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Tag - Slow journalism

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vendredi 2 janvier 2015

Chat apps, notations sur réseaux sociaux, emojis, wereables... 8 tendances tech et nouveaux media pour 2015

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Et voilà, 2015, nous y sommes... Bonne année 2015 donc, chers lectrices et lecteurs, que je vous souhaite pleine de bonheur, douceur, santé, succès, créativité, curiosité, et d'innovations ! Bientôt 8 ans que vous me lisez sur ce blog, donc merci à vous ! J'en profite pour vous signaler ici, en légère avant-première, une (légère) évolution professionnelle: je suis toujours fidèle au poste, à la rédac' de Stratégies, mais je rejoins le service médias, où je continuerai de suivre l'électronique grand public (les nouvelles technos en somme) et les télécoms, mais aussi, de manière plus élargie l'univers du mobile et de la mobilité, et de la "convergence". A cela s'ajouteront bientôt de nouveaux projets :)

Une fois n'est pas coutume, l'entrée dans 2015 m'amène à passer au crible 10 tendances-clés dans les technos et les nouveaux médias, alors que la tenue du CES à La Vegas, à partir du 6 janvier, servira de révélateur à bon nombre de ces tendances. Exercice auquel je me suis déjà livrée pour les années 2014, 2013 (dont pour l'univers mobile), 2012... Il est amusant de comparer, d'une année à l'autre, les phénomènes qui se sont confirmés ou carrément vautrés.

D'autres se sont aussi livrés à cet exercice de synthèse: je vous renvoie par exemple aux billets d'Alice Antheaume, Olivier Ezratty, ou encore les 10 prévisions de conso 2015 de l'institut Deloitte.

Chat apps: réseaux sociaux mobiles et messageries éphémères

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Il y a eu en 2014 le succès fulgurant des Snapchat (qui vient de lever 20 millions de dollars, soit près de 500 millions en tout), Viber, Line, Secret, Backshat, et autres WhatsApp (acquis pour plus de 216 milliads de dolalrs début 2014 par Facebook). L'autre jour, un de mes frères me disait utiliser Whatsapp pour échanger textos et photos avec ses clients partout dans le monde. En zappant gentiment les opérateurs télécoms. Citons aussi l'émergent Firechat, qui s'est révélé lors des manifestations de Hong Kong. Leur pouvoir réside en partie dans leurs notifications push, ce qui devrait les rendre bientôt aussi puissants que les réseaux sociaux, prédit Techcrunch.

Mais il y a aussi ces sites de rencontres mobile nouvelle génération, tels Tinder et le Frenchie Happn, qui vient de lever 8 millions de dollars.

Des apps et réseaux sociaux dédiés aux usages mobiles: ici, on "skipe" (on passe d'un écran à l'autre en faisant glisser avec son doigt vers la droite), on scrolle, on like (la photo de quelqu'un), on partage...

Un modèle en soi. Une start-up lituanienne vient ainsi de lancer Plague, un "Tinder for information" diablement addictif, relatait The Next Web. Une appli mobile liée à un nouveau réseau social de partage d'infos, photos, vidéos et messages que l'on écrit ou partage avec les personnes situées à proximité (géolocalisation oblige), aussi utilisatrices de Plague.

Anonymat et déconnexion volontaire

L'ADN de ces applis mobiles nouvelle génération, basées sur les messageries éphémères et/ou anonymes, c'est tout de même un retour aux sources d'Internet: mettre en contact des gens qui ne se connaissent pas, sans contrepartie attendue. Et avec peut-être une volonté de retour à l'anonymat à l'ère du "tout-connecté", où les algorithmes de Facebook, Twitter et autres Linkedin nous suggèrent de manière parfois flippante troublante avec qui copiner. Troublante, l'appli "pour adultes" Fling permet d'envoyer de façon aléatoire une photo à 50 personnes dans le monde (coucou les exhibs ;). Tout comme, racontait Stylist en décembre dernier dans un papier passionnant ("Son nom est personne"), le MIT de Boston expérimente l'appli 20 Day Stranger, qui "permettra à deux étrangers de partager virtuellement leur quotidien en toute confidentialité". En tout anonymat, ils recevront des renseignements sur l'autre tout au longde la journée, de son réveil au coucher.

