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lundi 19 mai 2008

CNET Networks dans le giron de CBS Corporation

La nouvelle a fait grand bruit la semaine dernière, dans un paysage de titres de presse informatique et de presse en ligne, déjà sévèrement bouleversé ces derniers mois - cf NextRadio TV, le nouveau propriétaire du groupe Tests, qui a décidé de se délester de plusieurs titres de presse "actifs non stratégiques", selon le vocabulaire financier en vigueur. Et laissant une cinquantaine de journalistes sur le carreau.

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Or, le géant américain CBS a annoncé avoir racheté pour 1,8 milliard de dollars CNET Networks, la maison-mère de ZDNet (disclaimer - un site d'informations high tech auquel je collabore de temps à autre)., Gamespot, CNET, Business Mobile, MP3.com... ZDNet France précise, dans une dépêche laconique, que le groupe CNET Networks "se trouvait depuis plusieurs semaines sous la pression du fonds d'investissement Jana Partners, actionnaire à hauteur de 10 %, qui réclamait des changements dans la stratégie et son entrée au sein du conseil d'administration".

Est-ce une bonne nouvelle ? Pas sûr. Et peut-être que le groupe CNET a loupé le coche avant ce rachat... C'est en tous cas ce qu'affirme Michael Arrington dans ce billet publié sur Techcrunch. Une analyse contestée (voir les commentaires, comme celui d'Emmanuel Parody). Mais le groupe a clairement commis des erreurs, comme le lancement du site d'infos sur l'innovation News.fr... prestement fermé un an après une ouverture beaucoup trop discrète.

Nouvelle preuve, en tous cas, que la télévision s'intéresse de plus en plus près au monde de l'Internet, qu'elle veut pénétrer, quitte à y racheter des groupes de médias en ligne... Comme l'a montré l'acquisition par le groupe M6 du groupe Cyréalis (que j'évoquais ), éditeur de Clubic, Neteco.com, et de Jeuxvideo.fr . L'année dernière, c'est NextRadioTV (BFM TV, RMC) qui s'est illustré en rachetant le Groupe Tests, qui comptait des pépites comme 01Net, Cadres Online, et certains grands magazines informatiques.

vendredi 16 mai 2008

Vers une interdiction des chaînes pour bébés ?

J'en parlais il y a quelques mois dans ce billet, les chaînes pour bébés Baby First et Baby TV , ont été lancées en France. Avec toutes les questions éthiques (et d bon sens !) que cela soulève...

Or, ces chaînes destinées aux enfants de 6 mois à 3 ans (sic) ont été clouées au pilori par un groupe de chercheurs, dans un rapport remis au ministère de la Santé, estimant que ces chaînes ne sont pas bonnes pour les enfants de moins de trois ans. Un rapport qui vient d'être transmis au CSA. Et selon la newsletter spécialisée Satellifax, le CSA, de son côté, vient de contacter son homologue anglais, car ces deux chaînes diffusées en France émettent depuis la Grande Bretagne.

A suivre... Je reviendrai sur cela ces prochains jours, d'autant que je m'intéresse de près au plan que concocte actuellement les ministères de la Santé et de la Culture pour encadrer la pub télévisée diffusée pendant les programmes pour enfants.

L'agence Capa lance son blog

Pas beaucoup le temps de bloguer ces derniers jours, entre la promo pour mon livre, la reprise (assez intensive !) des piges, la préparation de nouveaux projets pro, et une vie perso pas de tout de repos... Mais c'est promis, je me remets à mon clavier plus régulièrement !

