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Tag - Laurence Thurion

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lundi 8 septembre 2008

Trop peu de nanas dans la blogosphère ?...

féminisme

Bon ben voilà, dans cet article sur Rue89, Olympe aborde justement un sujet dont je voulais vous parler depuis longtemps : le manque criant de nanas dans la blogosphère "qui compte", autrement celle des blogs d'influence et:ou réalisant une forte audience.

A ce titre, le classement Wikio est édifiant : parmi les kyrielle de blogs "qui comptent", consacrés presque tous au high tech, au marketing/conso, à la gastronomie, à l'environnement, aux sciences... ceux tenus par des nanas se comptent sur les doigts d'une main. Et - je vous le donne en mille - les premiers d'entre eux sont consacrés... à la gastronomie, comme Mes tables de fêtes ou Les gourmandises d'Isa (soupir...).

Après, les blogs qui comptent et consacrés à des sujets plus tendance et plus crédibles sont peu nombreux. En répertoriant pêle-même et très vite (excuses à toutes celles que j'oublie... liste non exhaustive) les blogs de copines, de consoeurs, ceux repérés... je vous citerais ceux de Laurence Thurion, de Karine Papillaud, bien sûr Durosedanslegris, lancé par Isabelle Germain, Mémoire Vive de Natacha Quester-Séméon, Fanny et sa vie de geekette à Hong Kong, MissBlaBlaBla... D'autres, que j'aime pour leur ton, leur manière de raconter "les choses de la vie", et les innombrables blogs de nanas qui racontent leur vie, leurs plans Q, avec parfois un féminisme rafraîchissant...

A côté de cela, on compte (beaucoup trop) de "blogs de filles", ceux consacrés aux fringues, au make-up etc, qui donnent le prétexte à des chroniques parfois bien acides chez des blogueurs en vue (comme Mry ;)... Soit dit en passant, au vu de ces blogs qui explosent leurs chiffres d'audience en mettant régulièrement en ligne des portfolios de pin-ups virtuelles, je me dis qu'un jour, j'ouvrirais bien un blog plus personnel et plus léger... avec quelques beaux beaux gosses dénudés (après tout, y a pas de raison hein ;).

Voilà, c'était le coup de sang féministe du jour (je suis un petit peu désabusée en ce moment, c'est vrai), dans la lignée de celui de l'année dernière.

Màj du 14 septembre : il m'a semblé nécessaire d'ajouter qques compléments à ce billet, suite aux infos éclairées apportées par plusieurs : à ajouter donc, le blog féministe assez marrant d'Emelire, Le féminin l'emporte, le blog Toutpourelles sur les femmes et l'emploi (merci Marie), ainsi que les blogs marketing de Vanina Delobelle ou Du marketing plein les doigts de Diane (merci Greg) Et précisons l'existence du réseau GirlPower3.com, créé par Natacha QS.

samedi 12 avril 2008

Campagnes marketing de buzz, blogueurs d'influence (versus ?) journalistes...

J'ai toujours pensé que la question journalistes versus blogueurs était un faux problème, mais il m'a semblé intéressant d'aborder ici le sujet, alors que le début de la professionnalisation des blogueurs soulève beaucoup de questions. Pour aller vite, les blogueurs, grâce à la notoriété de leur blog, voire à leur "expertise" dans un certain domaine, sont de plus en plus sollicités par les marques, avec les débordements, et la complaisance que cela implique parfois....

Autre point intéressant, ils ont de plus en plus un accès privilégié à l'information : on l'a vu lors de la campagne électorale des élections présidentielles l'année dernière, nombre de blogueurs politiques accédaient aux conférences de presse.

Voire, les marques leur proposent de plus en plus des tests en avant-première de leurs derniers produits... avec pour condition implicite un retour sous forme de billets sur leurs blogs - de préférence élogieux. Du coup, il est assez amusant de constater que les marques ayant un billet défavorable sur un blog connu seront d'autant plus intransigeantes qu'elles ne le seraient avec un journaliste. Comme ici : la société Appartement 217 aurait demandé un droit de réponse à un journaliste, mais là, elle a carrément demandé à la blogueuse Laurence Thurion de retirer son billet (sic).

En fait, le blogging en France doit encore mûrir, alors que pour l'instant, les blogueurs, parfois abreuvés de produits (surtout en high tech et en cosmétiques) gèrent leur propre déontologie... Malgré quelques amorces intéressantes, comme l'agence Heaven, qui a publié en février une (très légère) Charte de bonne conduite à l'intention des blogueurs. Initiative notable aux Etats-Unis, les lecteurs appréciant le professionnalisme et l'honnêteté d'un blog peuvent y faire un don en ligne : des sortes de chartes sont apparues, comme celle-ci.

