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dimanche 9 mars 2014

Pierre Niney et Yves Saint Laurent, du film à la pub

Assurément, la pub est élégante, tournée dans un noir et blanc très cinématographique, en 2 min 40. Elle donne une vision d'un Paris la nuit contemporain, tournée exclusivement dans le quartier de la Place de la Concorde. Avec quelques aperçus de la vie nocturne parisienne, réaliste et glamour (mais très lisse hein, pas de poubelles ni de gens éméchés): ses bars, ses fêtards (un peu chics mais pas trop), mais aussi ses salariés de la nuit, voituriers, vigiles et conducteurs de taxis. Le jeune comédien s'y met lui-même en scène, dans la peau d'un noctambule anonyme, qui sillonne les rues et les bars, près de la grande roue de la Concorde.

Yves Saint Laurent s'est offert une opé publicitaire maligne : il a demandé au comédien Pierre Niney de passer derrière la caméra, pour tourner sa vision de la nuit. On est en plein dans cette tendance du "brand content", qui consiste à mettre en scène l'univers d'une marque : la marque apparaît juste au début de la pub (pardon, du "film" publicitaire), et évidemment, aucun produit n'est mis en scène. Trop vulgaire. Là, YSL Beauté a demandé au comédien de donner sa vision de la nuit, pour façonner l’image du parfum ”La Nuit de l’Homme” d’Yves Saint Laurent - qui n’apparaît jamais à la caméra. La pub comme d'ailleurs de manière très sobre, titrée "Yves Saint Laurent Beauté présente La nuit de Pierre Niney, de la Comédie Française".

Pierre Niney, une belle prise pour la marque de beauté : ce jeune crack de la Comédie Française a explosé à l'écran, incarnant précisément... Yves Saint Laurent, dans le biopic réalisé par Jalil Lespert, sorti en début d'année en salles. On est ainsi en pleine mise en abyme : une comédien qui a incarné un personnage au cinéma tourne, dans la foulée, une publicité pour la marque créée par ce personnage. Vertigineux. Laquelle sort un mois après la sortie en salles du film.

Cette pub, diffusée sur Canal+ et sur YouTube, est la première d'une série de neuf, diffusées tout au long du mois de mars. Les autres, réalisées par Fabien Constant, cinéaste spécialisé dans la mode, à l'origine d'un nouveau magazine, CR Fashion Book, mettront en scène des artistes français, tels Yuksek, Lescop (mais pourquoi lui s'embarque-t-il dans une telle opération publicitaire?) et Olivier Barthélémy, qui y donneront leur vision de la nuit. Toujours pour servir façonner l’image du parfum ”La Nuit de l’Homme” d’Yves Saint Laurent.

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On est ici dans une logique encore différente de celle que l'on avait vue par exemple lors de la sortie du biopic d'Anne Fontaine consacré à Gabrielle Chanel, Coco avant Chanel, en avril 2009 : dans ce cas de figure, on avait vu l'actrice Audrey Tautou (qui incarnait Gabrielle Chanel au cinéma), devenir l'égérie du Chanel n°5, un des parfums les plus réputés de la marque. Par un étrange hasard, la pub mise en scène dans l'Orient Express était sortie une quinzaine de jours après le film. Le storytelling nourri par le film retraçant l'histoire de la créatrice de Chanel - et donc de la marque - assurait une promo hors pair autour de la marque.

Le storytelling, l'histoire qui sert de pub hors pair à une marque commerciale. Une logique commune à celle d'Yves Saint Laurent. Ici, déjà le film en soi est troublant : l'affiche met en avant le logo de la marque YSL. Le film en lui-même retrace l'histoire du créateur (un peu) torturé et doué sous un tour assez favorable, mais plus favorable encore pour Pierre Bergé - comme l'a déjà souligné la presse spécialisée, ce biopic est la "version autorisée" par l'entourage de feu Yves Saint Laurent : Pierre Bergé (largement mis en scène dans le film ;) a ouvert ses archives au réalisateur, et les dessins et robes originaux d'Yves Saint Laurent ont été prêtés par la fondation du créateur à l'équipe du film. Un second biopic, sans doute plus dérangeant, réalisé par Bertrand Bonello, avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre, est attendu pour octobre 2014 - sa sortie était initialement prévue pour le Festival de Cannes.

dimanche 7 octobre 2012

Facebook, 1 milliard d'utilisateurs, lance son premier spot

"Les chaises. Les chaises sont faites pour que les gens s'y assoient et fassent une pause. Chacun peut s'asseoir sur une chaise, et une chaise est assez large pour que l'on s'y assoie à plusieurs. Et échanger des blagues, des histoires. Les chaises sont pour les personnes, et c'est pourquoi les chaises sont comme Facebook. Des sonnettes, des avions, des ponts... Ce sont des choses que les gens utilisent pour être ensemble, s'ouvrir et se connecter. (...)".

"Un formidable pays est quelque chose que les gens fabriquent ensemble, pouvant ainsi avoir un endroit dont ils font partie. L'univers. C'est rapide, et sombre, et nous fait nous demander si nous sommes seuls. Peut-être que la raison pour laquelle nous faisons toutes ce choses est de nous rappeler que nous ne le sommes pas seuls. Facebook".