Avec cette initiative intéressante, repérée ce matin en parcourant le Journal de la télé dans les dépêches AFP : l'agence Capa vient de lancer son blog, où seront diffusés des compléments d'émissions (interviews des réalisateurs, images bonus, coulisses de production...). Le site assurera aussi la promotion des magazines et reportages de l'agence en diffusant des extraits trois semaines avant leur programmation à la télévision. Le blog mettra également à disposition des internautes les productions de Capa Presse, de Capa Drama, Capa Entreprise et Capa Production. Bref, il s'agit donc de proposer des sortes de bonus, sur le modèle de ce qui se fait déjà depuis un certain temps pour les DVD...

mardi 22 avril 2008

Nouveaux remous aux Echos

Les tensions sont encore vives au sein du groupe Les Echos (un de mes principaux employeurs), comme le montre cette dépêche AFP d'hier (merci Benoît pour l'info) : François Lenglet et Marie-Paule Virard, directeur de la rédaction et RC du mensuel Enjeux-Les Echos, ont annoncé hier qu'ils faire jouer leur clause de session et quitter le mensuel. Alors qu'ils étaient chargés d'élaborer une nouvelle formule pour Enjeux, attendue cet automne, quelques semaines après Erik Izraelewicz, parti rejoindre La Tribune, ils quittent donc à leur tour le navire, "après quatre mois d'un dialogue extrêmement difficile à établir" avec la nouvelle direction du groupe, précisait François Lenglet.

Une info plutôt préoccupante, alors que j'avais déjà entendu, l'été dernier, des rumeurs pas forcément très bonnes à propos de l'avenir du mensuel Enjeux - Les Echos, confronté à la concurrence de L'Expansion, Challenges, et d'autres...

Dans un communiqué émis hier, les syndicats et la société des journalistes (SDJ) du groupe Les Echos, "comptent bien que dans les deux cas la procédure de désignation des futurs directeurs de rédaction respecte strictement les accords d'indépendance signés". Ces accords prévoient notamment l'accord d'administrateurs indépendants au conseil de surveillance, qui n'ont pas encore été nommés et un droit de veto des rédactions. Et soulignent le "profond malaise" qui règne actuellement en interne. Enfin, Ils s'inquiètent en outre du flou entourant l?avenir d?"Enjeux", mais aussi du site web, de Série Limitée, et prennent acte de la fermeture des chaînes Premium sur le site. A suivre...

mercredi 26 mars 2008

Prisma presse va lancer un "féminin de luxe"

C'est l'info que l'on retient au détour de cette interview dans Le Monde de Fabrice Boé, président du groupe Prisma presse. Le groupe, déjà éditeur de Voici, Gala, Femme actuelle, Geo, Capital... va lancer cet été Femmes, un mensuel féminin "de luxe". Il sera "sera dirigé par Marie-Claire Pauwels. Ce sera un magazine original, très haut de gamme, sur le thème de la mode et de la culture, sans équivalent sur le marché français", précise Fabrice Boé.

Il s'agit bien sûr pour le groupe de presse d'investir davantage le créneau de la presse féminine, mais aussi de se lancer dans un domaine qui continue d'avoir les faveurs des annonceurs : la presse haut de gamme, "de luxe", comme le montre par exemple la publication régulière de suppléments "spécial luxe" par Capital... ou la tentative de Management de publier des pages perso mordant sur le haut de gamme, dans l'espoir d'attirer les annonceurs.

Initiative à suivre, donc. On se souvient de l'échec du lancement de l'hebdomadaire féminin Jasmin l'année dernière, que le groupe avait voulu, initialement, positionner comme un féminin haut de gamme... avant d'en faire un mag cheap, comme j'en parlais dans ce billet.

lundi 10 mars 2008

M6 négocie le rachat du groupe Cyréalis (et confirme se lancer dans la production de contenus)

Fuite longuement développée par ce papier du JDNet vendredi dernier, et que confirme ce matin l'agence Reuters : M6 négocie le rachat du groupe Cyréalis, qui possède les sites d'infos high tech Neteco.com, Clubic.com, et Jeuxvideos.fr. Qui représente tout de même 5,5 millions de pages vues par mois.

