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mercredi 7 novembre 2012

Twitter / Barack: les médias traditionnels dépassés

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Très exactement 327 453 tweets liés à l'élection présidentielle par minute, a décompté Twitter, lors de l'annonce de la victoire de Barack Obama, à 23h19 (5h19 à Paris). Un record. Le réseau social avait précisé, avant même l'annonce des résultats, que la présidentielle était devenue dans la soirée l'événement politique le plus tweeté de l'histoire américaine.

Et, fait sans précédent, c'est directement sur Twitter et sur Facebook que le président des Etats-Unis a annoncé sa réélection, en postant cette simple photo où il enlace sa femme, intitulée "Four more years". Et non plus sur une tribune, dans une déclaration diffusée par les chaînes de télé. Preuve que les médias sociaux se sont imposés comme les médias de l'immédiateté, et même de l'instantanéité, devant la télévision et la radio.

Un tweet qui restera probablement dans l'histoire, envoyé par Obama avant même de monter sur scène pour son discours, et bien avant de prononcer son premier discours.

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Quelques minutes auparavant, Obama indiquait déjà "This happened because of you. Thank you.", puis signait lui-même, de ses initiales, un deuxième tweet: "We're all in this together. That's how we campaigned, and that's who we are. Thank you. -bo (Nous sommes tous ensemble. C'est comme ça que nous avons fait campagne et c'est ce que nous sommes. Merci)".

La photo date du 17 août 2012, et a été prise lors d'un meeting dans dans le village d'East Davenport (Iowa). Pas grave, elle incarne à la perfection cette émotion par l'image (avec un pathos très américain) que le président veut faire passer. Son tweet de réélection aura été retweeté à près de 460 000 reprises - un record, qui en fait le "tweet" le plus populaire de tous les temps (pour l'instant !) d’après Buzzfeed, un site américain spécialisé. Barack Obama prend ainsi la place d’un message du chanteur Justin Bieber. En tout, plus de 31 millions de tweets concernant l’élection ont été postés. De même, sur Facebook, quelques heures après le post du président, plus de deux millions de personnes l'avaient "liké", en faisant la photo la plus aimée de l'histoire selon Facebook.

Il est vrai que déjà en 2008, la couverture médiatique de la campagne qui vit l’ascension de Barack Obama fut déjà marquée par l’avènement des réseaux sociaux, notamment Twitter, alors jeume média social à peine connu en France. Quatre ans plus tard, il s'est imposé au fil de la campagne, comme caisse de résonnance pour les partisans républicains et démocrates, notamment lors des trois débats télévisés entre les deux rivaux.

Mobilisation sur Reddit, appels à retweets

Les réseaux sociaux seraient-ils en train de supplanter les médias traditionnels comme relais ? Quelques jours auparavant, mardi après-midi, Barack Obama avait choisi le site Internet Reddit, réseau social très en vogue aux États-Unis, pour mobiliser les jeunes pour voter. Et il a appelé ses supporteurs tout au long de la soirée à se mobiliser - sur Twitter, les enjoignant à appeler leurs amis résidant dans des États clés (les fameux swing states) à retweeter son message s’ils font "partie de la @TeamObama".

Voire. Evidemment, les partisans républicains étaient également très actifs sur Twitter. Pourtant, les tendances sur le média social préfiguraient déjà de la victoire de Barack Obama avant même la fermeture des bureaux de vote. Sur les plus de 7 millions de tweets liés à l’élection que Twitter a comptabilisés mardi en milieu d’après-midi, 40 % évoquent Barack Obama, contre seulement 24 % pour Mitt Romney, relevait l'AFP. L’indexation mise en place par Twitter pour jauger la tonalité des messages donne 71 % de tweets positifs au président sortant depuis l’ouverture des bureaux de vote, contre 59 % pour le républicain Mitt Rowney.

Twitter, premier relais pour féliciter Barack Obama

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Forme de mise en abyme, même pour les traditionnelles et très officielles félicitations au président réélu, plusieurs personnalités politiques ont choisir eux aussi Twitter comme premier relais. Et par la même occasion, plusieurs se permettaient d'emprunter un ton très décontracté, bien plus que dans un classique communiqué compassé.

"Congratulations !", écrivait simplement e premier ministre russe Dmitri Medvedev sur son compte. "Chaleureuses félicitations à mon ami @BarackObama. Impatient de continuer à travailler ensemble", tweetait, très à l'aise, mercredi matin le premier ministre britannique David Cameron. "Heureux de l’élection du président Obama", écrivait en néerlandais puis en français le président du Conseil de l’Union européenne Herman Van Rompuy. Même le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est fendu de "chaleureuses félicitations" au président Obama via Twitter.

mardi 23 octobre 2012

Memoto: Big Brother is watching you (toutes les 30 secondes)

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Un appareil photo de la taille d'un pendentif que l'on peut arborer au cou, et qui prend une photo toutes les 30 secondes. Et génère une sorte de flux visuel continu de votre vie de tous les jours.

L'info est sortie hier dans The Verge, Techcrunch, Tuaw... hier. La crème des sites technos. Avec un ton presque extatique.

C'est une start-up basée à Stockholm, Memoto, qui a développé cet étrange produit. Une sorte de compagnon - Tamagoshi des temps modernes, qui va vous permettre de cataloguer, "ranger", tous les instants de votre vie, image par image.

Elle a lancé une campagne sur la plateforme de crowdsourcing Kickstarter, avec cette injonction, "Remember every moment".

L'appareil, de 5 megapixels, comporte aussi une puce GPS , qui permet de localiser l'endroit où sont prises les photos, et xx horodatages. Dotée d'une batterie rechargeable, elle a 2 jours d'autonomie. Donc, muni de votre caméra, vous serez même traçables en permanence.

Ce mini-appareil photo devrait être vendu à partir de 2013 pour 279 dollars, accompagné d'un abonnement à un service Web pour 199 dollars. Lequel permettra, une fois les images téléchargées, de les classer par ordre chronologique et lieux. Le soir, en branchant son Memento Lifelogging Camera à un ordinateur, les photos sont en effet traitées sur les serveurs de Memoto. Les photos sont regroupées en plusieurs "moments" quotidiens : on peut cliquer sur un moment pour le revivre, ou le partager sur Facebook. Une forme de mémoire photographique, en somme, censée être constituée au fil d'une vie.

Le moteur de recherche de Memoto permet de chercher une date ou un lieu, et de revoir les "moments" associés. L'app mobile iOS ou Android permet aussi d'accéder à ces "moments". Et rassurez-vous, si seule une toute petite partie des photos est organisée en "moments", aucune photo n'est effacée : elles sont toutes stockées et accessibles sur les serveurs de Memoto. Toutes les données sont chiffrées et privées.

Quantified self et "lifelogging"

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Elle surfe ainsi en plein sur la tendance du quantified self, qui consiste à collecter des données personnelles liées à la santé et à les partager, grâce à des appareils électroniques basés sur des capteurs, couplés à des applications mobiles ou services en ligne, comme j'en parlais dans ce billet.

Mais surtout, sur cette habitude que l'on a prise ce dernières années sur les réseaux sociaux, de manière presque additive: partager à tout instant ce que l'on fait, où l'on est, de plus en plus à travers la photo. La tendance du lifelogging, qui consiste à enregistrer et archiver le maximum d'informations autour de votre vie — textes, images, vidéos, interactions sociales

C'est bien pour cela que Facebook, par exemple, a mis l'accent sur l'image, la photo, dans son univers (allant jusqu'à créer une appui mobile idoine). Encore la semaine dernière, la start-up Lightt se lançait avec une promesse similaire : son app mobile "sociale" permet de capturer des instants de vie, par séries de 10 photos, puis de les partager avec ses amis.

Alors que les individus n'ont jamais autant pris en photo - et partagé sur les réseaux sociaux - les instants les plus anodins de leur quotidien. Un sondage Ipsos, commandé à l'occasion du Salon de la photo, révélait aujourd'hui que 55% des Français déclarent posséder au sein de leur foyer au moins un appareil photo numérique. Et parmi les photographes amateurs, 89% possèdent un appareil numérique et 77% un téléphone portable avec prise de vue intégrée.

