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dimanche 7 mars 2010

La pub passe aussi à la 3D

On le sait, Avatar connaît un succès bien au-delà des espoirs de ses initiateurs, et par-là même, consacre - et légitime - la trois dimensions (3D) comme nouveau format au cinéma. Du coup, les annonceurs s'en lèchent les babine, alors qu'il y a encore un an, beaucoup diminuaient leurs investissements publicitaires - support trop cher, en période de crise, estimaient-ils alors...

Blockbusters en 3D

Là, dans la lignée d'Avatar, bon nombre d'entre eux sont bien décidés à investir la publicité en 3D, un nouveau format publicitaire à part entière. Et pour cause : plusieurs blockbusters en 3D sont attendus pour cette année, que ce soient Alice au pays des merveilles revu à la sauce trash de Tim Burton, Shrek 3, Resident Evil, Harry Potter 7... Les petits frenchies ne sont pas en reste : le premier long métrage en relief made in France, dont la sortie est prévue pour 2011, est un film d’animation adapté du thriller de Bernard Lenteric, La nuit des enfants rois, produit par Fidélité et Onyx Films. Le film a été remarqué par les Américains de la Warner, qui devrait offrir au film une carrière internationale.

D'ailleurs, plusieurs start-ups françaises se positionnent sur ce nouveau créneau, telle 3DLized, maison de production de films en 3D : elle s'était fait remarquer avec Fitou, un petit bonhomme bleu qui tire la langue tout en guidant les spectateurs pour qu'ils s'approprient leurs lunettes en 3D - et est déjà connu des millions de Français qui ont vu le film de James Cameron (14 millions d'entrées à ce jour). Le même personnage - guide en 3D accompagnera les spectateurs pour les autres films (ou dessins animés) que je cite plus haut. Joli coup de pub pour la jeune pousse française...

Les marques dans l'urgence

Les marques avaient loupé le coche Avatar (où les publicités en 3D était très rares - je n'en n'avais pas vu pour ma part, contrairement à Greg qui soupçonnait déjà l'avenir prometteur de ce format publicitaire. Une des rares qui avait anticipé était Haribo, qui avait proposé, avec KR Media, le premier spot publicitaire en 3D sur les écrans français, dès l'été 2009. On y voit des nounours et autres fraises Tagada flotter et tourner autour des spectateurs. Publicité troublante, tellement réaliste : on est presque tenté d'essayer de saisir les bonbons avec les mains. D'ailleurs, la marque de confiserie a limité la pub à quelques secondes... pour ne pas provoquer de nausées. En tous cas, la marque a réussi à fédérer une nouvelle communauté de fans : le groupe Facebook (apparemment né de l'initiative de spectateurs) dédié à cette pub compte 29 400 fans.

La pub Haribo en 3D - A voir avec les lunettes appropriées...

Les autres marques, que ce soient dans les jeux vidéos, les jouets, la confiserie, ou le luxe, se préparent en quatrième vitesse. Dans l'urgence. Et nul doute que les annonceurs habitués aux écrans de cinémas vont devoir eux aussi s'adapter à cette nouvelle donne 3D, pour "en être" eux aussi, alors qu'à Hollywood, quelques dizaines de productions en 3D sont programmées pour cette année. Et que quelques régies publicitaires cinéma commencent à monter des offres tarifaires sur mesure, incluant des pubs en 3D.

Quand même bien même, certes, la 3D reste loin derrière la diffusion 2D dans les salles de cinéma. Parce que cela reste adapté à un nombre restreint de films (dessins animés, films de science-fiction, à grand spectacle...), et parce que cela coûte cher aux distributeurs. Il n'empêche, le réseau de cinémas UGC, un des derniers refuzniks à la 3D (aucune de ses salles n'a diffusé Avatar en 3D) a plié à son tour, et a annoncé il y a quelques jours que les 600 salles du réseau passeront au tout numérique, d'ici 3 ans, grâce au partenariat signé avec Ymagis. Coût : de 30 à 40 millions d'euros. Déjà une quinzaine de salles sont censées être équipées d'ici le 24 mars.