Ce qui confirme ce que j'évoquais l'autre jour : M6 se lance dans une stratégie de production et diffusion contenus audiovisuels, mais aussi sur d'autres supports : en TV bien sûr, mais aussi en téléphonie mobile avec des contenus vidéos (via son offre de TV en accès illimité), et donc désormais sur Internet. L'info essentielle : alors qu'M6 était jusque là peu présente sur le média Internet, "avec ce rachat, M6 doublera sa présence sur Internet", souligne le JDNet.

mercredi 13 février 2008

L'audiovisuel public et Les Echos en grève aujourd'hui

Journée un peu particulière pour les médias français, puisque les journalistes de l'audiovisuel public (soit du groupe Radio France et de France Télévisions) soit en grève aujourd'hui, en réaction aux annonces de Nicolas Sarkozy devant la presse le 8 janvier dernier, sur la fin de la publicité sur France Télévisions, bouleversant ainsi tout le monde économique sur lequel reposait la télévision publique française jusqu'à présent... Alors que le même jour, fait assez cocasse, la Direction des médias négociait avec les radios du groupe Radio France... l'introduction de publicités sur leurs antennes - sic.

Pour avoir une vue globale sur ce vaste sujet, qui concerne rien de moins que l'avenir du paysage audiovisuel français, je vous renvoie à cette analyse dans Les Echos, et à cette enquête parue dans Le Monde d'aujourd'hui, qui retrace comment Nicolas Sarkozy a brutalement décidé d'annoncer cela le 8 janvier. Une phrase, révélatrice, aide à mettre en lumière toute la "logique" un peu folle de cette annonce: "Nicolas Sarkozy va s'envoler pour l'Egypte, en compagnie de sa future femme, Carla Bruni. Il a promis de tenir, le 8 janvier, sa première conférence de presse. Faire face aux journalistes, c'est sa façon de réaffirmer sa "rupture" avec un Jacques Chirac souvent retranché dans son palais élyséen. Autour de lui, pourtant, les plus proches ont compris son problème : il n'a aucune annonce choc - aucun "fumigène", comme disent ses amis - à livrer à l'opinion qui commence à douter"...

Parallèlement, la rédaction des Echos (journal auquel je collabore) s'est aussi mise en grève aujourd'hui, en réaction au départ de son directeur de la rédaction, Erik Izraelewicz, pour La Tribune, dont il deviendra dans les prochains jours directeur des rédactions et directeur général adjoint. Visiblement, le passage des Echos aux mains du groupe LVMH, déjà très mouvementé l'année dernière (cf mes billets précédents à ce sujet), ne se passe pas très bien. Erik Izraelewicz a dénoncé hier les "interventions" du nouveau président du groupe Nicolas Beytout, selon des participants. Il a notamment dépeint "une situation difficile liée à des vexations, humiliations, interventions de Nicolas Beytout et du nouvel actionnaire", LVMH. Le directeur de la rédaction a estimé que M. Beytout n'aurait "jamais accepté de tels agissements de la part de son directeur général", quand il était lui-même directeur de la rédaction des Echos puis du Figaro, a indiqué un autre participant. M. Beytout s'est ensuite exprimé devant les salariés, sans parvenir à les convaincre", d'après le communiqué émis par les délégués syndicaux et la société des journalistes que j'ai reçu. Réunis en assemblée générale hier, les salariés ont décidé de ne pas faire paraître le journal ce mercredi afin de manifester leur "défiance" envers la direction, à la suite de cette annonce. A voir donc, les évolutions éventuelles aujourd'hui.

mercredi 12 décembre 2007

Vers une reprise d'Associated Press France avec la participation de Bolloré ?