Ainsi, avec ces étranges appareils, chacun pourra être filmé, même à son insu. Même dans des situations voyeuristes. Car l'appareil de Memoto ne peut jamais s'arrêter, à moins de le masquer.

Le co-fondateur de Memoto, Martin Källström, est conscient comment les médias sociaux ont changé nos comportements. Sa première start-up, Twingly, "faisait une veille sur les blogs, tweets et autres pour traquer ce que les clients disaient de produits de certaines marques", précise Techcrunch.

C'est parce qu'il voulait enregistrer des moments inattendus de sa vie, ces moments où l'on oublie précisément de dégainer son appareil photo, comme les premiers pas de ses enfants, qu'il a eu l'idée de lancer ce nouveau service. Ces moments qui peuvent sembler sans grande importance deviennent bien plus profonds à posteriori... Memoto permet ainsi de retrouver ces moments. Toute l’ambiguïté étant que Memoto ne laisse ainsi plus de place à l'improvisation, ni à l'oubli, ni au secret. Tout sera gravé en images.

dimanche 7 octobre 2012

Facebook, 1 milliard d'utilisateurs, lance son premier spot

"Les chaises. Les chaises sont faites pour que les gens s'y assoient et fassent une pause. Chacun peut s'asseoir sur une chaise, et une chaise est assez large pour que l'on s'y assoie à plusieurs. Et échanger des blagues, des histoires. Les chaises sont pour les personnes, et c'est pourquoi les chaises sont comme Facebook. Des sonnettes, des avions, des ponts... Ce sont des choses que les gens utilisent pour être ensemble, s'ouvrir et se connecter. (...)".

"Un formidable pays est quelque chose que les gens fabriquent ensemble, pouvant ainsi avoir un endroit dont ils font partie. L'univers. C'est rapide, et sombre, et nous fait nous demander si nous sommes seuls. Peut-être que la raison pour laquelle nous faisons toutes ce choses est de nous rappeler que nous ne le sommes pas seuls. Facebook".

Ce spot publicitaire dure 1 minute 30 (durée rare pour une pub). Les premières secondes, avec ces images très universelles de personnes de pays différents, (forcément) souriantes et trop contentes d'être là, de chaises, on pense dans un premier temps à une pub Ikea. Une métaphore pour designer un objet, un service censé créer le lien entre des personnes, suivie d'autres (une sonnette d'entrée, un pont), puis de personnes, de groupes qui ont l'air de s'éclater. Le nom de l'annonceur de cette pub tombe à la fin, sans slogan ni commentaire : Facebook.

Le media social s'est donc offert le premier spot publicitaire de son histoire, dévoilé sur YouTube vendredi 5 octobre. Conçu par l'agence américaine Wieden & Kennedy, il sera diffusé en télé dans 13 pays dans le monde (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Mexique, le Brésil, l'Inde, les Philippines, l'Indonésie, le Japon et la Russie) ces prochains jours, et s'affiche en page d'accueil de Facebook depuis samedi.

Un spot qui arrive dans un contexte particulier : Facebook vient d'annoncer avoir franchi le milliard d'utilisateurs actifs. Mais connaît aussi une phase mouvementée, épinglé la semaine dernière pour son - possible - bug, et alors qu'il est en pleine opération séduction auprès des annonceurs.

Il utilise donc l'image, forcément universelle et à priori rassurante, un peu philosophique, d'une "chose" qui nous unit, qui se concrétise par une chaise, un avion, un pont... Premier essai publicitaire donc pour la start-up devenue méta-réseau social depuis sa création en 2004. Un essai périlleux - comment communiquer sur quelque chose de très abstrait - en se posant comme incontournable ?

On a vu Google nous montrer dans ses spots TV que oui, Chrome fonctionne très bien, et qu'il permet même de circuler de par le monde en voiture électrique, avec Xavier et Antonin, les deux ingénieurs qui font le tour du monde en voiture électrique avec l’Odyssée Electrique. Mais chez Facebook, le voir se représenter comme un pays virtuel, voire l'univers, a plutôt quelque chose... d'effrayant.

Mise à jour du 10 octobre: ce spot est destiné uniquement à une diffusion sur le Web, pas de plan média télé prévu, me précise Facebook France. Il sera donc diffusé à partir de cette semaine sur les pages Facebook dans les langues des pays concernés. Il n'empêche, Facebook s'est offert une pointure du cinéma, le réalisateur Alejandro González Iñárritu (réalisateur de 21 grammes, Babel...) pour réaliser cette pub. Pas anodin.

mercredi 18 avril 2012

Bulle "sociale": media sociaux, mobiles, communauté d'utilisateurs, (sur)valorisation

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Cela ne vous aura pas échappé: le 9 avril, Instagram, start-up de 14 salariés, connue pour son application mobile qui permet de partager sur Twitter et Facebook des photos vintage style Polaroïd, a été rachetée par Facebook pour quelque 1 milliard de dollars - son fondateur, Kevin Systrom, en voulait même le double, 2 milliards. Elle avait effectué quelques jours avant une levée de fonds de 50 millions de dollars qui débouchait sur une valorisation boursière de 500 millions de dollars.

Spectre d'une nouvelle bulle de la "neteconomie" version 2012, 12 ans après la première, folie autour de ces boîtes gonflées artificiellement par des survalorisations boursières... Et volonté pour Facebook de s'ancrer davantage dans l'image, la photo, en acquérant ce service simple, et surtout dans l'univers mobile - puisque c'est désormais là que tout se passe. Je ne vais pas entrer dans les détails de ce rachat, déjà commenté ici et - et qui fait l'objet d'une analyse (par ma pomme) dans Stratégies en kiosques demain.

Mais ce fait est le dernier révélateur de plusieurs mouvements de fond que l'on observe dans ce nouvel écosystème de startups "sociales" - souvent des médias sociaux, avec des fonctions de création et de partage de contenus autour de "cercles" d'amis, où les pépites sont désormais non plus simplement le nombre de visiteurs uniques ou d'acheteurs, mais le nombre d'utilisateurs - et donc la puissance de leur communauté d'internautes abonnés.

Aujourd'hui, les stars médiatiques sont ainsi Zynga (éditeur de "jeux sociaux" qui cartonnent sur Facebook, tel Farville) , Pinterest (qui permet de "pinter" ses jolies images sur son tableau virtuel, comme j'en parle dans ce papier), Twitter (le site de microblogging bien connu...), Tumblr (autre plateforme de microblogging), Klout (outil d'analyse des media sociaux, censé délivrer le "degré d'influence" des internautes), Path (réseau social limité à 150 amis, uniquement sur téléphones mobiles), Pair (un réseau social pour vous et votre moitié ;), Foursquare (où l'on se géolocalise, de préférence depuis son mobile) et autres Storify (l'outil de "curation")...

On voit aussi apparaître de plus en plus de micro-réseaux sociaux, de niches, tels Path, FamilyLeaf, et Pair.

Levées de fonds records et (sur)valorisations

Mais ce qui est nouveau est que nombre de ces start-ups ont, ces derniers jours, souvent levé des fonds qui donnent le tournis - un nouvel indicateur de valorisation ? Ce qui s'est accompagné pour plusieurs d'entre elles d'une (sur?)valorisation boursière surprenante - d'autant plus pour celles valorisées de manière "grise", alors qu'elles ne sont même pas (encore) cotées en Bourse ! L'an dernier, Tumblr levait 85 millions de dollars. Ces derniers jours, Path a ainsi levé 40 millions de dollars, l'appli "talkie walkie" Voxer 30 millions de dollars.