Vers la pub 3D... à la télé

Un enjeu se profile, à moyen terme, derrière ce nouvel engouement : la pub 3D... à la télé. Même si, là, on est sur une logique de moyen terme : les marques de constructeurs sont dans une logique de "pré-lancement", mais il n'est pas sûr que les écrans télé en 3D vont devenir un produit grand public, encore moins à court terme - autrement dit, qu'une majorité de consommateurs vont choisir la technologie 3D pour leur prochain écran - sachant que le renouvellement de matériel tech "lourd" est en moyenne tous les 5 ans.

La semaine dernière, Panasonic a annoncé la commercialisation en mai de son premier téléviseur écran plat 3D, le TX-P50VT20, doté d'une diagonale de 50 pouces. Le prix : autour de 2 500 €, avec chaque paire de lunettes pour une centaine d'euros. "Les chaînes de télévision travaillent d'arrache-pied sur différents projets 3D. (...) En France, Orange, France TV et Canal + sont très avancées sur la question", confiait récemment Laurent Roussel (Panasonic France) dans 20 Minutes... Samsung lui a emboîté le pas, avec le LCD LED 9000. Et il y a fort à parier que les régies pub s'y préparent aussi.

dimanche 24 janvier 2010

Une nouvelle forme d'auto-promo entre deux pubs chez M6 et Paris Première ?

logom6.jpg

C'est peut-être une sorte de nouveau format publicitaire que testent en ce moment M6 et Paris Première (cette dernière appartenant, pour mémoire, au groupe M6). De manière générale, je regarde assez peu la télé. J'ai remarqué un truc assez surprenant, ces derniers jours, au gré de mes zappings. Sur M6 et Paris Première, à chaque tunnel publicitaire (qui dure quelques minutes maximum), une page M6 ou Paris Première est glissée, de temps en temps, entre deux spots.

Concrètement, en télé, une séquence de pubs s'ouvre et se clôture avec une page de quelques secondes aux couleurs de la chaîne, laquelle page précise justement que l'on entre (ou sort) d'une séquence pubs. Normal. Entretemps, les spots de plusieurs annonceurs sont diffusés, et bien sûr, la chaîne qui les diffuse n'assure pas son auto-promo sur ce laps de temps.

Depuis quelques jours, cela fait plusieurs fois, en regardant des pubs sur M6 ou Paris Première, je vois régulièrement, glissée entre deux pubs, un écran très fugace (diffusé sur 1/2 seconde, une seconde maximum), avec juste le logo de la chaîne-diffuseur. Vous avez remarqué cela aussi ? Ou est-ce que vous l'avez vu sur d'autres chaînes ?

Clairement, pour moi, c'est une forme de publicité très fugace, et néanmoins subtilement intrusive : car inconsciemment, on mémorise cette image diffusée très rapidement... Et par l'effet de répétition, notre cerveau l'enregistre d'autant mieux ! Diablement efficace. Un fait quasi-scientifique, très bien connu des spécialistes du neuromarketing.

dimanche 17 janvier 2010

Pub made in England pour un site de comparaison

Juste for fun, allez jeter un oeil sur cette pub amusante pour un site comparatif anglais, Comparethemarket.com, aux dialogues à l'humour so british et aux personnages... très réalistes :) Une pub devenue culte en Grande-Bretagne, d'ailleurs.

Cette vidéo publicitaire vante les mérites d'un broker anglais, mais la clé de son succès est là : ses concepteurs y ont glissé un un jeu de mot autour du mot Meerkat - qui est le mot anglais pour Suricate, une espèce de petite mangouste. Le personnage de la publicité est précisément un joli petit meerkat, emmitouflé dans une sortie de lit en soie, un verre de Brandy a la main. Ce à l'accent prononcé et est devenu une référence de langage avec son "simples !".. Au point qu'il est devenu la mascotte du vrai site comparatif Comparethemeerkat.com.

vendredi 15 janvier 2010

Qui gèrera la campagne de pub pour Hadopi ?

L'anecdote, que m'a racontée hier un ami qui bosse dans la pub, est assez savoureuse : le budget communication autour d'Hadopi (ladite Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) est probablement un des plus beaux budgets publicitaires de l'année... Et pourtant, personne n'en veut ! L'appel d'offre a pourtant fait le tour de la place, les plus grosses agences de pub l'ont consulté.

