaginé par Evian... Ou encore, côté santé, l'Eldorado des services du "quantified self" (l'automesure, qui consiste à mesurer les données du quotidien perso), tels le capteur One de la start-up Fitbit, qui qui mesure en temps réel plusieurs paramètres physiques (nombre de pas faits dans une journée, de calories brûlées), et Withings, qui a développé balance connectée, tensiomètre, babyphone, et apps mobiles dédiées .

dimanche 2 décembre 2012

Et si les robots entraient (vraiment) dans notre quotidien ?

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Depuis quelques jours, il y a cette affiche un peu hallucinante dans les couloirs de métros parisiens, qui nous propose la nouvelle alternative aux manèges et autres Grand Huit des parcs d'attraction. Le Futuroscope de Poitiers, sorte de parc d'attraction orienté sciences, s'apprête à ouvrir, le 22 décembre, une attraction intitulée "Danse avec les robots" (si, si). Dans une ambiance musicale signée Martin Solveig, les enfants pourront donc embarquer par deux à bord d’un robot géant.

Concrètement, "Le robot humanoïde Robothespian vous accueille à l’entrée de l’attraction. A l’intérieur, dix robots de sept mètres de haut, issus de l’industrie automobile, s’animent au rythme de la musique sous des jeux de lumières associés à des projections vidéo et des mappings visuels impressionnants", annonce le Futuroscope sur son site. Surprenant.. Et osé. Les enfants embarqueront-ils avec enthousiasme à bord de robots géants ? Robothespian, c'est un de ces robots aux faux airs de C3PO, capable d'imiter la voix humaine et de faire l’acteur, créé par la société Engineered Arts, qui fera donc office d'agent d'accueil auprès des enfants, à l'entrée de l'attraction.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=e2jbQ8IRVZA#!

Robots d'Asimov

En fait, on commence à voir des robots humanoïdes (soit de formes humaine par leur caractère bipède) à l'entrée de telles attractions. Et si les robots devenaient (un jour) complètement banals, entraient vraiment dans notre quotidien, suivant la prédiction de certains récits de science-fiction ?

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Certains trentenaires se souviendront peut-être de cette couv' du premier numéro du magazine pour ados Je Bouquine, avec une nouvelle du Maître de la SF Isaac Asimov. Ce fut ma première lecture relative à l'univers des robots, et (donc) la plus marquante - avant que je n'engloutisse toute la série des Robots d'Asimov. A l'époque, dans les années 80/90, on parlait tout juste des robots industriels, les robots "de compagnie" étaient plutôt déclinés dans les récits et premiers gros blockbusters de science-fiction, genre cinématographique alors florissant, plutôt en version méchants comme le T8000 dans Terminator.

Une chose est sûre, on a vu ces dernières années se multiplier les expos consacrées aux robots. Plus des expos réservées aux nerds et fans de jeux vidéos, mais des expos grand public. Il y avait déjà eu cette exposition à La Villette consacrée à la science-fiction début 2011, qui mettait largement en scène des robots, dont je parlais dans ce billet, où je me demandais si la science-fiction n'était pas en voie de disparition.

Robotique "de services" - et pour enfants

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Et en ce moment, il y a de nouveau une exposition qui mêle science-fiction, super-héros et robots à Lille (dans la Maison-Folie de Wazemmes). Et une autre sur l'histoire et les usages de la robotique, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris, orientée vers l'histoire et les usages de la robotique. Dans les deux cas, des expos pédagogiques, dédramatisantes, et même tournées vers les enfants, avec des jeux de simulation sur écrans.

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Le robot reste un objet d'entertainment et de fantasmes, mais les expos le mettent davantage en scène et montrent ses différents usages. A savoir dans l'espace, dans un environnement nucléaire, dans les abysses, les robots chirurgiens... Et les robots-compagnons (jouets?), tels les mini-dinosaures Pleo, le robot-chien Genibo,l'Aibo de sony (plus commercialisé), ou encore le fameux Nao d'Aldebaran.

De fait, plusieurs articles parus cette année montrent que la robotique dite "de services", présente notamment dans les hôpitaux, présente auprès de personnes âgées ou handicapées, commence à se développer, notamment en Asie, comment on le lisait notamment ici. Une start-up française spécialisée dans ce segment a levé des fonds colossaux ces derniers mois, auprès de... japonais: Alderaban Robotics, presque rachetée par le Japonais Softbank, qui y a injecté 100 millions de dollars ce printemps. Aldebaran rachetait elle-même, en juillet, un autre acteur français, Gostai. Preuve que la "guerre économique" des robots de services s'intensifie.

A côté de cela, les robots sont devenus un des pôles d'attraction des "musées scientifiques" et autres Cités des Sciences. Je citais le Futuroscope de Poitiers. Mais également, la Cité des Sciences de La Villette (Paris) tout comme la cité de L'Espace de Toulouse ont tous deux conçus des attractions autour du robot-star du moment, le robot Curiosity, arrivé sur la planète Mars en août dernier. Tous deux proposent, "en exclusivité", une reproduction grandeur nature de Curiosity, pilotable à distance, des appareils de simulation permettant d'avoir des vues sur Mars comme si on était à bord de Curiosity...

Toutes ces expos sont aussi un enjeu commercial de d'image pour les start-up françaises, et les labos de recherches ayant collaboré aux derniers grand projets robotiques. Dans ces expos, dont ils sont souvent partenaires, les travaux de leurs recherche sont mis en avant.

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Autre preuve que les robots se banalisent ? On voit apparaître un business naissant des collections de robots, miniatures, reproduction ou grandeur nature de modèles utilisés dans des films de science-fiction. Certains font l'objet de ventes aux enchères (la tête de Chewbacca a été adjugée cet été à 140 000 dollars). Des confectionneurs privés ont même monté leur business, tel Ptrice Girod, ex- directeur de la rédaction du fanzine Lucasfilm Magazine, qui a monté sa société ScienceFictionArchives.com, spécialisée dans l'organisation de conférences et d'expositions autour de la science-fiction. Au cours desquelles il expose fanzines 60s, miniatures de super-héros, maquette de fusées et autres costumes ayant servi dans Star Wars et autre mythes de la SF.