Ce spot publicitaire dure 1 minute 30 (durée rare pour une pub). Les premières secondes, avec ces images très universelles de personnes de pays différents, (forcément) souriantes et trop contentes d'être là, de chaises, on pense dans un premier temps à une pub Ikea. Une métaphore pour designer un objet, un service censé créer le lien entre des personnes, suivie d'autres (une sonnette d'entrée, un pont), puis de personnes, de groupes qui ont l'air de s'éclater. Le nom de l'annonceur de cette pub tombe à la fin, sans slogan ni commentaire : Facebook.

Le media social s'est donc offert le premier spot publicitaire de son histoire, dévoilé sur YouTube vendredi 5 octobre. Conçu par l'agence américaine Wieden & Kennedy, il sera diffusé en télé dans 13 pays dans le monde (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Mexique, le Brésil, l'Inde, les Philippines, l'Indonésie, le Japon et la Russie) ces prochains jours, et s'affiche en page d'accueil de Facebook depuis samedi.

Un spot qui arrive dans un contexte particulier : Facebook vient d'annoncer avoir franchi le milliard d'utilisateurs actifs. Mais connaît aussi une phase mouvementée, épinglé la semaine dernière pour son - possible - bug, et alors qu'il est en pleine opération séduction auprès des annonceurs.

Il utilise donc l'image, forcément universelle et à priori rassurante, un peu philosophique, d'une "chose" qui nous unit, qui se concrétise par une chaise, un avion, un pont... Premier essai publicitaire donc pour la start-up devenue méta-réseau social depuis sa création en 2004. Un essai périlleux - comment communiquer sur quelque chose de très abstrait - en se posant comme incontournable ?

On a vu Google nous montrer dans ses spots TV que oui, Chrome fonctionne très bien, et qu'il permet même de circuler de par le monde en voiture électrique, avec Xavier et Antonin, les deux ingénieurs qui font le tour du monde en voiture électrique avec l’Odyssée Electrique. Mais chez Facebook, le voir se représenter comme un pays virtuel, voire l'univers, a plutôt quelque chose... d'effrayant.

Mise à jour du 10 octobre: ce spot est destiné uniquement à une diffusion sur le Web, pas de plan média télé prévu, me précise Facebook France. Il sera donc diffusé à partir de cette semaine sur les pages Facebook dans les langues des pays concernés. Il n'empêche, Facebook s'est offert une pointure du cinéma, le réalisateur Alejandro González Iñárritu (réalisateur de 21 grammes, Babel...) pour réaliser cette pub. Pas anodin.

mercredi 29 juin 2011

La pub entre entertainment, brand content et prime à l'innovation

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Comme évoqué dans mon billet précédent, je me devais de revenir sur le Festival de la Créativité de Cannes (l'équivalent du festival de Cannes du cinéma, en presque aussi glamour ;) grand-messe annuelle du petit milieu des agences de pub qui se tenait à Cannes la semaine dernière. Laquelle tient aussi bien de la compilation de séminaires et tables rondes avec leurs stars (d'Ariana Huffington qui a confirmé le lancement prochain en France du Huffington Post à Robert Redford - sic) que du marché de la pub, networking à la clé. Mais également, une série de prix (les Lions). Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé publicité ici, mais cela permet de donner un coup de sonde sur les tendances publicitaires, aussi bien en termes de créativité que de plan média. Et donc comment celle-ci s'insère de manière inédite dans les media.

M-commerce + tags 2D dans le métro: prime à l'innovation technologique

Cette année, on y a donc vu l'avènement des Microsoft, Google et autres Yahoo! aux côtés des Publicis, Ogilvy et autres agences de pub. Une nouvelle toute-puissance symbolisée par leurs éphémères "plages" personnalisées sur la Croisette. Mais également de la montée en puissance des innovations technologiques dans les plans de communication. Pour preuve, dans la catégorie Media, l’agence Tesco a raflé le Grand Prix grâce à une campagne déployée par l'agence Cheil Worldwide qui proposait aux consommateurs sud-coréens de faire leurs courses en ligne en scannant, avec leurs smartphones via des tags 2D, des affiches semblables à des rayonnages sur les quais de métro. Bien sûr, cela se passe en Corée du Sud, pays ultra-précurseur comme le Japon, où les utilisateurs font tout ou presque avec leur smartphone. Mais ces usages pourraient débarquer, un jour, en France...

Musique, entre pub et entertainment

Cette année fut aussi la consécration de l'advertainement (rappelez-vous, on en parlais pour les jeux vidéos il y a une dizaine d'années... On peut le remplacer aujourd'hui par le mot-valise plus branché "brand content"), ou comment les marques cherchent à produire des contenus de plus en plus éditorialisés - qui restent de la publicité. Ce qui leur permet de glisser de plus en plus vers l'entertainment, à la faveur du développement des médias sociaux et du digital.

Un exemple ? On a vu l'association de plus en plus rapprochée entre la musique et la publicité. Comme avec ce clip d'Arcade Fire, "The wilderness downtown". Visuellement, c'est magnifique, et musicalement envoûtant. En utilisant le navigateur Google Chrome, une fois son adresse postale entrée, l'internaute se rend sur la page dédiée où s'affiche le clip personnalisé. Les fenêtres multiples s'ouvrent et se ferment en rythme avec la musique et (certainement la partie la plus belle de la démonstration), votre navigateur incorpore des images Street View la ville choisie. Ces multiples images de vues aériennes et de paysages urbains apportent une certaine grâce à la ville. Seulement voilà: est-ce un clip ou une pub ?