Seulement voilà : c'est devenu la patate chaude, la petite bombe que toutes les agences se refilent : "elles sont bien compris que, si elles acceptent ce budget, toutes les sociétés Internet ou travaillant dans les nouvelles technologies ne voudront plus leur confier leurs propres budgets ! Elles seront (presque) connotées 'anti-Internet' !", me faisait remarquer mon interlocuteur.

Il faut dire que c'est plutôt mal parti pour Hadopi. Le texte, clairement, a été un des plus contestés en 2009, étant présenté comme potentiellement liberticide (voir cet appel au boycott d'Hadopi, lancé par Numérama dès... juin 2008).

Ensuite, le gouvernement a multiplié les (très grosses) bourdes autour de ce brûlot. La semaine dernière, on découvrait avec surprise que le terme Hadopi était déjà "réservé", un particulier l'ayant déposé en tant que marque auprès de l'INPI... il y a 6 mois déjà. L'acronyme a été déposé le 19 mai dernier par un certain Renaud Veeckman, habitant Avignon (Vaucluse). Voilà qui est plutôt embêtant.

hadopi.JPG

Autre accroc, presque en même temps, on découvrait que le logo dûment créé par les pouvoirs publics, et annoncé en conférence de presse, utilisait une police de caractères... copiée sur une police créée exclusivement pour France Télécom. L'agence de communication Plan Créatif, auteure de ce logo, l'a d'ailleurs reconnu dans un communiqué : le visuel en circulation n'était "pas le bon". Lequel visuel ornait le dossier de presse officiel distribué par le ministère de la Culture vendredi dernier. Plan Créatif est en train de réparer son erreur, mais l'effet est déjà là, dont auprès du grand public...

fxlogohadopi Source : 01net

Il restera donc à voir quelle agence de com' se dévouera pour prendre en main le plan médias d'Hadopi, qui, en l'état actuel des choses, relève plutôt de la communication de crise...

dimanche 6 décembre 2009

Le ménage à trois chez Dolce & Gabbana, l'érotisme soft dans la pub...

Jouer la provoc', choquer, rien de tel pour se positionner comme une marque délicieusement décadente.. et donc branchée. Vous vous souvenez sans doute de cette vogue du porno-chic dans la pub au début des années 2000, devenue out, crise oblige.

Là, Dolce & Gabbana explore un autre versant, en mettant en scène un ménage à trois improvisé, le tout pour lancer... une montre, tout simplement. D'ordinaire, ce genre de campagne provoc' est destinée à asseoir une ligne de vêtements ou un parfum d'une telle marque. Ici, que nenni : toute la difficulté consistait à vendre un nouveau produit, qui plus est assez ennuyeux à promouvoir en télé : une simple montre. D'autant que D&G lance cette nouvelle gamme à peine un mois avant les fêtes de Noël. Ça fait court.

Résultat, dans cette pub, l'agence a pris le parti de ne pas montrer beaucoup la montre. On aperçoit brièvement les modèles homme et femme au poignet des protagonistes. A la limite, la montre en tant que telle, on s'en fout : il faut vendre au client potentiel une image de la marque, sexy et décadente, le tout se déroulant bien sûr entre gens (apparemment) bien nés dans un appartement bourgeois.

En fait, la marque italienne n'est pas la seule à s'essayer à cette forme d'érotisme soft. Longchamp s'essaie dans la dernière campagne au lesbian chic en faisant poser Kate Moss tout à côté d'une autre top.

dimanche 7 juin 2009

OVH met ses employés à poil dans un lipdub

Non, je ne suis pas (trop) obsédée :) Mais j'ai l'impression que la nudité dans les spots tv, pubs et clips musicaux s'affirme comme une tendance de fond. Je ne reviendrai pas le buzz autour des 3 jeunes chanteuses tendance anorexiques qui, dans un clip de 4 minutes, se relayaient pour chanter en marchant nues (couvertes de rectangles noirs, tout comme les passants, ainsi anonymisés) Rue Montorgueil. C'est sûr, ce clip de lancement du single d'un ancien animateur de M6 Pierre Mathieu, et le DJ Greg Kozo, a eu beaucoup d'audience - mais je doute que c'eût été pour la musique en elle-même.

Est-ce une nouvelle tendance de pub à part entière ? Est-ce l'avenir de l'Internet ? Recourir à la radicalité (la nudité) pour susciter un maximum de buzz marketing ?