L'ancien patron de l'AFP, Bertrand Eveno, a déclaré hier s'être associé avec Vincent Bolloré pour présenter une offre de reprise du service français de l'agence de presse américaine Associated Press (AP). Il doit encore consulter le personnel de l'entreprise lors d'un comité d'entreprise ce vendredi 14 décembre. Il confirme ainsi des informations du "Canard Enchaîné" de ce mercredi. Selon ce projet, AP France serait repris par une société créée ex nihilo, détenue à 60% par Bertrand Eveno et à 40% par Vincent Bolloré. Je suis curieuse de voire cela... Pour mémoire, Vincent Bolloré, un "nouveau" magnat des médias assez inattendu, réputé pour ses méthodes pour le moins autoritaires en rédaction, détient la chaîne Direct8 ainsi que les quotidiens gratuits «Direct Soir» et «Matin Plus».

dimanche 9 décembre 2007

Le call-TV a-t-il de l'avenir ?

Dans les programmes parfois étranges de la télé-poubelle, les programmes et les chaînes de call TV sont assez représentatifs. Vous savez, ce sont ces programmes de télé-tirelire, sur lesquels on tombe parfois en zappant tard le soir sur des chaînes secondaires de la TNT, comme RTL 9, avec les "Appels gagnants" et autres monstruosités, tenus pas une animatrice au décolleté plongeant, qui attire le chaland en lui faisant miroiter une (modeste) somme d'argent s'il résout une énigme simpliste, par téléphone ou SMS - surtaxé évidemment.

Ils commençaient à envahir nos écrans, or il semblerait que le Conseil supérieur de l'audiovisuel se soit réveillé ait décidé de mettre le holà. Désormais, tous ces programmes devront indiquer au téléspectateur comment se faire rembourser les frais engagés — cette information devant être diffusée dans des caractères identiques à ceux du numéro du service lorsque celui-ci est présent à l'écran, soit tout le temps. Ca permettra de ne plus voir la tronche de la présentatrice en somme, tant l'écran est déjà saturé d'infos (voir image) Autre bonne nouvelle, JET (site encore en ligne ), la chaîne de call TV lancée par TF1 il y a quelques mois, a cessé d'émettre la semaine dernière, après avoir cumulé une perte de 20 millions d'euros (sic). D'autres émissions pourraient suivre, comme "L'appel gagnant" de RTL 9. Preuve que la connerie n'est pas toujours payante ;).

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vendredi 30 novembre 2007

"Suck my geek" sur Canal + ce soir

A voir ce soir à 23h sur Canal, "Suck my geek" (j'aime bcp le titre ;), un docu sur les geeks, auquel Eric Briones (alias Darkplanneur, qui travaille à l'agence Publicis EtNous) y a consacré une semaine sur son blog. Avec pour point final l'interview des 2 réalisateurs de "Suck my geek", Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff, à voir sur son blog, (cette fois, c'est le bon lien - màj du 7 décembre, merci pour ta remarque Laurent...).

jeudi 29 novembre 2007

Corbis lance une banque de photos gratuites pour les blogs

Les blogueurs à haut potentiel de notoriété ;-) séduisent désormais même les agences photo. Pour preuve, l'agence photo US Corbis (rachetée en 2002 par Bill Gates, qui rêvait d'en faire une agence de photo numérique...) vient de lancer une banque de photos gratuites destinées à illustrer les blogs. Pour rentabiliser ce service, baptisé PicApp (accessible ), les images proposées contiendront des publicités. Ces illustrations pourront soit être en partie recouvertes de pub, soit déclencher l'ouverture d'une pop-up lors du passage de la souris. Une partie des revenus générés par ces publicités seront reversés aux blogueurs. Preuve que Bill Gates a des ambitions en la matière, début novembre, Corbis avait déjà annoncé le rachat de Veer, une start-up canadienne spécialisée dans la diffusion de contenus pour webmasters (images, éléments graphiques, polices, etc.).

mardi 20 novembre 2007

« Libération » lance LibéLabo, son site de programmes audio et vidéo (Les Echos)

Grâce à cette §/.?! de grèce des ouvriers du Livre, pas de quotidiens en kiosques aujourd'hui... Donc autant que je diffuse l'intégralité de la version web de mes publications du jour sur ce blog...