Autre fait significatif, l'organisatrice de soirées Cathy Guetta (très bonne incarnation de l'avènement de l'industrialisation de la musique par ailleurs) lançait à Cannes, avec Raphaël Aflalo, un ancien du groupe d'achat médias OMG (Omnicom), une structure de conseil dans les contenus musicaux pour les marques, Be my guest, qui a déjà signé avec HP et Renault.

Court-métrage publicitaire

Autre tendance, celle du court-métrage publicitaire, où l'on oublie presque la marque, le produit, au profit des valeurs, d'un univers que cette dernière est censée incarner. C'était le cas avec le pharamineux spot de Nike "Write the Future", diffusé dans une trentaine de pays, d'un budget évalué à 20 millions de dollars, qui a décroché le Grand Prix dans la catégorie-star, celle des Films. Une pub-clip de trois minutes d'inspiration cinématographique, très écrite, et un montage serré, où alternent scènes grandioses de matchs et de liesse dans les stades, les bars, les foyers, avec même une séquence des Simpson. La marque est à peine citée, un simple swoosh clôt la pub.

Lequel Nike diffuse d'ailleurs dans les salles du réseau MK2 une longue publicité-clip de plusieurs minutes autour de l'univers de la glisse et du skate, qui promeut les valeurs qui vont avec - liberté, créativité, absence de craintes... Une pub co-produite par MK2.

Crowdfunding et webdocus pour les ONG

Les ONG s'efforcent quant à elles d'être avant-gardistes. Greenpeace a été primé avec son bateau virtuel en 3D, avec une opération de collecte d'un nouveau type par crowdfunding, en acquérant sur un site dédié (fermé depuis, je vous mets le lien juste par conscience professionnelle ;) des pièces d'un bateau virtuel (dont on pouvant consulter en ligne les plans et une représentation en 3D), en vue de la construction - bien réelle, elle - du futur bateau Rainbow Warrior III.

Mais de manière plus générale, même si des campagnes de ce type n'étaient étonnamment pas présentées à Cannes, plusieurs agences s'essaient au webdocumentaire pour le compte d'ONG clientes, comme j'en parlais dans cette enquête.

Publis d'un nouveau genre

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De manière immanente, au vu de divers projets dans les cartons dont j'ai entendu parler la semaine dernière, une nouvelle génération de publis et autres "contenus éditoriaux" devrait voir le jour en presse écrite. Le virage est déjà amorcé. Ce printemps, pour le lancement de la console 3DS de Nintendo, l'agence media avait prévu en presse mag *uniquement* des publis-communiqués en presse mag. Ou la charte graphique était parfois bien peu éloignée des pages d'articles...

Dans un autre genre, on a vu dernièrement Libération aux couleurs de Jean-Paul Gauthier, opération certes sympathique où la rédac était sapée en JPG version papier journal... Et où ledit couturier était presque le seul annonceur. Quelques semaines avant, Libé avait pour seul annonceur Orange. Et encore un pas a été franchi avec la publication, ce 24 juin, du gratuit Direct Matin en format carré, littéralement au format et aux couleurs de la campagne des "forfaits carrés" de SFR ! (seul annonceur dans ce numéro, cela va sans dire). Cela pose de nouvelles questions, autant sur le modèle économique des médias, les nouveaux formats publicitaires que les limites déontologiques. La brèche est ouverte...

dimanche 7 mars 2010

La pub passe aussi à la 3D

On le sait, Avatar connaît un succès bien au-delà des espoirs de ses initiateurs, et par-là même, consacre - et légitime - la trois dimensions (3D) comme nouveau format au cinéma. Du coup, les annonceurs s'en lèchent les babine, alors qu'il y a encore un an, beaucoup diminuaient leurs investissements publicitaires - support trop cher, en période de crise, estimaient-ils alors...

Blockbusters en 3D

Là, dans la lignée d'Avatar, bon nombre d'entre eux sont bien décidés à investir la publicité en 3D, un nouveau format publicitaire à part entière. Et pour cause : plusieurs blockbusters en 3D sont attendus pour cette année, que ce soient Alice au pays des merveilles revu à la sauce trash de Tim Burton, Shrek 3, Resident Evil, Harry Potter 7... Les petits frenchies ne sont pas en reste : le premier long métrage en relief made in France, dont la sortie est prévue pour 2011, est un film d’animation adapté du thriller de Bernard Lenteric, La nuit des enfants rois, produit par Fidélité et Onyx Films. Le film a été remarqué par les Américains de la Warner, qui devrait offrir au film une carrière internationale.

D'ailleurs, plusieurs start-ups françaises se positionnent sur ce nouveau créneau, telle 3DLized, maison de production de films en 3D : elle s'était fait remarquer avec Fitou, un petit bonhomme bleu qui tire la langue tout en guidant les spectateurs pour qu'ils s'approprient leurs lunettes en 3D - et est déjà connu des millions de Français qui ont vu le film de James Cameron (14 millions d'entrées à ce jour). Le même personnage - guide en 3D accompagnera les spectateurs pour les autres films (ou dessins animés) que je cite plus haut. Joli coup de pub pour la jeune pousse française...

