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dimanche 18 septembre 2011

"Sexe entre amis", "comédie romantique" version 2011 avec néo-yuppies

Une "comédie romantique" en version 2011 avec des néo-yuppies qui baignent dans la technologie - et l'omniprésence des marques : ce pitch de Sexe entre amis, sur les écrans depuis 10 jours, justifiait en soi que je parle ici de ce film, un des succès attendus au box-office.

Au premier degré, il reflète la conception qu'a désormais Hollywood des comédies romantiques. Plus de prince charmant classique ici, ni même de mari rêvé ou d'amant, il est remplacé par le "sex friend" ou "fuck buddie", le bon pote - amant occasionnel dans une situation réaliste assumée et encadrée par les deux parties.

Le prince charmant remplacé par le "sex friend"

Plus tôt dans cette année, Sex Friends mettait en scène Natalie Portman et Ashton Kutcher dans une intrigue similaire, tout comme dans Love & autres drogues ou encore Mes meilleures amies. La question qui taraude le spectateur n'est plus "Vont-il coucher ensemble?", mais "Vont-ils se mettre en couple?". En clair, "Hollywood semble avoir troqué le mythe du prince charmant contre le cliché du “sex friend", comme le résume Diane Lisarelli dans Les Inrocks, qui m'a devancée avec ce papier.

En tous cas, ce film emprunte à outrance certains codes des blockbusters: esprit de compétition des protagonistes, mère de l'héroïne déjantée tendance cougar, patriotisme à peine voilé, sans compter des placements de produits à outrance (j'y reviendrai).

Comédies sentimentales ringardisées

Ce qui est amusant est que ce film bat joyeusement en brèche les "anciennes" comédies sentimentales, reléguées au rang d'antiquités. Au début, à quelques secondes avant sa scène de rupture, un des personnages cite Pretty Woman comme son film-culte: la référence en comédie romantique hollywoodienne des année 90, où une Cendrillon prostituée sera sauvée par un prince charmant milliardaire - ça tombe bien.

Dans Sexe entre amis, Mila Kunis l'affirme, “Je ne crois pas au cliché hollywoodien du grand amour”. Dans une séquence - assez cliché - des deux potes qui regardent une vieille comédie romantique en buvant une bière, Justin Timberlake se moque de la musique de fin de film, "vouée à nous satisfaire avec une happy end censée rattraper la médiocrité du film". Le genre de scène que l'on retrouve souvent dans les séries TV américaines, comme dans "Beverly Hills 90210", où Kelly et Brandon visionnent (en bons potes) Casablanca - la quintessence du drame romantique avec une femme fatale pour héroïne.

Néo-yuppies surconnectés

Autre aspect que j'ai trouvé passionnant, la photographie de notre génération (génération Y ?) qu'il offre, forcément en version plus glamour. Nos deux "sex friends" sont des néo-yuppies des années 2010: ils ont des jobs branchés (lui devient directeur artistique pour le magazine GQ - magnifique placement de produit dans le film au passage ;), des apparts immenses (la crise immobilière ne semble pas exister à New York)...

Surtout, ils sont surconnectés, et donnent l'impression de passer d'écran en écran, entre smartphones, téléviseur, écran de PC et tablette. Ce que reflète le montage du film, très rapide, où l'on a l'impression de zapper d'une séquence à une autre. Justin Timberlake visualise les pages du prochain numéro de GQ sur écran (Sony) ou sur iPad (Apple), réserve expressément des billets d'avions pour son amis (sur smartphone Sony Xperia), elle assure son job de chasseuse de tête en négociant avec ses clients par visioconférences... Sans compter les échanges de SMS sur mobiles. Sony a lui aussi droit à de maaagnifiques placements de produits (toute une galerie). Même le générique de fin se veut un clin d'œil à notre génération surconnectée: il défile de gauche à droite, par glissement des écrans, que des doigts font glisser ou agrandissent, comme sur un iPhone ou un iPad...

dimanche 28 février 2010

"Le chemin qui menait vers vous", premier roman-feuilleton pour iPhone

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(Les deux co-auteurs dudit roman... Eh oui, je leur ai fait prendre la pause ;) Crédit photo : C. C.