Romain Mesnil, vice champion du monde 2007 de saut à la perche, courait nu dans Paris, perche de saut à la main, fin mars 2009, pour trouver des sponsors, comme j'en parlais dans ce billet. Or voilà que son nouveau sponsor, OVH (qui propose des solutions d'hébergement Internet), a récupéré le concept en dévêtant carrément ses employés dans une sorte de lipdub (assez rock-n'roll). Pour vous donner une idée, voici la vidéo teaser, ci-dessous...

mardi 24 mars 2009

Airwaves surfe sur la vogue du catch et de la ''lucha libre''

lucha libre

Une campagne vintage, un peu violente, brute de décoffrage. Pour communiquer sur un créneau très casse-gueule - le chewwing-gum, monopolisé par Hollywood Chewing-gum - l'agence DDB a frappé fort, pour mettre en avant le nouveau chewing-gum chloro-menthol d'Airwaves.

Elle a lancé un jeu sur le Net, décliné en 4 versions, sur le site Chlorophyllo.fr. En quelques clics, le catcheur mexicain El Invecible surgit, avec son masque et sa combi de latex jaune, pour affronter son ennemi, Mano Negra. Petite parenthèse au passage, cette tenue n'a rien d'un ensemble SM, mais c'est la tenue de catch traditionnelle au Mexique, la lucha libre. Le premier clip présente la recette du nouveau chewing-gum d'Airwaves.

De façon habile, ces jeux sont basés sur des images extraites de films de série B mexicains des années 60 de lucha libre. J'avais eu l'occasion de voir un match de lucha libre à Mexico City l'été dernier, c'était impressionnant : c'est un véritable jeu de scène où les catcheurs jouent (presque) la comédie, force mimiques, postures et costumes. Là-bas, la lucha libre est une institution populaire (un peut comme les matchs de foot ici), et transgénérationnelle. Initiative d'autant plus bien vue pour Airwaves avec cette campagne de com', donc. En Europe, le catch revient en vogue avec The Wrestler, où Mickey Rourke joue un looser magnifique...

lundi 16 mars 2009

"En Gironde, à chacun son point G"

Point G

Photo C. C.

Bon, voilà voilà voilà... C'est ce qu'on appelle une campagne de pub qui ose le second degré subtil ;) et émane donc d'une collectivité territoriale, qui a mûrement réfléchi sa campagne d'affichage, avec même le site dédié !

lundi 2 mars 2009

Google News attire des annonceurs... à la grande frayeur des éditeurs de presse

Voilà, il fallait s'y attendre : dans sa stratégie de conquête tous azimuts (entre numérisation et indexation de contenus, que ce soient des articles, des livres, ou même des données ADN avec le projet 23andMe, comme j'en parlais ), Google a décidé d'étendre encore davantage son territoire au marché de la pub en ligne. Depuis quelques jours, des publicités sont apparues sur son portail Google News, sous forme de liens sponsorisés, qui s'affichent lorsqu'un internaute fait une recherche par mots-clés. Pour l'instant, l'expérience n'est menée qu'aux US.

Mais cela va être étendu à l'Europe et la France, inévitablement. Et il est à craindre que Google ne taille largement des croupières aux éditeurs de presse en ligne, alors que l'année s'annonce incertaine en termes de rentrées publicitaires pour les sites d'infos en ligne. Pour l'instant, cela se passe plutôt bien... du moins dans le groupe où je travaille. Mais déjà actuellement, dans une conjoncture publicitaire délicate pour la pub, les éditeurs tentent de réfléchir à de nouveaux formats publicitaires - au risque qu'ils soient plus intrusifs (je pense à ces pop-ups qui s'affichent sur toute la page avant que l'on puisse lire l'article, fréquentes sur les sites de news en ligne), ou plus ambigus (les fameux publi-reportages...). Alors que l'inconnue demeure sur les tarifs publicitaires actuels (en clair - les éditeurs de presse en ligne se voient-ils contraints de diminuer leurs tarifs ?), est-ce que Google ne risque pas de casser le marché ?