Les marques dans l'urgence

Les marques avaient loupé le coche Avatar (où les publicités en 3D était très rares - je n'en n'avais pas vu pour ma part, contrairement à Greg qui soupçonnait déjà l'avenir prometteur de ce format publicitaire. Une des rares qui avait anticipé était Haribo, qui avait proposé, avec KR Media, le premier spot publicitaire en 3D sur les écrans français, dès l'été 2009. On y voit des nounours et autres fraises Tagada flotter et tourner autour des spectateurs. Publicité troublante, tellement réaliste : on est presque tenté d'essayer de saisir les bonbons avec les mains. D'ailleurs, la marque de confiserie a limité la pub à quelques secondes... pour ne pas provoquer de nausées. En tous cas, la marque a réussi à fédérer une nouvelle communauté de fans : le groupe Facebook (apparemment né de l'initiative de spectateurs) dédié à cette pub compte 29 400 fans.

La pub Haribo en 3D - A voir avec les lunettes appropriées...

Les autres marques, que ce soient dans les jeux vidéos, les jouets, la confiserie, ou le luxe, se préparent en quatrième vitesse. Dans l'urgence. Et nul doute que les annonceurs habitués aux écrans de cinémas vont devoir eux aussi s'adapter à cette nouvelle donne 3D, pour "en être" eux aussi, alors qu'à Hollywood, quelques dizaines de productions en 3D sont programmées pour cette année. Et que quelques régies publicitaires cinéma commencent à monter des offres tarifaires sur mesure, incluant des pubs en 3D.

Quand même bien même, certes, la 3D reste loin derrière la diffusion 2D dans les salles de cinéma. Parce que cela reste adapté à un nombre restreint de films (dessins animés, films de science-fiction, à grand spectacle...), et parce que cela coûte cher aux distributeurs. Il n'empêche, le réseau de cinémas UGC, un des derniers refuzniks à la 3D (aucune de ses salles n'a diffusé Avatar en 3D) a plié à son tour, et a annoncé il y a quelques jours que les 600 salles du réseau passeront au tout numérique, d'ici 3 ans, grâce au partenariat signé avec Ymagis. Coût : de 30 à 40 millions d'euros. Déjà une quinzaine de salles sont censées être équipées d'ici le 24 mars.

Vers la pub 3D... à la télé

Un enjeu se profile, à moyen terme, derrière ce nouvel engouement : la pub 3D... à la télé. Même si, là, on est sur une logique de moyen terme : les marques de constructeurs sont dans une logique de "pré-lancement", mais il n'est pas sûr que les écrans télé en 3D vont devenir un produit grand public, encore moins à court terme - autrement dit, qu'une majorité de consommateurs vont choisir la technologie 3D pour leur prochain écran - sachant que le renouvellement de matériel tech "lourd" est en moyenne tous les 5 ans.

La semaine dernière, Panasonic a annoncé la commercialisation en mai de son premier téléviseur écran plat 3D, le TX-P50VT20, doté d'une diagonale de 50 pouces. Le prix : autour de 2 500 €, avec chaque paire de lunettes pour une centaine d'euros. "Les chaînes de télévision travaillent d'arrache-pied sur différents projets 3D. (...) En France, Orange, France TV et Canal + sont très avancées sur la question", confiait récemment Laurent Roussel (Panasonic France) dans 20 Minutes... Samsung lui a emboîté le pas, avec le LCD LED 9000. Et il y a fort à parier que les régies pub s'y préparent aussi.

dimanche 24 janvier 2010

Une nouvelle forme d'auto-promo entre deux pubs chez M6 et Paris Première ?

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C'est peut-être une sorte de nouveau format publicitaire que testent en ce moment M6 et Paris Première (cette dernière appartenant, pour mémoire, au groupe M6). De manière générale, je regarde assez peu la télé. J'ai remarqué un truc assez surprenant, ces derniers jours, au gré de mes zappings. Sur M6 et Paris Première, à chaque tunnel publicitaire (qui dure quelques minutes maximum), une page M6 ou Paris Première est glissée, de temps en temps, entre deux spots.

Concrètement, en télé, une séquence de pubs s'ouvre et se clôture avec une page de quelques secondes aux couleurs de la chaîne, laquelle page précise justement que l'on entre (ou sort) d'une séquence pubs. Normal. Entretemps, les spots de plusieurs annonceurs sont diffusés, et bien sûr, la chaîne qui les diffuse n'assure pas son auto-promo sur ce laps de temps.

Depuis quelques jours, cela fait plusieurs fois, en regardant des pubs sur M6 ou Paris Première, je vois régulièrement, glissée entre deux pubs, un écran très fugace (diffusé sur 1/2 seconde, une seconde maximum), avec juste le logo de la chaîne-diffuseur. Vous avez remarqué cela aussi ? Ou est-ce que vous l'avez vu sur d'autres chaînes ?

Clairement, pour moi, c'est une forme de publicité très fugace, et néanmoins subtilement intrusive : car inconsciemment, on mémorise cette image diffusée très rapidement... Et par l'effet de répétition, notre cerveau l'enregistre d'autant mieux ! Diablement efficace. Un fait quasi-scientifique, très bien connu des spécialistes du neuromarketing.

dimanche 17 janvier 2010

Pub made in England pour un site de comparaison

Juste for fun, allez jeter un oeil sur cette pub amusante pour un site comparatif anglais, Comparethemarket.com, aux dialogues à l'humour so british et aux personnages... très réalistes :) Une pub devenue culte en Grande-Bretagne, d'ailleurs.