Un roman diffusé exclusivement sur l'iPhone, sous forme de feuilleton, par épisodes téléchargeables, interactif (donc ouvert aux commentaires), qui plus est écrit à 4 mains : il fallait oser. Dans une période où l'on est en plein bouillonnement créatif, avec de nouveaux contenus, de nouveaux formats qui émergent à l'heure de l'iPhone, des Readers, tablettes (et bientôt l'iPad....) et autres supports nomades, cette initiative ne pouvait pas passer inaperçue.

Il y a certes quelques précédents : des applis iPhone, comme Reader ou Stanza, permettent déjà de télécharger et lire des eBooks sur iPhone. Des start-ups s'essaient aussi au jeu du récit-feuilleton pour iPhone, que ce soit en BD (comme je l'évoquais dans ce billet), ou en diffusant des romans initialement "papier" sur iPhone, comme le propose SmartNovel avec des auteurs tels que Marie Darrieusecq.

William Rejault vient de publier avec Laurent Lattore, "Le chemin qui menait vers vous", un roman-feuilleton, donc, diffusé exclusivement par iPhone, via cette application. La story : un récit d'anticipation, situé en 2017, où la France vis un semi-chaos, alors que Nicolas Sarkozy vient de décéder, et que la pénurie d'essence et d'électricité (et donc de transports, d'Internet...) a contraint les populations à s'adapter. En fait, les co-auteurs ont été démarchés par la start-up Blüpan, un éditeur d'application pour iPhone, qui voulait, du même coup, lancer son appli idoine(et s'offre un joli coup de pub à cette occasion ;). Si William Rejault, initialement blogueur (initialement infirmier, il est auteur du blog Ron l'infirmier), qui vient de rejoindre LeFigaro.fr, a surtout une expérience d'auteur "classique" ("La chambre d'Albert Camus", ed. Privé, "Quel beau métier vous faites", documentaire "Maman est-ce que la chambre te plaît", et un "roman de gare" à paraître en septembre), l'exercice n'était pas pour lui déplaire.

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A la différence des manuscrits classiques, rendus intégralement à l'éditeur avant publication, là, les auteurs écrivent au fur et à mesure. "Nous avons le début et la fin du roman, deux/trois épisodes, et la trame générale. Nous nous retrouvons chaque démanche pour préparer un des épisodes à paraître", m'expliquait cette semaine William Rejault.

Roman-feuilleton pour iPhone... et pour iPad (et plus si affinités...)

La lecture de ce roman-feuilleton particulier (avec au compteur 20 000 téléchargements, d'après les auteurs) est une expérience en soi : pour ma part, j'ai trouvé un peu déstabilisant de lire les chapitres sur le petit écran d'iPhone. Le récit (passionnant et accrocheur, on se laisse facilement prendre par l'histoire) perd un peu en fluidité avec cette lecture hachée induite par le petit format de l'écran. Il faut souvent faire défiler les pages (l'aime bien le bruit de la page "papier" tournée, à chaque page), chaque épisode représentant environ 10 minutes de lecture. Ce qui est passionnant est que cela induit de nouvelles formes de lecture : dans le métro, les transports en commun, durant des temps d'attente...

Une autre des grandes nouveautés : les auteurs revendiquent une écriture interactive ! Dans une véritable logique de crowdsourcing / co-création, ils se nourrissent des commentaires des lecteurs, tant sur le fond que sur la forme. Avec parfois un esprit critique impitoyable, que ce soit pour pointer les erreurs factuelles du roman ou le style (comme sur les "cliffangers", concept issu des séries télé, avec des chutes à suspense de fins d'épisodes censés servir d'accroche pour l'épisode suivant).