Phénomène corolaire, qui deviendrait presque un marronnier ici, la vogue de la déconnexion volontaire. Il y avait eu il y a 2 ans cette étude d'Havas Media qui préfigurait ce phénomène. Et ce retour récent des téléphones mobiles vintage. Je l'ai écrit plusieurs fois : un jour, l'anonymat, le secret deviendra un luxe qui sera payant. Courrier International y consacrait un dossier cette semaine : c'est devenu un argument marketing pour hôtels de luxe avec zéro wiki, et autres lieux de "détox connexion", même les gourous de la Silicon Valley mettent leurs enfants dans des écoles sans ordinateurs. CQFD.

La réalité virtuelle devient réelle

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Oui, c'est bien moi ;)

Le casque Oculus Rift avait été une des sensations des CES 2013 et 2014. Depuis, la start-up Oculus VR a été rachetée par Facebook pour près de 2 milliards de dollars (cash et actions). Ainsi, ce vieux fantasme de la réalité virtuelle, rythmé par des tentatives avortées, deviendrait enfin réalité. Oculus n'est d’ailleurs pas le seul projet : Samsung commercialise déjà aux US pour 199 dollars le Samsung Gear VR, son propre casque de réalité virtuelle (conçu avec... Oculus VR), Sony met la dernière main à Morpheus, et Microsoft aurait son propre projet de casque VR, qu'il dévoilerait au prochain salon E3. .

Ce sera peut-être la prochaine ère de l'entertainment. J’avais eu l'occasion de tester, à l'IFA à Berlin en septembre dernier, et à Paris Games Week en novembre dernier, quelques jeux de démos édités, entre autres, par Oculus, Dreamworks et le Cirque du Soleil. Le prochain enjeu sera du côté des contenus, sur lesquels les éditeurs de jeux vidéos préparent déjà leurs armes. On va voir ce qui est dévoilé au CES 2015...

Wereables

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C'est bien la tendance tech qui va marquer 2015 : les objets connectés, ces "wereables" que l'on prend l'habitude de porter à même le corps, en permanence, notamment ceux liés à la santé. Il y a cette mode des bracelets qui comptent le nombre de pas ou qui analysent le sommeil, et de montres, elles aussi trackers d'activité. Le lancement de la première montre connectée d'Apple, attendue ce début d'année, pourrait rendre ce nouveau gadget sexy auprès du grand public, après que des précurseurs comme Pebble, puis Samsung, LG... aient défriché le terrain. Mais quel que soit le fabricant, il faudra encore d'attendre un certain nombre d'applis-vedettes destinées à convaincre le consommateur d'acheter ce genre de gadget. La bataille est déjà en cours: les géants ont déjà lancé leurs plateformes d'apps santé, Apple avec HealthKit et Samsung avec Simband. Cocorico, bon nombre des jeunes étoiles dans le secteur des wereables (Withings, Netatmo, Sen.see...) sont françaises: elles sont du voyage parmi les 66 start-ups embarquées au CES par la French Tech, comme j'en parle ici.

Avec des capteurs toujours plus petits, plus précis et moins chers, bon nombre de nos objets du quotidien devraient devenir connectés. On imagine déjà l'impact sur la médecine de cette santé connectée, avec des médecins assistés par toujours plus de données compilées et analysées en temps réel, ae. les 'wearables' (gadgets portables) prometteurs. Quoi de plus normal, puisqu'en 2014, l'offre de contrôleurs de fitness et autres montres intelligentes s'est fortement étoffée. Sony et Samsung notamment se sont distinguées. En 2015, ce marché prendra encore de l'ampleur. Nous sommes curieux de voir si l'Apple Watch sera un exemple ou un disciple en matière de montres connectées. Mais quel que soit le fabricant, il s'agira encore d'attendre un certain nombre d'applis-vedettes destinées à convaincre le consommateur d'acheter ce genre de gadget. Autrement dit: des appareils électroniques qui font bien plus que compter vos pas et mesurer votre sommeil.