« Libération » lance LibéLabo, son site de programmes audio et vidéo Les Echos, 20/11 LibéLabo propose des contenus qui ont vocation à pouvoir être écoutés sur différents supports nomades.

Cela faisait quatre ans que le quotidien « Libération » avait ce projet dans ses cartons. Il s'est enfin concrétisé le 24 octobre avec le lancement de LibéLabo, à la fois radio sur Internet et site Web de programmes en sons, en images et en diaporamas sonores. Pour cela, moyennant un budget initial de 90.000 euros, « Libération » s'est doté d'un studio radio flambant neuf, avec un plateau pour y enregistrer des émissions et du matériel qui permet à l'équipe d'assurer toute la chaîne technique et monter et diffuser les programmes au format numérique. Trois salariés y travaillent à temps plein, mais la radio compte aussi sur les contributions des plumes de la rédaction. D'ailleurs, une partie des journalistes ont déjà été formés au tournage et au montage.

L'objectif ? « Donner à écouter et à voir sur le site et à emporter. Et enrichir « Libération » avec des contenus audio et vidéo, en travaillant une écriture multimédia », précise Florent Latrive, journaliste de « Libération », désormais responsable à plein- temps de ce projet.

Au jour le jour, la grille de programmes s'affine. Avec de 3 à 6 émissions par jour, certaines s'imposent déjà, comme « Polémix et la Voix off », un programme de caricatures sonores lancé lors de la campagne électorale de la présidentielle, « Le Bar des sports », « Silence on joue », émission consacrée aux jeux vidéo, une « playlist » musicale concoctée par des critiques musicaux du quotidien, ainsi que des émissions de plateaux, dont une de débats économiques, montée en partenariat avec le mensuel « Alternatives économiques ». Les auditeurs commencent à être au rendez-vous, avec des premiers chiffres de 600.000 à 800.000 pages vues mensuelles et 10.000 consultations par épisode de certains programmes, comme « La Playlist » ou « Polémix et la Voix off ».

Audience et publicité

A venir aussi, un rendez-vous politique hebdomadaire, ainsi que des panoramas sonores, pour faire jouer la complémentarité entre images et sons. « Un diaporama proposera des analyses filmiques de scènes cultes du cinéma et un autre des critiques de bandes-annonces de films », dévoile Florent Latrive.

Comme pour le site de « Libération », le modèle de financement de LibéLabo repose sur l'audience et la publicité, avec des bandeaux publicitaires classiques, ce à quoi pourrait s'ajouter le sponsoring d'émissions.

Surtout, les concepteurs de LibéLabo espèrent trouver des débouchés vers plusieurs supports nomades, tels que les lecteurs MP3 ou les téléphones mobiles. Actuellement, avec la fonction de podcast, les internautes peuvent s'abonner pour recevoir les différents programmes automatiquement, dans un logiciel dédié (comme l'iTunes d'Apple, Winamp ou Juice) et au rythme où ils apparaissent. Mais « nous pouvons diffuser dans tous les formats possibles, sur les différents appareils », précise Florent Latrive. Ce qui intéresse déjà les opérateurs mobiles, à la recherche de contenus éditoriaux à proposer à leurs abonnés.

CAPUCINE COUSIN / Les Echos - Tous droits réservés

lundi 19 novembre 2007

Nicolas Beytout quitte le Figaro pour revenir auprès des Echos

Les dépêches sont tombées ce matin, l'ancien directeur de la rédaction des Echos, Nicolas Beytout, quitte celles du Figaro pour revenir auprès du quotidien économique...pour prendre la tête de DI Group, le pôle médias du groupe de luxe LVMH qui vient de racheter Les Echos. "Son rôle sera, au-delà de la gestion des magazines "Investir" ou "Connaissance des Arts", de Radio Classique et donc des Echos, d'accélérer le développement de LVMH dans les médias", indique les Echos en Une.