De fait, en testant l'appli iPhone, outre les chapitres, une fonctionnalité "Partage" permet de laisser son avis, que l'on envoie par mail vers le site, ou que l'on laisse sur la page Facebook dédiée, ou sur le fil Twitter.

Une autre innovation me semble intéressante : le concept de roman co-écrit à 4 mains, inhabituel dans les romans. Indéniablement, le format d'épisodes interactifs facilite l'exercice. Mais comment empêcher que le style d'un des auteurs n'empiète sur l'autre, et éviter toute guerre des égos (j'ai connu cela moi-même avec un co-auteur potentiel ;) ? "Parfois, le style de William ressort, à d'autres moments; il s'efface derrière nous. Car le principal, pour nous deux, reste de porter le livre, l'histoire. Souvent, l'un écrit un épisode, le deuxième rajoute, réécrit avec ses propres éléments par-dessus", estime Laurent Lattore.

Le business-model est simple : un nouvel épisode est publié en moyenne une fois par semaine sur l'AppStore d'Apple.Les 6 premiers sont gratuits,puis le lecteur paiera 0,79 centime d'euro par pack de 3 épisodes. Avec un total de 30 épisodes, "cela reviendra à 7,90 €au lecteur", précise William Rejault. Le prix d'un livre de poche, l'interactivité et la "portabilité" en plus, pour résumer...

Le vrai enjeu derrière tout cela, bien sûr - les co-auteurs l'avaient en tête dès le début du projet - sera la déclinaison de ce roman-feuilleton sur d'autres supports mobiles. Avec au premier chef, bien sûr, la tablette iPad d'Apple (sur laquelle les applications iPhone sont parfaitement compatibles). Parce que le format, plus grand, se prête davantage à la lecture numérique. Et du coup, la mise en page va gagner en esthétique : ils prévoient déjà d'insérer des illustrations, des photos, pour la version iPad de leur roman.

Autre aspect, qui est loin d'être accessoire : "c'est notamment la technologie qui nous a permis d'être publiés",estiment les deux auteurs. En clair, ces nouveaux supports, émancipés des circuits classiques des maisons d'édition, pourraient constituer un nouveau circuit pour des auteurs d'un nouveau genre.

Màj : merci à Owni, ElectronLibre, et Lsdi (Italie) pour les reprises :)

mercredi 24 février 2010

Les ados américains dopés à l'Internet non-stop

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Source image : Flickr/Louise Merzeau (sélection officielle du Mois de la Photo, Paris, 2008)

Les ados d'aujourd'hui seraient-ils des (futurs) drogués aux écrans ? Je ne parle pas des écrans télés, qui était la drogue des ados de ma génération - et qui serait en passe de devenir has-been aujourd'hui. Non, je parle des écrans d'ordinateurs, laptops, netbooks et autres smartphones.

Encore la semaine dernière, cette étude de Pew Internet and American Life Project a beaucoup fait jaser (et gazouiller ;) sur le sujet. D'après celle-ci, les ados américains délaisseraient les blogs au profit des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter : seulement 14% déclarent avoir blogué en 2009, alors qu'ils étaient 28% en 2006.

"Si vos enfants sont réveillés, ils sont probablement en ligne", titrait le 20 février, avec un humour grinçant, le New York Times. Et de citer une étude de la Fondation Kaiser, d'après laquelle les ados sont de véritables nerds en puissance. D'après cette étude, réalisée auprès de 2 000 collégiens et lycéens (entre octobre 2008 et mai 2009), les 8-18 ans consacrent en moyenne 7 heures et demie à leur écran d'ordinateur, netbook ou smartphone - au-dehors des heures d'école. Soit une heure de plus qu'il y a 5 ans, année de l'étude précédente. Il faut dire qu'ils sont assez (sur)équipés : parmi les ados sondés, 7 sur 10 avaient une télé dans leur chambre, et à peu près un tiers un ordinateur doté d'une coeexion Internet dans leur chambre. Et encore, cette étude a été réalisée un peu avant que les smartphones ne se développent chez les ados.