Mercredi, Le Figaro reprenait ainsi une information de l'agence Bloomberg, selon laquelle Zynga, après avoir acquis 23 sociétés pour 350 millions de dollars en 2 ans, Zynga dispose de 1,8 milliard pour des achats d'autres sociétés. La valorisation boursière est à l'avenant: 200 millions de dollars pour Pinterest et pour Klout, 250 millions pour Path, 8 milliards pour Zynga, près de 10 milliards pour Twitter et Linkedin… sans compter Facebook lui-même, qui devrait être valorisé 100 milliards de dollars sur le Nasdaq lors de son introduction courant mai. Et l'on apprenait ce soir que Square, lancée par Jack Dorsey, fondateur de Twitter, s'apprêtait à atteindre une valorisation de 4 milliards de dollars.

Meta - réseaux sociaux

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Autre fait, plusieurs ont été rachetées par les media sociaux"leaders", à tel point qu'un nouvel écosystème est en train de se façonner, où plusieurs meta-réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Groupon...) se dotent ainsi de services supplémentaires. Dans ce nouvel écosystème "social", on distingue les petits réseaux sociaux, destinés à un cercle limité, les méta-réseaux sociaux, tels que Facebook et Linkedin, et les plateformes de géolocalisation mobile. Le cas d'Instagram est bien sûr emblématique. Ce mercredi, Twitter révélait l'acquisition du service de social media analytics Hotspots.io.

Quelques jours avant, Facebook s'offrait la start-up US Tagtile, qui a développé un système de fidélisation client sur mobile (elle permet de réunir dans un même espace les coupons de réductions et promotions après avoir effectué une visite ou un achat en ligne), compatible avec la norme NFC (on se souvient de l'échec, l'an dernier, du service Facebook Places), et Groupon acquérait l'app de recommandation "sociale" Ditto.me, qui édite depuis mars 2011 une application mobile de recommandation sociale de lieux et d'activités.

jeudi 12 mai 2011

La couv' de la semaine: Capital, storytelling et pipolisation économique

Capital

Il était temps que je reprenne cette rubrique, avec ce titre que vous connaissez forcément, qui incarne une certaine idée du journalisme économique. Couv' (sur)chargée aux couleurs vives, titraille et mise en page accrocheuse, et bien sûr l'inimitable ton popu qui lui donne parfois un côté café du commerce : pas de doute, vous avez bien entre les mains Capital, le titre de presse économique le plus vendu, avec une diffusion payante de plus de 320 000 exemplaires par mois (chiffres OJD). Eh oui, car l'un des fleurons du groupe Prisma Presse fête ses 20 ans ! Né à la fin des années 80, "années-fric" incarnées par Bernard Tapie, le culte de la compétition et de la gagne pour des jeunes cadres sup' qui se rêvaient en yuppies.

La naissance de ce titre n'a rien d'anecdotique. Mine de rien, tout comme son lointain cousin en télé sur M6, Capital a créé une ligne éditoriale, un ton journalistique (souvent crispant, il faut le dire). L'économie, une science ennuyeuse ? Qu'à cela ne tienne, les concepteurs de Capital ont eu l'idée, dès le début, de raconter des histoires aux lecteurs, force anecdotes : les prémices du storytelling... Quitte à y ajouter ce ton crispant à la Capital, qu'il a inventé (et repris par beaucoup), avec formules accrocheuses, formules-clichés (je vous laisse savourer ce délicieux billet de mon confrère Erwann Gaucher sur les tics de langage de Capital en télé - toi aussi fais ton reportage Capital...), et tournures de phrases trèès familières qui assurent le lecteur. Et situent Capital à la lisière du mag de divertissement.

C'était l'occasion rêvée de revenir sur ce titre ici, où je m'était déjà adonnée au plaisir du feuilletage des pouffe-mags (ici et ), alors que le mensuel économique s'est offert un sérieux lifiting pour son bithday, avec une nouvelle formule lancée en avril, accompagnée dans la foulée de sa première appli iPad payante, et le lancent imminent d'une appli mobile, dédiée aux conseils boursiers de Capital.fr.

Le nouveau Capital, donc. On remarquera déjà la couverture parfaitement adaptée à la vente en kiosques (où il ne pourra échapper à votre regard): élégante couleur de fond rose vif, titres de Une divers et variés mis en avant, avec une légère tendance alarmiste ("les acteurs trop bien payés", "pourquoi votre facture santé s'envole", le "nouveau Big Brother" Facebook..).

Le feuilletage réserve quelques surprises. Déjà, visiblement, la nouvelle formule a plu aux annonceurs, avec 39 pages de pub (ainsi que 6 pages de publi- flotte d'entreprise - un classique dans la presse éco) sur une pagination totale de 154 pages.

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Dès l'édito, François Genthial nous promet "de nouvelles rubriques plus proches de l'actualité". Et de fait: après l'interview d'ouverturedu DG d'Air France - KLM (bon, une page de photo, une page de texte...), on enchaîne sur cette maagnifique infographie "big business du Festival de Cannes"

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S'ensuit cette non moins magnifique double info-people, que l'on pourrait volontiers imaginer dans d'autres magazines ("soirées business", tout de même).

On retrouve ensuite les traditionnelles rubriques de Capital: Hommes et affaires, avec la touche hommes d'affaires peopolisés propre à Capital, tel François-Henry Pinault ("people malgré lui" depuis son mariage à l'actrice Salma Hayek, sa "coûteuse passion écolo" y sont abordés entre autres indiscrétions)

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Puis la rubrique Succès et dérapages d'entreprises. Là, agréable surprise, Capital donne de la place à l'enquête. 13 pages sur Facebook, alors que le journaliste Gilles Tanguy s'est rendu au siège de la société, à Palo Alto en Californie (un reportage que je rêve de faire...): il raconte l'ambiance de travail dans cette ruche, le management interne (il "règne sur une bande de copains", eh oui), ses rapports étroits avec les annonceurs...

Quelques prémices de format bi-média s'esquissent, avec ce prolongement vidéo ("exclusif" bien sûr) bien vu, où il a suivi Mark Zuckerberg.

S'ensuivent un long dossier sur le coût de la santé et le traditionnel comparatif des cliniques... tiens, un marronnier classique que l'on retrouve régulièrement dans certains hebdos généralistes), un portfolio ("l'économie en images"), la rubrique "révélations" (dont ces vilains comédiens cloués au pilori car "peu rentables")...

Et ensuite, une partie "Votre Capital pratique" enrichie, désormais dans un cahier entier: ces fameuses rubriques services - infos pratiques dont la presse mag raffole... C'est bien connu, les lecteurs adooorent ce côté boîte à outils. Infos carrière, droit, argent et placements, ou encore vie privée (où l'on mêle cours de cuisine et high-tech...) y sont abordés.

Bilan ? Capital reprend cette recette qui a fait son succès : quelques enquêtes et documents prestigieux (intéressante enquête sur les dérives du trading assisté par ordinateur, traduction de Wired), un peu de paillettes, et beaucoup de sujets d'actus tirés sous un angle très vendeur, voire polémique.

vendredi 11 février 2011

Même pas mort dans ma deuxième vie numérique !

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Avez-vous déjà songé à ce que pourront devenir vos mails, vos tweets, votre page Facebook ou votre blog une fois passé à trépas ? Le fantôme de votre double numérique continuera-t-il à hanter le cyberespace à coup de posts automatiques et de "c'est votre anniversaire" sur le "Social Network"? Votre compte Twitter continuera-t-il à vivre alimenté par des posts en 140 signes robotisés ou sera-t-il usurpé par un proche ou un inconnu entretenant l'illusion pour vos 4000 followers ? Sans y penser, vous semez chaque jour, à chaque heure, parfois à chaque minute les traces de votre existence et de vos pensées sur les dizaines de milliers de serveurs qui font battre le cœur du Réseau. Et vous assurez ainsi une postérité numérique, une forme d'immortalité sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Demain, à partir de cet ADN digital, vos descendants pourront peut-être recréer votre personnalité sous la forme d'un avatar "3D" doté d'une intelligence artificielle avec qui ils pourront conserver: "C'était comment mon Aïeul au début du XXIème siècle ? Et qui était cette femme que tu as tant aimé ?".