Alors que Google News est un agrégateur de contenus, et non un producteur de contenus, comme le rappelle Le Monde dans cet article...

lundi 1 décembre 2008

Les publicités animées font leur entrée dans le métro parisien

Voilà qui ne va pas ravir les thuriféraires d'une pub (de plus en plus ?) intrusive : la RATP et le groupe publicitaire Publicis ont dévoilé aujourd'hui une nouvelle génération de panneaux publicitaires numériques, qui permettent de diffuser des images animées : je ne les ai pas encore vus (mais je posterai des photos dès que possible !) ; ils commencent à être installés dans les stations du métro parisien, dont à la station Charles de Gaulle-Etoile.

D'ici juin, 400 panneaux de ce type seront mis en place, et se substitueront à des panneaux lumineux existants, c'est zéro publicité en plus. Il s'agira d'écrans LCD haute définition, de 1,60 m sur 90 cm , fournis par Samsung. L'avantage étant bien sûr qu'ils permettront la diffusion de publicités animées, d'une durée d'une dizaine de secondes, et d'alterner les publicités de différents annonceurs.

"Le premier secteur intéressé sera bien évidemment le cinéma", précisait ce matin à la presse le président de Publicis Maurice Lévy, dont la filiale Metrobus gère la publicité dans le métro parisien. La diffusion de publicités "sonores" "est une possibilité" mais ne sera pas utilisée pour l'instant, ajoute-t-il. Surtout, des capteurs installés dans les écrans permettront de "mesurer le nombre de personnes qui passent et quelle partie de l'affiche est regardée ou pas regardée", et donc de constater de manière précise l'efficacité de la publicité, a précisé M. Lévy. Ces écrans LCD seront protégés par une alarme qui se déclenchera en cas de choc violent. Je serai curieuse de savoir sur quelle technologie repose ce système de capteurs d'audience, qui me fait penser à celui développé par la start-up Quividi, dont j'ai déjà parlé et .

A la fin du premier semestre 2009, les panneaux pourront communiquer en Bluetooth avec les téléphones mobiles compatibles des usagers de la RATP et leur envoyer des publicités ou des coupons de réduction, sur une base opt-in - donc pour les usagers acceptant de recevoir de tels messages. Les tarifs de ces panneaux pour les annonceurs ne seront fixés qu'en juin, après une période de test sur le terrain où ils seront intégrés, sans supplément, aux campagnes existantes. A suivre de près, donc... A mes yeux, c'est un nouveau format de publicité sur le créneau prometteur du wait marketing qui apparaît ainsi.

Au deuxième semestre 2009, 800 mobiliers de ce type seront également installés dans les grandes gares SNCF, à Paris et en province.

vendredi 14 novembre 2008

pub intrusive in Moscou

Moscou

Moscou 2

Un paysage à la Blade Runner ? Moscou, en fait, où j'étais de passage il y a un mois...Et où les quelques paysages que j'ai aperçus sont troués par de trop nombreuses publicités, depuis les innombrables bouchons de voitures - la ville souffre d'un manque criant d'organisation dans ses infrastructures routières.

Comme un révélateur d'un pays qui a basculé trop rapidement vers un capitalisme effréné, faute de régulation en la matière, les rues et autoroutes comportent en effet des publicités incroyablement intrusives, que ce soient des bâches sur des bâtiments entiers, où comme on le voit là, d'immenses pylones qui surplombent les rues.

lundi 27 octobre 2008

Les résultats du Viral Film Festival, 1er festival consacré aux vidéos publicitaires virales

Organisée par l'agence Vanksen l CultureBuzz mardi dernier, la première édition du Viral Film Festival, dans le cadre du congrès Buzz the Brand , se tenait mardi dernier au cinéma Max Linder. Elle a mis à l'honneur un nouveau genre de pub alternative : les publicités virales, diffusées exclusivement sur Internet via Daiymotion et Youtube, commandées directement par les annonceurs à des agences, ou parfois nées de l'initiative d'internautes. L'avantage de ce nouveau type de films, le film viral, est qu'il gagne sa notoriété sur Internet grâce au buzz, au bouche-à- oreille (WOM effect en anglais), et surtout, qu'il est destiné à être diffusé que sur la Toile. Ce donne souvent des pubs bien plus impertinentes et créatives que sur la petite lucarne.

Florilège des vidéos primées donc, parmi 500 vidéos réalisées par des particuliers ou des agences de communication.

Wom d'or de la vidéo virale la plus drôle: Guli l'Alligator Réalisé par BETC Euro RSCG pour 13ème Rue

Un dessin animé qui dérive vite en version trash...