En clair, ils passent plus de temps sur leurs écrans que leurs parents sur leur lieu de travail ! Qui plus est - mais cela a déjà été dit, dont par mon confrère Jean-Christophe Féraud - cette génération de digital natives a pris l'habitude à 'être multitâches en quelque sorte : envoyer des SMS tout en étant sur Facebook, et/ou le chat Facebook, MSN, son blog, consulter ses mails sur Gmail, tout en regardant un clip sur son iPod... Et encore : l'étude de Kaiser a été menée avait l'incursion de Twitter...

La fonction qu'utilisent le moins les jeunes sur leur téléphone portable ? La voix ! Tellement plus simple d'envoyer des SMS ou de chater, comme le montrait le film "LOL" - so bobo ;), mais assez réaliste sur l'usage des technos par les ados. Et le seul moyen de communication dont l'usage n'a pas augmenté est... le papier imprimé.

En fait, ils se serviraient davantage de leur portable multifonctions comme réveil, comme radio, comme sorte de méga-clé USB pour stocker notamment des fichiers MP3 (et donc pour écouter de la musique)... Il faut dire que les nouvelles générations de smartphones sont d'une facilité d'utilisation assez diabolique, grâce à des interfaces de plus en plus intuitives. Les dernières générations des Blackberry sont des modèles plus simples à utiliser qu'avant - du coup, ils commencent à envahir les cours de récré des collèges et lycées huppés - car souvent, papa et maman refilent leurs Bberry à leurs rejetons lorsque leur entreprise en reçoit un nouveau parc, comme l'expliquait ce papier des Echos.

Mais les autres modèles de smartphones de chez LG et autres Samsung, relativement bon marché et à l'interface - de plus en plus souvent tactile - bien agréable, ont aussi les faveurs des ados. Je mettrais le cas de la tornade iPhone un peu à part, encore trop cher pour nombre de djeuns. Mais clairement, mettez un iPhone entre les mains d'une petite tête blonde : c'est édifiant. Ma nièce de 4 ans 1/2 sait déjà ouvrir les applis comme une grande, et joue sur l'iPhone de son papa avec les jeux (pour enfants) qu'il y a installés. Ma soeur me racontait que sa fille avait déjà le réflexe de toucher l'écran d'ordinateur, le croyant lui aussi tactile.

Contrôle de la durée d'utilisation (à défaut du contenu ?) par les parents

Le contrôle du contenu par les parents ? Certes, il y a eu plusieurs initiatives des pouvoirs publics. J'aime bien celle-ci, qui vient d'être annoncée, avec 2025 ex machina , un serious game destiné à sensibiliser les adolescents. Dans son premier épisode, ""Fred et le Chat démoniaque", qui se déroule en 2025, on voit un certain Fred, un jeune trentenaire sur le point de décrocher un contrat publicitaire important, qui voit son contrat compromis par l'apparition d'une vieille photo de lycée compromettante sur le réseau social Amidami.net. A l'internaute de l'aider à effacer cette erreur de jeunesse. Dévoilé la semaine dernière, ce serious game pédago a été produit par l'éditeur Tralalere, avec le soutien de la Commission européenne et la participation du CNC, dans le cadre du programme Internet sans crainte. Les épisodes suivants, qui paraîtront progressivement d'ici à l'automne 2010, auront chacun pour thème un usage particulier du Net.

A côté de cela, clairement, c'est aux parents d'apprendre à leurs enfants à "bien" surfer sur Internet. Un ami me racontait récemment qu'il a accepté que sa fille pré-ado s'inscrive sur Facebook... A condition qu'il figure parmi ses "friends" et puisse contrôler ce qu'elle y fait.