Encore plus fou, n'avez-vous jamais rêvé (ou cauchemardé) de renaître à la vie par la grâce d'une manipulation de votre ADN biologique cette fois, cloné par quelque savant fou qui donnerait naissance à un Golem de chair qui serait un deuxième vous-même ? Et si d'aventure il était possible un jour de "sauvegarder" votre conscience, ce pur esprit que les croyants appellent l'âme, pour la télécharger sur un disque dur et ressusciter des morts tel Lazare sous la forme d'un homme-machine que l'on appelle Cyborg ?

Le sujet est troublant, dérangeant. Pourtant, il faudra bien se pencher dessus, alors qu’un business commence à émerger autour de la gestion de votre vie numérique, de l’archivage de votre vie numérique, avec notamment le projet Total Recall ourdi par un Docteur de Mabuse de Microsoft. Votre vie numérisée pour l'éternité, l’immortalité digitale, la transcendance de l'humanité et son "augmentation" par la machine...Justement, il en était question au cours de la soirée #jesuismort , organisée mardi à La Cantine par nos amis de L'Atelier des Médias de RFI, Silicon Maniacs et Owni. Une soirée-débat particulière, avec des invités étranges (entre autres un président de l'Association Française Transhumaniste, un membre de la Singularity University...) où l’on a beaucoup causé immortalité et transhumanisme, cette mouvance culturelle qui prône l'usage des sciences et des techniques pour améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains.

Un truc de doux dingues ? Pas si sûr quand Eric Schmidt de Google s'y met: "Ce que nous essayons de faire c'est de construire une humanité augmentée, nous construisons des machines pour aider les gens à faire mieux les choses qu'ils n'arrivent pas à faire bien"...

Cela faisait donc longtemps que nous voulions nous pencher sur ce sujet existentiel et vertigineux avec mon confrère blogueur et journaliste Jean-Christophe Féraud. A la faveur de l'évènement #Jesuismort, nous avons donc décidé d'écrire ce billet en commun et de l'accueillir sur nos blogs respectifs (vive les billets co-brandés ;)

Cimetière post-mortem

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Nos traces numériques esquissent déjà des prémices à notre postérité digitale. Vous êtes peut-être déjà tombés, au gré de vos pérégrinations sur Facebook, sur des pages de personnes décédées. J'ai déjà atterri par hasard sur la page Facebook du frère d'un ami, disparu en mer. Son wall était resté ouvert, en accès libre, ses amis et sa famille continuaient à y déposer des messages d’hommage post-mortem. Jean-Christophe a connu la même expérience suite à la mort soudaine d'un vieil ami journaliste...Troublant : Facebook devient alors un cimetière, où les gens développent des rituels funéraires virtuels.

Justement, mardi soir à #Jesuismort, Tristan-Mendès France, un temps assistant parlementaire, maintenant blogueur, documentariste et chargé de cours au Celsa, nous a longuement parlé de cela – ces rites funéraires qui commencent à se développer dans des mondes virtuels. La première fois, que cela s’est produit c'était dans le jeu en réseau "Word of Warcraft" en 2005 : suite au décès d’une gameuse, un véritable rituel funéraire a été organisé dans le monde de Warcraft pour lui rendre hommage…

Pour Tristan, c’est sûr, on est face à un véritable « cimetière virtuel » sur Facebook, qui compterait 5 millions de morts (ou plutôt de profils de personnes décédées), laissés ouverts, volontairement ou pas, par les familles. Et de fait : c’est un peu affolant, mais rien n’a été prévu par les Facebook, Twitter, LinkedIn et autres réseaux sociaux pour supprimer le profil d’une personne décédée ! Idem pour les plateformes de blogs, les moteurs de recherche… Au niveau juridique, c’est la jungle. Au point que quelques sociétés imaginent sûrement des solutions de marchandisation post-mortem. Imaginez : bientôt, à défaut d’être immortel physiquement, vous pourrez sans doute vous acheter une immortalité digitale, garder une présence en ligne, sous la forme d'une concession virtuelle éternelle ou réduite à 20, 30 ou 50 ans...

Parallèlement, des futurologues, gourous du transhumanisme, tels Raymond Kuzweil, Aubrey de Grey, et autres doux dingues le jurent: la mort est un phénomène dont on peut guérir. Certains prédisent l’immortalité dans 15 ou 20 ans grâce au séquençage du génome humain, entre autres évolutions technologiques. Lisez plutôt le Manifeste des Extropiens, une nouvelle religion conceptualisée par le bon docteur Max More :

"Nous mettons en question le caractère inévitable du vieillissement de la mort, nous cherchons à améliorer progressivement nos capacités intellectuelles et physiques, et à nous développer émotionnellement. Nous voyons l'humanité comme une phase de transition dans le développement évolutionnaire de l'intelligence. Nous défendons l'usage de la science pour accélérer notre passage d'une condition humaine à une condition transhumaine, ou posthumaine. Comme l'a dit le physicien Freeman Dyson, 'l'humanité me semble un magnifique commencement, mais pas le dernier mot" (Introduction à "Principes extropiens" 3.0).

Un délire de l’humain parfait flirtant dangereusement avec l'eugénisme et l'homme nouveau national socialiste qui a été abondamment inspiré la Science-Fiction d'avant et d'après guerre, du "Big Brother" d'Orwell au Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley. Et que l'on a vu recyclé dans plusieurs films, notamment « Bienvenue à Gattaca » où des jeunes gens au patrimoine génétique parfaits étaient programmés pour partir à la conquête de l’espace…Pour mémoire, voyez plutôt ce petit extrait:

Etranges concepts

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C’est là, que défilent d’étranges concepts survolés lors de la soirée #Jesuismort. On a brièvement parlé de cryogénisation (vous savez, cette théorie – très en vogue il y a une dizaine d’années – consiste à se faire congeler pour ressusciter dans un futur proche ;) : déjà has been. Il fut aussi question d’ "uploading de l’esprit" ou comment transférer le contenu d'un cerveau sur disque dur, en l'ayant préalablement numérisé. Un ordinateur pourrait alors reconstituer l’esprit par la simulation de son fonctionnement, sans que l'on ne puisse distinguer un cerveau biologique « réél » d'un cerveau simulé...Totalement naïf et délirant vous diront tous les neurologues vu la Terra Incognita que reste notre cortex pour la science. Le concept apparaît pourtant dans "Matrix" et ses suites, mais aussi dans La Possibilité d’une Ile de Michel Houellebecq, où le "mind uploading" est évoqué comme un composant de la technique permettant de vivre, jeune, plusieurs vies successives avec un corps et un esprit identiques. De vaincre enfin l'obsolescence de l'humanité...

Les tenants du transhumanisme y croient dru comme fer: en plein débat sur la réforme de la loi sur la bioéthique (le texte est en débat au Parlement en ce moment), ils ne jurent que par les propositions « technoprogressistes ». Comme par exemple, « autoriser le libre choix de la gestion pour autrui, notamment dans le cas des mères porteuses », expliquait mardi soir Marc Roux, étrange président de l’Association Française Transhumaniste. Pour lui, c’est simple, « le législateur est très en retard sur ces sujets ».

Ces délires scientistes autour du transhumanisme connaissent déjà quelques prémisses. Vous voulez savoir si d'aventure vous n’avez pas quelques prédispositions pour avoir un cancer ou la maladie Alzheimer ? Une kyrielle de start-ups pullulent sur le Net, et vous proposent déjà d’analyser votre ADN, telle 23AndMe (oh tiens donc, fondée par l’épouse de Sergey Brin, un des fondateurs de Google…on y reviendra), d’explorer votre patrimoine génétique, ou plus prosaïquement de faire un test de paternité. Quitte à conserver dans leurs bases de données ces précieuses données très intimes vous concernant… au risque de les revendre dans quelques années.

