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mardi 20 mai 2008

L'Etat veut mettre la pub alimentaire à la diète (Echos)

Amenés à choisir entre l'autodiscipline ou la législation dans les pubs alimentaires pour enfants, les pouvoirs publics pourraient durcir leur position.

Les publicités pour les biscuits, barres chocolatées, chips, sodas et autres confiseries, entre deux dessins animés, pourraient bientôt disparaître des écrans télé. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé, le 4 février, vouloir encadrer davantage les écrans publicitaires destinés aux enfants, ainsi que le retrait des sucreries en caisse, pour lutter contre l'obésité infantile.

Le débat est complexe, soulevant des questions de santé publique, mais aussi sur l'économie des médias. Du coup l'enquête s'est avérée extrêmement délicate... Une chose est sûre, les ministères de la culture et de la Santé devront tenter d'être sur le même longueur d'ondes.... Enquête dans les Echos d'aujourd'hui, à lire ici..

dimanche 24 février 2008

Nesquik "apporte du magnésium, du calcium et de la vitamine D"

Vous avez peut-être vu la dernière pub pour Nesquik, une des pépites du groupe Nestlé dans le créneau des céréales pour enfants. On y voit donc "une maman, avec en voix off, un discours sur les besoins nutritionnels de son enfant : il a besoin de vitamine B9, de calcium, de vitamine E, D… alors la maman lui prépare une mixture à base de poisson, épinards, beurre et huile pour son petit déjeuner. Et là, hop, on nous explique que ce n’est pas la peine de lui donner tous ces aliments peu ragoûtants (qu’il faut bien évidemment mixer ensemble et consommer au petit déjeuner) car Nesquik est là pour les sauver !", comme le pointe la nutritionniste Béatrice de Reynal sur son très bon blog MiamMiam, dont j'ai déjà parlé ici. Dans ce billet, en détaillant la composition réelle de Nesquik, elle démontre en quoi cette pub "devrait être interdite". Bref, en quoi cette pub est parfaitement mensongère.

Ce qui est amusant est que le groupe Nestlé est un des géants de l'agro-alimentaire qui a signé l'UE Pledge, cet accord d'autorégulation destiné à éviter toute législation européenne sur la pub pour enfants, comme j'en parlais dans ce billet . Récemment, le responsable marketing d'une grande marque de confiseries me racontait que son groupe, en France, avait décidé depuis quelques années de ne plus élaborer de messages publicitaires directement à destination des enfants... mais à leurs mères, comme l'ont aussi décidé d'autres marques, dont du groupe Nestlé. Discours parfaitement démago dont on voit là le résultat...

mardi 8 janvier 2008

Pub pour enfants : les industriels vont encore plus loin dans l'autorégulation avec l'EU Pledge (Les Echos)

Encadrement par voie législative ou autorégulation ? Depuis quelques années, le débat s'amplifie sur la manière dont il faut encadrer la publicité, et la manière de communiquer des industriels. Dont sur la publicité pour enfants : plusieurs pays - la Suède, le Guébec, et depuis ce 1er janvier le Royaume-Uni - ont choisi d'interdire purement et simplement la diffusion de publicités pendant les plages horaires de programmes pour enfants, pour des aliments et boissons gras et sucrés, perçus comme directement responsables du problème - de plus en plus préoccupant - du surpoids et de l'obésité chez les enfants.

Au grand dam des annonceurs, qui préfèrent de loin opter pour diverses chartes d'autorégulation. Concrètement, ils vont décider eux-mêmes quelles publicités sont potentiellement nocives pour les enfants ;). Ils ont remporté une petite victoire ces derniers jours, au nez et à la barbe des assocaitions de consommateurs, avec l'EU Pledge (site officiel ), sorte de méga-charte européenne par laquelle 11 géants de l'agroalimentaire ont décidé de fixer eux-mêmes les règles du jeu. Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? A suivre...

J'y ai consacré cette enquête dans la rubrique pub des Echos, cet encadré détaille les principales mesures de l'EU Pledge.