Mais encore dernièrement, une étude du Pew Internet Project en avait alarmé bon nombre. D'après celle-ci, un ado sur sept muni d'un téléphoné portable déclarait avoir déjà reçu des photos plus que suggestives par SMS. Les mêmes chercheurs admettent que le "sexting" - que l'on voit aussi subrepticement dans le film "LOL" - fait désormais partie de leur culture. Car chez les ados, la photo dénudée peut être envoyée comme invitation, comme gage, ou... lors d'une rupture.

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Dans les faits, les parents peuvent difficilement contrôler ce que font leurs enfants sur leur ordi, qui plus est s'ils en ont un dans leur chambre. Les plus courageux, certes, installent un système de contrôle parental... Mais les spécialistes commencent à penser que le véritable contrôle que les parents peuvent exercer est celui de la durée d'utilisation. "Les parents peuvent continuer de fixer les règles du jeu, c'est cela qui fait la différence", explique un des chercheurs dans le papier du NY Times. Certes, c'est plus difficile de le faire sur l'ordinateur "perso" de leur enfant que sur l'ordinateur familial, mais ils continuent ainsi à jouer leur rôle de parents.

dimanche 7 février 2010

Foursquare : vers les (vrais) débuts du Web social mobile à la sauce 2.0 ?

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Vous en avez sans doute entendu parler, de Foursquare, cette sorte de réseau social mobile, par lequel chaque membre s'auto-géolocalise à partir de son application iPhone (ou Blackberry, ou Android), pour dire où il est à l'instant T : pour signaler un lieu qu'il aime bien, pour suggérer à ses contacts membres du réseau à proximité de le rejoindre, ou... par simple narcissisme ;)

En avertissant de leur présence dans tel ou tel lieu, les internautes gagnent des points, des badges, et ils peuvent même devenir le Maire virtuel de la ville. Il s’agit en fait d’un réseau social qui permet de signaler à ses amis où on se trouve, de se créer une nouvelle communauté (plus axée sur la mobilité), tout en jouant. A noter que ce service a déjà été lancé dans plusieurs capitales.

En fait, il y a déjà eu quelques tentatives (plus ou moins réussies) de réseaux sociaux mobiles, parfois avec une dose de géolocalisation : avec par exemple Mobiluck, Brightkite, ou encore le réseau social de rencontres Yuback. Mais là, ce qu'il y a de nouveau, est que l'on y ajoute une "couche" de recommandation (donc de l'info à valeur ajoutée) apportée par le mobinaute.

Alors, qu'est-ce que ça vaut ? Les premiers retours parmi les twitterers que j'ai sondés (encore merci à eux :) sont... variés : "faut laisser un peu de temps" pour voir, estime @ZaraA. "Gadget", tranche @ivalerio. A l'inverse, "marrant, potentiel marketing énorme" pour @Delorme ; "dire où l'on est une forme de signal social correspondant à une usage déjà répandu" sur d'autres réseaux sociaux (comme Facebook et Twitter) pour @palpitt...

Nouvel Eldorado pour les marques

Dans quoi réside le vrai potentiel ? Sans doute, déjà, le système de "badges" mais surtout les "tips", ces bons plans signalés par Foursquare, qui vont des autres bonnes adresses du service similaires (resto japonais, bar...) à celle où s'est localisé l'internaute, aux réductions et autres happy hours offertes, comme par exemple ceci -(merci @xmoisant pour le screenshot) :

Forcément, cela fait déjà saliver les agences de pub et les marques : "l'engagement des lieux via de la publicité ou des tips est puissant (vu beaucoup d'informations) à Chicago", explique, toujours sur Twitter, @xmoisant. De fait, en proposant une réduc sur mesure aux connectés à Foursquare, rien de tel pour cibler une nouvelle clientèle...