"J'ai vu tant de choses que vous humains ne pourrez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l'ombre de la porte de Tannahauser.Tous ces moments se perdront dans l'oubli. comme les larmes dans la pluie...", déclamait Roy, le répliquant de "Blade Runner" qui, comme nous pauvres humains, ne voulait pas mourir. Il s'est trompé peut-être...

Pour conclure, voici un extrait de ce bouleversant monologue de Fin:

Capucine Cousin et Jean-Christophe Féraud

samedi 29 janvier 2011

Anonymous; Science-fiction still relevant?; Malbouffe; Twitter Connections; Facebook Phone; Zélium; LCI Radio...

Eh oui, j'ai quelque peu délaissé me revue de liens hebdos ici dernièrement... Donc, petite moisson non exhaustive de liens récoltés sur le web, des blogs, Twitter et d'autres médias sociaux, à propos de ce qui a fait l'actu médias, tech, innovation, culture, people (eh oui, faut bien..). Et pour mémoire, vous pouvez me retrouver sur Twitter donc.

  • En pleine révolution tunisienne, alors que d'autres pays du croissant du Moyen-Orient commencent eux aussi à s'embraser, cette déclaration de principe des Anonymous, décrypté par le RWW, prend un certain sens. On a beaucoup parlé d'eux, alors que l'un de leurs membres (jeune crack techno âgé de 15 ans) vient d'être arrêté...
  • Le bouquin s'est déjà vendu à 30 000 exemplaires, et est en cours de réédition: le brûlot de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ? (Stock), dont Les Inrocks a été l'un des premiers à évoquer, enquête et réquisitoire contre l'élevage industriel, cristallise sous les débats sur l'alimentation, l'environnement, la malbouffe, et pourrait tous nous faire virer veggies...
  • Suite à mon billet où je me demandais si la science-fiction est en voie de disparition (dont la reprise chez Owni a suscité une bonne dose de commentaires... et un joli débat), Wired se pose à son tour la question ("Is Science-Fiction still relevant ?"), relayant ainsi un programme de l'Australian Radio National et son émission Future Tense, dédiée à l'avenir de la SF. Ça tombe bien.
  • Une des grosses infos media sociaux de la semaine: Twitter lance "Connections", sa propre version de l'outil "Mutual Friends" de Facebook. Lequel Facebook suscite de nouveaux des frayeurs chez les défenseurs de la privacy, en lançant un nouveau service pour les annonceurs, qui leur permettra d'exploiter dans leurs pubs les "likes" et commentaires des membres de leurs fan pages.
  • Facebook encore, à l'origine d'un petit bubuzz côté produits: il aurait missionné HTC pour lancer un (deux ?) téléphone mobile "Facebook" lors du Mobile World Congress de Barcelone, qui se déroulera du 14 au 18 février.
  • Cela ne vous aura pas échappé, Orange s'invite au capital de Dailymotion, à hauteur de 49%, pour un montant de 58,8 millions d'euros. Et se veut désormais "agrégateur et diffuseur de contenus".
  • Good news côté médias: alors que Bakchich s'éteint, le premier numéro de Zélium, un mensuel satirique, sera lancé le 11 février et tiré à 70 000 exemplaires en France et Belgique sur 24 pages et dans un format identique à celui du Canard enchaîné.
  • RIP Daniel Vermeille, co-fondateur contesté, en tous cas un des premiers collaborateurs à Rock & Folk, journaliste spécialisé dans le rock californien et le punk, compagnon de route des Rolling Stones lors de l'enregistrement de leur mythique Exile on Main Streets en 1972... Il est parti cette semaine, SDF presque anonyme.
  • Plus d'1,7 million de pages vues pour la reprise très rock et un rien destroy de Smooth Criminal de Michael Jackson... au violoncelle. J'adore. Joli coup de pub pour Stjepan Hauser et Luka Sulic.
  • RIP la French Connection. LCI Radio va fermer ses portes, faute de fréquence radio décrochée par TF1. Contente d'avoir parfosi contribué à cette émission. La dernière, enregistrée vendredi dernier, c'est par ici.

samedi 8 janvier 2011

Facebook en Bourse; Quora; Les Soirées de Paris; Bakchich; La Tribune; "Crevure néolibérale"; Branding; Wikileaks + "Le Monde"...

C'est la rentrée, alors on reprend les bonnes habitudes... Après quelques incartades musicales et en culture SF, petite sélection de liens hebdos en technologies, sciences, marketing, conso, médias, people etc.

  • C'était l'un des bubuzz de la semaine : Facebook pourrait entrer en bourse en 2012, d'après le ''WSJ''. Au point que sa valorisation monterait à 50 milliards de dollars, alors qu'il vient de boucler un nouveau tour de table de 500 millions de dollars. Ce qui a un petit goût de surévaluation, alors que Goldman Sachs étudie ses comptes, accessibles depuis peu…
  • Alors que le buzz monte aussi à propos d'un petit nouveau, Quora: les premiers testeurs ne sont pas forcement fans....
  • So chic: Philippe Bonnet ressuscite sur la Toile Les soirées de Paris d'Apollinaire, revue culturelle "fondée en 1912".
  • Bad news du côté des médias: Presse News l'annonçait vendredi, Mediapart semblait le confirmer samedi: Bakchich n'a plus les fonds pour continuer. Alors que la couperet était tombé la veille pour La Tribune, placée en procédure de sauvegarde, qui a 6 mois pour trouver des fonds.
  • Outre les nombreuses nouveautés (la tablette en guest star attendue) présentées au CES de Las Vegas, beaucoup ont glosé autour de la Keanu d'Orange ("riposte à la Kinect de Microsoft" pour certains): simple nouvelle nouvelle version de cette caméra 3D déjà présentée par Orange Valley en... janvier 2009 - et toujours pas commercialisée depuis.
  • La lettre ouverte - polémique "d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs" publiée cette semaine sur Rue89 : objectif atteint en termes de VU, avec près de 150 000 visiteurs...
  • Free vient de lancer sa nouvelle campagne pour la Freebox v6, avec 4 nouveaux spots TV: orchestrée par Ogilvy, et une campagne d'affichage gérée en interne. Pas encore reçu la mienne, d'ailleurs...
  • Dans les coulisses du partenariat Wikileaks-Le Monde - Un joli coup pour fin 2010, qui lui a permis d'être associé à un des sites les plus secrets - et les plus en vue. En octobre 2010, Le Monde devient le cinquième média partenaire de Wikileaks, site spécialisé ... Enquête (accès payant sorry) dans Stratégies de la semaine, qui m'a valu quelques coups de fils dudit quotidien...

dimanche 14 novembre 2010

Taxation VoD; Strokes + Sofia coppola; Potiche; Facebook et droits d'auteur...

Une fois n'est pas coutume, ma sélection hebdo de liens liens d'articles, billets, photos... lus ailleurs, en innovation, marketing, médias et culture numérique, people.

  • Au JO du jour, le décret encadrant les services de médias audiovisuels à la demande (VoD, Catch-up TV). Une nouvelle taxe s'annonce donc, j'y reviendrai sûrement...
  • Médias: nouveaux modèles économiques et questions de déontologie : demandez le rapport , co-écrit par Philippe Couve (journaliste, ex-RFI) et Nicolas kayser-Bril (Owni), à quelques jours des Assises du journalisme de Strasbourg.
  • J'en parlais cette semaine, de même qu'elle a contribué à promouvoir de nouveaux formats (cassette VHS, DVD) à leurs débuts, l'industrie du porno pourrait bien populariser la 3D sur les écrans télé...
  • Pour le plaisir des yeux et des oreilles, ce très joli single des Strokes (où l'on reconnaît un de leurs premiers titres), à entendre dans le prochain film de Sofia Coppola.
  • Courez voir "Potiche" au cinéma, comédie grand public et tout à la fois satire sociale bien menée, 70s mais tellement dans l 'air du temps... D'ailleurs, Catherine Deneuve fait la couv' de ''Têtu'' ce mois-ci comme cougar (c'est pas moi qui le dit).

dimanche 31 octobre 2010

Course à l'attention sur le net, prix ONA, Facebook + storytelling, Obsweb, journalistes frondeurs au Québec...