Visiblement, cela va donner lieu à un joli jeu de chaises musicales : Etienne Mougeotte, l'ancien numéro un de TF1 arrivé en septembre à la tête du Figaro Magazine, prendrait la direction des rédactions du Figaro et Yves Thréard la direction de la rédaction du quotidien. Parallèlement, Alexis Brézet, numéro deux du Figaro Magazine, en prendrait les commandes.

Ironie suprême, c'est par Nicolas Sarkozy que des journalistes des Echos venus l'interviewer (sur des questions d'ordre éco et politique) ont appris vendredi soir le nom de leur futur PDG. A lire, cet article de Libération qui raconte cela, et celui, beaucoup plus documenté, de Rue89, qui a sorti l'info dès hier après-midi. En tous cas, la nouvelle fait déjà du bruit au sein de la rédaction des Echos, où un CE se rassemblait ce midi...

mardi 13 novembre 2007

journalisme participatif : Edwy Plenel prépare à son tour son site d'information

Dans la lignée de Rue89 et De source sûre, deux ans après son départ du Monde, dont il avait quitté avec fracas le poste de directeur de la rédaction, Edwy Plenel veut tenter à son tour l'aventure du journalisme participatif. Il va lancer un site d'information début 2008, pour lequel il espère même lever 4 millions d'euros, et dont il serait en train de boucler le tour de table, d'après une dépêche AFP. D'après cet article en ligne de Challenges, les fondateurs de la société baptisée MediaPart apporteront 1,5 million d'euros, et trois investisseurs-partenaires mettront au pot 500 000 euros chacun.

Pour cette aventure, il est rejoint par François Bonnet, qui quitte son poste de RCA de chez Marianne. A première vue, le modèle éco sera hybride (mi-gratuit mi-payant), avec une adhésion de base de 9 euros par mois.

En tous cas, Edwy Plenel a de l'ambition ;) Avec une "demi-douzaine" de journalistes dont Laurent Mauduit, il "entend créer un site d'information "indépendant", qui pratique un "journalisme d'enquête". "Nous voulons produire de l'info inédite autour de la grosse actualité", a ajouté M. Bonnet", rapporte l'AFP.

Je me demande si ce nouveau magazine d'investigation en ligne trouvera sa place, dans un domaine déjà largement investi par d'autres comme Rue89 - à suivre...

mardi 6 novembre 2007

Les Echos dans le giron du groupe LVMH

voilà, c'est fait... Le groupe Pearson a rendu officielle la vente des Echos au groupe LVMH, je l'ai appris hier soir, mais trop sonnée, je n'avais ni le temps, ni le coeur d'en rendre compte...

La vente est donc effective pour un montant de 240 millions d'euros. Comme beaucoup le craignaient, Pearson a finalement préféré l'offre de Bernard Arnault à celle de Marc Ladreit de Lacharrière notamment parce que le patron de LVMH s'engageait aussi à reprendre la dette des Echos. Elle a été rendue publique quelques heures après que le tribunal de grande instance de Paris ait débouté les élus du comité d'entreprise qui demandaient la poursuite de la procédure de consultation sur le projet de vente à LVMH, estimant que la direction n'avait remis aux élus que des réponses partielles à leurs questions et ne leur avait pas donné un délai suffisant pour les examiner.

Aujourd'hui, visiblement, la patron de Pearson a été accueilli sous les huées des journalistes du quotidien lors du comité d'entreprise qui se déroulait ce matin.

J'ai évoqué cet été la bataille de la rédaction dans ce billet , , et

Parmi les nombreux articles qui y sont consacrés depuis hier, cette dépêche AFP donne une idée de l'ambiance actuelle, et celle-ci résume les principaux enjeux de cette bataille avortée.

lundi 5 novembre 2007

Le groupe Lagardère met fin à la parution du féminin "Isa"

Mauvaise nouvelle pour la presse féminine, quelques semaines après "Jasmin", qui a interrompu sa parution moins d'un an après son lancement, comme j'en parlais dans ce billet, le mensuel féminin "Isa" s'arrêterait à son tour - le numéro daté de décembre sera son dernier, m'affirmait ce midi une de ses anciennes collaboratrices.