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Source image : @xmoisant

D'ailleurs, comme le signale Kriisiis sur son blog, Foursquare permet aux entreprises (siège social, bar, resto...) de se géolocaliser d'elles-mêmes, pour permettre aux clients (potentiels) de les retrouver. Du me^me coup, elles se positionnent comme early adopters. Et, last but not least, elles peuvent y faire du marketing (très) ciblé, via l'API de Foursquare : "ce qui peut vous permettre de récupérer un grand nombre d’informations au sujet des « foursquare-users » qui visitent votre organisme. Quel trajet ont-ils fait avant et après leur passage chez vous ? Que visitent-ils, et donc, quels sont leurs centres d’intérêt ?...", précise Kriisiis.

Premières applis Foursquare customisées par des médias

Les médias commencent aussi à s'intéresser à cet outil de socialisation. Ca tombe bien, alors que tous cherchent à mettre une dose de Web communautaire, en ce moment, sur leurs sites. Le journal Metro du Canada a ainsi déjà noué, fin janvier, un partenariat avec la start-up new-yorkaise, me signale @eni_kao, pour ouvrir cette page co-brandée.

D'après le communiqué, Metro va ainsi ajouter son propre contenu éditorial au service de Foursquare, et ses services propres, comme un système d'alertes pour signaler aux membres d'autres membres à proximité. Une bonne manière pour Metro d'attirer la communauté de Foursquare :)

Mais comment rattacher cela à son activité première - le journalisme et l'actu ? L'argument est tout trouvé : "Metro has always offered readers the right information at the right time and place, and Foursquare lets us take that to the next level" ("Metro a toujours offert la bonne info au bon endroit, et Foursquare nous permet d'atteindre le niveau supérieur"), argumente Jodi Brown, directeur marketing et service Interactif de Metro Canada. mieux, Metro se lance du même coup dans les articles géolocalisés. Un exemple d'initiative à suivre...

Màj du 11/02 : merci à Owni et à Aaaliens pour les reprises / repérages :)

dimanche 17 janvier 2010

Premières applications mobiles frauduleuses : obligation de régulation par les AppStores ?

Et voilà, il fallait s'y attendre. Tout nouveau service qui suscite l'engouement est confronté, un jour ou l'autre, à des premiers obstacles, au premier chef la contrefaçon, les détournements, ou encore des versions vérolées.

Dans le domaine des applications mobiles, vendues sur les AppStores avec le succès que l'on sait (voir par exemple ici), on pourrait bien voir surgir, un jour, des applis érotiques (voire plus) 'pour adultes'...

Appli Android de fishing

En attendant, cette semaine, le premier cas d'appli mobile délibérément destinée à un usage frauduleux est apparu... Il rappelle fortement les cas de mails de fishing diffusés par e-mails (sous forme de spams), qui visaient à récupérer les données bancaires d'internautes distraits. L'application mobile publiée par Droid09, proposait aux utilisateurs de se connecter à leurs comptes de la banque américaine Credit Union pour les gérer à distance, depuis leur téléphone portable.

Cette application était frauduleuse, et récupérait les données des utilisateurs pour le compte d'un tiers. Les identifiants et mots de passe de connexion étaient donc volés, et ce dans le but de se connecter aux comptes, comme dans les affaires de fishing. L'affaire a été révélée par l'entreprise de sécurité informatique Sophos.

Mais du coup, une autre question sous-jacente surgit : quid de la responsabilité des éditeurs d'applis mobiles dans ce genre d'affaires ? Les propriétaires d'AppStores (Apple, Google dans le cas de l'Android Market...) , ne sont-ils pas censés trier sur le volet leurs futures applis, et les valider avant leur lancement . Or ici, cette application, qui était proposée sur l'Android Market, a été approuvée par ses administrateurs... Avant d'être retirée, une fois la fraude constatée.

En clair, les propriétaires de "magasins" applications mobiles en ligne seront-ils être garants de leur fiabilité ? Il y avait déjà eu un précédent, avec le ver Rick Ikee qui circulait sur des iPhones déverrouillés, utilisant donc des applis non-vérifiées par Apple (un point pour Apple, donc).

