Miscellanees.net - blog prolixe pub, marketing & conso, high tech, innovations

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - dermonutrition

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 13 mars 2008

Yaourt + shampoing = ...?

Essensis

L'association peut sembler absurde, c'est pourtant la dernière trouvaille marketingue de deux marques qui s'essaient au phénomène - éprouvé et très en vogue - du co-branding, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois, comme ici.

Pour mémoire, il s'agit d'un mariage aussi opportuniste qu'éphémère entre deux marques qui n'ont à priori pas grand-chose à voir ensemble, mais essaient de recouper leurs univers respectifs.

Là, il s'agit donc d'une chaîne de salons de coiffure, Jean-Claude Biguine, qui a décidé de s'associer au groupe Danone. Objectif, tenter pour chacune des deux de s'imposer sur des secteurs où elles peinent, justement.

Nous avons donc 1/ Jean-Claude Biguine, qui relance une gamme de soins bio pour le visage, et tente ainsi d'effacer son image de salons et de shampoings un peu sheap que l'on trouve en hypermarchés 2/ Danone, qui a bien du mal à s'imposer avec son yaourt Essensis . Vous savez, ce yaourt à l'emballage rose vif, censé "nourrir la peau de l'intérieur"... Et dont, en un an, les ventes n'ont pas décollé d'après mes infos, ne renouvelant ainsi pas les précédents de Lactalis et Actimel. Le yaourt best-seller, ça ne marche pas à tous les coups. Too bad, Danone espérait ainsi s'imposer sur le créneau de la dermonutrition, dont je parlais dans ce billet (avec Vichy) et dans celui-ci (avec Danone, et Clarins et son boîteux "Expertise 3") .

Or, là, les clientes du coiffeur Jean-Claude Biguine ont eu droit à 7 300 pots de yaourts Essensis à déguster en décembre. Bon, why not. Petit souci, il aurait fallu que le salon dispose d'un frigo, chaîne du froid oblige. On imagine de coup la galère des coiffeurs pour "inciter", le plus vite possible, un maximum de clientes à manger leur petit yaourt ! En plus, elles ont eu droit à la lecture d'une brochure commune (tirée à 150 000 exemplaires, quand même) et la vision de spots Essensis sur les téléviseurs du coiffeur.

Bref, c'était une petite tentative pour relancer les ventes - ou du moins la notoriété - du yaourt à emballage rose fuschia. Tout en ciblant davantage le public visé : la femme qui prend soin d'elle, évidemment... en allant chez le coiffeur, au hasard ;). Plus précisément, la citadine de 25-50 ans.

Jean-Claude Biguine, de son côté, en a profité pour relancer sa gamme de soins "bio" pour le visage, qui souffre d'un cruel manque de notoriété, bien qu'elle soit proposée en institut depuis un an.

Ce type de partenariat n'est pas une première pour Biguine. Il s'était déjà associé à Coca-Cola Light Lemon, et aussi avec la boisson Bailey's.

mardi 15 mai 2007

gender marketing / dermonutrition

J'en parlais il y a quelques temps dans ce billet, les marques semblent se remettre à la segmentation marketing hommes / femmes, avec des campagnes pour femmes parfois féminisées à outrance (rose vif, accessoires bling-bling...). Alors que Pepsi sort son Pepsi light "100% féminin", j'y consacre une chronique dans "Les Echos" d'aujourd'hui, "La publicité "sexuée" se rhabille en rose" (en libre accès ).

Ce qui me permet d'aborder aussi la vogue un peu flippante montante de la dermonutrition, que ce soient les rumeurs sur le projet de "boisson de beauté" élaborée par Coke et L'Oréal, ou encore l'eau "anti-âge" que lance en ce moment Vichy célestins. Une eau élaborée "avec un laboratoire scientifique" (anonyme ;-) aux vertus anti-oxydantes supposées, grâce aux polyphénols de raisin et de pomme... mais qui n'est validée par aucune clinique... A vous de vous faire votre opinion.

Sur le même sujet, on notera le lancement par Tropicana de son alicament, Vitaduo - info obtenue via le blog de Grégory Pouy.

pub Vichy Célestins

La campagne de pub en presse féminine pour Vichy Célestins

Image Vichy Célestins

Pepsi light

Pepsi light "100% féminin"

Crédit photo Capucine Cousin