Donate Photo by Mindful One

J'ai été confrontée il y a un mois à la question de l'accès à l'information qu'ont les blogueurs versus les journalistes à propos de Bonne Maman, comme j'en parlais dans ce billet. Dans les faits, des blogueurs (pas forcément spécialistes du secteur – ici alimentation & grande distribution) ont eu accès à des informations non-communiquées à la presse spécialisée. Vaste débat... Sur lequel j'aurai l'occasion de revenir ;)

Dans l'immédiat, j'ai donné un coup de main à un pote journaliste pour décortiquer quelques exemples de campagnes de buzz marketing, pour montrer comment elles ont fonctionné (bien ou mal), et comment un journaliste se fait ou non le ""relais" de ces campagnes, et quels sont les ressorts qui le décident. Outre le cas de Bonne Maman, il m'a semblé intéressant de vous faire partager ici deux exemples de campagnes récentes : un bad buzz absolu (lancement du Samsung Solid), et une campagne habile (lancement de la machine à expresso Dolce Gusto de Nestlé). A lire dans les deux billets ci-dessous...

vendredi 11 avril 2008

sponsoring : les marques (et les consommateurs) doivent-ils boycotter les JO de Pekin ?

JO Pekin

Longue conversation sur le sujet avec Steven hier soir, qui bosse justement, en ce moment, avec le constructeur sud-coréen Samsung, qui est précisément un des principaux sponsors des Jeux Olympiques de Pékin et de la flamme olympique. Depuis plusieurs semaines, la question, en tous cas, fait débat au sein des sponsors des JO de cette année, alors que s'amplifient les appels au boycott et les considérations sur les droits de l'homme en Chine et au Tibet. Les marques sponsorisant les JO, qui démarrent dans 4 mois, devraient-elles prendre leurs distances, voire se retirer en tant que sponsors ? Autre débat qui commence à poindre : les consommateurs eux-mêmes devraient-ils boycotter ces marques en cessant d'acheter leurs produits ? Evidemment, en tant que citoyenne-consommatrice, je suis pour le respect des droits et des libertés individuelles, et pour la liberté d'expression. Pour moi, le régime chinois n'est pas démocratique. Je milite pour l'indépendance du Tibet. Dois-je répercuter cela en arrêtant d'acheter des produits chinois, et des produits de Samsung, Lenovo et Atos Origin ?

En termes strictement marketing, il est vrai que cela pose des questions assez inédites pour les sponsors : "Le gouvernement chinois est le gardien de 1,3 milliard de consommateurs potentiels, donc ces entreprises pèsent leurs mots", déclarait récemment Damien Ryan, consultant média à Hong Kong chez Ryan Financial Communications, dans ce papier de La Tribune. Mais, fait inédit, alors que la Chine a donné, ces dernières semaines, un inquiétant coup de vis à la liberté d'expression, les entreprises sponsors se sont soudain retrouvées en position de devoir s'expliquer... Beaucoup de consommateurs faisant l'amalgame entreprise sponsors = entreprise qui soutiennent le régime chinois.

Le tout est un peu... absurde, mêlé de politiquement correct. Il faut rappeler que les entreprises ayant décidé de sponsoriser ces derniers JO, soit, sponsorisent chaque JO depuis des années, comme McDonald's, sponsor du CIO depuis 1976 ; soit, ont signé leur contrat de sponsoring bien avant la décision du CIO de retenir la candidature de la Chine, tel Samsung, qui est partenaire de JO depuis dix ans, soit bien avant le choix de Pékin par le CIO, comme le rappelle Laurence Thurion, bien placée pour parler du sujet, dans son très intéressant billet.

Boycott. Le mot est brandi telle une torche olympique, plus encore depuis quelques jours, alors que le parcours de la flamme olympique à Paris ce 7 avril s'est transformé en sinistre farce, où les forces de police françaises (les CRS) ont été à l'origine de nombreux débordements, dont à l'encontre des journalistes, comme le montre cette vidéo diffusée au JT de France 2 et sur Dailymotion. Bref, les autorités françaises ne se sont pas illustrées, retirant les drapeaux et fanions pro-tibétains des mains des manifestants (mais pas les fanions chinois). Du coup, l'appel au boycott des douze sponsors privilégiés (de A comme Atos Origin à V comme Visa), paru dans Libération du 24 mars, est peut-être un peu facile... sur un sujet sur lequel il est difficile de prendre position.