Propriétaire d'AppStore = régulateur ? Le cas des 'fausses' applis iPhone NY Times

Et c'est sur cela que risquent de pêcher les téléphones sous Android : autant Apple est très regardant sur les nombreuses applications proposées par des développeurs sur l'AppleStore (le processus de validation peut prendre jusqu'à 1 mois), autant le processus de validation des applis est connu pour être extrêmement léger du côté de l'Android Market. A moins que Google ne prêche l'auto-régulation, et laisse la responsabilité à ses utilisateurs de choisir à bon escient (autant que possible ;) dans une jungle d'applis peu triées... Ce qui risque de le discréditer.

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Source image

Mais Apple n'est pas forcément prêt à enrôler systématiquement ce rôle de super-régulateur, notamment face à des "fausses" applis mobiles qui surgissent. Comme signalé sur le blog Mediamemo, cette autre affaire pourrait faire du bruit : face à deux applications iPhone du New York Times qui pourraient s'avérer être des fakes (ou en tous cas des versions non-officielles), Apple "ne veut pas savoir". Concrètement, on trouve actuellement sur l'iTunes Store l'application iPhone officielle du NY Times (gratuite et bien pratique), ainsi que... deux différentes applis iPhone pour le NY Times, “New York Times Mobile Reader", proposées pour 0,99 cents chacune. Actuellementl e service juridique du quotidien planche sur le problème, signalant qu'AUCUNE des deux applis n'est autorisée.

dimanche 5 juillet 2009

Des BD sur un mobile

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J'aime bien cette initiative innovante d'Ave!Comics, qui propose aux fans de BD de les adapter pour qu'ils les lisent... sur leur téléphone mobile ou leur ordinateur. Le service est proposé pour les principales marques de mobiles (iPhone, iPod Touch, HTC, Blackberry, Nokia, Sony Ericsson). On peut y lire les BD, et zoomer si on le souhaite sur les images. La solution a été développée avec la start-up Aquafadas, initialement un éditeur de logiciels sur Mac. A la clé : la lecture digitale de la BD, et surtout,une plateforme de vente et de téléchargement de BD : la BD devient un nouveau contenu, qui s'ajoute aux textes, musiques, vidéos... Le business moddel est imparable : Aquafadas pourra faire payer aux éditeurs de BDs la prestation technique (l’”encodage” !) de conversion au format numérique.

Pour éviter une lecture de BD case par case, et donc trop fragmentée,Ave!Comics propose un lecteur qui permet de voir plusieurs cases de BD d'un coup d'oeil, et de zoomer sur certaines. Mais cette déclinaison est visiblement disponible seulement pour l'ordinateur.

Du coup, je me demande ce que donne la lecture sur son mobile, où il faut lire la BD case par case pour que l'affichage soit assez grand. Il faudra que l'oeil s'habitue à ce mode de lecture particulier : sur le papier, on passe rapidement de case en case sur une page. Je ne sais pas si, avec ce mode de lecture sur mobile, le lecteur si laissera aussi facilement porter par le fil de l'histoire ? A vrai dire, est-ce que tout les formats sont déclinables sur mobiles ? Aquafadas a trouvé la parade: une technologie pour transformer une BD papier en film d’animation que l’on regarde sur son mobile. J'ai testé, en téléchargeant le dernier 'Lucky Luke,' et il vrai que le passage au mobile n’enlève rien (ou presque...) par rapport au papier, grâce à la scénarisation de l’album.

En tous cas, pour assurer son lancement, Ave!Comics a noué un partenariat avec l'éditeur Les Humanoïdes associés pour distribuer vingt de ces séries phares depuis l'application d'Aquafadas sur téléphones portables, notamment la saga SF de Moebius, L'Incal. Par ailleurs, avec les éditions Dargaud, ils ont sorti une version numérique du dernier Lucky Luke, en vente à 4,99 € sur iTunes.

dimanche 23 décembre 2007

Le nouveau modèle économique qu'incarne l'iPhone

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A la veille de Noël, il m'a semblé utile de consacrer un billet à l'iPhone, qui sera sans doute un des produits high-tech les plus offerts en cette fin d'année - déjà 30 000 avaient été vendus en France une semaine après son lancement mi-novembre, je serais curieuse de connaître les derniers chiffres...