Cette vidéo publicitaire vante les mérites d'un broker anglais, mais la clé de son succès est là : ses concepteurs y ont glissé un un jeu de mot autour du mot Meerkat - qui est le mot anglais pour Suricate, une espèce de petite mangouste. Le personnage de la publicité est précisément un joli petit meerkat, emmitouflé dans une sortie de lit en soie, un verre de Brandy a la main. Ce à l'accent prononcé et est devenu une référence de langage avec son "simples !".. Au point qu'il est devenu la mascotte du vrai site comparatif Comparethemeerkat.com.

vendredi 15 janvier 2010

Qui gèrera la campagne de pub pour Hadopi ?

L'anecdote, que m'a racontée hier un ami qui bosse dans la pub, est assez savoureuse : le budget communication autour d'Hadopi (ladite Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) est probablement un des plus beaux budgets publicitaires de l'année... Et pourtant, personne n'en veut ! L'appel d'offre a pourtant fait le tour de la place, les plus grosses agences de pub l'ont consulté.

Seulement voilà : c'est devenu la patate chaude, la petite bombe que toutes les agences se refilent : "elles sont bien compris que, si elles acceptent ce budget, toutes les sociétés Internet ou travaillant dans les nouvelles technologies ne voudront plus leur confier leurs propres budgets ! Elles seront (presque) connotées 'anti-Internet' !", me faisait remarquer mon interlocuteur.

Il faut dire que c'est plutôt mal parti pour Hadopi. Le texte, clairement, a été un des plus contestés en 2009, étant présenté comme potentiellement liberticide (voir cet appel au boycott d'Hadopi, lancé par Numérama dès... juin 2008).

Ensuite, le gouvernement a multiplié les (très grosses) bourdes autour de ce brûlot. La semaine dernière, on découvrait avec surprise que le terme Hadopi était déjà "réservé", un particulier l'ayant déposé en tant que marque auprès de l'INPI... il y a 6 mois déjà. L'acronyme a été déposé le 19 mai dernier par un certain Renaud Veeckman, habitant Avignon (Vaucluse). Voilà qui est plutôt embêtant.

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Autre accroc, presque en même temps, on découvrait que le logo dûment créé par les pouvoirs publics, et annoncé en conférence de presse, utilisait une police de caractères... copiée sur une police créée exclusivement pour France Télécom. L'agence de communication Plan Créatif, auteure de ce logo, l'a d'ailleurs reconnu dans un communiqué : le visuel en circulation n'était "pas le bon". Lequel visuel ornait le dossier de presse officiel distribué par le ministère de la Culture vendredi dernier. Plan Créatif est en train de réparer son erreur, mais l'effet est déjà là, dont auprès du grand public...

fxlogohadopi Source : 01net

Il restera donc à voir quelle agence de com' se dévouera pour prendre en main le plan médias d'Hadopi, qui, en l'état actuel des choses, relève plutôt de la communication de crise...

dimanche 6 décembre 2009

Le ménage à trois chez Dolce & Gabbana, l'érotisme soft dans la pub...

Jouer la provoc', choquer, rien de tel pour se positionner comme une marque délicieusement décadente.. et donc branchée. Vous vous souvenez sans doute de cette vogue du porno-chic dans la pub au début des années 2000, devenue out, crise oblige.

Là, Dolce & Gabbana explore un autre versant, en mettant en scène un ménage à trois improvisé, le tout pour lancer... une montre, tout simplement. D'ordinaire, ce genre de campagne provoc' est destinée à asseoir une ligne de vêtements ou un parfum d'une telle marque. Ici, que nenni : toute la difficulté consistait à vendre un nouveau produit, qui plus est assez ennuyeux à promouvoir en télé : une simple montre. D'autant que D&G lance cette nouvelle gamme à peine un mois avant les fêtes de Noël. Ça fait court.

Résultat, dans cette pub, l'agence a pris le parti de ne pas montrer beaucoup la montre. On aperçoit brièvement les modèles homme et femme au poignet des protagonistes. A la limite, la montre en tant que telle, on s'en fout : il faut vendre au client potentiel une image de la marque, sexy et décadente, le tout se déroulant bien sûr entre gens (apparemment) bien nés dans un appartement bourgeois.

En fait, la marque italienne n'est pas la seule à s'essayer à cette forme d'érotisme soft. Longchamp s'essaie dans la dernière campagne au lesbian chic en faisant poser Kate Moss tout à côté d'une autre top.

dimanche 7 juin 2009

OVH met ses employés à poil dans un lipdub

Non, je ne suis pas (trop) obsédée :) Mais j'ai l'impression que la nudité dans les spots tv, pubs et clips musicaux s'affirme comme une tendance de fond. Je ne reviendrai pas le buzz autour des 3 jeunes chanteuses tendance anorexiques qui, dans un clip de 4 minutes, se relayaient pour chanter en marchant nues (couvertes de rectangles noirs, tout comme les passants, ainsi anonymisés) Rue Montorgueil. C'est sûr, ce clip de lancement du single d'un ancien animateur de M6 Pierre Mathieu, et le DJ Greg Kozo, a eu beaucoup d'audience - mais je doute que c'eût été pour la musique en elle-même.

Est-ce une nouvelle tendance de pub à part entière ? Est-ce l'avenir de l'Internet ? Recourir à la radicalité (la nudité) pour susciter un maximum de buzz marketing ?