Gartner, qui réfléchit sérieusement à ce que nous réserve l'avenir, s'attend à ce que d'ici 2016 (soit dans une bonne année certes!) quarante pour cent des smartphones seront équipés de capteurs biométriques, comme un scanner de l'iris de l'oeil, un scanner des empreintes digitales, la reconnaissance de la voix, etc.

Se noter, s'évaluer: l'après-quantified-self

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Conséquence directe de ces objets connectés, dont ceux que l'on porte sur soi parfois en permanence pour s'auto-évaluer et partager ses exploits sur les réseaux sociaux: le quantified self est né il y a un peu plus d'un an avec les bracelets Fitbit et autres trackers Withings.

En plein débat sur les notes à l'école, après l’existence d'un éphémère site où les élèves pouvaient noter leur prof, conséquence de la sharing economy, il n'y a plus rien d'anormal de noter les autres en ligne : les autres couchsurfers sur Couchsurfing.com, d'évaluer quelqu'un qui met en "location" son appart sur Airbnb, ou encore son chauffeur Uber après une course. Et même, le verdict de la note s'applique désormais aussi aux sites de rencontres : The Grade évalue ses utilisateurs à partir de leur nombre de Likes, leur taux de réponses, et leurs qualités rédactionnelles. Pour les mauvais élèves, exclusion immédiate. Démocratique, vraiment ?

Après les smileys, les emojis ?

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🌟 💫 👸 🎄 Ce sont les dignes successeurs des smileys, ces premières icônes de la culture web, qui devaient représenter notre état d'esprit en une figurine. Les emojis, c'est un des phénomènes qui s'est imposé sur les réseaux sociaux et dans les SMS depuis 2013. Comme le rappelait ce super papier du New York Magazine (repris par Courrier International), du visage souriant au fameux bisou les yeux fermés, en passant par le verre de vin ou le tram, les emojis commencent à remplacer des mots ou des expressions. Le résumé par l'image, censé apporter une touche d'émotion.

Eux aussi, ils sont liés à l'explosion des smartphones - et donc la transposition des réseaux sociaux sur les mobiles. Ils sont proposés sur les smartphones dans le clavier virtuel, avec pour l'instant seulement 722 symboles, répertoriés sur Emojipedia, ceux qui appartiennent à la base officielle d'Unicode, une norme international de programmation.

En continu et en ligne

Le streaming. Il va continuer à s'imposer comme le mode de diffusion privilégié de l'information au sens large. Notons au passage que YouTube, vidéostreamer précurseur, fêtera son dixième anniversaire en février 2015. Le lancement de Netflix en France en 2014 ne fut pas le point de départ d'une révolution, mais bien la confirmation d'un plus que naissant : à l'avenir, nous regarderons nos images vidéo bien plus sur le web que sur des canaux TV classiques. Après tout, Michelle Phan ou Cyprien sont devenus célèbres à partir de ce qu'ils ont déposé sur YouTube. Ericsson affirme dans son étude qu'en 2015, nous allons pour la première fois recourir davantage au streaming qu'à la bonne vieille télévision programmée. D'ailleurs, l'IDATE, citée par Eric Scherer, en général prudente, prévoit 50% de part de marché en 2018 et 1,5 millions d'abonnés en France

Il faut nuancer: le décollage de Netflix en France est très moyen (surtout une fois passé le premier mois d'abonnement gratuit), et il dispose aux Etats-Unis de davantage d'abonnés (et d'un chiffre d'affaires supérieur avec ceux-ci) que la chaîne payante old school HBO. En France, Canal+ (CanalPlay) et plus encore Orange (OCS) disposent d'offre de vidéo à la demande plus que compétitives. LA bataille va maintenant se jouer sur les catalogues, entre film et séries, parfois coproduites maison. Et d'autres acteurs devraient arriver: Amazon est déjà en lice pour les Writers Guild of America Awards 2015 avec sa série Transparent.