Wom d’Or de la vidéo virale la plus efficace: Première cause de mortalité dans le monde Réalisé par BDDP Unlimited pour Solidarités

Wom d’Or de la vidéo virale UGC (User generated content / Conçu par un particulier): Ma Valentine Réalisé par François Chatelain

Wom d’or de la vidéo virale la plus originale: Fight for kisses Réalisé par JWT pour Wilkinson Energizer

Vidéo qui donne lieu à un site web dédié. L'idée un peu freudienne du l'affrontement entre le père et son bébé pour bénéficier de l'amour maternel est exploitée dans une vidéo très réussie techniquement.

mercredi 24 septembre 2008

Justin Timberlake chez Givenchy

justin_.jpg

On pourrait presque penser que le succès d'un parfum repose de plus en plus sur le casting de la star qui l'incarnera, le temps d'une campagne publicitaire. Là, surprise, la marque très classique et assez discrète Givenchy a choisi Justin Timberlake pour incarner sa dernière fragrance, Play. Et il a la classe. Un sacré bout de chemin pour l'ex de Britney Spears et de Cameron Diaz, qui a fait ses débuts au sein du boys band N'Sync...

La pub, qui fait déjà l'objet d'une campagne d'afficchages (les spots TV sont imminents), m'avait étonnée, par la proximité assumée du flacon de parfum avec un téléphone portable - à première vue, on croirait à s'y méprendre qu'il s'agit d'une pub pour un produit high tech ;)

Sur le web, l’agence Vanksen a conçu [le site internet dédié|http://www.playgivenchy.com| ), qui comporte une présentation de Play, un volet sur Justin Timberlake, avec le making-of de la campagne publicitaire print à venir, et, petite originalité, un espace musical avec une galerie de samples que les internautes peuvent utiliser pour créer leurs propres morceaux. Le vote des internautes déterminera un gagnant qui recevra la fragrance. Une manière, dans la foulée, de créer une identité sonore autour de ce parfum...

jeudi 11 septembre 2008

InVideo Ads, le nouveau format publicitaire de YouTube

YouTube Toyota

Lu sur la CB Newsletter du jour, YouTube lance un nouveau format publicitaire, InVideo Ads. Pour sa première campagne en France, le site de partage vidéo teste ce format, sous forme d'un bandeau publicitaire pour Toyota, inséré sous la vidéo. " Durant deux semaines, les internautes verront s'afficher en dessous de certaines vidéos de partenaires un bandeau publicitaire pour le lancement de la nouvelle Toyota IQ. En cliquant dessus, ils visionneront un film présentant ce nouveau modèle", explique CB News. Pour ce format publicitaire vendu au CPM, le bandeau apparaît en bas de la vidéo sur une portion de 20%, il disparaît après 10 secondes si l'utilisateur ne clique pas dessus et le bandeau est transparent à 80%.

L'annonce est intéressante, car avec ce nouveau format publicitaire, lancé en août 2007 aux US, YouTube cherche à rentabiliser ses contenus, en se basant sur un modèle économique cohérent, avec une dose de pub - comme pour les médias traditionnels. Trouver un business model est devenu d'autant plus vital pour YouTube qu'il n'est pas rentable - Google l'a même sommé en juin dernier d'être rentable... ce qui donne du grain à moudre à ceux qui estiment que le Web 2.0 (et ses services afférents) est déjà out, comme le montrait le dernier Hype Circle de Gartner, dont je parlais .

mardi 2 septembre 2008

Le Clan du néon, contre la "pollution" des enseignes lumineuses des magasins

On connaissait les antipub, contre l'affichage publicitaire excessif ou l'invasion des tracts publicitaires dans les boîtes aux lettres, portés par des associations telles que Antipub.org ou les déboulonneurs, puis relayés par les barbouilleurs dans le métro, les anti-4x4 (qui un temps, dégonflaient les pneus de 4x4 à Paris pendant la nuit...) voici maintenant les anti-néons, qui dénoncent la consommation d'électricité inutile par les magasins qui laissent leurs enseignes la nuit. Et leur pub intrusive.

