Avec le coup d'envoi du Mondial de rugby ce soir, qui opposera le Quinze de
France à l'Argentine pour le match d'ouverture, la rumeur enfle, relayée depuis
quelques semaines déjà par les médias, car tous - médias, annonceurs,
industriels, politiques - espèrent un remake de 1998, et la ferveur populaire
qui va avec.
Mais, grosse surprise hier, les principales agences de presse, Reuters,
l'Agence France-Presse, Associated Press et Getty Images, ont suspendu leur
couverture de la Coupe du monde de rugby en raison de leur différend avec les
organisateurs de l'évènement. Et pour cause : l'International Rugby Board
(IRB), organisme de tutelle du rugby mondial et organisateur de la Coupe du
monde, a voulu poser ses conditions notamment sur les droits d'exploitation des
photos sur internet, sur l'accès des caméras de télévision sur les différents
sites de la Coupe du monde et sur les conditions d'accréditation. Un des points
du confilt porte notamment sur la limitation du nombre d'images que l'IRB veut
imposer : les agences n'auraient le droit de diffuser que 50 photos par
heure via Internet. Or l'évènement est vital pour le budget de cette année des
agences de presse, comme l'agence de presse économique Reuters, qui a déjà
prévu de fournir aux médias du monde entier - qui ne pourront tous couvrir
l'évènement eux-mêmes - une couverture en temps réel en texte, photographie et
télévision.
Est-ce que les choses vont se dénouer d'ici ce soir ? Des titres de
presse écrite manifestent déjà leur solidarité vis-à-vis dse agences de
presse... alors qu'ils pa^tissent déjà des conséquences de ce boycott. L'Equipe
a publié un supplément spécial rugby aujourd'hui... Sans photos : il
explique pourquoi dans un encadré. Mais un quotidien sportif sans photos, c'est
un peu embêtant. A suivre, donc.