Dommage, car depuis sa relance en 2005, le féminin destiné à la fameuse cible des jeunes actives urbaines (20 - 35 ans) marchait bien, avec une diffusion payante globale de plus de 200 000 ex. par mois (chiffres OJD). En revanche, il pêchait par son (trop) petit format, et une maquette resserrée à l'extrême, qui le rendait parfois difficilement lisible. Pourtant, encore en mars dernier, dans une interview au Figaro (consultable ), Arnaud Lagardère jurait ne pas vouloir fermer ce titre, précisant "Nous avons déjà relancé avec succès Isa"... Avant d'affirmer quelques lignes plus loin "D’une manière générale, nous privilégions plusieurs segments, féminin, l’auto, les news, le people Notre ambition est de devenir un éditeur de contenu agrégateur d’audiences. Il s’agit d’une transformation culturelle profonde. Nous donnons la priorité à la ligne éditoriale et aux contenus qui peuvent se décliner en version numérique". Vous admirerez la formule "éditeur de contenu agrégateur d’audiences" ;-)

En clair, le groupe Lagardère a probablement décidé de fermer ce titre, pourtant rentable (qui sera peut-être revendu à autre groupe de presse, rien n'est impossible...), dans une logique de compression de coûts, voire pour se débarrasser de quelques titres de presse écrite et miser davantage sur le numérique, via son kiosque numérique, Hachette distribution, comme le rappelle ce papier de NetEconomie.com.

vendredi 12 octobre 2007

BabyFirst, première chaîne pour bébés (si si...)

Etes-vous prêts à coller votre bébé de six mois devant la télé ? C'set hallucinant, pourtant certains producteurs semblent y croire : la chaîne BabyFirst, née en 2004 aux Etats-Unis, déboule le 16 octobre sur les petits écrans français, via le pack famille de CanalSat. Déjà présente dans 28 pays, elle sera sans pub, proposera des programmes pour les plus petits, dans des formats très courts (2 à 7 minutes) Son crédo : des programmes très courts, des couleurs vives et des mouvements lents. Pour endormir les petits ou les bercer d'illusion ? Très pédagogique, la chaîne explique doctement sur son site web en quoi ses programmes sont une source de communication, d'interaction, d'apprentissage.. pour les tout-petits.

Pour se prémunir contre les critiques, CanalSat a déjà fait savoir qu'elle s'est entourée d'un conseil d'orientation, où siègent des experts de la petite enfance Une chose est sûre, on voit de plus en plus émerger des chaînes ciblées par tranches d'âge. Et cela est récent : en 2005 encore, il était peut-être trop tôt lors que TPS a tenté l'expérience - avortée - en proposant dans un format similaire « Baby TV ». Il y avait déjà Piwi, Tiki, Canal J... Et certaines réussites telles que Gulli, un des succès inattendus sur la TNT.

Pourtant, le slogan de BabyFirst, "Regardez votre bébé s'épanouir", me laisse circonspecte. Un enfant peut-il vraiment apprendre les formes, les cris des animaux et les noms des vêtements grâce à une télévision? Ou les parents risquent-ils surtout de voir leur bébé s'abrutir de manière précoce devant la télé ? Surtout, ils sont voués à être figés devant la télé, dans un âge ils découvrent comment interagir avec les autres. N'est-ce pas autour d'eux, et dans des livres spécialement conçus, que les tout-petits apprennent à toucher, à sentir, à entendre ?

OneTV, bouquet de chaînes TV pour téléphones mobiles

La télévision sur mobiles serait promise à un brillant avenir : même si cela décolle à peine en France ;) les analystes de Jupiter regardent de près le succès de la mobile TV aux US et au Japon.