Et hop, comme de coutume, une petite sélection hebdo de liens d'articles, billets, photos... lus ailleurs, en tech, innovation, marketing, médias et culture numérique. Oui oui j'ai quelque peu délaissé ce blog ces derniers jours, because nouveau boulot dans une nouvelle rédac...

  • Papier correct du Fig Mag de ce weekend sur les nouvelles stars du Net, entre stars de Twitter et de la blogosphère, tels Vincent Glad, @papilles, @jeanlucr, @Korben...
  • ... Mais ruez-vous plutôt sur cet excellent billet de @Cyceron sur la course à l'attention et la société de l'ego, où il cause personal branding et perpétuelle quête de reconnaissance et de notoriété via les réseaux sociaux, dans une société où l'on nous demande d'être toujours très occupés, hyperactifs et (forcément) LOL.
  • Facebook se met à son tour au storytelling: il va désormais vous raconter l’histoire que vous partagez avec un autre membre, d'après Mashable, avec une nouvelle fonction, FriendShip Pages.
  • La palme revient au jeune et prometteur média expérimental Owni (dont j'ai déjà causé ici), qui vient de décrocher le prestigieux prix ONA de l'association américaine de journalistes multimédia Online News Association. Pas peu fière d'y avoir participé de temps en temps...
  • Preuve que, en matière de futur du journalisme online, les initiatives intéressantes se multiplient, avec la création d'un Observatoire du webjournalisme.
  • Samsung vient de dévoiler un écran transparent OLED : bluffant, à voir la vidéo.

dimanche 24 octobre 2010

Burger King, tutoriel Twitter, "XXI", Wikileaks chez Owni, hebdo érotique "Jasad"...

Une fois n'est pas coutume, mon butinage hebdo de liens sur la Toile : une revue de presse non-exhaustive autour de ce qui a fait l'actu techno / innovation / marketing & conso / médias cette semaine...

  • Le virtuel qui "s'ouvre dans le réel", avec par exemple la réalité augmentée sur les téléphones, la connexion et la géolocalisation en permanence, la puissance des réseaux sociaux, l'individu qui exprime sa personnalité "All about me"), la co-création.. Voilà les principales tendances de 2011 sur Internet qu'a dégagé l'agence de com' digitale Isobar.
  • Aller à Londres pour manger chez Burger King ? Si si, Eurostar a osé cet argumentaire publicitaire, alors que la Toile glosait sur le retour de Burger King en France...
  • Un tutoriel complet sur Twitter pour les pros : applications-clés, chiffres, usages en marketing, en recrutement... Dossier très complet chez FrenchWeb.fr.
  • Retour bienvenu chez @Couve sur la success-story de la revue trimestrielle XXI, revue exigeante qui mêle BD-reportage, photojournalisme et retour au journalisme de récit. Je m'y étais déjà intéressée il y a un an.
  • Boulets, vie de famille virtuelle, mise en scène du quotidien... Ce que Facebook a changé dans nos vies en dix points.
  • Dossier prospectif et optimiste bien intéressant chez Capital sur La France en 2020: pas d'accord sur tous leurs choix à propos des créateurs de start-ups prometteuses, à vous de vous faire votre opinion...
  • Ikea teste une forme de publicité innovante, des sortes de liens invisibles dans des vidéos YouTube: Owni a repris mon billet à ce sujet.
  • Allez lire ce portrait de Joumana Haddad écrivaine féministe et fondatrice de l'hebdo féminin et érotique Jasad, dont je parlais ici et .

dimanche 17 octobre 2010

Nielsen espionne sur les forums, The Social Network, reportages à la demande, Hadopi cherche attaché(e) de presse...

journaux

Week-end oblige, nouveau butinage de liens sur la Toile, sur Twitter et ailleurs, plusieurs choses qui ont fait l'actu médias / tech / pub / polémique, et qui ont retenu mon attention...

  • TF1 va toujours plus loin dans télé-réalité: on échappe à peine à "Secret story" (3 mois de diffusion infligés...), vous allez avoir droit à ça à partir du 29 octobre.
  • C'est le Wall Street Journal qui a levé le lièvre, Nielsen Co -institut connu pour sa recherche sur les médias), "grappille" les conversations médicales des internautes sur des forums de discussion tels que PatientsLikeMe.com... et revend les "données" aux labos big pharma. Flippant.
  • Ça ne vous aura pas échappé, The Social Network, la story de LA start-up de cette dernière décennie, Facebook revue par le brillant David Finsher, est sortie en salles cette semaine. Sur cette tragédie homerienne 2.0, portrait cruel du fondateur Mark Zuckerberg, allez dévorer ce passionnant papier de Wired, The inside story of the Facebook movie.

...Lequel Mark Zuckerberg a d'ailleurs précisé sa stratégie pour la Chine (où Facebook est censuré)... et commenté sa garde-robe, via Techcrunch http://tcrn.ch/bSUWXy by @jasonkincaid via @TechCrunch

  • Le papier d'Emmanuel Paquette, un brin cruel, n'a pas dû faire plaisir aux Rue89, Mediapart et autres Slate... Le papier a autant d'intérêt que les commentaires en-dessous.
  • La même semaine, le fondateur de Spot.US présentait pour la première fois à une poignée de journalistes français son concept de reportages à la demande, alors qu'il fait des petits en France (Glifpix ,et Jaimelinfo.fr): mon analyse chez Owni.
  • Mind the logo, Gap! Le #fail de Gap s'est confirmé cette semaine dans sa tentative de crowdsourcing marketé à donf, dont je parlais déjà il y a quelques jours dans ce papier.
  • Inaglobal, une sorte de média dédié à la culture numérique et aux médias, était lancé lors d'un joli raout lundi soir. Il sera alimenté par "400 contributeurs issus de 30 pays, et d'extraits des revues InaStats et Mediamorphoses", nous annonçait Matthieu Gallet, tout nouveau patron de l'Ina. Pour Frédéric Mitterrand, c'est sûr, ce sera "un Wired a la française". Wow, j'attends de voir...

dimanche 10 octobre 2010

David Bowie forever, bébés facebookés, niche fiscale, crowdsourcing...

journaux

Quels liens pour cette semaine ? Repérages high-tech, actu musicale, réseaux sociaux, pratiques journalistiques...

  • D'abord, côté musique, ce billet de Jean-Christophe Féraud, à cause duquel je suis toujours amoureuse de David Bowie (well, Mr David Robert Jones). Tiens, et toujours côté musique, même si ça n'a rien à voir, mais Pascal Nègre débarque sur Twitter, il compte déjà 718 followers...
  • Un profil Facebook pour votre nouveau-né ? Près de 5 % des bébés de moins de deux ans auraient leur propre profil social, d'après cet article. Flippant... Alors que Télérama consacrait (enfin) sa couv' au droit à l'oubli sur le Net.
  • Cela en fait rire certains, mais Archos s'apprête à lancer 5 tablettes, et rêve toujours de rivaliser avec Apple.
  • Sur le sujet pour le moins polémique de l'abattement fiscal des journalistes, dont je parlais , @cyceron s'en empare à son tour.
  • "Ami", "partager", "liker" "j'aime"... Toute une nouvelle terminologie autour des univers de Facebook et Twitter sur laquelle revient ce papier publié chez Owni.
  • Chez Owni toujours, d'ailleurs je suis revenue dans ce papier sur la notion de crowdsourcing dans le marketing. Je me souviens avoir écrit sur cela pour la première fois pour Les Echos en octobre 2007.

lundi 9 août 2010

Vers la reconnaissance des visages sur les photos Facebook ?

Ça y est, ce blog quelque peu délaissé - changements professionnels, remise à jour de mon bouquin (j'y reviendrai), trêve estivale looooin oblige - reprend du service.

