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Tag - Communication

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dimanche 20 mai 2012

Qui sera le photographe "officiel" du couple Hollande-Trierweiler ?

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Quel photographe sera retenu par l'Elysée comme photographe officiel ? Pour tout Président de la République, le choix du photographe officiel est éminemment politique. Il réalisera la fameuse photo officielle du Président placardée dans les lieux publics et politiques.

Parmi les favoris, on entend les noms de Raymond Depardon, connu pour son travail humaniste, et récemment exposé au siège de campagne du PS, à l'initiative de Valérie Trierweiler, d'après Europe1, Marc Chaumeil, auteur d'un recueil de clichés, François Hollande, Président élu, ou encore le photographe Stéphane Ruet, qui a été retenu comme conseiller «image» couple Hollande-Trierweiler, à en croire Renaud Revel.

Il rejoindrait ainsi le staff de "communicants" qui entourent le nouveau Président, entre Christian Gravel, qui s’est occupé de la communication pendant la campagne aux côtés de Manuel Valls (dont il était directeur de cabinet), qui reste chargé de relations presse à l'Elysée, Patrick Biancone, ex-éditorialiste et journaliste politique à RFI, qui accompagnera plus particulièrement Valérie Trierweiler à l’Elysée, ou encore David Kessler, jusque là DG des Inrockuptibles et du Huffington Post, qui intègre le cabinet de François Hollande en tant que conseiller à la culture et à la communication.

Précisément, Stéphane Ruet, publiera le 21 juin prochain François Hollande, Président, là encore un beau livre, alors qu'il a suivi de manière presque exclusive le candidat pendant 400 jours, de sa déclaration à l’investiture le 31 mars 2011 jusqu’au soir du second tour de l’élection présidentielle. Comme le révélait Livres Hebdo, François Hollande en signera la préface, tandis que tous les clichés seront commentés par Valérie Trierweiler - sous son étiquette de journaliste politique.

L'ex-photojournaliste de l'agence Sygma, devenu indépendant en 2001, qui a travaillé un temps pour la société de production Story Box ("Dimanche +"), avait déjà eu l'occasion de travailler de manière privilégiée avec un candidat socialiste: en 2002, il a couvert de près la campagne de Lionel Jospin, pour publier un livre, Les 60 jours de Jospin (éd. de La Martinière), rappelle Polka Magazine,

Une manière aussi d'imprimer sa personnalité, et de donner le ton de sa communication: en 2007, Nicolas Sarkozy retenait pour sa photo officielle Philippe Warrin, photographe people de Sipa, alors que son prédécesseur Jacques Chirac avait retenu Bettina Rheims, On avait d'ailleurs droit à un petit choc visuel: certes, Nicolas Sarkozy reprenait la tradition - rompue par Jacques Chirac - de poser dans la bibliothèque, mais avec un filtre légèrement jaune à l'image, et en délaissant la queue de pie, le grand cordon (et la raideur...) de De Gaulle et Pompidou.

Dans son sillage, Carla Bruni choisissait elle aussi son propre photographe officiel, Claude Gassian, connu pour ses clichés rock, des Rolling Stones à Miossec), qui expose justement, depuis quelques jours, à la Galerie A. D'ailleurs, on se demande si Valérie Trierweiler choisira son photographe attitré, formalisant du même coup sa "fonction" de Première Dame.

L'autre question sera de voir quels photojournalistes suivront de manière privilégiée François Hollande, alors qu'il est classique chez les dirigeants politiques d'être "suivis" par d'un nombre très réduit de photographes en lesquels ils ont confiance, telle Elodie Grégoire, qui a suivi de nombreuses années Nicolas Sarkozy.

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Mise à jour lundi 4 juin: et voilà, cela avait été officialisé mardi dernier, c'est finalement Raymond Depardon qui a réalisé la photo officielle mardi dernier, dans les jardins de l'Elysée... Un cliché qui se veut "normal", forcément. Photo repérée ce lundi via @jeromegodefroy.

dimanche 5 avril 2009

Les festivals, ressort de communication pour les collectivités territoriales

Beaune

Alors voilà, je rentre d'un weekend bien sympa passé à Beaune, au coeur de la Bourgogne, où j'ai eu la chance d'assister à la première édition d'un nouveau festival. La ville a en effet lancé son ''Festival international du film policier'', qui se tenait du 1er au 5 avril.

Au programme: des projections, étalées sur la semaine, d'une série de films indépendants de toutes nationalités en compétition (ou hors-compétition), une rétrospective de classiques du genre, des court-métrages... Et bien sûr quelques gros films, comme le dernier de Bertrand Tavernier, "Dans la brume électrique", son premier polar franco-US, avec Tomy Lee Jones en tête d'affiche. Mais aussi des séances de dédicaces de livres, et même des master class, des leçons de cinéma par des spécialistes du polar. Ça tombe bien, j'adore le cinéma, et plus encore les polars. Et enfin une remise de prix à la fin du festival. Ce festival m'a permises de découvrir des films indés que je ne serais probablement pas allée voir. Mais aussi de mettre les pieds à Beaune, ville où je n'étais jamais venue.

C'est là, je pense, que réside toute l'intelligence de ce genre de démarche pour le collectivité territoriale. Beaune a eu la bonne idée de créer un festival de cinéma (ça change des nombreux festivals de musiques lancés par les villes du sud de la France, en plein été, pour attirer les touristes), un mois avant le festival de Cannes, qui plus est sur un genre précis, les polars. Avec à la clé une vingtaine de partenaires, aussi bien de collectivités territoriales, que des médias, groupes industriels...

Résultat : ils ont attiré dans leur ville, durant une semaine, des visiteurs qui n'y seraient pas venus dans une démarche touristique classique. L'Office du Tourisme a d'ailleurs joué le jeu, en créeant des animations adaptées: expo de caricatures d'acteurs célèbres, des expos liées à ce thème, , et "balade olfactive" très ingénieuse à la CCI.

A suivre, donc... Même si ce genre de pari est ambitieux, alors que ce festival est en fait une délocalisation (pour des raisons budgétaires) du Festival de Cognac (qui a fermé ses portes en 2007), et qu'un festival concurrent se tient à Liège, en Belgique, dans 15 jours