Romain Mesnil, vice champion du monde 2007 de saut à la perche, courait nu dans Paris, perche de saut à la main, fin mars 2009, pour trouver des sponsors, comme j'en parlais dans ce billet. Or voilà que son nouveau sponsor, OVH (qui propose des solutions d'hébergement Internet), a récupéré le concept en dévêtant carrément ses employés dans une sorte de lipdub (assez rock-n'roll). Pour vous donner une idée, voici la vidéo teaser, ci-dessous...

mardi 24 mars 2009

Airwaves surfe sur la vogue du catch et de la ''lucha libre''

lucha libre

Une campagne vintage, un peu violente, brute de décoffrage. Pour communiquer sur un créneau très casse-gueule - le chewwing-gum, monopolisé par Hollywood Chewing-gum - l'agence DDB a frappé fort, pour mettre en avant le nouveau chewing-gum chloro-menthol d'Airwaves.

Elle a lancé un jeu sur le Net, décliné en 4 versions, sur le site Chlorophyllo.fr. En quelques clics, le catcheur mexicain El Invecible surgit, avec son masque et sa combi de latex jaune, pour affronter son ennemi, Mano Negra. Petite parenthèse au passage, cette tenue n'a rien d'un ensemble SM, mais c'est la tenue de catch traditionnelle au Mexique, la lucha libre. Le premier clip présente la recette du nouveau chewing-gum d'Airwaves.

De façon habile, ces jeux sont basés sur des images extraites de films de série B mexicains des années 60 de lucha libre. J'avais eu l'occasion de voir un match de lucha libre à Mexico City l'été dernier, c'était impressionnant : c'est un véritable jeu de scène où les catcheurs jouent (presque) la comédie, force mimiques, postures et costumes. Là-bas, la lucha libre est une institution populaire (un peut comme les matchs de foot ici), et transgénérationnelle. Initiative d'autant plus bien vue pour Airwaves avec cette campagne de com', donc. En Europe, le catch revient en vogue avec The Wrestler, où Mickey Rourke joue un looser magnifique...

lundi 16 mars 2009

"En Gironde, à chacun son point G"

Point G

Photo C. C.

Bon, voilà voilà voilà... C'est ce qu'on appelle une campagne de pub qui ose le second degré subtil ;) et émane donc d'une collectivité territoriale, qui a mûrement réfléchi sa campagne d'affichage, avec même le site dédié !

lundi 2 mars 2009

Google News attire des annonceurs... à la grande frayeur des éditeurs de presse

Voilà, il fallait s'y attendre : dans sa stratégie de conquête tous azimuts (entre numérisation et indexation de contenus, que ce soient des articles, des livres, ou même des données ADN avec le projet 23andMe, comme j'en parlais ), Google a décidé d'étendre encore davantage son territoire au marché de la pub en ligne. Depuis quelques jours, des publicités sont apparues sur son portail Google News, sous forme de liens sponsorisés, qui s'affichent lorsqu'un internaute fait une recherche par mots-clés. Pour l'instant, l'expérience n'est menée qu'aux US.

Mais cela va être étendu à l'Europe et la France, inévitablement. Et il est à craindre que Google ne taille largement des croupières aux éditeurs de presse en ligne, alors que l'année s'annonce incertaine en termes de rentrées publicitaires pour les sites d'infos en ligne. Pour l'instant, cela se passe plutôt bien... du moins dans le groupe où je travaille. Mais déjà actuellement, dans une conjoncture publicitaire délicate pour la pub, les éditeurs tentent de réfléchir à de nouveaux formats publicitaires - au risque qu'ils soient plus intrusifs (je pense à ces pop-ups qui s'affichent sur toute la page avant que l'on puisse lire l'article, fréquentes sur les sites de news en ligne), ou plus ambigus (les fameux publi-reportages...). Alors que l'inconnue demeure sur les tarifs publicitaires actuels (en clair - les éditeurs de presse en ligne se voient-ils contraints de diminuer leurs tarifs ?), est-ce que Google ne risque pas de casser le marché ?

Alors que Google News est un agrégateur de contenus, et non un producteur de contenus, comme le rappelle Le Monde dans cet article...

lundi 1 décembre 2008

Les publicités animées font leur entrée dans le métro parisien

Voilà qui ne va pas ravir les thuriféraires d'une pub (de plus en plus ?) intrusive : la RATP et le groupe publicitaire Publicis ont dévoilé aujourd'hui une nouvelle génération de panneaux publicitaires numériques, qui permettent de diffuser des images animées : je ne les ai pas encore vus (mais je posterai des photos dès que possible !) ; ils commencent à être installés dans les stations du métro parisien, dont à la station Charles de Gaulle-Etoile.

D'ici juin, 400 panneaux de ce type seront mis en place, et se substitueront à des panneaux lumineux existants, c'est zéro publicité en plus. Il s'agira d'écrans LCD haute définition, de 1,60 m sur 90 cm , fournis par Samsung. L'avantage étant bien sûr qu'ils permettront la diffusion de publicités animées, d'une durée d'une dizaine de secondes, et d'alterner les publicités de différents annonceurs.

"Le premier secteur intéressé sera bien évidemment le cinéma", précisait ce matin à la presse le président de Publicis Maurice Lévy, dont la filiale Metrobus gère la publicité dans le métro parisien. La diffusion de publicités "sonores" "est une possibilité" mais ne sera pas utilisée pour l'instant, ajoute-t-il. Surtout, des capteurs installés dans les écrans permettront de "mesurer le nombre de personnes qui passent et quelle partie de l'affiche est regardée ou pas regardée", et donc de constater de manière précise l'efficacité de la publicité, a précisé M. Lévy. Ces écrans LCD seront protégés par une alarme qui se déclenchera en cas de choc violent. Je serai curieuse de savoir sur quelle technologie repose ce système de capteurs d'audience, qui me fait penser à celui développé par la start-up Quividi, dont j'ai déjà parlé et .