Depuis juillet 2007, le Clan du néon, un groupuscule d'écolos urbains, déambule la nuit dans les rues de Paris pour débrancher les enseignes lumineuses des magasins. Ces actions militantes sont filmées et diffusées ensuite sur ce blog du collectif, ainsi que sur leur page Dailymotion. Histoire de convaincre les parisiens ;) un clip mode d'emploi explique même comment éteindre avec un minimum de casse ces néons restés allumés la nuit...

Mieux, ce mouvement activiste a fait des émules dans d'autres villes de France, à Nantes, Toulouse, Marseille... Simple phénomène de mode, ou nouvelle tendance antipub et anticonso ? A suivre.

mercredi 23 juillet 2008

Kassius dans le giron de Young & Rubicam

L'agence de conseil en communication interactive Kassius a été rachetée par Young & Rubicam, comme cela a été officialisé hier. L'annonce est de taille, car Kassius était l'une des dernières agences indépendantes, 18 mois après le rachat de l'agence Duke par l'américain Avenue A. Kassius apporte à Y&R dans sa corbeille de mariée des clients tels que Meetic, Tag Heuer, Virgin, 218 008...

Son directeur général Florian Lang m'assurait hier soir conserver une part significative dans son entreprise, qui restera une entité à part entière au sein de Y &R. Je suppose qu'ils seront chargés du volet pub interactive au sein du groupe. Last but not least, Kassius demeure dans ses fastueux locaux Rue royale (classés en partie aux Monuments historiques), ce qui était visiblement une clause non négociable du contrat ;).

Mise à jour pour reprendre l'info de Mry : Florian Lang conserve 60% de ses parts dans Kassius pendant quelques années

Kassius

Vus sur une cheminée hier soir, quelques-uns des prix obtenus par Kassius.

Photo C. C.

dimanche 15 juin 2008

Renault tente le marketing de la nostalgie pour lancer son 4x4 Koleos

Comment imposer à l'automobiliste habitué de la marque Renault le premier 4x4 réalisé par le constructeur français sans le choquer ? Car Renault franchit un sacré tournant en lançant, à son tour, son premier 4 x 4, la Koleos. Un virage pas forcément susceptible d'être compris par une cible classique de Renault - le consommateur quadra ou quinqua, qui s'est toujours acheté une Renault, depuis la 4L à la Laguna, en passant par la Scenic... La solution : rassurer le consommateur en montrant une continuité entre ce nouveau modèle et ces précédents.

Et la campagne de pub pour la Koleos illustre cela à merveille. On ressort l'histoire du losange, les modèles-phares de Renault des décennies précédentes (comme la 4 L, la Renault 5, l'Espace...) qui ont accompagné le client les décennies précédentes... on montre des ambiances et au final, on cherche à laisser une trace. Là encore, à l'ère du storytelling, Renault raconte une histoire au consommateur : l'histoire de la marque, et comment elle a accompagné le consommateur, comme le montre le spot TV. Avec cette chute : "On a fait pas mal de route ensemble. Mais ce n'est pas près de s'arrêter". Marketing de la nostalgie oblige, on le renvoie à son passé.

Vous avez peut-être aussi entendu la campagne de pub radio (entendue sur... Radio Nova, à ma grande surprise), ou un père raconte à son fils "là, nous étions dans tel voyage, nous avions la 4 L"... Bref, Renault, s'inscrit alors dans des histoires vécues. Rien de tel pour rassurer le consommateur.

C'est Stephen Norman, autrefois chez Fiat et recruté l'an dernier par Renault comme directeur marketing, qui a orchestré ce retour aux fondamentaux, avec des messages émouvants, amusants dépeignant une ambiance, un esprit plus qu'un produit.

Une pub "rassurante", donc, tournée en pleine nature... pour un véhicule pourtant ultra-polluant ;) , "un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km", comme le rappelle Greenpeace, dans ce papier publié sur Bakchich.info.


spot TV Renault Koleos

vendredi 6 juin 2008

Comment les marques de laitages bio cherchent à se vendre auprès du grand public Echos)

Auteurs de campagnes jouant sur l'autodérision, la marque de yaourts bio Vrai et « Oui... » de Candia jouent le second degré pour convaincre sans lasser. Avec pour enjeu pour les marques bio : comment insuffler au consommateur le désir de les acheter tout en continuant à mener un discours pédagogique ? En évitant en outre les écueils de la dramatisation des enjeux de protection de l'environnement et des arguments santé, déjà largement surexploités par d'autres... J'y ai consacré cet article dans la rubrique pub des Echos d'aujourd'hui.