Et c'est potentiellement une petite bombe qu'a annoncée Facebook qui m'a fait tiquer. Certes, l'annonce a été faite il y a un mois, mais étonnement, est passée inaperçue. C'est (presque) officiel, le réseau social prévoit d'introduire un système de reconnaissance automatique des visages sur les photos publiées par ses membres.

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C'est dans un billet publié sur le blog officiel de Facebook que Sam Odio, directeur produit de la division photos de Facebook, en a fait l'annonce: cette fonctionnalité est actuellement en tests.

Techniquement, Facebook se baserait pour cela sur une technologie similaire à celle que proposent les appareils photo numériques. Il a fait appel pour cela à Divvyshot, une start-up spécialisée dans la reconnaissance faciale des images, qu'il vient justement de racheter.

Officiellement, elle permettrait de rendre l'étiquetage des photos (les fameux tags) plus simple. A chaque nouvelle photo ajoutée, le système ajoutera le nom de la personne présente sur le cliché, en fonction des photos déjà étiquetées sur le réseau. Il y aura deux étapes: d’abord en indiquant à Facebook qu’un ou plusieurs visages se trouvaient sur une photo. Ensuite en indiquant le nom de la personne ainsi repérée (ou "taguée").

Vie privée

Reste que ce marquage automatique des visages sur Facebook risque de poser une nouvelle fois la question de la protection de la vie privée des utilisateurs. Certes, la société précise que chaque marquage automatique passera par l'approbation manuelle de l'utilisateur. Mais on le sait, "détagger" ses photos sur Facebook relève du parcours du combattant est loin d'être simple (c'est toujours délicat de demander à l'auteur d'un album photos indélicat de nous détagger dans celui-ci...).

Et quand Sam Odio explique que "la possibilité de taguer ses photos n'est qu'un début", je flippe un peu. Puisqu'il veut "faire gagner du temps" aux abonnés, pourquoi n'irait-il pas jusqu'à concevoir une reconnaissance automatique des visages sans intervention humaine ?

Prudence chez Google

Google teste aussi aussi ce service - très prudemment, et en toute discrétion, sur son service de classement et de retouche de photos Picasa. La firme de Mountain View propose en effet ce service avec la V3 de Picasa - tout comme iPhoto d’Apple.

Je l'ai testé, le service est plutôt efficace: une large majorité des visages présents sur des photos sont automatiquement reconnus par le logiciel. Picasa apprend vite qui est qui dès que l’utilisateur lui indique qui se trouve sur une dizaine de photos. Le logiciel suggère des noms en fonction des visages repérés. Et très souvent, ce sont les bonnes personnes qui sont identifiées.

Certes, Google le promet, il n'utilise pas pour l'instant pas la reconnaissance faciale de manière plus importante dans ses produits, et si tel était le cas, il le ferait "de manière transparente". Mais techniquement, il peut l'intégrer à d'autres services. Comme l’application "Goggles", qui permet la recherche sur le Web via des photos prises avec son téléphone.

dimanche 21 juin 2009

Visite guidée dans les bureaux de Facebook

Vu chez les camarades de Techcrunch, qui ont eu la chance de faire partie d'un pool de journalistes et de blogueurs ayant visité les nouveaux locaux de Facebook à Palo Alto...

Des locaux spacieux, d'immenses plateaux, et les inévitables espaces-détente, terrain de basket te table de ping pong... Ça me rappelle les bureaux des start-ups au début des années 2000 qui fascinaient les médias. Même feu Transfert avait sa table de ping-pong autour de laquelle étaient organisés des débriefings...

mardi 19 mai 2009

Pourra-t-on enfin protéger ses contenus sur Facebook ? Apposer une licence Creative Commons sur sa page FaceB

C'est ReadWriteWeb qui l'annonce dans ce billet, maintenant, vous pouvez protéger vos photos, vidéos, mises à jour de status par une licence Creative Commons, ce système similaire à une protection de droits d'auteurs en version plus souple et personnalisable.

Une nouvelle application lancée aujourd'hui par Creative Commons permet aux utilisateurs de Facebook de placer sur leur page Facebook le fameux widget licence Creative Commons. Et de protéger ainsi leurs contenus, comme nombre d'internautes (dont moi-même) le font déjà pour protéger les contenus de leur blog, site... sans passer par le système plus contraignant du copyright.

Pour cela, il suffit d'installer l'application puis de choisir une licence CC. On choisit un type de licence CC, qui s'applique à l'ensemble de ses contenus, mais il n'est pas possible de choisir des licences différentes (donc plus ou moins restrictives) par types de contenus... tant que Facebook n'aura pas implémenté de lui-même une solution CC, comme le précise Fred Benenson,, de Creative Commons, dans le communiqué.

appli FaceB

Concrètement, la visibilité du widget est discrète. Voilà ce que ça donne sur ma page perso, sur mon compte Facebook. Pas sûr que mes contacts la voient immédiatement. Et je ne pense pas que cela s'affiche sous chacun de mes textes ou photos.

Mais à l'évidence, cela constitue une petite révolution : l'internaute devient enfin propriétaire des contenus qu'il édite, écrit, met en ligne ! Ce qui, pour le moins, va de soi... quand bien même les concepteurs de Facebook ne l'entendent ainsi. Pour mémoire, le (très controversé) règlement - Statement of Rights and Responsibilities - de Facebook précise que "les utilisateurs sont propriétaires de tous les contenus et les infromations qu'ils postent sur Facebook, mais les utilisateurs de Facebook lui cèdent aussi une licence mondiale, non-exclusive, transférable, sans licences ni royalties, pour utiliser tout contenu IP posté via Facebook ("IP Licence")". Rien que cela... Autre point très préoccupant, même lorsqu'un ancien inscrit se désinscrit et supprime son compte Facebook, l'admininstrateur de Facebook se donne le droit de garder les contenus que cet ex-abonnés a mis en ligne sur Facebook !

Autre fait important que réaffirme cette appli CC, cela signifie que les contenus publiés / diffusés / partagés par l'internaute via son compte Facebook sont bien ses propres contenus, Facebook était un simple ''interface technique"... Quand bien même Facebook voudrait que l'internaute cède ses droits (similaires à des droits d'auteurs) par sa licence (Statement of rights & responsabilities, citée ci-dessus), parfaitement léonine par rapport au droit français.

Seulement, il n'est pas certain que la propre licence de Facebook (qui a généré nombre de controverses, à raison) "sera compatible avec certaines des licences les plus restrictives du système Creative commons", souligne ReadWriteWeb.

Autre problème, les licences CC ne sont connues que par un cercle restreint d'internautes, technophiles et autres pros du Web, qui y naviguent depuis quelques années... Mais sûrement pas par l'internaute lambda, encore moins par les jeunes utilisateurs de la Toile.

Il faut espérer que les personnes à l'origine de l'implémentation de cette appli CC sur Facebook auront l'idée d'expliciter les différentes licences (car le canevas est un peu complexe... malgré les FAQ que l'on trouve ici, ou encore cette vidéo.

Autre actu importante à propos de Facebook, qui pose question en terme de gestion des données personnelles des inscrits, Facebook rejoint la plateforme OpenID. Concrètement, elle permet "d'utiliser des données de connexion communes à différents sites et services web. L'un d'entre eux, dépositaire de ces données, assure l'identification de l'utilisateur auprès d'autres sites compatibles avec ce standard. (...) es utilisateurs du réseau social vont pouvoir lier leur compte avec d'autres sites ayant adopté le standard, dont Gmail de Google. Ainsi, lorsque l'internaute s'identifie depuis son compte de messagerie Gmail, cette unique identification doit lui permettre, s'il le souhaite, de surfer en parallèle sur Facebook.", explique NetEco dans cet article.

vendredi 17 octobre 2008

3D, ADN, mode Flickr... Les sites de rencontres du futur (Les Echos)

Une enquête que j'avais réalisée pour Les Echos il y a un certain temps, publiée aujourd'hui : face au succès des mondes virtuels à la Second Life, et des réseaux sociaux tels que Facebook, les sites de rencontres tentent d'innover. Et pour cause : Facebook et autres MySpace sont devenus de nouveaux espaces de rencontres virtuels, moins dans la loose sociale la drague assumée que les Meetic et autres Match.com. Du coup, ces derniers innovent, tandis que des start-ups lancent de nouveaux concepts.