A la fin du premier semestre 2009, les panneaux pourront communiquer en Bluetooth avec les téléphones mobiles compatibles des usagers de la RATP et leur envoyer des publicités ou des coupons de réduction, sur une base opt-in - donc pour les usagers acceptant de recevoir de tels messages. Les tarifs de ces panneaux pour les annonceurs ne seront fixés qu'en juin, après une période de test sur le terrain où ils seront intégrés, sans supplément, aux campagnes existantes. A suivre de près, donc... A mes yeux, c'est un nouveau format de publicité sur le créneau prometteur du wait marketing qui apparaît ainsi.

Au deuxième semestre 2009, 800 mobiliers de ce type seront également installés dans les grandes gares SNCF, à Paris et en province.

vendredi 14 novembre 2008

pub intrusive in Moscou

Moscou

Moscou 2

Un paysage à la Blade Runner ? Moscou, en fait, où j'étais de passage il y a un mois...Et où les quelques paysages que j'ai aperçus sont troués par de trop nombreuses publicités, depuis les innombrables bouchons de voitures - la ville souffre d'un manque criant d'organisation dans ses infrastructures routières.

Comme un révélateur d'un pays qui a basculé trop rapidement vers un capitalisme effréné, faute de régulation en la matière, les rues et autoroutes comportent en effet des publicités incroyablement intrusives, que ce soient des bâches sur des bâtiments entiers, où comme on le voit là, d'immenses pylones qui surplombent les rues.

lundi 27 octobre 2008

Les résultats du Viral Film Festival, 1er festival consacré aux vidéos publicitaires virales

Organisée par l'agence Vanksen l CultureBuzz mardi dernier, la première édition du Viral Film Festival, dans le cadre du congrès Buzz the Brand , se tenait mardi dernier au cinéma Max Linder. Elle a mis à l'honneur un nouveau genre de pub alternative : les publicités virales, diffusées exclusivement sur Internet via Daiymotion et Youtube, commandées directement par les annonceurs à des agences, ou parfois nées de l'initiative d'internautes. L'avantage de ce nouveau type de films, le film viral, est qu'il gagne sa notoriété sur Internet grâce au buzz, au bouche-à- oreille (WOM effect en anglais), et surtout, qu'il est destiné à être diffusé que sur la Toile. Ce donne souvent des pubs bien plus impertinentes et créatives que sur la petite lucarne.

Florilège des vidéos primées donc, parmi 500 vidéos réalisées par des particuliers ou des agences de communication.

Wom d'or de la vidéo virale la plus drôle: Guli l'Alligator Réalisé par BETC Euro RSCG pour 13ème Rue

Un dessin animé qui dérive vite en version trash...

Wom d’Or de la vidéo virale la plus efficace: Première cause de mortalité dans le monde Réalisé par BDDP Unlimited pour Solidarités

Wom d’Or de la vidéo virale UGC (User generated content / Conçu par un particulier): Ma Valentine Réalisé par François Chatelain

Wom d’or de la vidéo virale la plus originale: Fight for kisses Réalisé par JWT pour Wilkinson Energizer

Vidéo qui donne lieu à un site web dédié. L'idée un peu freudienne du l'affrontement entre le père et son bébé pour bénéficier de l'amour maternel est exploitée dans une vidéo très réussie techniquement.

mercredi 24 septembre 2008

Justin Timberlake chez Givenchy

justin_.jpg

On pourrait presque penser que le succès d'un parfum repose de plus en plus sur le casting de la star qui l'incarnera, le temps d'une campagne publicitaire. Là, surprise, la marque très classique et assez discrète Givenchy a choisi Justin Timberlake pour incarner sa dernière fragrance, Play. Et il a la classe. Un sacré bout de chemin pour l'ex de Britney Spears et de Cameron Diaz, qui a fait ses débuts au sein du boys band N'Sync...

La pub, qui fait déjà l'objet d'une campagne d'afficchages (les spots TV sont imminents), m'avait étonnée, par la proximité assumée du flacon de parfum avec un téléphone portable - à première vue, on croirait à s'y méprendre qu'il s'agit d'une pub pour un produit high tech ;)

Sur le web, l’agence Vanksen a conçu [le site internet dédié|http://www.playgivenchy.com| ), qui comporte une présentation de Play, un volet sur Justin Timberlake, avec le making-of de la campagne publicitaire print à venir, et, petite originalité, un espace musical avec une galerie de samples que les internautes peuvent utiliser pour créer leurs propres morceaux. Le vote des internautes déterminera un gagnant qui recevra la fragrance. Une manière, dans la foulée, de créer une identité sonore autour de ce parfum...

jeudi 11 septembre 2008

InVideo Ads, le nouveau format publicitaire de YouTube

YouTube Toyota

Lu sur la CB Newsletter du jour, YouTube lance un nouveau format publicitaire, InVideo Ads. Pour sa première campagne en France, le site de partage vidéo teste ce format, sous forme d'un bandeau publicitaire pour Toyota, inséré sous la vidéo. " Durant deux semaines, les internautes verront s'afficher en dessous de certaines vidéos de partenaires un bandeau publicitaire pour le lancement de la nouvelle Toyota IQ. En cliquant dessus, ils visionneront un film présentant ce nouveau modèle", explique CB News. Pour ce format publicitaire vendu au CPM, le bandeau apparaît en bas de la vidéo sur une portion de 20%, il disparaît après 10 secondes si l'utilisateur ne clique pas dessus et le bandeau est transparent à 80%.