Retour au "slow media"

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C'est ce long édito de Next Inpact qui m'a incitée à ajouter un item sur ce sujet : ok, Twitter, les live développés par les media en ligne (même Les Echos a lancé en 2014 un site intitulé Les Echos Live), le journalisme web ont imposé cette culture de l'immédiateté.

Mais on parle de plus en plus de slow journalism, que j'évoquais ici, consacré par les mooks, des initiatives comme Le Quatre Heures, De Correspondent... Et l'arrivée en 2015 de nouveaux projets journalistiques comme le prometteur L'Imprévu, monté par des anciens d'Owni. Autres projets de nouveaux media allant dans le même sens, qu'évoque Next Inpact, Ulyces, un "éditeur d'histoires vraies" à mi-chemin entre le journalisme et l'édition, qui propose des articles à l'unité (2,49 euros) ou par abonnement (5,49 euros par mois, 54,90 euros par an), et Ijsberg, en accès libre, qui propose - jolie innovation - des actualités découpées selon leur temps de lecture (promptement, calmement et longuement).

dimanche 7 juillet 2013

Le slow journalism, prendre le temps de ralentir

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Il y a l'édito de Michel Denisot pour le premier numéro de Vanity Fair en VF. Où il proclame que "là où le temps s'accélère, Vanity Fair vous propose le temps de ralentir et d'aborder différemment la vision du monde qui nous entoure". (Certes, il faut avoir le temps: ledit édito se trouve page 43, après une floppée de pubs ;). C'est sûr, "il faut du temps et de la distance et c'est aujourd'hui un luxe dans la presse", Vanity Fair, un des lancements de mags les plus attendus cette année, serait-il la dernière incarnation en date du slow journalism ? Denisot nous promet dès l'édito des "histoires captivantes au long cours": et de fait, mis à part les nombreuses rubriques qui rappellent celles de GQ et autres mags branchés ("les minutes de l'info futile", les festivals estivaux...), on arrive ensuite à des sujets parfois d'une dizaine de pages (disons 5/6 une fois que l'on ôte les pages de photos): entretien avec le majordome de Liliane Bettancourt, atelier d'un faussaire allemand, interview-fleuve de Scarlett Johansson, magnifique retour sur les Bains-Douches par Eric Dahan (quand on le lit, on y est)... Le ton y est souvent détaché, chic, parfois désinvolte, un peu snob, avec l'écriture divine de certaines plumes.

C'est en tous cas un des rares exemples de magazines où il y a encore des papiers longs, même si l'on n'atteint guère la longueur (et la subtilité dans l'écriture) dont le New Yorker et The Economist sont coutumiers. Et si prendre le temps d'enquêter, devenait un luxe qui permettrait à la presse écrite de se distinguer, face à l'écume d'infos balancées presque en temps réel sur les médias en ligne, à l’information en temps réel, les articles courts et aux notifications push sur mobile ? C'est le slow journalism, concept autour duquel se greffent plusieurs nouveaux projets de médias.

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Même un des meilleurs quotidiens actuels, le New York Times, s'est y essayé : le 20 décembre dernier, il publiait Snow Fall, un article titanesque, publié en 6 chapitres, et portant sur un sujet plutôt décalé : l’histoire d’un groupe de skieurs qui, l’hiver précédent, avaient été pris dans une gigantesque avalanche à Tunnel Creek, dans l’état de Washington. Au menu: des dizaines de milliers de signes, mais aussi des vidéos, sons, animations et infographies, grandes photos... Et au passage, le résultat de 6 mois de reportage, une équipe de 17 personnes mobilisée… Et plus de 3 millions de visiteurs-lecteurs de ce récit multimédia.