Je n'aborderai pas la queston d es innovations technologiques et de design q'incarnent l'iPhone, ne fut-ce que par sa surface tactile et le mode de navigation assez uniques, que j'ai eu l'occaasion d'apprécier - j'ai la chance de posséder un iPhone :) puisque je ne suis pas journaliste spécialisée produits :) d'autres le font beaucoup mieux que moi. Voir notamment cet excellent billet sur le blog de Luc Saint-Elie.

Ce qui m'intéresse ici est le nouveau modèle économique qu'impose Apple en lançant l'iPhone.

  • D'abord, parce que tout acquéreur d'un iPhone est obligé, pour le pré-installer, de télécharger iTunes - logiciel propriétaire, bien que téléchargeable gratuitement en ligne. Soit dit en passant, l'heureux propriétaire d'un iPhone se voit obligé d'entrer une multitude de données personnelles pour activer son compte iTunes - iPhone. Du genre entrer son adresse decourriel, son adresse postale, son âge... et même son numéro de carte bancaire. Autrement dit, Apple considère que dès que vous possédez un iPhone, vous êtes potentiellement futur acheteur de produits payants sur iTunes (du genre sonneries de portable ou morceaux de musique pour 'instant).
  • Ensuite, parce que, pour pré-sintaller votre iPhone, vous devez - aussi - disposer d'une plateforme récente : Windows XP SP 2 ou Windows Vista ou PC, et la dernière version de Mac Eos si vous êtes sous Mac. Bref, j'imagine que beaucoup, comme moi, qui étaient restés au bon vieux Windoiws XP ont dû trouver une solution au plus vite pour installer leur iPhone. Une bonne manière de faire tourner le business des logiciels :) Puisque le Français lambda renouvelle son ordinateur au mieux tous les 5 ans...
  • Autre fait inédit, la manière dont apple entend rendre ses nouveaux abonnés "rentables". L'opérateur Orange a arraché l'exclusivité de distribution de l'iPhone en France... en consentant à reverser une part importante du revenu généré par chacun de ses abonnés. Au point que "avec des abonnements facturés par Orange de 49 à 119 euros par mois, Apple encaissera au minimum 100 à 240 euros en moyenne par client sur 24 mois, estime le cabinet Sia Conseil, sur la base d'un reversement de 10 %, et sans compter les dépassements de forfaits et les autres services utilisés", décrypte ce très intéressant article de ZDNet.

J'ajouterai que Apple entend appliquer le même schéma esquissé avec l'iPod : tirer un maximum de revenus de chaque client, en proposant progressivement une gamme de produits dérivés autour de son nouveau produit-phare. Comme pour l'iPod, on verra peu à peu apparaître une kyrielle d'accessoires - pochettes de protection (pourquoi pas signées par des designers), éventuellement compléments tels qu'un stylet, un clavier... Viendront aussi des logiciels complémentaires (propriétaires évidemment) à télécharger via iTunes, pour combler les manques actuels de l'iPhone.

Ce ne sont que des suppositions, bien sûr :). RDV dans quelques mois...

jeudi 7 juin 2007

Fausse pub iPhone, ou les vertus du buzz

L'iPhone d'Apple n'est pas encore sorti — attendu le 29 juin aux Etats-Unis et en décembre pour l’Europe — mais il fait énormément parler de lui. Avec notamment cette fausse pub qui circule sur la Toile. Les véritables démos sont .

A propos de l'iPhone, à lire dans le mensuel "Management" de juin, un benchmark très instructif entre l'iPhone et les autres mobiles "multimedias", qui relativise beaucoup les aspects innovants de l'iPhone, sous la plume d'Amaury Mestre de Laroque.