Avec aussi comment Lolita Lempicka (habituée des co-brandings, de l'automobile au portable) s'est lancée à son tour dans l'alimentaire bio.

A voir notamment, les spots de Vrai, via le site dédié à l'opération.

jeudi 5 juin 2008

Sofia et Francis Ford Coppola sous l'oeil d'Annie Leibovitz pour Louis Vuitton

Vuitton Coppola

Louis Vuitton poursuit sa saga, toujours pour gommer son image de malletier trop poussiéreux - et contrefait. Après Mikhaïl Gorbatchev, Catherine Deneuve, Steffi Graf, André Agassi et Keith Richards, Sofia et Francis Ford Coppola posent pour la dernière vague de la campagne de Louis Vuitton, montée par Ogilvy & Mather.

Clairement, Vuitton poursuit son virage dans son image de marque. Pour éviter tout côté trop bling bling, dans ses dernières campagnes, il cherche à raconter une histoire au consommateur, avec une invitation au voyage comme itinéraire personnel, comme le montrent ses derniers spots TV.

Il y a quelques semaines, il avait fait poser une icône du rock, Keith Richards, peu connu pour être un porte-marque jusqu'à présent. Le tout sous l'oeil de la photographe Annie Leibovitz . Je vous renvoie à ce sujet sur ce billet, avec une vidéo sur les coulisses du shooting, du très bon blog consacré au buzz2luxe de Stéphane Galienni, qui vient de monter son agence Balistik* Art.

Cette fois, Annie Leibovitz shoote Sofia et Francis Ford Coppola aux alentours de Buenos Aires. Storytelling toujours... "ce visuel fait des spectateurs les témoins privilégiés d’un instant rare et les invite à rentrer dans l’intimité de deux personnages au parcours personnel unique et fascinant", d'après le communiqué. L'annonce, qui porte l'accroche "Un voyage commence souvent par une belle histoire”, paraitra dans les titres internationaux à partir d'août 2008 et sera suivie d'un volet Internet.

lundi 26 mai 2008

Babette de retour sur les panneaux publicitaires

"Babette, je la lie, je la fouette et parfois elle passe à la casserole". Ça vous rappelle quelque chose ? Eh oui, c'était la pub pour la crème fraiche Candia, qui avait fait tant parler d'elle, à cause de l'ire qu'elle avait alors provoqué chez les féministes, comme les Chiennes de garde... Au profit de l'annonceur ?

Car cette fine cuisinière est devenue au fil des années l'héroïne d'une véritable saga publicitaire, avec plusieurs déclinaisons. Toujours en jouant joyeusement sur l'ambiguïté, entre féminisme et anti-féminisme. En 2004, l'agence de pub Jump (TBWA) s'y est essayée, avec des slogans comme "69% des Suédoises font des choses incroyables avec les mains". Pauvre Joli cliché, affligeant. En 2006, la même agence met en scène trois jeunes femmes qui avouent, le visage masqué d'un bandeau et un brin équivoques, qu'elles ont fait quelque chose qu'elles n'ont jamais osé avouer à leur mari : des fraises à la crème, des quiches, et même des carottes à la crème. Preuve qu'"on peut tout oser avec Babette".

Et voilà qu'elle remet le couvert cette année. En ce moment même, avec une vaste campagne d'affichage publicitaire. Avec un retour à des visuels plus conventionnels, où les ustensiles de cuisine sont devenus moins nombreux pour faire place aux plats, et des messages plus charmeurs et moins provocants. Extraits, que j'ai aperçus dans les métros parisiens... Là, tournant - apparent ? - féministes dans les slogans : "Quand Babette croque monsieur, il fond", affirme une de ces cuisinières, dont on n'aperçoit pas le visage. "Quand Babette croise un chaud lapin, la moutarde lui monte au nez", pour une autre. Ou encore "Babette veut bien tomber dans vos filets, s'ils sont mignons". Moi, j'ai l'impression que là, on a une amélioration : c'est la femme qui prend les choses en main et qui séduit... Qu'est-ce que vous en pensez ?

Babette 2

Babette 1

Babette 3

Photos Capucine Cousin

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