Cette idée de prendre le temps pour raconter, on l'a vue ressurgir dans la floppée de mooks (ou magbooks) lancés ces derniers mois, dans la lignée de la revue XXI : des revues bimensuelles ou trimestrielles, où le papier glacé et la maquette soignée s'y prêtaient d'autant plus. Mais on la retrouve dans plusieurs des projets journalistiques les plus intéressants du moment.

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Il y a notamment le nouveau mensuel Au fait, qui se revendique "média lent". Lancé le 25 avril dernier par Xavier Delacroix, journaliste passé parla BBC dans les années 80, et les RP, qui compte dans son comité éditorial des pointures telles que Bernard Poulet (ex-L’Expansion) et Patrick Blain (ancien du Parisien). Après avoir levé près de 400 000 euros, il a donc lancé son titre, décliné sur papier, tous les mois, et sur tablette. Un magazine sans pub (qui, à ce titre encore, se rapproche des mooks), vendu 7,90 euros le numéro (tout de même...); qui vise l'équilibre à 15 000 exemplaires.

Place ici, donc, au long : pour les articles, interviews, dossier au-delà des écumes de l'actualité. Avec pour particularité que Au fait n'en vient "aux faits", en profondeur ,que sur deux sujets par numéro - d'où sa couv' subdivisée en deux. Au menu ici, 47 pages sur le "système" HEC, "fournisseur officiel d'élites", et des articles qui n'hésitent pas à pointer ses faiblesses: le très faible nombre d’étudiants boursiers, la consanginuité des admis, le manque d'anticipation de l'école quand à la crise... Dans une seconde partie, longue interview de Zungmunt Bauman, sociologue non conformiste, qui donne sa vision de la société, de la religion ("l'expression des limites de l'être humain") à Facebook (où "les citoyens livrent volontairement toute leur intimité (...) Il a déjà collecté plus de secrets que n'avaient pu le faire tous les services d'espionnage et toutes les polices politiques de toute leur histoire"). Illustrations a minima, quelques rares photos: le concept est exigeant. Reste à voir si le lecteur accrochera...

Le Quatre Heures, slow info + grand reportage en ligne

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Mais il y a aussi la revue Le Quatre heures, projet de fin d'études d'étudiants au CFJ de Paris. L'idée : Chaque mercredi, à 16 heures pile, il propose sur son site un reportage multimédia, qui, dans la lignée des webdocus, mêle texte, photo, vidéo et son, en plein écran. Sur la page d'accueil du site, les étudiants revendiquent d'ailleurs de vouloir "faire du Quatre Heures le premier média français de slow info qui réconcilie web et grand reportage". Ils annoncent que le site, en version beta, durera six semaines, avant une version définitive prévue pour 2014.

Il y a également ce superbe projet de media néerlandais, De correspondent, comme j'en parlais dans cette enquête, financé par une jolie opé de crowdfunding: lancé par le journaliste allemand Rob Wijnberg et le designer Harald Dunnink, fondateur de l'agence digitale Momkai, ce média totalement digital, décliné sur Internet, mobile et tablette sera proposé par abonnement, pour 60 euros par an, il n'inclut à priori pas de publicité dans son modèle. De fait, les 17 000 crowdfunders ont préfinancé cette publication en prenant chacun un abonnement.

Des projets de slow journalism qui sonnent comme des répliques à l'ère de l'immédiateté, de la "fast information" en quelque sorte, où une actu chasse l'autre, phénomène dopé par Twitter. A l'heure où bon nombres de médias rivalisent ainsi d'"exclus", et il n'est pas rare qu'une info partagée sur Twitter se voie rapidement tancée d'un #old.