En France pourtant, le bouquet "OneTV" de 20 chaînes télévisées, créées uniquement pour le téléphone mobile, vient d'être lancé, une première tentative de concurrencer les bouquets proposés directement par les opérateurs. Il s'agit de formats courts ou de chaînes créées pour l'occasion par Mobibase, comme Meteo TV, Bollywood TV, Choc TV, Entrevue TV... Avec des chaînes loisirs qui ciblent un public masculin, urbain, âgé de 15 à 35 ans. Les programmes sont accessibles gratuitement en flux, en vidéo à la demande, ou en téléchargement payant (de 1 à 5 euros). Le business model reposerait sur un partage de revenus entre les ayant-droits et les producteurs, avec à terme, une dose de pub.

Et étrangement, le bouquet One TV prend appui sur des magazines papier pour lancer de nouvelles chaînes comme : Technikart TV, Entrevue TV ou Guts TV. A suivre...

vendredi 7 septembre 2007

Boycott par les agences de presse de la Coupe du monde de rugby ?

Avec le coup d'envoi du Mondial de rugby ce soir, qui opposera le Quinze de France à l'Argentine pour le match d'ouverture, la rumeur enfle, relayée depuis quelques semaines déjà par les médias, car tous - médias, annonceurs, industriels, politiques - espèrent un remake de 1998, et la ferveur populaire qui va avec.

Mais, grosse surprise hier, les principales agences de presse, Reuters, l'Agence France-Presse, Associated Press et Getty Images, ont suspendu leur couverture de la Coupe du monde de rugby en raison de leur différend avec les organisateurs de l'évènement. Et pour cause : l'International Rugby Board (IRB), organisme de tutelle du rugby mondial et organisateur de la Coupe du monde, a voulu poser ses conditions notamment sur les droits d'exploitation des photos sur internet, sur l'accès des caméras de télévision sur les différents sites de la Coupe du monde et sur les conditions d'accréditation. Un des points du confilt porte notamment sur la limitation du nombre d'images que l'IRB veut imposer : les agences n'auraient le droit de diffuser que 50 photos par heure via Internet. Or l'évènement est vital pour le budget de cette année des agences de presse, comme l'agence de presse économique Reuters, qui a déjà prévu de fournir aux médias du monde entier - qui ne pourront tous couvrir l'évènement eux-mêmes - une couverture en temps réel en texte, photographie et télévision.

Est-ce que les choses vont se dénouer d'ici ce soir ? Des titres de presse écrite manifestent déjà leur solidarité vis-à-vis dse agences de presse... alors qu'ils pa^tissent déjà des conséquences de ce boycott. L'Equipe a publié un supplément spécial rugby aujourd'hui... Sans photos : il explique pourquoi dans un encadré. Mais un quotidien sportif sans photos, c'est un peu embêtant. A suivre, donc.

dimanche 2 septembre 2007

"Arrêt sur images" de retour... sur le Net

Depuis l'annonce, par la direction de France Télévisions en juin, de la suppression de ce programme de décryptage des médias, tenue depuis 12 ans par Daniel Schneidermann (perçu comme incontournable, agaçant... mais indispensable), beaucoup de rumeurs de plans B pour que l'émission ne disparaisse pas avaient circulé cet été. Notamment qu'elle serait diffusée sur la Chaîne parlementaire, ou encore une chaine de télé suisse. Finalement, l'équipe d'Arrêt sur images concocte une version web de son émission, annonce Daniel Schneidermann sur son blog. Une bonne nouvelle, puisque l'essentiel est que "ASI" continue à exister.

Le business plan reste pour l'instant sommaire : une version de l'émission sera libre d’accès, et une autre, plus riche, accessible sur abonnement. Il laisse donc le choix entre gratuit et payant, mais les abonnés "auront la satisfaction morale de permettre au projet de vivre », précise Schneidermann. Question : son émission bénéficiera-t-elle de l'appui d'annonceurs via des bannières publicitaires insérées sur le site ?

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