L'annonce est intéressante, car avec ce nouveau format publicitaire, lancé en août 2007 aux US, YouTube cherche à rentabiliser ses contenus, en se basant sur un modèle économique cohérent, avec une dose de pub - comme pour les médias traditionnels. Trouver un business model est devenu d'autant plus vital pour YouTube qu'il n'est pas rentable - Google l'a même sommé en juin dernier d'être rentable... ce qui donne du grain à moudre à ceux qui estiment que le Web 2.0 (et ses services afférents) est déjà out, comme le montrait le dernier Hype Circle de Gartner, dont je parlais .

mardi 2 septembre 2008

Le Clan du néon, contre la "pollution" des enseignes lumineuses des magasins

On connaissait les antipub, contre l'affichage publicitaire excessif ou l'invasion des tracts publicitaires dans les boîtes aux lettres, portés par des associations telles que Antipub.org ou les déboulonneurs, puis relayés par les barbouilleurs dans le métro, les anti-4x4 (qui un temps, dégonflaient les pneus de 4x4 à Paris pendant la nuit...) voici maintenant les anti-néons, qui dénoncent la consommation d'électricité inutile par les magasins qui laissent leurs enseignes la nuit. Et leur pub intrusive.

Depuis juillet 2007, le Clan du néon, un groupuscule d'écolos urbains, déambule la nuit dans les rues de Paris pour débrancher les enseignes lumineuses des magasins. Ces actions militantes sont filmées et diffusées ensuite sur ce blog du collectif, ainsi que sur leur page Dailymotion. Histoire de convaincre les parisiens ;) un clip mode d'emploi explique même comment éteindre avec un minimum de casse ces néons restés allumés la nuit...

Mieux, ce mouvement activiste a fait des émules dans d'autres villes de France, à Nantes, Toulouse, Marseille... Simple phénomène de mode, ou nouvelle tendance antipub et anticonso ? A suivre.

mercredi 23 juillet 2008

Kassius dans le giron de Young & Rubicam

L'agence de conseil en communication interactive Kassius a été rachetée par Young & Rubicam, comme cela a été officialisé hier. L'annonce est de taille, car Kassius était l'une des dernières agences indépendantes, 18 mois après le rachat de l'agence Duke par l'américain Avenue A. Kassius apporte à Y&R dans sa corbeille de mariée des clients tels que Meetic, Tag Heuer, Virgin, 218 008...

Son directeur général Florian Lang m'assurait hier soir conserver une part significative dans son entreprise, qui restera une entité à part entière au sein de Y &R. Je suppose qu'ils seront chargés du volet pub interactive au sein du groupe. Last but not least, Kassius demeure dans ses fastueux locaux Rue royale (classés en partie aux Monuments historiques), ce qui était visiblement une clause non négociable du contrat ;).

Mise à jour pour reprendre l'info de Mry : Florian Lang conserve 60% de ses parts dans Kassius pendant quelques années

Kassius

Vus sur une cheminée hier soir, quelques-uns des prix obtenus par Kassius.

Photo C. C.

dimanche 15 juin 2008

Renault tente le marketing de la nostalgie pour lancer son 4x4 Koleos

Comment imposer à l'automobiliste habitué de la marque Renault le premier 4x4 réalisé par le constructeur français sans le choquer ? Car Renault franchit un sacré tournant en lançant, à son tour, son premier 4 x 4, la Koleos. Un virage pas forcément susceptible d'être compris par une cible classique de Renault - le consommateur quadra ou quinqua, qui s'est toujours acheté une Renault, depuis la 4L à la Laguna, en passant par la Scenic... La solution : rassurer le consommateur en montrant une continuité entre ce nouveau modèle et ces précédents.

Et la campagne de pub pour la Koleos illustre cela à merveille. On ressort l'histoire du losange, les modèles-phares de Renault des décennies précédentes (comme la 4 L, la Renault 5, l'Espace...) qui ont accompagné le client les décennies précédentes... on montre des ambiances et au final, on cherche à laisser une trace. Là encore, à l'ère du storytelling, Renault raconte une histoire au consommateur : l'histoire de la marque, et comment elle a accompagné le consommateur, comme le montre le spot TV. Avec cette chute : "On a fait pas mal de route ensemble. Mais ce n'est pas près de s'arrêter". Marketing de la nostalgie oblige, on le renvoie à son passé.

Vous avez peut-être aussi entendu la campagne de pub radio (entendue sur... Radio Nova, à ma grande surprise), ou un père raconte à son fils "là, nous étions dans tel voyage, nous avions la 4 L"... Bref, Renault, s'inscrit alors dans des histoires vécues. Rien de tel pour rassurer le consommateur.

C'est Stephen Norman, autrefois chez Fiat et recruté l'an dernier par Renault comme directeur marketing, qui a orchestré ce retour aux fondamentaux, avec des messages émouvants, amusants dépeignant une ambiance, un esprit plus qu'un produit.

Une pub "rassurante", donc, tournée en pleine nature... pour un véhicule pourtant ultra-polluant ;) , "un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km", comme le rappelle Greenpeace, dans ce papier publié sur Bakchich.info.


spot TV Renault Koleos

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