Comme me l'explique Marc Simoncini dans cette interview (en accès libre à partir de demain), Meetic planche sur une série de nouveaux projets, dont le très attendu, Peexme, "espace de rencontres" à la Facebook pour les ados, attendu pour 2009.

Surtout, de nouveaux projets très prometteurs voient le jour. J'ai été assez impressionnée par Le projet Come in my World, développé au sein de l'Explocentre d'Orange par une dizaine de passionnés, dirigés par Louis Paré : un univers virtuel en 3D spécialement destiné aux rencontres amoureuses, qui indique par exemple quels avatars correspondent aux critères recherchés par l'internaute. S'il est toujours en version beta, il compte déjà une communauté active de plusieurs miliers de beta-testeurs... Ce qui me semble vraiment innovant est cette idée d'avatar, derrière lequel l'internaute peut se protéger / se révéler. Et aussi, l'introduction du chat par la voix, où l'on discute avec d'autres internautes en découvrant leur voix...

CIMW

CIMW 2

A noter qu'ils organisent régulièrement des events et soirées blogueurs (dont une la semaine prochaine...).

Mails ils ne sont las les seuls à jouer dans cette cour : la start-up ClaudiusCity vient aussi d'ouvrir un site de chat en 3D, basé sur le chat par voix, qui sera complété par un univers virtuel l'année prochaine, promettent ses concepteurs...

claudiuscity ClaudiusCity, tous droits réservés

Il y a aussi Jiifr.com, mais aussi une pléiade d'autres sites, que je n'évoque pas dans l'article, comme Unerencontre.com, qui a lancé une nouvelle version avec des applications dynamiques à la Facebook fin août, ou encore le très amusant Adopteunmec.com (j'adore cette idée de pouvoir "faire son marché" ;)... qui joue sur le consumérisme ambiant). Une pléiade de sites et univers de rencontres, qui créent un nouveau graphe social en eux-mêmes... J'aurai l'occasion d'y revenir.

mercredi 7 mai 2008

Web 2.0, Internet participatif, Facebook : les dernières publications

livres Web 2.0

Deux publications récentes à signaler, que j'ai parcourues :

D'abord Bienvenue sur Facebook ! Le mode d'emploi, petit guide pratique grand public co-écrit par trois journalistes, Jérôme Bouteiller, Karine Papillaud et Claire Germouty. Maquette très claire, facile et agréable à parcourir, ce petit bouquin est truffé de conseils sur comment utiliser Facebook à bon escient. Il balaie différents aspects (faire du e-commerce sur Facebook, l'utiliser comme réseau social professionnel...). Même s'il passe peut-être un peu vite sur les questions de protection des données privées des internautes, que soulève Facebook.

Ensuite, Comment le web change le monde, coécrit par le journaliste Francis Pisani, connu pour son blog dédié aux nouvelles technologies Transnets.net, et Dominique Piotet, de l'Atelier, vitrine "cellule de veille technologique" de la BNP Paribas. Tous deux sont basés à San Francisco. Là, le sous-titre, « L’alchimie des multitudes », peut laisser craindre un essai un peu abscons. En fait, ils nous font bien percevoir comment les évolutions de l’Internet, depuis quelques années, transforment les internautes en webacteurs. Car dans cette ère de l’Internet participatif (aussi appelée « Web 2.0 », terme contesté par les auteurs), les utilisateurs sont passés « du statut de voyageurs de l’Internet (internautes) à celui d’acteurs du web, façonnant les sites à leur manière, proposant services et contenus qui leur sont propres, commentant et discutant les informations disponibles ». L’ouvrage décrit le web d’aujourd’hui, soit les utilisations actuelles de l’Internet, dont par les jeunes, pour lesquels il est devenu « le lieu social de l’adolescence ». Autre point essentiel abordé dans cet ouvrage, et propre au Web 2.0, comment les webacteurs créent désormais de la valeur. L’ouvrage effleure aussi (un peu légèrement) les questions-clé de protection des données personnelles des internautes qu’induisent ces nouveaux usages, et leur capacité à se rebeller, comme contre l’outil publicitaire Beacon qu’avait envisagé de déployer Facebook... J'ai chroniqué ce livre pour les Echos, et aussi pour NonFiction, .

Enfin, j'en profite pour effectuer ce petit disclaimer : je publie moi-même en juin un livre intitulé Tout sur le web 2.0 chez Dunod, collection "Comment ça marche". J'y balaie les outils et applications-clés du Web 2.0, avec des astuces , et j'y aborde des notions apparues plus récemment (comme le crowdsourcing), et les nouvelles problématiques (juridiques par exemple) qui émergent. A suivre...

mardi 15 janvier 2008

Facebook, Opensocial, Xing... et les recruteurs (Les Echos)

Facebook, nouveau vivier de candidats pour les recruteurs ? J'y ai consacré une enquête, parue dans Les Echos d'aujourd'hui (accessible en ligne gratuitement à partir de demain mercredi, ).

Les points-clés : Facebook commence à attirer les recruteurs, notamment parce qu'il constitue un vivier d'étudiants et de jeunes diplômés, qui y sont faciles à contacter, étant souvent membres de groepes créés sur FaceB par leur entreprise ou leur école. Contrairement à une idée reçue, je ne pense pas que Facebook restera longtemps - même si c'est peut-êtr encore le cas, en tous cas en France - un vivier pour des profils high tech, puisque des grandes écoles "classiques" commme Sciences Po, HEC ou Centrale y ont déjà leurs groupes...

Autre fait, comment les réseaux professionnels (LinkedIn, Viadeo , xing notamment) s'adaptent : soit en créeant eux-mêmes des services parfois dans l'esprit FaceB (notamment le news feed, adopté par Xing et IlnkedIn), soit... en rejoignant des structures concurrentes : je pense bien sûr à Open Social, projet de réseau social lancé par Google, avec LinkedIn, MySpace et Hi5 entre autres. A suivre aussi, le service d'applications ouvertes InApps lancé par LinkedIn, dont je parle .

lundi 19 novembre 2007

L'application Facebook "Compare people" rendrait l'accès possible aux profils

Cette info va rajouter du grain à moudre aux anti-facebook (dont certains ont constitué des groupes anti-FaceB au sein de ce réseau, comme le relatait ce papier du Monde), alors que le débat enfle à propos de la préservation des données à caractère personnel sur Facebook. A suivre de près d'ailleurs, ces conseils avisés de Mashable France pour y préserver votre privacy.

C'est au détour d'une brève publiée par le JDNet que l'on apprend ce matin que le caractère privé des profils Facebook serait violé par l'application "Compare People", conçue par la société Chainn. Selon cet article du site Valleywag.com, elle permettrait aux moteurs de recherche d'avoir accès aux informations des profils ayant installé l'application, soit environ 10 millions de membres selon AllFacebook.com., blog unofficial - et très critique - consacré à FaceB. En clair, si j'ai installé l'appli "Compare people" sur ma page Facebook, n'importe qui pourrait accéder à des infos sur mon profil via Google ou MSN, même s'il n'est pas inscrit à FaceB. Qui plus est, "the chainn.com domain is registered to Naval Ravikant, a cofounder of the shopping-review site Epinions", précise Vallywag. Je vous laisse imaginer les conséquences possibles...

A suivre donc... En tous cas, cette nouvelle info, si elle est confirmée, ne fera pas plaisir à la CNIL, avec laquelle Facebook est en négociations (mais Facebook étant basé aux US, l'avis de la CNIL est purement consultatif - CQFD) , tout comme avec le Club de Berlin, un groupe de travail international.

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